‹ Traite de pathologie interne (volume 4)Chapitre 18 sur 161 · ML S · texte numérisé non relu

ML S

Période agonique Type Période a&onique Période agonique

ascendant avec rémission initiale Type descendanlU'ollapsus'i Type irrcguAier

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fig,17

une vitesse toujours c roissante. Cette ascension po&t moNem est observée après quelques maladies non fébriles (tétanos, choléra); après les maladies pyrétiques, elle apparaît dans le cas où la température s'est accrue jusqu'au moment de la mort, sans rémission aucune ou avec une rémission très- Légère. Ce phénomène est généralement attribue aux influences suivantes : à l'instant de la mort, deux: causes de refroidissement sont subitement supprimées, savoir, la respiration et la sécrétion cutanée, et rien ne prouve que les processus chimiques, producteurs de la chaleur, soient interrompus au même moment ; d'un autre côté, les modifications que subit le tissu musculaire après la mort sont une source de chaleur qui peut momentanément compenser le refroidissement cadavérique.

Stade amphibole. — Les trois stades de la température fébrile ne se succèdent pas toujours avec l'ordre simple et immédiat dans lequel je viens de les décrire ; quelle que doive être la période terminale, heureuse ou mortelle, elle peut être séparée du stade moyen ou fastigium par une phase un peu vague qui n'a plus les caractères de ce dernier, et qui n'a pas encore ceux de la période finale. Cette phase intermédiaire et confuse a reçu de Wunderlich le nom de stade amphibole que je lui ai conservé. Ce stade peut être caractérisé d'un mot, il est irrégulier; la température présente des oscillations marquées en plus et en moins; quelques-unes d'entre elles peuvent parfois être expliquées par des influences thérapeutiques ou par quelque accident de la maladie, mais ces oscillations motivées sont en minorité ; la plupart sont inexplicables et constituent de véritables irrégularités dans le cycle thermique (fig. 18). Le stade amphibole peut durer au delà d'une semaine, il appartient surtout aux maladies graves (je ne dis pas mortelles), on le voit dans le typhus, dans la méningite épidemique, dans les pneumonies à résolution retardée, dans le rhumatisme articulaire aigu ; il est exceptionnel que les maxima de l'amphibole soient aussi élevés que ceux du fastigium.

Les développements qui précèdent démontrent l'importance capitale des phénomènes de calorification dans la fièvre; négliger l'observation thermique, c'est se priver d'une source féconde de renseignements, et repousser les éléments d'appréciation les plus certains pour le diagnostic, pour Le pronostic et pour une thérapeutique rationnelle. L'exposé synthétique qui précède établit, en outre, avec une entière évidence, la proposition que je formulais en commençant, à savoir : que les symptômes thermiques de la fièvre comprennent l'ensemble du cycle, les rapports et les caractères de ses périodes, et non pas quelques chiffres isolés, pris au hasard et sans suite à un moment quelconque de la maladie.

Le chiffre thermométrique le plus élevé qui ait été vu jusqu'ici, avec conservation de la vie, est celui de M°,75 ; c'était durant un accès de fièvre jaccoud. I. — 6

intermittente i.Michaël). Le degré thermique étant directement en rapport a\cc le degré de la combustion organique (consomption fébrile), on conçoit que le pronostic s'aggrave en raison directe de l'élévation des chiffres et de leur durée ; que la chaleur se maintienne entre 40° et /il0 avec des rémissions matinales très-faibles, la mort est certaine au bout de quelques jouis, parce que la consommation fébrile aura tout détruit; avec de fortes rémissions le matin, cette température pourra être tolérée pendant des mois ; c'est d'après ces principes que le chiffra therinométrique peut être utilisé dans le pronostic, c'est à condition qu'on tienne compte de son deuré, de sa durée, et des rémissions salutaires qui calment momentanément L'effervescence fébrile; dans le fasligiuin des lièvres longues, dans le genre typhus par exemple, il n'y a pas d'élément plus certain de jugement : chiffre stationnaire peu élevé (38°,8-o9°,8), rémissions matinales prononcées (6 à 8 dixièmes), pronostic favorable; l'une des deux conditions manquel-clle, La situation est plus incertaine, il faut attendre; toutes deux fontelles défaut, pronostic mauvais, aussi sûrement mauvais qu'il était sûrement bon dans le premier cas. Les exacerbations du matin sont en toute circonstance un signe fâcheux ; il en est de même du défaut de rapport entre le chiffre thermique et l'étendue de la lésion locale ; voici ce que j'entends par là : un chiffre thermométrique élevé (/i0°-/rl"), avec une lésion étendue (vaste pneumonie par exemple), est d'un pronostic moins sévère que dans le cas où la lésion est très-limitée (infiltration intestinale de la lièvre typhoïde). Dans cette dernière condition, en effet, l'influence pyrétogène principale appartient au poison morbide qui a infecté l'organisme, et non pas à l'altération locale.

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