DES NEUFS DÉRIRIIÉRIOI ES
toujours, mais qui pendant son cours trouble à peine la santé générale.
— La durée est variable, les limites les plus communes sont comprises > entre un et trois septénaires ; mais lorsque la névrose est intermittente, lorsqu’elle' aboutit à la paralysie, elle peut persister pendant deux ou trois mois. Les récidives sont fréquentes, et elles ont lieu parfois avec une certaine régularité, tous les ans, à la môme saison, par exemple.
La contracture symptomatique des maladies communes des centres nerveux diffère de la tétanie par les désordres généralisés dont elle est précédée et accompagnée, par l’absence de rémissions et d’intermittences, par l’apparition rapide de la paralysie. — Lorsque la tétanille est limitée aux extrémités, elle ne présente aucune analogie avec le tétanos ; lorsqu’elle est étendue et qu’elle occupe les muscles de la mâchoire, un diagnostic est nécessaire ; il est basé sur le rapport chronologique du spasme cervicomaxillaire et du spasme des membres; primitif dans, le tétanos, le trismus est secondaire dans la contracture essentielle qui a pour symptôme initial la crampe des extrémités; de plus, le tétanos a des redoublements, mais rarement des intermittences complètes. Au surplus, il faut se garder ici des distinctions artificielles; lorsque la tétanie envahissante tue par contracture du diaphragme, elle a beau commencer par les membres au lieu de débuter par la mâchoire et le cou, je ne vois pas trop en quoi elle s’écarte du tétanos vrai, la distinction n’est légitime qu’autant qu’il s’agit de la tétanie périphérique, limitée et curable ; la circonscription des spasmes et la guérison spontanée sont, en effet, les seuls signes différentiels positifs des deux maladies.
TRAITEMENT
Si quelque indication causale est fournie par des troubles menstruels, par une constipation excessive, par l’helminthiasis, par la dentition, c’ésl elle qu’il faut remplir tout d’abord par les moyens appropriés. Si la contracture succède aux maladies générales qui altèrent la nutrition, la restauration des forces organiques par une médication tonique et une bonne hygiène est le seul traitement rationnel ; quoi qu’on fasse pour régulariser directement l’action nerveuse, la guérison n’a lieu que lorsque les actes nutritifs ont recouvré leur intégrité. Dans la tétanie primitive, I’indication i’Atiiogénique peut être remplie par la belladone ou par l’opium «à hautes doses, par les injections sous-cutanées de morphine, et par le sulfate de quinine lorsque la périodicité est certaine. La médication perturbatrice basée sur l’administration des vomitifs (ipécacuanha) a réussi plusieurs fois, surtout chez les enfants; et, chez les adultes vigoureux et robustes, la saignée générale peut faire promptement justice des accidents; enfin, le professeur Grisolle a constaté chez plusieurs individus l’utilité des inhalations répétées