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ans.
Observations : + Vomissements spontanés. O Purgatif.
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gastriques ne sont pas encore à ce moment complétement amendés; dans la forme intense, au contraire, la fièvre se prolonge, en général, durant un septénaire, et c’est même cette circonstance qui à engagé plusieurs auteurs à décrire la maladie sous le nom de fièvre gastrique ou fièvre rémittente gastrique. Gelte dénomination, qui implique une doctrine, n’est pas conciliable avec nos connaissances actuelles sur les altérations catarrhales en général, et sur la fièvre symptomatique qu'elles provoquent, lorsqu'elles atteignent une certaine intensité (4).
En résumé, apyrétique ou fébrile, le catarrhe gastrique léger (embarras gastrique) guérit dans l’espace de quatre à six jours, quelquefois même plus rapidement, par des évacuations spontanées ou provoquées; la guérison coïncide assez fréquemment avec une éruption d’herpès à la face, ou bien avec des sueurs profuses : c’est surtout lorsque les évacuations ont été peu abondantes que cette diaphorèse est observée. Il est notable que cette maladie si bénigne et si passagère laisse souvent à sa suite un état de faiblesse marqué, et dans tous les cas une susceptibilité gastrique des plus prononcées; l’appétit ne recouvre pas immédiatement sa vivacité ordinaire, certains aliments ne sont pas bien tolérés, et, sous peine de rechute, le régime exige une grande sollicitude. Cette situation peut se prolonger pendant huit à dix jours et même plus, de sorte qu’à vrai dire la convalescence est plus longue que la maladie.
La forme intense (fièvre gastrique, synoque) ne diffère de la précédente que par la vivacité des symptômes et par la durée de la fièvre, qui ne se termine guère avant le huitième ou le neuvième jour, si la maladie n’est pas traitée; mais le type du mouvement fébrile est le même, c’est-à-dire rémmttent à ascension vespérale (voy. fig. 35 et 36). On peut observer des épistaxis, surtout chez les jeunes gens; et par exception on voit survenir, dès le troisième ou le quatrième jour, une éruption, rare ou abondante, de taches d’un bleu ardoisé, qui occupent ordinairement la paroi antérieure de l'abdomen, les flancs, la base de la poitrine, plus rarement les cuisses et le dos; ces taches ne sont pas effacées par la pression, elles ne font pas de saillie et elles disparaissent du sixième au huitième jour. On a dit que cette éruption est exclusivement propre au catarrhe gastrique intense; c’est une erreur : on la voit assez souvent dans la fièvre typhoïde, et je l'ai signalée au début de la fièvre palustre légitime. Les phénomènes
(1) LENTIN, Momenta quædam generalia circa febris gastricæ distinctionem et mede- Lam. Gültingen, 1798.— Ricater, Darstellung des Wesens, der Erkenntniss und Behandlung der gastrichen Fieber. Halle, 1812. -— RamBAUD, Sur La fièvre dont le siège primitif est dans les organes gastriques. Strasbourg, 1820. — LEssER, Die Entzsündung und Verschwärung de Schleimhaut des Verdauungskanales als selbständige Krankheit, Grundleiden vieler sogenannten Nervenfieber, Schleimfieber, etc. Berlin, 1830.
MONNERET, Pathologie générale et Pathologie interne.
de gastricité sont semblables à ceux de l'embarras gastrique fébrile; Je ne pourrais, sans redites inutiles, y insister davantage.
Le tableau clinique est souvent modifié, surtout dans les pays chauds et humides, par une hypersécrétion hépatique ou POLYCHOLIE, qui constitue l'ÉTAT BILIEUX (fiévre gastrique bilieuse). La fièvre est plus intense et plus franchement rémittente (voy. fig. 37 et 38); le pouls, au lieu d’être large, mou et indolent, est dur, vibrant, parfois dicrote; l’enduit de la langue est d’une couleur jaunâtre ou brune; le malade est imcommodé par un goût de bile; les vomituritions et les vomissements de bile verte ou jaune sont fréquents; les conjonctives et les téguments sont Le siége d’une légère suffusion jaunâtre que l'examen de l’urine permet de rapporter à la pénétration dans le sang des pigments biliaires (iclère par polychohe), et la constipation est moins ordinaire que dans la variété précédente; il y a souvent une diarrhée bilieuse provoquée par la surabondance de la bile versée dans lé duodénum. Dans quelques cas, mais non toujours, lhypochondre droit est un peu sensible à la pression, et l’on peut constatér par la percussion une légère intumescence du foie. — Lorsque la maladie n’est pas traitée dès le début, elle dure plus longtemps que la forme simple; elle peut se prolonger pendant dix à quatorze jours. La convalescence est également plus longue, et les digestions se rétablissent lentement.
DIAGNOSTIC
Du moment qu'il est fébrile, le catarrhe de l'estomac soulève un problème diagnostique dont les difficultés croissent en proportion directe de la durée de la fièvre. En raison de la période de malaise qui le précède, en raison de l'intensité de la fièvre et de la céphalalgie, le catarrhe gastrique peut être confondu avec la FIÈVRE TYPHOÏDE, et l'erreur dans un sens ou dans l’autre est fréquemment commise. On conseille, pour l’éviter, de tenir compte de l’éruption rosée, du gonflement de la rate et du catarrhe bronchique propres au typhus abdominal : ces signes différentiels sont, sans nul doute, excellents; mais, dans l'espèce, ils équivalent à une fin de non-recevoir, car ils n'apparaissent que vers la fin du premier septénaire, et, à ce moment, le diagnostic surgit forcément de la guérison ou de la persistance de la maladie. En fait, le meilleur caractère différentiel, ainsi que je l'ai établi ailleurs (1), est fourni par la marche de la fièvre; dès le premier ou le second jour du catarrhe, elle atteint un degré thermique supérieur à-celui que présente à ce moment la fièvre typhoïde, et la rémission matinale, en revanche, est beaucoup plus marquée que dans cette
(1) Jaccoun, Clinique médicale. Paris, 1867; 2e édit., 1869.
Fi6.37. Catarrhe gas rique bilicux Homme de 22 ans.