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Fi6 38. Calarrhe gastrique bilieux - Homme de 18 ans.
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OBSERVATIONS X Appar don d'une teinte subictérique $ gencrale avec douleur vive au niveau du foie.
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dernière affection. D'un autre côté, la première période du typhus est constituée par une série d’oscillations ascendantes qui conduisent régulièrement la fièvre à son acmé; il n’y a rien de pareil dans la fièvre du catarrhe, laquelle arrive dès les premiers jours à son maximum, et présente en outre une complète irrégularité, en ce sens qu'après un Jour à exaspération faible ou nulle, on peut voir le lendemain une ascension égale à celle du début; enfin, la résolution a lieu par défervescence ou par Isis, et le début de la chute dans les cas prolongés est compris entre le cinquième et le septième jour. (Voy. les courbes.)
La fièvre typhoïde a, au septième ou au huitième jour, une rémission thermique notable; on évitera de prendre ce phénomène pour le commencement de la résolution d’un catarrhe gastrique, en tenant compte de sa date un peu reculée, de la nouvelle ascension qui le suit, et surtout de l'état général du malade, qui, à ce moment-là, présente au complet les symptômes de la pyrexie typhique. La rareté des épistaxis et la fréquence de la constipation dans le catarrhe gastrique sont des caractères différentiels auxiliaires et rien de plus; il n’en est pas de même de la suffusion ictérique propre à la forme bilieuse : ce phénomène est étranger au début de la fièvre typhoïde, et il assure le diagnostic. — En revanche, cette forme bilieuse pourrait être confondue avec l’ICTÈRE CATARRHAL produit par le catarrhe aigu des voies biliaires ou du duodénum; les troubles gastriques, les caractères de la fièvre sont les mêmes, mais lictère est un ictère par rétention et non plus par polycholie; la teinte jaune des téguments est beaucoup plus accusée, l'urine plus riche en pigments biliaires, et la constipation est la règle; les matières fécales, enfin, ont une couleur grisètre ou argileuse, en raison de l’absence de bile dans les voies intestinales.
TRAITEMENT
Le catarrhe gastrique aigu peut guérir par le repos, la diète, l'usage de boissons acidules et quelques laxalifs. Mais, cette méthode, séduisante par sa simplicité, a l'inconvénient de prolonger au maximum la durée de la maladie, sans compter que, dans certains cas, elle favorise le développement de l’état chronique; les cas apyrétiques très-légers doivent seuls être traités de la sorte. Dans toute autre circonstance, il faut recourir d'emblée à la médication vomitive : l’émétique, seul ou uni à l’ipécacuanha, est l'agent le plus efficace en raison des évacuations alvines qu’il provoque. À la suite de cette perturbation, la fièvre tombe ou diminue, la peau se couvre de sueur, le malade à quelques heures de sommeil calme, et souvent la guérison est dès lors complète. Il est toujours plus sage, cependant, de se conformer au précepte hippocratique, et de faire succéder au vomi-
tif, à douze ou vingt-quatre heures de distance, un purgatif salin. Après cela, le traitement devient purement hygiénique; on ne doit revenir que oraduellement à l’alimentation ordinaire; il faut proscrire pendant quelque temps les légumes farineux, les graisses, les ragoûts, ne permettre en un mot que des mets de facile digestion; et si l'appétit tarde à se rétablir, on fera prendre quelque tisane amère (quinquina, centaurée, germandrée, etc.), et, aux repas, on fera couper le vin avec une eau minérale apéritive telle que Condillac (eau acidule), Saint-Galmier ou Vals. Si le convalescent est faible ou anémique, on substituera à ces eaux celles de Bussang ou d’Orezza, et l’on conseillera l’usage du vin de quinquina, que l’on aura soin de faire prendre à la fin du repas, et non point à jeun.