DE U CONGESTION DU FOIE
fois un dégorgement très-rapide des poumons; car si l*on explore la poitrine quelque temps après que le sang a cessé de couler, souvent on trouve que le son est déjà moins obscur, et que le murmure vésiculaire est moins faible. Dans les circonstances dont je parle, il sera également avantageux d*opérer une révulsion sur le tube digestif par les purgatifs. Lorsque la faiblesse des malades est grande, lorsque leurs forces sont très-prostrées, lorsque la congestion pulmonaire ne reconnaît pas comme précédemment une cause mécanique purement locale, mais lorsqu'elle se rattache, comme dans les fièvres graves, à la fois à une altération du sang et à une dépression des forces, on devra recourir surtout aux stimulants, aux toniques, et opérer, en outre, une vive révulsion à Textérieur à l'aide de vésicatoires sur la poitrine et de ventouses sèches promenées en grand nombre sur les extrémités inférieures.
DES CONGESTIONS DES ORGilNES ABDOMINAUX
Tous les prganes contenus dans l'abdomen peuvent se congestionner d'une manière active ou passive; c'est ce que les ouvertures cadavériques démontrent. Toutefois il serait impossible, dans l'état actuel de la science, d'indiquer des caractères diagnostiques précis à l'aide desquels on pourrait reconnaître une congestion du pancréas, de la vessie, de l'estomac et des intestins, le rectum excepté; mais comme la congestion de ce dernier organe se lie intimement à l'histoire des hémorrholdes, nous en parlerons en traitant de cellesci. Il est beaucoup plus facile de reconnaître pendant la vie l'hypérémie des reins. Celle-ci est surtout caractérisée par la présence de l'albumine dans l'urine. Cette congestion accidentelle est fréquente dans le cours des affections organiques du cœur, dans la convalescence de la scarlatine, après les refroidissements. Nous n'en dirons rien ici, nous nous réservons d'en parler à l'article Maladie de Brighty la congestion formant un des caractères anatomiques du premier degré de cette affection.