‹ Traité de pathologie interne. v. 2Chapitre 66 sur 176 · DES PAROTIDES · texte numérisé non relu

DES PAROTIDES

bientôt permettre quelques aliments légers (lait, bouillon, œufs). Dans la dysenterie chronique on a généralement de la tendance à supprimer la viande, pour ne permettre que des aliments demi-solides; mais cette prescription est trop absolue, car d'excellents praticiens, et Graves en tête, ont remarqué par contre que des dysenteries rebelles à toute médication avaient cédé à une alimentation plus substantielle, et surtout à l'usage de la viande. « Aujourd'hui, dit ce judicieux médecin, lorsque je suis appelé à traiter une dysenterie chronique, mon premier soin est de prescrire un ré|?ime animal. » (Voyez, pour complément, Vsrûcle Entérite chronique, p. 313.)

Nature. — La dysenterie est certainement une inflammation; il serait presque puéril de vouloir le prouver. Hais si l'on réfléchit à la nature de ses symptômes, aux lésions anatomiques qui la caractérisent, à quelques-unes de ses causes, à la possibilité de la contagion, on sera porté à classer cette maladie au nombre des phlegmasies spécifiques. Est- elle toujours primitive? Ne peutelle pas souvent n'être qu'un efiet d'une intoxication comparable à la lésion intestinale que l'injection des matières putrides dans les veines peut provo quer? Je le crois sans peine. La dysenterie n'est donc pas une maladie toujours identique avec eHe-mème; d'ailleurs eût-elle constamment la même origine, combien n'y a-t-il pas de circonstances individuelles ou extérieures qui peuvent en altérer la physionomie ou bien en modifier la marche? Hais cela n'autorise pas à regarder la dysenterie comme étant une maladie de cause toujours toxique, et c'est sans motifs aussi que quelques personnes ont tenté de la ranger dans la grande classe des pyrexies.

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