‹ Traité de pathologie interne. v. 2Chapitre 89 sur 176 · DE I;ANG10LEUCITE · texte numérisé non relu

DE I;ANG10LEUCITE

qui a lieu le plus souvent lorsque rinflammation n*atteiat qu*un petit nombre de vaisseaux superficiels. Dans le cas contraire, la maladie est suivie de suppuration, et l'on trouve alors le pus infiltré ou réuni en collections plus ou moins vastes. On a dit que la phlegmasie pouvait se terminer par induration ou par gangrène ; mais ce point n'est peut-être pas encore parfaitement démontré. On ne sait rien sur la forme chronique de la maladie. L'opinion d'Âlard, qui regardait Téléphantiasis comme l'effet de l'angioleucite chronique, ne repose encore sur aucune observation bien précise, et elle n'est basée sur aucun fait d'anatomie pathologique un peu concluant.

Durée. — L'angioleucite a une durée très-variable : lorsque la maladie n'occupe qu'un petit nombre de vaisseaux superficiels, la résolution peut être complète dès le quatrième ou le cinquième jour; d'autres fois la phlegmasie continue à s'accroître pendant sept ou huit jours, et c'est à ce moment ou plus tard, comme au vingtième jour, que la guérison survient. C'est aussi vers cette époque que la mort arrive, lorsque l'issue de la maladie est funeste.

Diagnostic. — L'angioleucite ne pourrait être confondue qu'avec la phlébite, avec l'érysipèle et l'érythème noueux. Elle diffère de la phlébite, parce . que dans celle-ci il y a un cordon plus dur, plus gros, plus douloureux et plus profond, existant sur le trajet connu d'une veine. On n'observe pas le gonflement des ganglions voisins; enfin, on voit plus fréquemment survenir des symptômes d'infection, qui suivent toujours une marche très-aiguë. L'érysipèle diffère de l'angioleucite par une rougeur uniforme qui occupe un certain espace et s'accompagne de dureté du derme et souvent de phlyctènes. L'érythème noueux a beaucoup plus de ressemblance avec l'angioleucite; il en diffère pourtant en ce que les plaques plus foncées et très-superficielles offrent à la pression une mollesse comme fluctuante et se terminent constamment par résolution.

Pronostic. — L'angioleucite a presque toujours une heureuse terminaison; elle peut pourtant avoir une issue fâcheuse : c'est ce que l'on observe spécialement dans les cas où il y a eu absorption d'un principe septique, comme on le voit trop fréquemment après les piqûres anatomiques. La suppuration est une terminaison f&cheuse, puisqu'elle peut, dit-on, produire des symptômes d'infection.

Étiologie. — L'angioleucite est une maladie presque toujours consécutive : elle survient ordinairement après des blessures de la peau, surtout lorsqu'elles ont été irritées ou qu'elles ont été produites avec un instrument sale ; elle se déclare aussi après des contusions, ou bien spontanément au voisinage des parties enflammées, probablement par suite de l'absorption des principes morbifiques formés dans les tissus malades.

Traitement. — L'angioleucite réclame les mêmes moyens que la phlébite. On insistera particulièrement sur les saignées locales, sur les bains et les cataplasmes émollients, auxquelles on joindra souvent les onctions mercurielles. Les vésicatoires volants sont indiqués lorsque, la phlegmasie restant stationnaire, il s'agit de décider une résolution ou une suppuration jusque-là incertaine. Enfin, dans ces cas, ou bien encore dès le début, lorsque l'angioleucite est très-superficielle, on pourra avec avantage exercer la compression. Si des symptômes d'infection survenaient, l'art n'aurait d'autres moyens efficaces pour les combattre que ceux dont j'ai parlé à l'article Phlébite.

DE l'adénite ou inflammation des ganglions lymphatiques

Les ganglions lymphatiques s'enflamment beaucoup plus fréquemment que les vaisseaux blancs qui s'y rendent ou qui en partent*

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