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(62) Voisin, Journ. de med., t. xxI, p.
7 Revolat, Ib.,t. xxVH, p. 515. — Sandifort, Obs. anat. pr., t. 111, p. 1-41.
— Preuss., Eph. N. cur.;, vol. vil, Opp., p. 128. — Meckel, 1. c., p. 679.
(63) Voisin et Révolat.
(64) Voisin, Delphini Opusc. scelti di Milano, t. vr, p. 21-23.
(65) Albrecht, Eph. nat. cur., dec. 11, cent. 1, obs. 83.
(66) OElsner, Med. siles. sat., obs. x, Sp 1.
(67) Lamarc. Roux, Journ. de méd., t.
XXXII, p. 16.
(68) J.-A. Lobenwein, De monstrosa genitaliu.n difformitate commentatio. V.
Mém. de l’ac. imp. des sc. de St-Pétersb., Pt, 1817.
(69) Daniel, Samml. med. Gutachten,
(70) Sandifort et Meckel, I. c., p. 580.
(71) Livre d'Hippocrate, De genitura , c. vur, ed, Lind, t. 1, p. 132, on y lit:
« Ac vero oblæsum in utero puerum, sen- 1io aut contusum ex matris ulerum gestantis plaga, aut ejusdem lapsu, aut alio quopiam violento affectu matri accidente, vitiatum esse, Qua vero parte mater plagas acceperit, ea puer oblœæditur. »
(72) Huermann, 1. c., p. 308. — Orth, Diss. de tumor. quibusdam tunicalis.
Voyez Halier, Collect. coil. disp. chir., t. v, p. 420.
(75) Hippocrate dit dans le même passage : « Quum in utero juxta locum, in quo oblæsus çst fœtus, angustia fuerit;
de l'accouchement (74), à l'accumulation d'un liquide séreux qui, provenant de l'encéphale par le quatrième ventricule jusqu’à la moelle vertébrale, s’est ramassé soit entre ses membranes (75), soit dans un canal particulier qui occupe le centre de la moelle (76), après être descendu ainsi par son propre poids (77).
On a attribué aussi cette affection à la distension des vertèbres par de la sérosité (78), et surtout à la distension de Jeur portion dorsale, parce que la résistance des tendons et des muscles qui recouvrent cette région est moins grande (79) que sur les côtés. On a donné aussi pour cause une mauvaise conformation des os due aux vices vénérien et rachitique (80), les chagrins qui ont affecté la
necesse est corpus, quod in angustia movetur, vitiari juxta illum locum. »
(74) Maurit. Hoffmann, Eph. nat. cur., dec..11, an. 5, obs. 208. — Orth., 1. c.
(75) Morgagni, epist. xu1, 12.
(76) Lisez, au sujet de cette opinion ancienne professée déjà par Galien (De Hippocrat. et Platon, Decret., lib. vir, c. 1V, p. 276), par Colombi et Stephani, Portal (1. c.), ainsi que Rochetti (l. c., pag. 152-139), qui ne peut nier l’existence de ce canal, du moins vers le commencement de la région cervicale. — Gall pense le contraire (Anatomie et physiologie du syst. nerv , sect. 11, p. 51).
(77) Déjà ILippocrate avait dit (De locis in homine et libello de glandulis) : « Fluit a cerebro humor per aures, oculos, palatum, in guttur et gulam, per venas in medullam spinalem. » Lisez à ce sujet :
Swieten, Comment., t. 1, p. 275, Gilg, 1. c., p. 17, — Haen, Prælect. pathol., t. un, p. 645, — Portal, 1. c., — Sauvages, Nosol. method.,t.11, p. m. 497, — et Genga (Anatomia cerusica., p. 284).
il résulte de son observation, que le volume de la tête d’un hydrocéphale diminua par suite d’une ouverture faite au coccyx , et qui livra passage à un liquide d’une couleur pâle.
(78) Ruysch, Obs. med, chir., c. xxx1v, p. 45. — Camper, 1. c., p. 412.
(79) Morgagni, epist. xur, 9.
(80) Andreas Murray, Progr. spinæ bi« fidæ ex mala oss. conformatione sist, Goett., 1779. Recus. in oper. Murray, vol.
un, p.195. (Il a montré qu'il n’y avait pas seulement dans ce cas absence des cartilages qui unissent les apophyses spinales avec les vertèbres, mais que les parties latérales des vertèbres étaient converties en des espèces de rameaux osseux informes dont Ja direction était viçicuse, qu
femme pendant sa grossesse (81), une aberration du néisus formativus (82), l’asthénie du principe vital qui préside à l'accomplissement de la nutrition et aux fonctions des vaisseaux lymphatiques(83).
Chacune de ces opinions paraît être, suivant les circonstances, l'expression de la vérité, et néanmoins l’une ne semble pas devoir exclure l’autre. Cependant dans Ja majorité des cas nous partageons l'opinion de Murray qui n'exclut pas non plus (84), du nombre des causes de l’hydrorachis, le processus inflammatoire.
5. Diagnostic. — Tout vice de conformation de la colonne vertébrale chez le fœtus ne doit pas être considéré comme un spina bifida et une hydrorachis. En effet, outre celui dont il s’agit ici, la colonne vertébrale est encore sujette à beaucoup d’autres vices de conformation. Tels sont l'absence de la moelle épinière (85), qui s'accompagne presque toujours (86), mais non pas immanquablement (87), de l'absence du cerveau, et que l’on rencontre quelquefois, mais très-rarement à la vérité, avec le développement complet de la colonne Vértébrale (88). Tels sont aussi la divi-
bien qu’elles manquaient complétement, ainsi que les apophyses obliques et transverses.) — Michaelis rapporte l'exemple de deux enfants nés de la même mère, chacun avec un spina bifida ; un troisième enfant de cette même femme mourut de rachitisme., {Richters, Bibl., 6 B., p.
(81) Lobenwien. Le cas rapporté par lui semble le démontrer, I. c.
(82) Fleischmann, I. c., p. 12.
(83) Racchetti, I. c., p. 414-416.
(84) P. 11, S. 1, cap. 1v, K xx, 4.
(85) Meckel, 1. c., p. 209, 221, 548.
(86) Sûe üb. d. vitalitæt, p.7.— Busch,
Besch. zweyer merkiw. misssgeburt.
Marb., 1805. Cir, L d, gect. 1, 1. c., 6 (22).
(87) La moelle épinière peut, en effet, même lorsque le cerveau manque, se développer entièrement; c’est ce que démontrent : Prochaska, Ann, acad., f. 111, n. 1et 5.— Wepfer, Eph. nat. cur., dec, 1, an. 3, obs. 206. — Mohrenheim, Wiener Beitr., 2 th., p. 514. — Meckel, I. c., p. 549. — Prochaska nous apprend que s’il existe une masse informe à la place du cerveau, la moelle épinière n’a pas toujours de connexion avec elle, et commence, par exemple, au niveau de la troisième vertébre cervicale. l
(88) Mery, Mém. de l’Acad. des sc., 2704, p. 129.— Angelin, Journ, de méd.,
MALADIES
sion de la colonne vertébrale (89), &!
largeur anormale (90), la position anon male de son canal (91), la présence d la moelle hors du canal rachidien (92! les développements imparfaits de la ca lonne vertébrale, 1els que labsenc d'une ou plusieurs vertèbres (93), leu nombre plus considérable (94), le défav de réunion des arcs des vertèbres ave leur corps (95), les vices de conformatio:
de leurs apophyses (96), et enfin l’exis tence d’une véritable queue (97), che
. XXXV, P. 336. — Saxtorph, Gesammt schr. Kopenh., 1805. Samml., 1 1., p. 47° — Morgagni, epist. xx.
(89) Zacchias, [. c., E. 9, $ 4 (la moell épinière était complétement double che un fœtus de sept mois). —- Manget, TE anat., |, 1, p. 175 (cas semblable x premier). — Grashuis, N. sammil.
Wundærzte, 10 St., p. 180 (on voya:
chez un fœtus de sept mois une fissure x sacrum). — Hull, 1. c., p. 195 (la moell épinière représentait deux cordes minces et chacune d'elles donnait naissance aw nerfs de chaque côté).— Malacarne, Mer della soc. Ital., vol. xn, P.n, p. 173 (| trou occipital était divisé en deux pe une cloison perpendiculaire, la moell allongée s’échappait de chaque côté pot se réunir sept lignes plus bas en un ser cordon), — et Mohrenheim, Chir. Beol 17, p. 174.
(90) Manget, 1. c.—Tyson, Phil. trans:
(91) Morgagni, Advers. anat., t. vr obs. 14, p. 18.— Santorini, ib. — Po:
tal, Mém. de l’Acad. des sc., 1772, p. 48!
— Gall, I. c., p. 145.
(92) Harder, Apiar.
(95) C’est à peine si l’on voit manque une vertèbre cervicale (Meckel, I. C., ] 381). Il arrive souvent au contraire qu'’ur vertèbre du dos ou des lombes vient.
manquer (Idem, ib.).
(94) Eustahius, Oss, exam., p. 210. - Columbus, De re anat., 1. xv, p. 484. - Leveling, Obs. anat. rar., fase. 1, p. 154 — Ackermann, Ub. d. Kærpel verschie denh. d. manner v. Weibe., p. 49, ar merk.— K. Otto, Handb. d. path. anat p. 55.
(95) Heïland, Eph. nat, cur., dec. ui
an. 7, p. 278. , ‘ (96) Hebensireit, De rarior. quibusc oss. moment, Lips., 4740, p. 7. — Sar difort, Obs. anar. path., Î. IN, €, x,4 155. — Rosenmüller, De singul. ex nati:
oss. corp. hum. varietat, Lips., 1804 pe 57.
(97) Bartholin, Hist, anat., çent, wi
DU SYSTÈME NÉRYEUX.
certains individus. Mais le spina bifida peut exister sans qu’il y ait une collection de sérosité dans le canal vertébral, et vice versa (98). En général il n'existe aucun signé pathognomonique de l'hydrorachis congéniale. On a vu manquer, én effet, la faiblesse et l’amaigrissement (99), ainsi que la torsion des pieds (100) €t la paralysie des extrémités inférieures (1). Quelquefois la tumeur, qui se montre à l'endroit même où la colonne vertébrale est divisée, contient la moelle épinière elle-même, et constitue une sorte de hernie (2). Mais la hernie de la
moelle peut exister sans spina bifida, et
à la suite de violences extérieures, comme on peut le voir dans les œuvres de Le-