PE ES
obs. 44.— Lochner, Misc. nat. cur., dec.
m,an. 7, obs. 124, p. 250. — K&ænig, ib., an. 9, obs. 129-223. — Blancard, Collect. phys. med., P. 11, an. 1681, p.
990. — Elsholz, De concept. Tubar et dé puella, monstro col. Brand., 1669. — Rolofñ, Mém. de l’acad. des sc. de Berl., 4761, p. 75. — Labourdette dans Sédillot, Journ. de méd.,t. xxx11, p. 578. — Krahe, Phil. transact., n. 59, p. 160.
{99) Aylet (Phil. transact. vers. Germ., vof. 11) raconte, d’un enfant nouveau-né qui était affecté d'hydrorachis; que la tumeur, qui se rompit pendant l’accouchement, versait chaque jour quelques onces d’un liquide sanguinolent. L’enfant, du reste, était sain et plein de vie; il tétait bien, mais il ne rendait pas une seule goutte d'urine. Les membres inférieurs n'étaient point paralysés. Le cinquième jour après la naissance, il survint des convulsions suivies bientôt de la mort.
(100) « In permultis , inquit Camper (1. c., p. 62) mihi observare licuit pedes intortos non adfuisse. »
(4) Aylet, I. ce. — Morgagni, epist. IT, A6.— Racchetti,l. c., p. 598.—Jawandi, Diss. obs. quæd. pr. Gœtt., 1787.
(2) Morenheim a vu la fin de la moelle revêtue de ses membranes former une tumeur remplie d’eau et pendante, qui s’échappait par la perforation de la dernière vertèbre lombaire (Richters, Bibl., 5 B., p. 751); et dans ce cas, il y avait une véritable hernie de la moelle épinière, En général, cependant, il est évident que le nom de hernie spinale, donné par Lecat (1. c.} à l’hydrorachis congénitale avec spina bifida, ne convient pas à çgette maladie, (
cat (3) et de Ferro (4). Dans quelques cas, la hernie de cette espèce serait mieux désignée (5) sous le nom de fongus de la moelle épinière. Tant quele fœtus reste dans l’utérus, l’hydrorachis, même dans le cas où elle coexiste avec une altération de la moelle épinière, s'oppose à peine à l’accomplissement des fonctions du fœtus et à son développement; mais il n’en est plus de même après l’accouchement. Alors le danger dépend du point de la colonne vertébrale qui est affecté, et du développément de la maladie. Plus le spina bifida est silué sur un point élevé, plus il est volumineux, plus sont grands aussi les dangers qui l'accompagnent, et vice versa. En général, quoique les enfants atteints de cette maladie succombent ordinairement pendant les premières semaines de leur vie, il existe des exemples de cas dans lesquels la vie se prolongea pendant sept (6), dix (7) et quinze mois (8), et bien plus encore pendant cinq (9), huit (10), quatorze (11), dix-sept (12), dix-huit (13), vingt (14), vingt-huit (15) et cinquante ans (16). La mort, après avoir élé précédée de convulsions, suit ordinairement, et le plus souvent d’une manière rapide (17), l’ouverture de la tumeur, qu’elle ait lieu soit spontanément, soil par accident, soit enfin à l’aide d’une opération. Ce-
(4) Nov, act. nat. cur., 1791, t, vu, n. 52.
(5) Philips in The new Lond. med.
journ., 4799, vol. 1, p. 11. — Richters, Bibl., 15 B., p. 77. Voigtel, Op. c., 4 B., p. 656.
(6) Grathuis, I. €.
(7) Morgagni, epist. x, 6.
(8) Ruysch, L, c., obs. 56.
(9) Rosenstein ; Anweis. 2. kenntniss.
u. kur. d. Kinderkrankh., p. 659,
(10) Acrell, 1. c., p. 295.
(11) Treu, Nov. act. nat, cur., {, 11, p,
(12) Welse, Acrell, 1. c., p. 296,
(13) Budgen, Phil, transact., n, 410.
(14) Warner, Obs. in surger. Lond., 1814, p. 136.
(15) Camper, 1. c., p. 412.
(16) Swagermann, Outlced-heelkund.
verhandl. Amsterd., 1767.
(17) Deux jours après l'opération Ruysch (1. c.), trois jours après Burg (Eph. nat. cur., dec. 11, an. 5, obs. 58).
— Tulp (Obs. med., p. 250). — Jawandt (I. c., p. 22), = ét Huxham (Opp., vol, u, p. 44),
MALADIES
pendant il existe des excep ti ons à ce su-s'il y a complication d'hydrocéphale, si!
jet, comme on peut le voir dans les œuvres de Genga (18), de Ferris (19), de M. Hoffmann (20) et de Cooper (21).
7. Traitement. — Il existe plusieurs moyens de traiter l'hydrorachis et le spina bifñida. Quel est le traitement, en effet, qui ne devrait être tenté dans une pareille pénurie de moyens thérapeutiques (22)? Des médecins audacieux ont proposé (23) la ligature ou l'ouverture de la tumeur, et quelques-uns d'entre eux ont exécuté cette opération (24). Et parmi ces derniers, nous citerons, comme un des plus récents, le célèbre Astley Cooper, qui ouvre la tumeur avec la pointe d’une aiguille, et en laisse échapper la sérosité. [l renouvelle cette ponction autant de fois que la sérosité s’accumule de nouveau, et jusqu’à ce que les vertèbres divisées se réunissent par suite d’une inflammation adhésive. Le même auteur rapporte un cas heureux à côté d’un cas malheureux, et Olto en cite un autre semblable à ce dernier (25).
Astley Cooper fait observer que l’ouverture de la tumeur est contre-indiquée
(19) Sédillot, Journ. de méd., t. xxvir, p. 171. (Une tumeur provenant d’une hydrorachis et qui existait chez un enfant âgé de treize ans, laquelle tumeur avait quatre pouces de hauteur et dix de circonférence, se rompit et fut entièrement guérie pendant le cours d’une fièvre puiride.)
(20) Eph. nat. cur., dec. 11, a. 5, obs.
208 (l'ouverture de la tumeur fut suivie d’un plein succès).
(22) Borsieri, Inst. med. pr., vol. in, p: 79.
(23) Abernethy. Surg. essays., vol. 1,
(24) Leister tenta d'enlever, à l’aide de la ligature et dans l’espace de cinq jours, sur un enfant âgé de quatre mois, une tumeur transparente remplie de liquide qui tenait, par un pédicule trèsmince , à la dernière vertèbre des lombes et à la première du sacrum. Il vint à bout de l’enlever, mais l'enfant mourut bientôt après de l'opération, (Med. chir.
Wabrn., 2 B., p. 540.) — Genga ouvrit avec succès une tumeur qui élait adhérente à la partie antérieure et inférieure du sacrum (Morgagni, epist. xn1, 9).
(25) L. c. Cfr. Hayes in The London medical and physiçal journal, 1818, march,
la tumeur s’est rompue pendant l’accou-.
chement (ce qui se comprend de soi-:
même), si la tumeur est trop votresi- :
neuse, s’il Y à paralysie des extrémités:
inférieures et évacuation involontaire:
des urines et des matières fécales. Or,.
comme ces accidents compliquent pres-:
que toujours Ja maladie, la ponction esti donc limitée à un bien petit nombre de:
cas. Un autre mode de traitement est proposé aussi par ce même chirurgien:
si distingué; il n’est que palliatif, el consiste à comprimer la tumeur à l’aide:
de compresses pliées en plusieurs dou-bles (26). Il rapporte deux exemples de guérison à l’aide de ce moyen. Déjà l'on:
avait employé des serviettes (27) et des:
emplâtres {28), dans le but de mettre læ tumeur à l'abri des violences extérieures.
Du reste, les méthodes dites palliatives sont de beaucoup préférables aux cautères appliqués sur les côtés de la tumeur (29). L'expérience en effet n’a pas encore confirmé les bons résultats de ce moyen, qui doit agir d’une manière fàcheuse sur la peau si délicate des nouveau-nés (30). Elles doivent être préférées aussi au séton passé à travers la tur meur (31), car il peut déterminer la gan:
grène, ainsi qu'aux fomentations fon-
(26) Allemand, Bausch; français, pe:
lotte.
(27) Hoin, 1. c. (Comme la tumeur de la colonne vertébrale était déjà très-vo:
lumineuse ; comme elle était au-dessus de toute espèce de moyen curatif, et que chaque jour, augmentant par son propre poids, elle occasionnait à cet enfant les douleurs les plus vives, il la soutint à l’aide d’une bande qui entourait le ven:
tre et qu'il fixa sans la serrer sur les deux épaules; il fit construire aussi une chaise, vers la partie supérieure du dossier de la:
quelle il ménagea une excavation propre à contenir la tumeur, et qu’il fit entourer d’un oreiller très-doux, A l'aide de ce dernier moyen, l'enfant fut débarrasse de ses plus grandes souffrances; il pou:
vait rester assis, il pouvait dormir et pas ser son temps à jouer sur sa chaise.
(28) Par exemple l’emplâtre ou l’on:
guent défensif bleu. V. de Haen, Præt.
pathol., vol. in, p. 644.
(29) Richter, Anfangegründe d. Wund:arzneykunst, 2B., S 514, p. 241.
(50) Jawandt, IL. c,
(51) Mathey, An spinæ bifidæ, seta:
ceuin ? Séance publique de la s0ç, de méd de Paris, 1779, p. 32.
DU SYSTÈME NERVEUX
dantes (32), car ces dernières peuvent donner naissance à une inflammation de mauvais Caractère (33). Mais comme le spina bifida n'est pas nécessairement mortel, et comme il ne s’oppose pas toujours à ce que le malade atteigne cet âge où il pourra de lui-même consentir à l’opération ou la rejeter, il nous semble barbare de soumettre les enfants, qui n’ont encore aucune volonté, à une méthode de traitement dans laquelle on ne peut opposer qu'un très-petit nombre de chances de succès à des chances de mort qui sont nombreuses et certaines, et cette méthode, c'est-à-dire l'ouverture de la tumeur, est rejetée par des hommes justement célèbres dans l’art de guérir, parmi lesquels il nous suffira de nommer Camper (34), Borsieri (35), J.-P. Frank (36) et Rachetti (37).
$ UT. De l'hydrorachis chronique.
1. Definition. — On donne le nom d’hydrorachis chronique à celle qui, commence dans les premiers moments après la naissance, ou dans un âge plus avancé, et se développe tantôt avec une altéralion apparente, avec lenteur tantôt Sans altération de la colonne vertébrale.