‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 123 sur 261 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

(7) Paw, Obs, anat. var., vol 11, p. 5.

(8) Boerhaave, De morb.nervor. Berne, 1762, p. 62.

(9) Mohrenheim, Beob. versch. chir.

Vorfælle, 2 B., p. 54. — Wagner dans Loders, Journ., 3 B., p. 142.

(10) Recueil des observations faites dans les hôpit. militaires publ. par M.

Richard d’Hautsierk, t. 1, p. 376.

{11) Soemmering, Hirnlehre, p. 142, et Db, d, salft.; p. 47.

bien plus à la putréfaction après la mort (12).

5, T'umeurs des nerfs. — Les tumeurs des nerfs doivent être rapportées aux terminaisons de la névrite, que nous étudierons encore dans les chapitres suivants. Quoique, du reste, ces tumeurs soient plutôt du ressort de ia chirurgie que de la médecine, nous croyons cependant qu’il est opportun d’en parler, et que nous ne pouvons pas les passer sous silence. Cette affection a été signalée (souvent sous le nom impropre de gan-

glions, de névrome (13)) par Hippocrate,

Galien, J. de Vigo, Ambroise Paré, Morgagni, Petit (14), Cheselden (15), Camper (16), Van Gescher (17), Gooch (18), E. Lome (19), de la Roche, Petit Radel (20), Spangenberg (21), Neumann (22), Hesselbach (23), Odier (24), Marschall (25), Chaussier (26), Siebold (27), Alexander (28), et le dernier de ces auteurs définit ces tumeurs une induration dépendante d'une inflammation non résolue. Les tumeurs des nerfs varient, pour le volume, de celui d’un pois à celui d’un œuf de poule. Elles sont élasti-

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(12) Soemmering, 1. c., $ 178.

(13) Cheselden, Anatomy of the human.

body. Lond., 1741, p. 256, tab. 28, n. 7.

(14) Mém. de l’acad. de chir., t. 1, p- 90.

(15) L. ce.

(16) Demonstrationes anat. pathol., |, > PAL 2

(17) Prœven over de voornaamste langdunrige Geswellen. Amstel., 1768.

(18) Cases and Remarks.

(19) Transactions for improvement of medical and chirurgical knowledge, vol.

(20) Encyel. méth. Paris, 1792, t. n, p.

(21) Ueb. d. nerv. Anschwell dans Horn, Arch., 5 B., p. 306.

(22) Siebold, Sammlung seltener u. auserl. chirurg. Beobacht. u. Erfahr., 1 B., 1805, p\54.

(23) Siebold, 1. c.

(24) Manuel de méd. prat. Genève, 1805 , p. 279. Sammi. auserl. abh. f. pr.

Aerzte, 12 B.

(25) The Edimb. med. and. surg.

journ., 1815, oct.

(26) Tables synoptiques de la névrologie.

(28) Diss. med, chir. de Tumor, nerv, Leid., 1810.

ques, peu mobiles, et ne présentent de la douleur que lorsqu'on les comprime ou qu'on les touche ; mais alors la douleur est intolérable. Cette dernière se propage le long du trajet du nerf; ainsi, par exemple, si la tumeur siége sur le nerf cubital, on voit la douleur se propager jusqu'aux doigts annulaire et auriculaire. Le mouvement des muscles (à moins cependant qu’il ne détermine de la douleur par suite de la compression }) reste entièrement libre. La température de la partie malade ne change pas non plus. Quoique toutes les parties dont le nerf se compose dans l'endroit affecté présentent uue hypertrophie morbide, soient indurées , et renferment de la sérosité épanchée (29), cependant la portion médullaire du nerf n’est pas altérée ; il n’est donc pas étonnant que le nerf, malgré la tumeur dont il est le siége, puisse encore présider à la contraction musculaire et à la sensibilité. Les causes de ces tumeurs doivent être recherchées parmi celles de l’inflammation. Telles sont la piqûre des nerfs, les coups, les ébranlements et la compression (30).

Cette considération explique pourquoi les tumeurs des nerfs se présentent si fréquemment sur les régions le plus exposées aux violences extérieures, aux bras , par exemple, et surtout sur le nerf cubital , aux jambes, et principalement sur le nerf tibial. Du reste, nous parlageons l’opinion de Dubois (31), pour lequel il n'est point douteux que les tumeurs des nerfs peuvent survenir dans toute circonstance, sous l'influence de causes rhumatismales, arthritiques, scrofuleuses, scorbutiques, syphilitiques, par suite de la suppression d’hémorrhagies habituelles, etc. Les tumeurs extérieures des nerfs, abandonnées à elles-

(29) « Hæc (lympha) procul dubio nascitur e turbato in functione æquilibrio inter vasa arteriosa et vasa lymphatica, ad partem affectam pertinentia, Sic, ut species in nervo hydropis topici vel saccati oriatur, non absimili modo , ac post indurationes quasvis alias in aliis corporis partibus evenit, ut inde frequentissima hydropis diversi origo sit repetenda. »

(Alexander, I. c.)

(50) De phœnomenis sectionem nervorum comitantibus legatur. Arnemann, Versuche über die Regeneration an lebenden Thieren., 1787, 1 B.

(31) Horn, Archiv. f. med. Erf., 5B,, 2 I., p. 506.

MALADIES

mêmes , enfrainent après elles l’anesthés sie, la paralysie, ou, si la membrane extérieure du nerf vient à se rompre, des ulcères de mauvaise nature, extrême ment douloureux. On s'oppose à la formation de la tumeur, si l’on attaque sans tarder la névrite par les moyens antiphlogistiques, et surtout par les évacua-.

tions sanguines. La tumeur une fois for-mée, il faut employer contre elle les:

frictions mercurielles, et, si ce moyen n& réussissait pas, les bains sulfureux, que nous avons vu amener des résultats heu— reux, Si la tumeur résiste à ces moyens, il faut avoir recours à l'emploi du feu ou du bistouri.

6. Vices de conformation. — Mais pour que l’on n’accorde pas trop à um travail inflammatoire antérieur les phénomènes morbides qui se passent dans les nerfs, il faut que nous exposions quelques-uns des vices de conformaiion des nerfs. Ce ne sont guère que les mons:

tres (32), (ettrès-rarement à l’origine des nerfs), qui présentent ces vices de conformation (33). Mais au-dessous de ce point, les nerfs présentent souvent des anomalies sous le rapport de leur situation (34), de leur quantité (35), de leu volume {36), de leur grosseur (37). Or:

toutes ces anomalies ne peuvent exister sans que nécessairement la santé n’en soi altérée. Sous le rapport du tempérament] il paraîtrait que chez les hommes colé:

riques, les nerfs sont plus petits, mais plus fermes que chez les autres (38). Le:

(52) Clarke in Philosoph. transact..

1793, p. 154-164. — Klinkcsch, Progri quo sect. et demonstrat. indicit., etc:

Prag., 1766.

(55) Soemmering, 1. c., p. 105, $ 126:

(54) Hildebrand dans Blumenbach med!

Bibl.,3 B., p. 157.

(35) Neubauer, Descript. anat. nervy:

cardiac., 1712, sect. 1, pract.,. ps. 10] « Quam ingens , ait, ut discrimen, quoc quotidie observamus, quoad crassitiem vel diametrum unius ejusdemque nervi modo ex majori, modo ex minori tubur lorum seu fibrarum numero conflati unde cadavera quædam adeo nervosa (s:

ita dicere licet) inveniuntur, ut non du:

plex sed triplex ramorum copia, in ratione ad alia cadavera oculo perquirent ubique sese objiciat. »

(56) Soemmering, Hirnlebhre, p. 4105, { 426.— Laumonier, Journ. de med, J. 93:

(57) Morgagni, Op. c., epist. zxrx, $ 2!

(38) Diss. de natura cholericorum, sivi

DU SYSTÈME NERVEUX

erfs qui sont peu alimentés par les arres, et qui sont secs pour cette raison, erdent la faculté de conduire la sensiilité(39). De là peut-être l’insensibilité es vieillards (40), et la sensibilité des afants (41).

$ VI. Pronostic. Traitement.

1. Pronostic.— Les maladies des nerfs éciaux ne présentent pas de pronostic énéral. Le danger dont elles s’accomagnent, et leur terminaison , dépendent ‘un grand nombre de circonstances, les par exemple que l’usaige du nerf alade, l'importance des parties où il > rend , sa situation plus ou moins pronde , la nature de la maladie , l’âge, la onstitution du malade (42), et la vionce de la douleur. Les maladies du erf intercostal sont très-graves, en ce

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e vita, sanitate, morbis, et morib. illoim, quib. temperament. choler. trib.

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