‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 124 sur 261 · Vien., 1775, p. 19. — Soemmering · texte numérisé non relu

Vien., 1775, p. 19. — Soemmering

(39) Soemmering, Ub. d. saft., p.18.

(40) Haller a écrit : « In vetulis, nervi rrugantur et tacti cultro analomico duores reperiuntur. » — Seiler ajoute :

Vix enim quid aliud in communi, qua nile corpus preraitur, succorum paucite potest expectari (Anat. corp. hum.

en. spec. Erl., 1707, p. 117). — Schreer à trouvé: «non vaginas modo nerorum , maximi ischiadici et sacralium gidiores, et aquula illa quæ alias ipsis iesse solet, multo parciore perfusas....»

- Lucæ affirme ce qui suit : « Quotiesumque corpus senile ad nervos arteriaam éxplorandos incidebam, pauciores emper inveni, quam in juniorum cerpobus. s (Obs. anat. circa nerv. arter.

deunies et comitantes. Francf., 1810, 42).

(A)« Quando nervus in corporibus innmtum (nam in his optime demonstrari ossunt) per injectionem coloratur et omia interstitia inter primum et secundum ivolucrum etiam inveniuntur plena, his blatis invenitur materia inter fibrillas, ecundo involucro contentas, adeo ut degantur vasa injectam materiam acciientia, quæ pertingunt ad fibras ulti- 1as. » Ruysch v. Boerhaave, De morb.

erv. Lugd. Bat., 4761.)

(42) Dans les maladies des nerfs, com- 1e dans les autres maladies, nous attenons beaucoup, du moins chez les indiidus jeunes et bien constitués, des fores médicatrices de la nature. — Brugiapn (l.ç., p. 54) nous apprend en ef

qu’elles s’'accompagnent (43) d’une douleur profonde , qui ne ressemble en rien à celle qui dépend de l'inflammation des parties extérieures , de palpitations et de tendance aux lipothymies convulsives.

Quant aux névralgies et aux douleurs en général, nous engageons bien les médecins à ne jamais juger la violence de la douleur, soit d’après les cris du malade, soit d’après ses contorsions et ses larmes.

Non-seulement en effet quelques malades simulent la douleur, mais d’autres la supportent en silence, même quand elle est excessive, tandis qu'au contraire quel-

ques-uns souffrent avec la plus grande

impatience (44) la douleur la plus légère. Mais les remarques qui s’appliquent aux adultes n’ont plus la même valeur quand il s’agit des enfants. La douleur, chez ces derniers, se reconnaît généralement à leurs cris , à leurs contorsions, à leurs larines, à la pâleur et à la rougeur de la face. Une douleur trèsvive, qui ne s'accompagne ni de cris, ni de larmes , est très-dangereuse , el vice versa (45). La cessation subite de la douleur n’est pas non plus d’un heureux augure ; elle indique , en effet, surtout dans la névrose et dans les autres inflammations, la terminaison par gangrène ou par un épanchement de sérosité. Mais comme ce n’est pas le lieu de parler des :

douleurs en général, puisque ce sujet

fet : « fibras nerveas rescissas de novo generari »; mais d’où tirent leur origine ces nouvelles fibres nerveuses? c'est ce que l’on n'a pas encore pu découvrir.

Cependant ilest à peu près certain qu'elles ne proviennent pas de grosses branches nerveuses qui ont été coupées, Beaucoup de circonstances au contraire seMæ bleraient faire croire que ce sont les plus petits rameaux qui donnent lieu à cette régénération.

(43) Hallé , Réflex. sur le Traité des glandes de Bordeu, p. 11.

(44) Lisez l’art. Cri, Percy, Dict. de sciences médicales, vol. vit, p. 554-565.

(45) Sile malade crie, s’il exhale, si, comme le dit Montaigne, il évapore sa douleur, ces effets sont presque nuls et les impressions simplement fugitives ; chaque cri, qui consiste en une profonde inspiration suivie d'une expiration précipitée et entrecoupée, dilate, détend tout ce que la douleur a serré, empêche les congestions, facilite le cours du sang dans les poumons, dégage Je cœur, etç... Percy, 1, ç., p. 959.

appartient à la pathologie et surtout à la séméiotique, il nous sufhra de citer les auteurs qui ont éclairé ce point äe pathologie. Tels sont : Portius (46), Zwinger (47), Bacher (48), Raudemius (49), Gabelhofer (50), Kaulung (51), Plater (52), Vuverzagt (53), Mueller (54), Sebiz (55), Bredenbeck (56), Lockemans (57), M. Hoffmann (58), Schrader (59), Wynsott (60), Vater (61), Ortlob (62), Bayle (63), F. Hoffmann (64), Lejeune (65), Detharding (66), Ziegler (67), Monteith (68), Rudolf (69), Alberti (70), Stahl (71), Gesner (72), Volckamer (73),

(46) Diss. de dolore. Florent., 1551.

(47) Diss. de dolore. Basil., 1583.

(48) Conclus, med. et chir. de dol. in gen. ejusque causis, speciebus, cura.

Basil., 1595.

(49) Diss. de dolore. Jen., 1596.

(50) Diss. de dolore, ejusq. causis et remed. Bas., 1596.

(51) Diss. de dolore. Basil., 1598.

res De doloribus, lib. 11. Francf.,

(55) Diss. de dolore. Helmst., 1617.

(54) Diss. med. doloris consideratio.

Tüb., 1626.

(55) Diss. de dolore. Argent., 1652.

(56) Diss. de dolore. Lugd. Batav.,

(57) Diss.

(58) Diss. inaug. de dol. resp. Zollikofer. Altd., 1682.

(59) Diss. de dolore. Helmst., 1683.

(60) Diss. de doloribus in genere.Heid.,

(61) Diss. sistens rat. et curat. dol.

Vit., 1695.

(62) Diss. de fame, siti et dolore. Lips.,

(63) Diss. nova de consuetud. volupt.

et dol. Tolos., 1700.

(64) Compend. et clin. prax. dolor.

cum cautel. Hal., 4706. Diss. de dolore resp. Ludolf. Hal., 1730.

(65) Diss. de dolor. in genere. Harderov., 4716.

(66) Ethica dolorum 2. Rost., 1722.

(67) Diss. de nat. et cura dolor. Lugd.

Batay., 1722.

(68) Diss. de dolore. Edinb., 1726.

(69) Diss. de doloribus. H., 1750.

(10) Diss.. de doloribus. Hal., 1720.

Diss. therapia per dolores. Hal., 1750.

(71) Diss. dolorum generis et indolis.

Erf., 1751.

(72) Diss. de dolore. Basil., 1733. |

(75) Diss. de dolore doloris remedio, Alt., 1759,

de dolore. Lugd. Batav.,

La :

MALADIES

Adolphus (74, Gericke (75), Isez (76)] Marteau (77), Scrinei (78), Hecht (79).

Schulze (80), Hamberger (81), Fuerste:

nau (82), Junker (83), Sauvages (84), Ni colai (85), Aurivillius (86), Buechnez (87), Dimstalle (88), Panzer (89), Sas sard (90), Moore (91), Youny (92), Gosse (93), Luther (94), Petit (95), Platner (96) Bilon (97), Bitzius (98), Sarazin (99)

(74) Diss. de dolore. Lugd, Batav.

(75) Diss. de dolorum utilitatibus e mechanicis causis deductis. Helmst.

(76) An dolor a soluta unitate morbus:

negat. quæst. med. inaug. præs. Laun Ferret. Par., 174.

(77) An unum a præcipuis symptoma tibus in oper. chir. mitigandum dolox qu. inaug. præs. S.-F. Couthier. Paris:

(78) Diss. de doloribus in genere.Prag:

(79) Theoria dolorum eorumque cura tio in genere. Lugd. Bat., 1747.

(80) Diss. de spasmo dolorifico sæpiui remedio quam morbo. Hal., 4749.

(81) Diss. de dolore. Jen,., 1750.

(82) Diss. de doloribus.

(83) De doloribus eorumque eausis ge neratim. Hal., 1755. Diss. de utilitate d.

lor. Hal., 1756.

(84) Theoria doloris. Monsp., 1757.

(85\ Diss. de dolore in genere. Jen:

(86) Diss. de doloribus. Upsal., 476!

(87) Diss. de salut. et nox. dol. effec Hal., 1768.

(88) Diss. de dolore. Edinb., 1771.

(89) Diss. de dolore. Alt., 1777.

(90) Essai et diss. sur un moyen à er ployer avant quelques opérations pour « diminuer la douleur. V. Esprit des journ 4781,

(94) Method of preventing or dimini hing pain in several operations of surger Lond., 1784.

(92) Diss. de doloris theoria. Lovan 1787. |

(93) De doloris therapia. Lovan., 178

(94) De morb. dolorif. eorumque m dela. Erf., 1788.

(95) Discours sur la douleur. ;:Lyo:

an. 7.

(96) Diss. de dolore, Lips., 4792.

(98) Versuch e. Theorie d. Schme zens. Berl., 1803.

(99) Diss. sur la douieur. Paris, an,

DU SYSTÈME NERVEUX

lojon: (100) et Renauldin (1). — L'on eut juger, d’après cette multitude d’aueurs, combien l'étude de la douleur a té considérée comme importante par les iédecins de toutes les nations et de putes les époques.

2. Traitement. — Le traitement des ialadies des nerfs. spéciaux se tire du raitement général des maladies du sysème nerveux (2), du traitement particuer des imaladies du cerveau et de la ioelle épinière , et enfin de celui que ous conseillerons bientôt contre les néralgies faciales et sciatiques. Comme les évralgies peuvent dépendre de causes ifférentes , de même elles réclament un raitement différent. Cependant , il est on d’avoir sous les yeux quelques préeptes généraux relativement à la néralgie et à la névrite (3). Le premier de es précéptes consiste à avoir recours (4) la saignée ou au moins à une évacuaon sanguine locale , dans tous les cas ü la cause de la maladie ne peut être nlevée directement, et surtout dans ie as où la maladie est récente et le maide jeune. Il faut en outre, autant ue faire se peut, donner à la partie dont e nerf est affecté une position telle wil n’y aborde que la plus petite quanté de sang possible. Pour arriver à ce ut, et pour diminuer, les douleurs réultant des opérations chirurgicales , on proposé (5) la compression à l'aide du ourniquet de l'artère qui se rend à la

(100) Sull’ utilita del dolore. Genova,

(4) Dict. des sciences méd., t. x, p.

(2) P. 1, vol. 1, sect. 1, cap. 1, $ 4. ‘(3) « Différentes observations semblent evoir faire conclure que dans la névralie il existe une cause matérielle d'irriation fixée sur le nerf; que cette cause ’est pas la même dans tous les cas, et qu’ainsi il faut la connaître pour établir m traitement éfficace. » (Pinel, Nosogr.

hilos , vol. 111, 5° édit. 1807, p. 162.)

(4) On a accusé, avec raison, nos prélëcesseurs d’avoir été trop prodigues de ang dans le traitement des affections ouloureuses ; ne pourrait-on pas réproher à nos contemporains d’en être trop vares? (Renauldin, 1. c., p. 223).

(5) Bringston dans Duncan, Annals of ned. for, 1801, p. 3115. V. Abh. f. pr.

rerzte, 20 B., p. 509. — Moore, |. c. Cfr.

11, vol. };, sect. 1; C; H;, $ X1J; 2,

partie malade. Parmi les moyens propres à modérer l’afflux du sang dans les diverses régions, l’on peut ranger encore l’application du froid. La digitale pourprée ayant la propriété de ralentir la circulation et d’exciter en même temps l'action des vaisseaux lymphatiques (6), est indiquée sous plusieurs rapports dans la névralgie , et surtout dans la névrite. Ce moyen est en effet très-propre à dissiper

. plusieurs des lésions que l'inflammation

laisse à sa suite; tel est, par exemple, l’épanchement qui se fait entre les enveloppes des nerfs, C’est dans le but de

remplir cette même indication que l’on

peut avoir recours à la douce-amère, aux fleurs d’arpica , à la salsepareille, et surtout au mereure. On peut joindre aussi à ces moyens l'emploi des cautères, soit à l’aide des caustiqués, soit à l’aide du feu, qui dissipent souvent la douleur par la douleur même qu’ils déterminent. S'il reste de l’induration sur le nerf, il faut avoir recours aux bains tièdes et aux autres moyens émollients (7). Les narcotiques engourdissent la sensibilité du nerf affecté ; mais on doit en varier le choix suivant les différents nerfs (8) ; et, autant qu'il est possible, il faut les appliquer dans le voisinage du nerf malade. L’opium détruit la faculté de sentir dans les nerfs qui président à la sensibilité générale des organes intérieurs. Néanmoins, il faut toujours chercher de préférence à chasser la cause qui agit sur le nerf, que d'empêcher seulement que la présence de cette cause ne soit perçue. Aussi, dans le cas où un nerf aurait à souffrir de la présence d’une exostose vénérienne, de celle d'une glande lymphatique affectée de

(6) Les auteurs qui ont démontré la présence des vaisseaux {ymphatiques dans les nerfs, sont : Carr, Epist. med, Lond., 1691, p. 6. -- Valsalva, De aure baun. Traj. ad Rhen., 1787, p. 60. — Nuck, De ductu salivali nov. et ductibus ocul. aquos. Lugd. Bat., 1685, fig. 8. — Martin, Inst. ner. Ed. alt. Holn. et Lips., 1781, p. 55. — Mascagni, Vasor.

Iymphat. c. h. historia et ichnogr. sien., 1787, tab. vi, fie.,2,,5; tabs ee, 5; tab. xix. — Plenk, Hygrologie. Wien., 1795, p. 34. — Reil, Exercit. anat., p.

135, 21. — Fragonards, Mém. de la soc.

méd. d'émulat., p. 442. — Soemmering, Ub. d. saft., p. &1,.5q.

CPP MIS VOIE, SCT. 1 CHA U, 53, 54.

scrofules , de la présence d’une certaine quantité de sang qui se serait épauchée par suile de la faiblesse des vaisseaux entre la pulpe nerveuse et le névrilème, il faudrait avoir recours aux moyens anti-syphilitiques, aux anti-scrofuleux, aux toniques, etc., plutôt qu'aux médicaments désignés sous le nom de nervins.

Dès lors, on comprendra pourquoi les médicaments qui expulsent les saburres, la bile, les vers, les calculs, et enfin pourquoi les opérations chirurgicales qui -enlèvent les causes locales d'irritation, dissipent souvent les maladies nerveuses.

Le moyen le plus puissant que fournisse la chirurgie, est la section ou l'extirpation du nerf malade. Lorsque les nerfs ont perdu la faculté de sentir, il faut avoir recours à l'électricité, au magnétisme animal et aux remèdes alcalins.

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