Limites du sujet et bibliographie
— La maladie dont nous venons de donner la définition relativement aux extrémilés supérieures, a à peine fixé l’attention des médecins; mais, relativement aux extrémités inférieures, elle a jusqu'ici servi de type à la maladie sous le nom de coxagra, dolor coxendicus, ischiadis, malum ischiaticum. Les névralgies sciatique et crurale nous paraissent être des maladies particulières. Telle est, en effet, notre opinion que, de même que la névralgie faciale est distinguée des maladies de l’antre d'Hygmore, de l'articulation de la mâchoire inférieure, des muscles de la face, des parotides, etc. ; de même la névralgie et la névrite sciatique et crurale doivent être distinguées des maladies de l'articulation coxo-fémorale, du fascia-lata, des muscles de la cuisse, etc. Tous les auteurs qui jusqu'ici ont écrit sur la maladie sciatique ayant embrassé toutes les maladies des organes que nous venons d’énumérer, il s'ensuit que cette bibliographie générale nese rapporte pas à notre sujet; nous n’y rapporterons que les ouvrages sur la sciatique nerveuse : tels sont ceux de Cotugno(58), Koelpin (59), Lentin (60), Barthez (61), S.-G. Vogel (62), Falconer (*) et Marcet (63).
(57) Siebold, Historia systematis salivalis. Jen., 1797, p. 158.
(58) De ischiatide nerv. commentar.
Nesp., 1780. .
(59) Med. prakt. Bemerk., 4 heft.
(60) Beobachtung einiger krankh., p.
(61) Abhandlung über die Gichtkrankheiten. À. d.fr. Berl., 1805, 2 th., p. 79.
(62) Handbuch der prakt. Arzneywissenschaft., 2 th., 2 aufl,, p. 154, :
MALADIES
S II. Symptômes. Autopsie des cadavres.
1. Névralgie cubitale. — Dans la névralgie cubitale dont nous avons observé trois exemples remarquables (64), la douleur se manifeste sous l’aisselle, et le plus souvent ne s'étend que jusqu’au coude.
Cependant eile se propage quelquelois jusqu’à la main, qui devient engourdie.
L’engourdissement affecte surtout les doigts auriculaire et annulaire, et même le pouce, qu'il est difhcile de porter dans l’adduction. Bien plus, on a quelquefois observé que la douleur née dans le pouce remonte vers le bras. En général, les douleurs les plus vives se font sentir dans le milieu de l’espace compris entre l’aisselle et le coude, point sensible à la pression. Elle estle plus souvent périodique, s’exaspère surtout la nuit et chasse le sommeil. Le malade, pendant le paroxysme de la douleur, soulève son bras, comprime avec la main saine la main engourdie ,et manifeste une anxiété qu’il serait difficile d'exprimer par des paroles. Les affections accidentelles de l’âme déterminent tout-à-coup des paroxysmes de douleur, ou rendent les paroxysmes ordinaires plus violents. Les variations brusques de l’atmosphère agissent de la même manière. La température du bras malade,lorsque Paffection est récente, est évidemment augmentée (66). Lorsque la maladie est ancienne, le bras s’atrophie et la peau de la paume de la main se ride (67).