‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 14 sur 261 · Après les hémorrhagies, le choléra, etç · texte numérisé non relu

Après les hémorrhagies, le choléra, etç

Frank. TOM, Its

(34), les vers (3b), les blessures (36), la suppression des règles (37) et d’un ptyalisme (38), la grossesse (39), une goutte rétrocédée (40), le rétrécissement des carotides (41) et l’hypertrophie du plexus solaire et du nerf grand sympathique (42). Quelquefois la cause du cataphora ne peut pas être découverte (43).

4. Diagnostic. — Le cataphora primitif doit être distingué du sommeil simulé (44), du somnambulisme , de la lipothymie et de l’asphyxie (*). Dans le premier cas, l’ammoniaque pure présentée aux narines, et le cautère actuel approché de la peau sont des moyens certains d'épreuve. Quant à la nature du cataphora, l’étude de ses causes permetfra au moins de la conjecturer.

emmener mms qmncncg

(54) Hartmann, Diss. de somno præternat. Hal., 1686, p. 5.

(35) Paullin, Lanc. satur. obs. select.,

ec. 1, 0bS. 1. — Johnston, Idea universal, prax. med., lib. vur, t. 1, cap: vni, art. 5. — J.-P. Frank, L c.

(56) A la suite d’une plaie faite avec des ciseaux au-dessus de l'orbite et qui paraissait d’abord légère , une jeune fille tomba dansun état de somnolence (Gooch, Med. and chir. observ. an appendix to a former publicat. Lond., 1775, p. 266). .

(57) Michel, 1. c. Ephemerid, méd, de Montpellier, t. 1x, pe: fi

(38) Macleod, Zwey Fælle von Schlaf-

sucht, die nach der plœtzlichen Unter-

drückung vom Speichelfluss entstanden.

Tiré du London medical and physical journal dans Horn’s Archiv, 1826, Sept., Octobr., p. 337.

(39) Hinze dans Stark’s Archiv, 6 B., p. 178. — J'ai vu des femmes enceintes dormir dix-huit heures sur les vingt-qua tre.

(40) Fr. Hoffmann, 1. c., obs. 6.

(41) Portal, Cours d’anatomie médi.« cale, 1 vol., p. 21.

(42) Bischoff, 1. c., p. 292 et suivant.

(43) Philosopir. transact., I. e.

(44) Van Swieten, L c.;, p. 1049, en rapporte plusieurs cas. V, Krügelstein, Erfahrangen über die Verstellungskunst in Krankheiten. Leipz., 1828, p. 28.

(") Le carus par le froid, dont Sauvages reconnait l'existence, se fondant sur l'autorité de Montaut (synopsis) et de Bo« relli (letharzus ingens., cent. 1, obs. 52), et que l’on veut prouver encore par l’exémple de l’armée française durant le cruel hiver où elle se retira de Moscou suivie par les Russes, n’est fondé que sur la confusion de l’asphyxie avec le ça« taphora,

ce

5. Pronostic. — Le cataphora primitif se termine en général heureusement, mais sans empêcher qu’on n’ait à en redouter la récidive (45), par l’arrivée d’un épistaxis (46), d’une surdité (47), de maladies cutanées (48), de parotides (49), d’une métastase surtout vers les pieds (50). Il disparait quelquefois tout seul (51), il peut laisser après lui une amnésie (52), ou bien être l'avant-coureur de la manie (53), ou de la phthisie pulmonaire (54).

6. Traitement. — On a recommandé pour le traitement du cataphora, en se conformant aux indications données au sujet de l’apoplexie, la saignée générale (55), les ventouses scariñées (56), les sinapismes (57), les vésicatoires (58), la

RSS

(45) Philos. transact., MC

(46) Lancisi, Ouv. c., p. 100.

(47) Zacut. Lusitanus, Ouv. c., observ. 15. -

(48) Act, nat. cur., vol. v, obs. 87. — Pelargus , Ouv. c., 5 B., p. 77.

(49) Le Comte, An parotis unice lethargi vindex. Paris, 1696.

(50) Commerc. literar. Norimb., 1752, p. 46.

(51) Schenck, lib. r, obs. 5, ext. de Variola. — Müller, 1. c.

(52) V. chap. xvur, $ xxx, No. 4 (10) (éd. de Leyps.) où on trouvera une observation tout-à-fait surprenante d’une maladie qui a rapport à notre sujet.

(53) Chap. xxv.

(54) « Qui vero ex lethargicis servan-

tur, plerumque pectore suppurati fiunt.»

Hippocrate, Prænot. Goac. , 1. c. Cet aphorisme est entièrement confirmé par Je malade de Bischoff.

(55) Alex. de Tralles, 1. ©. — Hardouin, Ergo lethargicis phlebotomia. Paris, 4599. — Fesquet, Ergo cataphora venæsectionem expostulat. Monspel., 1659.— Vogel, Epist. de comate sanguineo, arter. temporal. sectione sanato.

Gœtt., 4775. v. Behrends dans Hufeland’s Journal der pr. Heilk., 2 B., 2 St., p. 7.

(56) Aretée, Curat. acut., lib. 1, cap.

2, — Paul d’Egine, 1. c.

(57) Celse, Aretée, Paul d’Egine.

(58) Si la face est rouge aux cuisses (Paul d’Egine, I. c.), autrement à la nuque (Sydenham, Opusc., p. 281), ou sur

Ja tête préalablement rasée (Bonet, I, ç.,

app. 8).

MALADIES

cautérisation (59), l’urtication (60), les frictions (61), les substances odoriférantes (62), les errhins (63), l’arrachement des cheveux (64), les secousses (65), l’irrigation avec de l’eau froide (66), l’instillation de ce liquide dans la bouche (67), les fomentations (68), les lavements (69), les purgatifs (70), les vomitifs (71), les acides végétaux (72), le café (73), l’ammoniaque (74), le castoréum (75),

(59) Au cou (Rhodius, lib. 1, obs. 56), derrière les oreilles (Zacutus Lusitanus, Prax. histor., lib. vu, obs. 4).

(60) Aretée, 1. c. — Selti dans Brugna-

- telli, Biblioteca fisica, t. 1.

(61) Cæl. Aurel., 1. c. Surtout le long de la colonne vertébrale. J'ai aussi appliaué avec avantage un emplâtre irritant en cet endroit,

(62) Asclepiades dans, Cæl, Aurel., ls

(65) Alex. de Tralles, Paul d’Egine.

(64) Paul d’Egine, I. c.

(65) Dietericus (Jatr. Hippocrat., p.

709) rapporte d’après Avicenne l’histoire fort plaisante d’un fou qu’on fit coucher avec un léthargique. Le premier s’endormit de fatigue à force de frapper le second, et celui-ci s’éveilla et guérit. v.

dans Horace, liv. r, sat. 5, l’histoire de cet avare tombé en léthargie, qui fut réveillé par le bruit de son or que ses héritiers se partageaient.

(66) Celse, I. c.

(67) Fr. Hoffmann, 1. c., obs. 6.

(C8) Themison dans Cæl. Aurel.,p. 95.

— Bourbon Lamy dans Journal de médecine, t. xvn1, p. 64. v. Sammil. auserl. Abl. f. pr. Aerzte, 21 B., 4 St., p.

(69) Sydenham, 1.c.— Fr. Hoffmann, 1. c. — Rivière, Obs., cent. 1v, No. 98.

(70) Themison dans Cæl. Aurel. J’en aifobtenu d'excellents effets.

(71) Excepté l’empoisonnement, cas dans lequel la solution de sulfate de zinc constitue le meilleur vomitif, le tartre émétique même, à doses réfractées, est un remède efficace dans les affections soporeuses.

(72) Is sont indiqués surtout dans le narcotisme, pendant la période d’excitation, Le vinaigre et le jus de citron l'emportent sur les autres acides.

(75) Dans le même cas, mais au début de la période d’affaissement,

(74) Dans les cas de prostration extrême, On l’administre sous la forme de sel de corne de cerf.

(75) Surtout dans le çataphora des hys-

DU SYSTÈME NERVEUM

l'opium (76), le galvanisme (77), l’aimant (78), une position convenable (79), enfin d'autres moyens absurdes (80).

Page 1