Bang, I. c
(35) Abrahamson in Meckel’s N, arch. 1 B., 5 st,, n, 588.
DU SYSTÈME NÉRVEUX.
ladies antérieures (36), la suppression de la gale (37), la saignée (38), la vieillesse (39), les vers (40), l’opium (41), le tabac (42), et surtout les vapeurs de plomb et de mercure (43).
$ IIT. Diagnostic.
1. Distinction. — Il est inutile de dire que nousne ferons l'histoire que du trembiement idiopathique et non du tremblement symptomatique. Enfin il a déjà été largement question du tremblement
symptomatique aux articles de la fièvre
(36) Telles que les fièvres supprimées (Commerc. lit. Norimb., 4732, p. 565, et Edimb. Versuche , 2 B., n. 25).
(37) Lentin, Beytrage, p. 104.
(38) Tulpius, Obs., 1. 1, c. 23, assure avoir observé le tremblement du pouce et du bras chez un forgeron après la saignée ; — vraisemblablement par la lésion des nerfs. Bonnet, cent. 11, obs. 45 (observation semblable).
(39) Lentin, Miscell., vol. n1, p. 516.
(40) Act. nat. cur., vol. 1, p. 145, 1x, obs. 28. Bonet, Sepul., t. 1, p. 6, obs.
446. « In Marca anconitana au. 1571, epidemia grassabatur (tremor vertiginosus), cum cephalalgia quasi perterebrante, tremore convulsivo, vertigine per paroxysmos redeuntibus et intra paucos dies occidentibus. Nulla profuere remedia, inventum est in cerebro animal vermiforme, rubrum, digito longius, ore acuto, collo piloso, vivum, latens in cerebri sinubus. »
(M) Grant in the London medical journal, vol. vi, p. 4. V. Abh.f. pr.
Aerzte, 11 B., p. 75.
(42) Quelqu'un m’a prouvé que les ouvriers des manufactures de tabac sont sujets au tremblement.
(43) Salmuth, cent. ur, obs. 59. Riedlin-Lin. med., 1695, p.19. Welsch, dec.
an, curat. 4. Bonet in Sepulchreto, 1. 7, sect. 14, obs. 17, et les notes de celte section qui sont, dignes d’être lues. Act. nat, cur., vol. v, obs. 446. Haen, Rat. med., P.uu, p.209, 1v, p. 251. Mauduyt v. Fourcroy, Méd. éclairée, t. 1. Mérat, Journ.
de méd. continué, vol. vin, p.391. Beob.
üb. d. schædl, Wirk. d. Quecksilberdünsie und bes. das zittern der gliedmassen, welche mit jen. Metalle umgehende arbeiter unterworf. sind. Vom prof. Prochaska aus d. schrifil, Nachlass d. Dr.
Werboeck du Chateau, ehemals arzt in Prag. v. Med. Jahrbücher des K. K, Oes-
ter, Staates, Wien,, 2 B., 1814.
intermittente (44), typhoïde (45), et gastrique (46), des exanthèmes malins (47), et surtout de l'encéphalite avec tremblement (48). Nous ajouterons seulement qu’il faut distinguer le tremblement habituel des buveurs et des vieillards, en ce sens qu’il est accidentel, de celui qui provient de la maladie elle-même. Le diagnostic du tremblement idiopathique est établi sur l’autopsie. Toutefois, nous savons que le tremblement à été confondu avec la chorée et la paralysie incomplète. Les pathologistes distinguent le tremblement de la palpitation, en ce que, dans celle-ci, un ou deux muscles et non tout le membre sont en mouvement (49).
D'un autre côté, ils reconnaissent les soubresauts des tendons (50) pour une espèce de tremblement.
2. Caractère. — Quant au caractère du tremblement, outre les causes traumatiques, les diathèses mflammatoire, rhumatismale, arthritique, gastrique, atonique et nerveuse, influent beaucoup sur son développement, en attaquant {antôtle cerveau, tantôt la moelle épinière, tantôt les nerfs en particulier, et tantôt enfin tout le système nerveux.
3. Tremblement inflammatoire.—Le tremblement dû à la diathèse inflammatoire est dans la première période d’origine encéphalique : plus tard, en effet, la colonne vertébrale est envahie par la maladie (51). D'abord, il attaque les
(44)P. 1, vol.1,$ xn,2. Sauvages, l.c., a distingué la rigueur fébrile du tremblement, et même nié qu’ils puissent s’allier.
(45) Ibid., $ xzrx, 1.
(46) Ibid., $ zx, 5 (jusqu'au tremblement de la lèvre inférieure).
(47) P. 1, vol. 11, $ 2xv, 4.
(48) P. n, vol. 1, sect. 1, $ xrv, 6.
(49) Krauss, 1. e., thes, xxiv. La palpitation des muscles survient après l’extrême fatigue des muscles des extrémités supérieures et inférieures. Elle survient aussi dans les muscles abdominaux des hystériques, et simule les mouvements du fœtus.
(50) Sauvages, I. c.
(51) « Guido Patinus in cadavere cujus- » dam campani, qui insolito tremore fue- » rat correptus, Cum febre , hoc extincto > invenit in cerebro serum mulium subvi- » ridescens, cujus pars in medullam spi- » nalem dilapsa erat. Idem testatur Ignat.
» Thyermair; verum in vini potatoribus » hoc fere tantuni observatum est » Sau-
mains, est accompagné d’un sentiment d'ivresse et augmente par l’excès des liqueurs fermentées. Dans d’autres circonstances, il faut accuser la suppression des menstrues ou des hémorrhoïdes. On le reconnaît à la rougeur de la face et à la plénitude des artères. Le tremblement inflammatoire ou pléthorique (52) semble donner naissance au tremblement hydrocéphalique (53) et au tremblement paralytique des auteurs (54).
4. Tremblement rhumatismal et arthritique. — Le tremblement dü à la diathèse rhumatismale et arthritique, le plus souvent d’origine spinale (rachialgitis tremefaciens), se manifeste dans les extrémités inférieures et le tronc, non sans symptômes. de rachialgie et soubresauts des tendons.
5. T'remblement gastrique.—Le tremblement gastrique est établi par l’observation de Sauvages (55).
6. T'remblement par atonie. — Le tremblement dû à l’alimentation insufisante , à l’onanisme , aux maladies antérieures et à la vieillesse, peut presque toujours être rapporté à l’atonie. Cependant, ce tremblement reconnait souvent d’autres causes que l’atonie , c’est-à-dire les vices de la moelle épinière, les métastases vers différentes parties du système nerveux, et peut-être même la rigidité des tendons et des muscles chez les vieillards(56). Nous ne passerons pas non plus sous silence l’espèce de tremblement par débilité dite indirecte des personnes adonnées à la boisson; ce iremblement se manifeste surtout lorsque l'estomac est vide, et disparaît ou du moins diminue après l’ingestion d’un repas copieux et de liqueurs fermentées.