Acta mea inst. clin. Viln., t. nr
(13) On observe le clignotement chez les enfants et chez les adultes, mais surtout lorsqu'ils sont obligés de fixer un homme dont, par excès de respect, ils redoutent le regard (Bernt, 1, c., p. 30). Toutafois, il ne faudrait pas regarder lé clignote.
ment isolé comme une espèce de chorée.
(14) Le 21 février 1815, j'ai vu un enfant de sept ans qui, lorsque l’accès de chorée approchait, outre l’oscillation de Ja tête et la contraction des doigts, présentait l’oscillation des yeux.
vent se contracte, tantôt elle s'ouvre presque jusqu'aux oreilles, tantôt elle se resserre (15) comme pour déguster ou embrasser ; la face est tantôt riante , tantôt couverte de pleurs (16). Les lèvres font quelquefois saillie et toute la bouche tremble ; convulsées en haut et en bas, elles déterminent dans la figure d’innombrables grimaces (17). La tête se meut en tous sens ; elle tourne sur elle-même (18), elle se porte sur les épaules, ou s'agite avec promptitude et violence, comme un marteau mu par une machine hydraulique (19), ou se porte tellement en arrière que l’occiput touche le dos, et qu’en même temps le visage présente un aspect horrible.
4. Relativement au cou. — Le cou aussi se meut de diverses manières, tantôt en effet il est raide comme une colonne, tantôt ilse courbe sur la poitrine à l'instar du cou des oies et des cygnes, tantôt il se porte en arrière (20), tantôt sur l’un ou l’autre côté.
Em
(15) Comme chez une jeune fille de 11 ans à la clinique de Vilna, an. 1815.
(46) Félix Plater, 1, c., a noté un Cas semblable.
(47) F. Plater, 1. c.
(18) Chorea circumrotaria de Bernt. Les Misc. n. cur. in dec. in, obs. 8, p. 151, contiennent l'exemple d’une religieuse de trente ans, qui, pendant l'attaque de chorée, éprouvait une telle rétraction circumrotatoire de toute la tète, que le visage rétracté sur le dos était horrible à voir. Mon père a vu un exemple de chorée dans lequel la rotation de la tête avait dieu avec une telle rapidité, qu’on pour yait croire que la tête décrivait le cercle entier.
(49) Ce mouvement involontaire de la tète est appelé par les auteurs malleatio.
Cfr. Tulpius, Obs. med., c. xvI, p. 97.
Misc. eur. nat. dec. ut, an. 3, obs.
87, et Wichmann, Ideen z. diagnostik, 1 B., p. 295. :
(20) Un cavalier polonais de l’armée de Napoléon, âgé de trente-un ans, combattant en 4814 contre l’armée russe près de la ville de Château-Thierry, fut atteint d’une balle vers les premières verièbres dorsales, tomba de cheval et enra malade à l'hôpital de Vilna le 2 avril 1814. Un mouvement convulsif du cou fut ce qui frappa d’abord les regards. En effet, les muscles de la nuque portent fréquemment et, avec une grande force l’occiput surle dos, semblent l'y fixer et tournent toute la tête un peu à droite,
MALADIES
5. Relativement aux extrémités. — Dans les épaules, les bras, les avantbras, les doigts et leurs phalanges, se
d'où il résulte que le cou offre en avant la forme d’un arc; le larynx proémine et s'élève, la peau sous-mentale est tendue, la bouche est béante et l’espace compris entre le cartilage thyroïde et le cartilage cricoïide manifeste. Pendant que le cou est agité, le bras, entièrement étendu et dans la supination, est chassé du tronc avec une telle force, que le malade est obligé de s'appuyer sur le lit ou sur la table, puis il est de nouveau appliqué d’une manière étroite contre le tronc.
Dans le même temps, l'extrémité gauche, également tendue, mais dans la pronation, est tellement poussée vers la droite qu’elle la chasse et en saisit le coude. Outre ces convulsions qui agitent tous les membres, tous les muscles de chaque bras sont agités légèrement et secoués. La marche augmente les convulsions , de sorte que le malade est obligé de soutenir son occiput de sa main droite, quoique tremblante ; s’il ne le faisait, sa tête serait portée avec une telle violence sur le dos que le centre de gravité passant derrière ses pieds, il tomberait en arrière. Il ne peut qu'avec la plus grande peine porter à sa bouche les boissons et les aliments qu’on lui présente. Non-seulement la flexion des bras nécessaire à cette fonction est rendue difficile par une série d'extensions successives, mais la bouche elle-même, la tête étant portée en arrière, semble fuir le verre ou la cuillère. De plus, ses inspirations sont
courtes et difficiles, et il avoue que, la
bouche ouverte, il ne peut inspirer une quantité d'air suffisante. La colonne vertébrale, examinée avec soin, montrait les vertèbres supérieures du dos portées en dedans. Le battement des artères était normal. Les mouvements des muscles recevant leur action de la partie malade de la colonne vertébrale, ressemblaient à ceux qui, dans la chorée, font agir les muscles de la colonne vertébrale, de sorte que nous les considérions comme une chorée partielle et étions décidés à les traiter comme telle, Aussi appliqua t-on sur la colonne vertébrale des ventouses scarifiées qui donnèrent beaucoup de sang et à la suite desquelles la difficulté derespirer et l'agitation de la tête furent moindre. Alors deux cautères furent ouverts près des vertèbres supérieures du dos. On donnait au malade une infusion de chenopodium ambrosioïdes et de l’arnica. On lui administrait aussi de temps en temps de la digitale et du çalomel, Deux mois
DU SYSTÈME NERVEUX
passent des mouvements hors de toute croyance, et qui surpassent l’art du gesticulateur le plus exercé; quelques-uns imitent l’action de frapper des cymbales (21), ou frappent fortement avec la main sur les objets voisins pour en tirer des sons (22). Les mains sont continuellement agitées ; elles frappent l'air de coups répétés ou se meuvent comme si le malade nageait (23), ou se préparait à voler (24). Chez quelques-uns, les mains ou seulement la droite où la gauche (25) exercent le mouvement de battre ou de frapper, ou des mouvements rotatoires (26), incertains (27). Souvent même les mains obéissent à la volonté, mais im-
oo
après, l'agitation de la tête cessa, et le malade put marcher droit et respirer librement sans soutenir l’occiput avec la main, et prendre les aliments et les boissons avec plus de facilité.
(21) Comme chez la jeune fille citée plus haut.
(22) Kinder-Wood, I. c.
(23) Samml, auserl. abh., 7 B., 2 st., p. 279.
(24) En mars 1819, une jeune fille de seize ans, pléthorique, sœur d’un frère mélancolique, réglée seulement depuis plusieurs mois, portée à la solitude, à la tristesse, et affectée d’une douleur de la tête et de la nuque, fut prise de tremblements et de mouvementsanormaux des épaules et des bras, mouvements semblables à ceux des oies qui s'apprêtent à voler. Le mal revenait par accès tellement forts, que {a jeune fille, maîtresse d’eilemême, perdait l'équilibre en marchant comme si les autres parties de son corps n’obéissaient point à sa volonté. On ne put trouver aucune cause de cette affection, si ce n’est une chute sur la terre, dans laquelle l'occiput reçut une contusion. Une saignée du pied lui. fut faite à la clinique, et la maladie diminua beaucoup; puis des sangsues lui furent appliquées à la tête, et la maladie cessa immédiatement. |
(25) Chez la plupart des malades, j'ai observé que le côté gauche présentait les symptômes de chorée à un plus haut degré que le côté droit.
(26) En 1815, j'ai vu à Vilna un enfant
juif âgé de six ans dont le bras droit se mouvait continuellement en rond comme sile malade se préparait à lancer la fronde.
Mon père a observé un exemple semblable.
(27) Samml. auserl, abh., 7 B., 2 st.,
parfaitement, et si elles veulent saisir quelque chose, une tasse, par exemple, ou elles la renversent, ou ne la portent point à la bouche, mais à d’autres parties du visage(?8),desorte qu'il faut faire boire et manger le malade (29). D'autres fois, en dépit des malades, leurs mains défont leur coiffure, arrachent leurs cheveux, rejettent leurs couvertures et écorchent leur peau (30). Quelquefois, à la voix du médecin , le malade étend sa main avec célérité, mais la retire subitement, aussitôt qu’il est débarrassé de sa présence.
D'autres, malgré tous jeurs efforts, ne peuvent étendre le bras. Chez quelquesuns, on ne peut examiner Je pouls ; les pieds aussi sont continuellement en mouvement ; lorsque le malade est couché, tantôt ils se jettent à droite, tantôt à gauche, tantôt ils trépignent ou se fléchissent (31) l’un et l’autre malgré le malade jusqu’au bassin et même jusqu’à la tête (32) ; quelquefois ils marchent en dansant (33), décrivant toujours une ligne courbe, ou sautent jusqu’à déterminer une extrême fatigue ou un profond sommeil (34). Les danses de cette espèce se font tantôt en hauteur, tantôt en longueur, bien plus, quelquefois sur la tête des autres hommes (35). Quelques-uns, sur un chemin uni, lèvent alternative-
-ment l’un et l’autre pied, comme s’ils
voulaient monter un escalier ou éviter une pierre ; d’autres ne peuvent appuyer sur le talon , et dans la station , inclinent le corps de côté et d'autre; quelques-uns même marchent en boitant du pied gauche (36) ; d’autres ne peuvent faire usage de leurs pieds, agités continuellement
(28) Je l’ai vu plusieurs fois.
(29) Misc. nat. cur., dec. n, ann. 9, obs. 149, p. 244.
(50) Ce que j'ai observé chez deux jeunes filles de Vilna.
(31) Misc. nat, cur., dec. 1, an. 6, 7, p.
(32) Je l’ai vu ainsi.
(33) Kinder-Wood, I. c,
(54) Misc. nat. cur., dec. 11, an. 4, obs. 126, p. 1838.
(55) Dorfmüller, 1. c. Une jeune fille de neuf ans, pendant le paroxysme, sautait sur la tête de son père avec l’agilité d’un chat, s’apaisait, et peu après se jetait humblement aux pieds de son père déplorant son sort.
(36) Haen, Rat. med., P.1, p. 147. Tel était un enfant de sept ans que j'ai guéri en février à ma clinique.
d’un mouvement ou d’un tremblement convulsif (37). D’autres, au contraire , sont obligés de se tenir debout (28), ou de courir (39).
6. Relativement autronc.— Le tronc aussi est agité demouvementstrès-divers.
Quelquefois le malade est étendu à terre par la violence des spasmes et des convulsions; il s'incurve comme un serpent; il est ensuite relevé, puis de mouveau étendu à terre, de sorte qu’on croirait voir une carpe ou un brochet sauter sur le pavé (40) ; tantôt il est pris d’opisthotonos , tanlôt d’emprosthotonos ; tantôt il présente d’autres formes; parfois il tourne sur son axe (41), le tronc abaïssé vers les pieds ou s'appuyant sur la tête (42). Quelques-uns font la culbute (43). Quelquefois la chorée n’attaque qu’un côté du corps (44), ou du moins
(57) En 1815, Une jeune fille malade
à ma clinique marchaït avec un tel tremblement des pieds, qu’il était nécessaire que les assistants la $soutinssent pour qu’elle ne tombât pas.
(38) Chorea stataria Berntii. Thirmaierus raconte qu'un religieux , pendant son paroxysme, se tenait si fermement sur ses pieds, que le plus souvent les assistants pouvaient croire qu'il était sur une selle ou dans un lit; qu’ensuite il se levait tout-à-coup sur ses pieds et avait quelques convulsions (Consil., 1. 11, c. 42).
(39) Chorea procursiva vel festinans Berntii. Tulpius cite un homme qui courait le jour et la nuit (Obs..med., I. 1, c.
xv1, p. 56). Sagar en cite un autre qui courait malgré lui et ne pouvait ni changér la direction de sa course, ni éviter les obstacles (Syst. morb. ed. alt. Viennæ, 4763, P. 11, scelotyrbe). Bernt parle d’un domestique qui, servant à diner, courut malgré lui pendant quelques minutes autour de la table (1. c., p. 25). J'ai vu à Vienne, en 1798, une jeune fille de onze ans affectée de chorée depuis quatre ans, qui parcourait la chambre avec une telle rapidité, qu’elle donnait des vertiges aux assistants. Cette malade évitait les obstacles.
(40) Misc. nat. cur., dec. 31, an. 2, obs. 149, p. 326.
(41) Watt, 1. c. (soixante fois en une minute).
(42) Watt, |. c. (la même malade citée plus haut).
(45) Allemand, Durschbaum; français, culbute. V. Albers, I. c.
(44) Chorea sermilateralis Berntii. Des exemples, dans lesquels le côté gauche et le côté droit étaient alternativementiaf-
afflige plus un côté que l’autre (45).
7. Relativement aux parties internes. Quelquelois la langue est tellement affectée qu'elle tremble , sort de la bouche (46), vacille, balbutie et peut à peine articuler les mots, La gorge, au moment de la déglutition, est comme serrée avec un nœud, avec danger imminent de suffocation (47). Quelques-uns , pendant l’accès de chorée, ne peuvent avaler les aliments, maïs les rejettenten toussant par la bouche et les narines. La respiration est souvent difhcile, anhélante. Chez quelques-uns, l’urine et les fèces s’écheppent pendant l'accès de chorée ; bien plus, il survient quelquefois dela dysurie, detelle sorte qu’ils n’excrètent rien pendant le paroxysme, mais, le paroxysme passé, ils rendent leurs urines (48). L'intelligence des malades n’est pas non plus toujours la même; chez le plus grand nombre, l'usage des sens et de la raison est conservé, d’autres sont imbécilles ; presque tous sont portés à la colère. Dans tous les cas, ni les prières, ni les menaces, ri les reproches n’ont d'influence sur eux et ne leur causent ni mal niinquiétude (49). Les malades, pendant la durée du paroxysme, se plaignent rarement de douleur, mais d’anxiété, d’oppression de la poitrine, de céphalalgie. Le sommeil , souvent tranquille, est quelquefois troublé par des secousses, des pleurs (50)etdes songes terribles (51).
Chez un grand nombre, l'appétit se maintient (52); d'autres dévoreni (53), déchi-
fectés, sont cités par Wagner (Mise. nat.
cur., dec. 11, an. 9, p.55), et par Stalpert van der Wiel (Obs. cent. prior. Leid., 1724, p. 75), et par Pelargus, Med. Jahrgænge , 5 B.
(45) Mon père a observé une fois une chorée sévissant avec plus de force sur le côté gauche.
(46) Je l’ai observé à la clinique de Vilna.
(47) Thonerus, Obs., I. 11, p. 79. Greg.
Horst, 1. c., sect. 7, p. 119. Noire malade de 1815, avant de prendre une cuillerée d'aliments, paraissait douter si elle pourrait l’avaler,
(48) Bernt , 1. c., p. 12.
(49) Eckholdt in Epist, ad Horstium, SG
(50) La malade de la clinique en 1815.
(54) Horst, L. c., p. 412,
(52) Samml. auserl. abh., 1 B., 51st,, p. 484.
(53) De là les choses diverses ingérées
BU SYSTÈME NERVEUX
rent avec les dents (54), mordent tout ce qui se présente à eux, du bois, des cheveux, des fragments de verre, etc. Tous, même après une faim vive, et après avoir ingéré des matières alimentaires , digèrent mal, maigrissent peu à peu, pàlissent et s’émacient.
8. Cours de la maladie. — La maladie tantôt se compose de paroxysmes et d'intervalles libres survenant régulièrement ou irrégulièrement (55) ; tantôt, si on excepte un sommeil continuel, elle se manifeste spécialement lorsque le malade parle (56). Le paroxysme revient ou chaque jour, un, deux ou un plus grand nombre de fois, ou à de plus longs inter valles, comme un mois (57), et alors il dure une demi-heure, quelquefois plus et quelquefois moins. Quelques-uns, lorsque le paroxysme est terminé, si on en excepte une certaine fatigue corporelle, se portent bien et peuvent vaquer à leurs affaires; d’autres, au contraire, pendant l'intervalle de rémission, se plaignent d’une extrême lassitude des membres, sont affectés d'une sorte de relâchement des membres inférieurs (58), et sont couverts de sueur par le moindre effort.
9, Autopsie cadavérique. — Les cadavres des personnes qui ont succombé à la chorée ont offert des pseudo-membranes autour du cerveau, traces d’une in-
flammation antérieure (59), des ossifica-
en cachette par les malades et rendues ensuite par les selles et les vomissements, ont été attribuées au diable et aux sorciers. Bernt, 1. c., p. 15.
(54) Misc. N. cur., dec. 1, an. 9, obs.
(55) J. Metius rapporte l’histoire d’un enfant de onze ans dont le paroxysme revenait le jour périodiquement d’une heure à quatre, et quelquefois la nuit erratiquement (Misc. N. cur., dec. 111, an.
4, obs. 41, p. 108). Cfr. Wedel, I, c.
(56) La chorée s’est offerte à mon observation plus souvent sous la forme continue que sous la forme périodique ; aussi je m'étonne que Bernt ait dit (L. c., p. 49) qu’on ne rencontrait pas de chorée continue. Plater en cite un exemple.
(57) Casimir, Medicus v. d. period.
Krankheïten, p. 55. |
(58) Albers, L. €.
(59) Soemmering in not, 514, vers. Op.
Baillie,
tions dans la pie-mère (60), et du sérum dans le péricarde (61).
$ IL. Causes.
1. Causes prédisposantes. — Les causes prédisposantes de la chorée sont l’hérédité (62), le sexe féminin (63), Pépoque de la vie comprise entre la seconde dentilion et la puberté (64), les climats froids (65), la gracilité du corps, les études prématurées, l'éducation efféminée (66), la race juive (67), l’idiosynerasie
(60) Fargues, 1, c.
(61) Ibid.
(62) Desperrière in Samml. auserl.
abh., 45 B.,5st., p. 462 (chez deux sœurs qui, l’une et l’autre, à la première apparition des règles, étaient affectées de chorée, et dont la mère, avant d’être réglée, avait été sujette à de violentes af.
fections nerveuses. Ma pratique ne m'a fourni aucun exemple semblable), Dorfmüller, 1. c. (deux sœurs dont le père avait été affecté de la même maladie.)
… (63) Reeve, 1. e. (sur 80 malades affectés de chorée à Norwich-Hospital, on comptait 57 femmes et 25 hommes). Thilenius, Med. u, chir. Bermerk. Frankf. am.
M., 1814 (sur 24 malades, on ne comp-
tait que 4 hommes). Sur 44 de mes ma
lades, j'en ai compté 9 du sexe féminin.
{64) Quoiqu’on ne manque pas d’exeme ples de chorée de l’âge de 4 ans (J.-P.
Frank), 22 (Winier), 45 (J.-P. Frank), 50 (Powel v. Torgues, 1. ce.) et 70 (Ma son in Med. transact. publ. by the college of physic. in London, 1815, vol. v), ce pendant, d’un comman accord, on admet que cette maladie se rencontre surtout de la neuvième à la quatorzième année. D’après Thilenius (1. c.), les jeunes filles étaient affectées entre 4 et 16 ans, et les jeunes garçons entre 10 et 12 ans.
Parmi mes malades, les garçons étaient plus jeunes, les filles plus âgées. Cfr.
Schaeffer in Samml. auserl. abh., 2 B., p.
(65) La chorée se rencontre plus fréquemment en Lithuanie qu’en Lombardie et en Autriche. Dans Fespace de 14 ans, j'ai reçu à la clinique de Vilna neuf Lithuaniens affectés de cette maladie, et parmi eux deux enfants.
(66) Bernt, 1. c., p. 52. Ce qui n'est pas confirmé par mes observations, çar la plus grande partie de mes malades ap- partenait aux classes inférieures de la société.
(67) Parmi mes malades, je n'ai rencontré que deux juifs affectés de chorée;
(68), les diathèses scrofuleuse et rachitique (69).
2. Causes excitantes. — La chorée est excitée par la suppression de la transpiration (70) et de la sueur des pieds (71), par les peines de l’âme, surtout la terreur (72), le chagrin (73), quelquefois par un amour malheureux (74), par l’imagination (75) et les efforts d’irritation (76), par la guérison imprudente de la gale (77), de la teigne (78), et autres affections impétigineuses (79), par les suites des affections miliaires (80) et varioleu-
mais mon père en a rencontré un grand nombre. Et il n’est point étonnant qu'une nation accoutumée à gesticuler soit surtout sujelte à une maladie gesticulante.
(68) C'est-à-dire la singulière disposition de certains hommes qui sont fortement affectés par des choses externes fort innocentes, telles que le retentissement des pas (Misc. nat. cur., dec. 11, an. 2, obs. 149), le regard de l’homme (Ibid., dec. 1).
(69) La plupart de mes malades présentaient des traces de ces diathèses.
Mon père dit la même chose de ses malades.
(70) Ploucquet, Diss. Triga obs, med.
Tubeng., 1787. Acta mea clinica, 1. c., et plurimæ serius collect. observationes.
(71) Thilenius, I. c.
(12) Misc. nat. cur., dec. 1, an. 8; dec.
11, an. 6, p.64; dec. 81, an. 7, p. 14. Stoll, Rat. medendi, P. ii, p. 405. Une de nos malades , âgée de treize ans et fille d’un menuisier, effrayée par un masque au carnaval, fut prise de chorée trois jours après. Une autre, âgée de onze ans, au mois d’avril de la même année, effrayée par un coq qui sauta inopinément sur sa tête, fut affectée de la même maladie.
Un petit paysan, âgé de sept ans, entra en 1819 à la clinique, la maladie ayant été déterminée par la vue d’un ours.
(75) Misc. nat. cur., dec. 11, an. 5, p.
131 ; an. 2, p. 241. Pneonis et Pithagoræ exercitationes, p. 166.
(74) Bernt, 1, c., p. 55.
(75) Albers, L. c.
(76) Werlhof. v. Wichmann, I. c. Hoffengærtner üb, menschl. entwicklung, p.