‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 150 sur 261 · Duman, I ç · texte numérisé non relu

Duman, I ç

MALADIES

ses (81), par les ulcères intempestivement fermés (82), par les vers intestinaux (83) et les maladies gastriques (84), par le datura stramonium (85), par les vapeurs de plomb, de mercure, etc.(86), par la morsure d'animaux, tels que la grande mouche (87), l’araignée (88), la tarentule (89), par les lésions mécaniques, telles que la compression des pieds,

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(81) Sallaba de morb, variol. posth.

Viennæ, 1788. )

(82) Misc. nat. cur., dec. 11, an. 6, obs.

(83) Stoll, 1. c. Baldinger neues Magaz, 8 B., p. 105. Thilenius, 1. c. (sur 21 cas de chorée, 15 étaient attribuës aux vers). Chez mes malades, les vers n’existaient que par coïncidence , et dans un seul cas la chorée cessa après l'expulsion des vers. Que penser des scarabées dont parle Dorfmüller, 1. c., p. 188, qui, rendus par un enfant de neuf ans, amenèrent un soulagement dans la chorée, Je n'ose le déterminer.

(84) Brückmann , 1. c. Misc. nat. cur., dec. 17, an. 8, p. 165; dec. 1v, an. 6, T, obs. 410. Martinus, 1. ce. Thomasius, I. c.

(accuse surtout l'usage du fromage).

Strack, I. c.

(85) Comment. lit. Norimb., an, 1744, p. 14.

(86) Bernt, 1. c., 60 (!).

(87) Misc. nat. cur., dec, 1, an. 9,

(88) Comstock in Med. repository 2.

Hexade, vol. 1, n. 4. Cfr. P. 11, vol. 1, sect. 1, C. xnl, $ Lit, À (55).

(89) Nicolao Perrotti in Cornucopia sua seculo 15 edita. Baglivii, Diss. de Tarant.

Lud. Valettæ de Tarant. Rich. Mead de Tarant, opp. T. 2. « Æstivis mensibus, ait, cum maximus est calor, üt in canicularibus diebus, tarentula inter segetem repens, mordet messores et iter facientes. Etsi dolor ex morsu non major primum sit, quam forte est ex ictu apis; mox tamen locus deturbatur, livido nigro aut fusco circulo et cum inflammatione tumet. Inter paucas horas æger opprimitur, etc...» Matheis, professeur de clinique à Rome, a dernièrement confirmé que la morsure de la tarentule déterminait la somnolence et la constriction de la poitrine, mais il regarde comme une fable la chorée attribuée à la morsure de cet insecte. Lettera di Fr.Concellisi al S.

Dr. Koreff, sopra il tarantismo, etc. Roma, 1817). La même chose a été déclarée par Franc. Serao, an. 4742, et Dominicus Cirillo, 1770. (V. Transaz, filosofiche di Londra, 1770, p. 255.)

DU SYSTÈME NERVEUX

par la réflexion d’un ongle (90), par les blessures de l'œil et du cerveau (91), de la colonne vertébrale (92), par la kyÿphose du cou (93), par la difficile émission des règles (94), par la grossesse (95),

et peut-être par l'onanisme (96). Autre-

fois, on accusait la magie (97).

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(90) Misc. nat. cur., dec. 1, an. 6, 7, obs. 77. J'ai vu à Vilna un cas de chorée dans lequel la maladie paraissait avoir été déterminée par une écharde introduite sous l’ongle.

(91) Samml. auserl. abh., 5 B., p.

(92) Voy. $ xzvn, 5 (20), éd. de Leyps.

(93) J'ai cherché d’abord dans les vers la cause de la chorée de l’enfant juif dont j'ai parlé $ xuwwn, 5, (26), éd. de Leyps., mais en vain. Peu après, comme je songeais à ce malade, je me parlai ainsi dans un demi-sommeil : Ne vois-tu pas que cet enfant est rachitique ? 11 est donc probable que la kypliose comprime les nerfs brachiaux et rend leurs mouvements anormaux. Le surlendemain, j'examinai le malade avec soin et je trouvai les choses comme je les avais prévues :

je posai des cautères au cou, et le malade guérit entièrement.

(94) Samml. auserl. abh., 15 B., 5 st., p. 462. |

(95) Riedlin, Lin. med., an. 4696, p.

451. Mon père, en 1800, guérit une jeune juive de la chorée. Elle se porta parfaitement jusqu’en 1815, époque où, étant mariée , elle devint enceinte. Les règles avaient à peine cessé de couler que la chorée reparut avec une telle violence, que mon père , en cinquante ans de pratique, w’en avait pas vu d’aussi forte. La malade, quoique conservant sa raison, mais furibonde , était le jour et la nuit tourmentée par des convulsions; toute sa peau était couverte de furoncles, et çà et là d’eschares gangréneuses. Tousles secours de l’art, même la saignée, furent employés en vain; on n’espérait de salut que dans l’avortement qui survint le cinquième mois de la grossesse et fut suivi du relour à la santé.

(96) Il ne s’est présenté à mon observation qu’un seul exemple de chorée dans lequel les mœurs du malade aient été suspectes; mais généralement les onanistes sont affectés de contorsions habituelles, surtout des muscles de la face et en particulier du masséter, de sorte que la bouche vide, ils paraissent mâcher quelque chose.

(97) Dans ces siècles que l’histoire montre aveuglés par la superstition, la plu

3. Causes prochaines.— Les. causes prochaines de |a chorée, comine des autres convulsions, étaient cherchées dans la réplétion et l’inanition (98), däns l'irritation (99), dans la vibration anormale des nerfs (100) et l’obstruction (1), dans la vapeur s’échappant du sang et pénétrant dans les pores des nerfs (2), dans l’archée (3), dans l’impétuosité désordonnée du liquide nerveux, dans la fluxion des nerfs et des muscles (4), dans l'asthénie (5), dans la diminution de la sensibilité nerveuse etl’augmentation de l'irritabilité des muscles (6), dans l’excès, la diminution ou le désordre de l’influx nerveux (7), etc. Ici nous confessons notre ignorance, contents de pouvoir cher :

cher avec raison la cause efficiente de la chorée, tantôt dans l’encéphale (8), tantôt et le plus souvent dans la colonne vertébrale (9), tantôt enfin, mais plus

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part des médecins et des théologiens professaient l’opinion suivante : Si le malade exécute avec un membre entier ou avec tout le corps des contorsions et des gesticulations que personne à l’état sain»

même un mime ou un gesticulateur, ne saurait imiter, il n’y a aucun doute que dans cette tragédie le diable ne joue son rôle. Merclinus in Sylloge phys. med.

cas. incantat. adscribi solit. Norimb.,

1698. Willisius in Tract. de morb. convuls., C.. 7,.D. 401.

(98) Hippocrate, liv. vr, aph. 39.

(99) Sennertus , L. 5, P. 1, 5. 28, quEste 1, prax. 586.

(160) Eckholdt in Epist, ad Greg.

Horse” , (4) C. Piso, Obs. de colluv. et illuv.

serosæ.

(2) De med. hist. mirab., 1. vi. Marii Donati. Venet., p. 40. Greg. Horst, 1. c.

Tulpius, Obs., €. xIV, p. 55.

(5) Schola Stahlii. V. Juncker, Cons-

ect. pathol.

(4) Schola Boerhaavii. V. Samml. auserl. abh., 1 B., 35 st., p. 184.

(5) Schola Brunonis. V. Elem. med.

(6) Stark’s Handb. Z. Kenntn. u. Heil.

inn. Krankh., 2 th.

(7) Bernt, 1. c., p. 68-

(8) Par l’autopsie des cadavres. Peutêtre la seconde dentition a-t-elle ici son action (Fargues, 1. c.).

(9) Par la pathologie traumatiqué. Cfr.

& cit. 4 (20). Par la doctrine des autres maladies de la colonne vertébrale.D'après l'autorité d'Hippocrate, de Galien (Il.

cc.). On peut lire Berndit, I. c., p.17, 69.

Max. Zak. Du Man, 1. c.,et Raczkowski, 1, ç.

+ rarement, dans les plexus nerveux abdominaux (10).

$ IV. Diagnostie.

1. En général. — On peut confondre avec la chorée les contorsions ou gesticulations simulées, ou les symptômes d’autres maladies, telles que ia somniation, la manie, la maladie céréale, les tremblements et l’épilepsie ; et la confusion est d'autant plus facile, qu’il n’est pas rare que la chorée soit compliquée de ces maladies.

2. Chorée simulee. — Les mendiants et les hommes des plus basses classes de la société, ainsi que les vierges condamnées par un vœu au célibat, simulent quelquefois la chorée : ce que nous avons vu arriver, surtout en Italie, sous le prélexte de morsure de la tarentule (11).

3. Chorée et symptômes d'autres maladies. —Il arrive souvent que dans l’encéphalite (12), l’hydrocéphale (13), l'apoplexie (14), Phydrophobie (15), il se manifeste des contorsions et des gesticulations qui, tirant leur origine de maladies évidentes, ne peuvent nullement être rapportées à la chorée de Saint-Vit, du moins à la chorée essentielle (16). IL est bon aussi de rappeler que, chez des personnes prédisposées à la chorée, une maladie aiguë peut développer une chorée accidentelle, et constituer une complication particulière (17).

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