V. Haller, Bibl. med., P. 11, p
(11) Traité de l’épilepsie. Tournon,
(12) De epilepsia seu comitiali morbo lection. Bononiens, lib. 117. Venet., 1603.
(13) Exercitationes in epilepsiam. Tolos., 1617.
(14) Gemmula de epilepsia. Append ad
acem methodicorum cum spagyricis.
Genev., 1628.
(15) Prælectiones Vallisoletanæ in Hippocratem de morbo sacro. Madrit., 1631.
(16). De morbo scelesto. Aven., 1854.
(47) Tract. de epilepsia. Hal., 1634.
A. Castro (18), Schœnfeldt (19), Diemerbroeck (20),A.. Kronkland (21). Marci(22)}, Moor (23), Brescon (24), Pietsch (25), Westphal (26), Andrée (27), Mangold (28), Threful (29), Hirschel (30), Saillant (31), Tissot (32), Batt, Henning (33), Doussin Doubreueil (34), Frazer (35), Dreyssig (86),Esquirol (37). Maisonneuve
(18) Discept. posth. de epileps. Florent., 4640. |
(19) Tractat. v. de Kinderwehe, frais, hinfallen. Ingolst., 1644.
(20) Disp. xv de epilepsia. Ultra].,
(21) Liturgia montis seu disceptatio med. philos. et opt. de nat. epilepsiæ, illiusque ortu et causa. Ratisb., 1678.
(22) Opusc. med. de natura, ortu et causa epileps. Ratisb., 1678.
(23) Tract. de epilepsia et convuls.
Amstel., 4704.
(24) Traité de l’épilepsie avec sa description, ses différences, ses causes, etc.
Bordeaux, 1742.
(25) Erkl. Ursach. u. kur v. d. ohnmacht. u. convulsionen, vorn. ab. d. eigentt. fall. sucht. Hamb. u. Leipz., 1755.
(26) De epilepsia et motuum convulsivorum infantum præcipuis causis. Gryphiæ, 1765.
(27) Cases of epilepsy, hysteric fits and.
St-Vits dance. Lond., 1764.
(28) Progr. de epilepsiæ speciebus nonnullis, in ejusdem opusculis medic. phys.
Altenb., 1769.
(29) Essay on epilepsy. Lond., 1772.
(30) Gedanken, die Heiïlungsart der fallenden sucht betreffend. Berlin , 1770, Mietau, 1774.
(51) Mém. de l’acad. roy. de médec., 1779, n. 17.
(32) Traité de l’épilepsie dans ses OEuvres. Edit, Lauson, , t. vi, 1781 (traité classique).
(‘) Essai médico-pratique sur l'épilepsie. Genes.
(33) Analecta lit. epileps. spect. Lips., 1798. |
(34) De l’épilepsie en général et particulièrement de celle déterminée par des causes morales. Lips., 1798.
(35) Treatise on epilepsy. Lond., 1800.
(36) Handwoærterbuch der med, Klinik., 3 B., 2 th. Erfurt., 1817, p. 187- 598. S
(37) Dict. des sciences médic., t. xl1, p.510,
MALADIES
(38), Lullier(39), Beyerie (40) et par d’autres (41), surtout parmi ceux qui ont écrit sur les maladies des enfants (42). Nous pouvons ajouter plus de deux cents dissertations inaugurales(43) sur l’épilepsie, et presque autant de mémoires académiques (44), et des observations sans nombre. Nous rendrons compte dans cet ouvrage de ce que présentent de plus remarquable ces dissertations, mémoires et observations.
S II. Symptômes.
1. En géneral. — Nous - exposerons la symptomatologie de l’épilepsie dans l’ordre suivant (45), savoir : 1° des phénomènes qui précèdent l’évolution de Ia maladie; 2° des prodrômes de chaque paroxysme; 3° des paroxysmes, et 4° des intervalles libres.
2, Des phénomènes qui précèdent la maladie.— Sur à peu près trois cents observations que j'ai sous les yeux, parmi lesquelles quatre-vingts me sont propres, on peut conclure : que l’épilepsie attaque très-rarement les hommes qui pendant toute leur vie ont joui d’une bonne santé (46). Cette maladie atteint surtout les personnes qui ont été sujettes aux convulsions pendant le temps de la première
(38) Recherches et observations sur l'épilepsie. Paris, 1800 (opuscule digne d'attention).
(59) Propos. méd. sur l’épilepsie. Paris, 4805.
(40) Gesch. e. merkw. epilepsie unter manch.Gestaltenu.Verbindungen.Manh., 1814. ic
(A1) Diætophilus physische u. physio log. Gesch. seiner siebenjæhr. epilepsie, y. d. genesenen selbst, nebst angehængt. Beitrag. z. kœrperl.-u. seelendiætetik f, nervenschwache, Zurich., 1798. Ausführl krankengesch. e. fallsüchtigen mit d.
Rathgeb. dreyer verstorb. Aerzte.
(42) P. 1, vol. 1, $ 1x, 5.
(45) Ploucquet, Literatura med. digesta, t. 1. Tubing, 1808, art. epilepsia.
(44) Reuss , Repert. commentat. a $0cietat. litterar. editar., t. xiii. Goœtt., 1818, p. 74-101.
(45) « Imminentia epilepsiæ signa dupliciter considerari possunt : vel prout primam morbi invasionem præsagiunt, vel prout imminentem paroxysmum significant. » Riverius, Prax. med.,1l.c.
(46) Lisez Tissot, Op. c., art. 15. Des maladies qui précèdent l'épilepsie.
pu ÉYSTEMÉ NEAVEUXS
dentition (47), aux gourmes et à la teigne, aux céphalalgies, à l’hémicränie, au vertige, au délire (48), aux violentes émotions de l’âme, surtout à la colère ; à l’épistaxis (49), aux ophthalmies, à la blennorrhée des oreilles et aux bourdonnements, au bégaiement , à la tumeur des glandes sous-maxillaires, au goitre (50), à l'anxiété, aux palpitations de cœur, aux lipothymies, aux cardialgies, aux Coliques (51), à l'ictère (52), à la physconie, à la constipation, à la diarrhée, aux vers, aux fièvres intermittentes, continues, surtout typhoïdes, aux exanthèmes, surtout à la variole, aux affections morbilleuses et à la scarlatine, à la gale, à l’herpès, à l’hystérie (53), aux crampes, aux tremblements , à la paralysie (54), à la catalepsie (55), à la chorée de Saint-Guy (56), aux contusions, aux blessures, surfout de l’encéphale et de la colonne vertébrale.
3. Prodrômes des paroxysmes. — De même que l’épilepsie se développe rarement chez les hommes qui jouissent d’une bonne santé, de mème chaque paroxysme de cette maladie apparaît rarement sans être annoncé par quelque signe (57). Il y a cependant des épilepsies dont les pa-
(47) J'ai plusieurs fois confirmé cette observation.
(48) Tissot, 1. c., p. 175.
(49) Chez presque tous les enfants épileptiques.
(50) Chez un enfant de 12 ans, en 1815, à la clinique de Vilna. Cfr. Stahl, Theoria med, pathol., dec. 2, memb. 4, p.
(51) Eph. nat. cur., dec. in, an. obs. 6.
Galbelehover, cent. 1, p. 189.
(52) Horstius, Opp., vol. 11.
(55) Andrée, On hysteric fits, p. 27.
(54) G. Horst, Obs. med., 1. 1v. Libr.
rior Ulmæ, 1628, 1. 1, obs. 41. Hotz, Écob. e. hemiplegie die v. e. erkült.
herkam,u,ine. period. epilepsie übergieng (Museum d. Heilk., 4 B., p. 279.
(55) Wepfer, De morb. capitis, obs. 495, 196, p. 575, 578. Cfr, P. ir, vol. 1, sect. 1, 6 Lxn1, 4,
(56) Chez une jeune fille de dix-huit ans, malade en 1812 à la clinique de Vilna, six mois avant l'apparition de l’épilepsie.
(57) Wedel (Epist. prax. clin., p.119) raconte qu'un homme, jouant aux dés avec sa femme, sentit l'approche du paroxysme épileptique, se retira dans sa chambre, tomba la face en pronation sur son lit et fut trouvé mort quelque temps
roxysmes se manifestent tout-à-coup, comme Ja foudre, sans signe précurseur, ce que nous enseignent les observations des autres (58)}et les nôtres(59).En général les prodrômes des paroxÿsmes sont : un sentiment de formication, tantôt sur toute la surface du corps, tantôt sur une partie seulement, sur les bras, sur le dos; lapparition de taches blanches sur le corps (60), les crampes (61), la rougeur de la face, la turgescence des vaisseaux sanguins de la tête (62), la pesanteur de la tête, des étourdissements, des douleurs obtuses, le vertige, un sommeil plus profond que d'habitude, trou-
lé par des insomnies, des concussions et des gestes particuliers (63); de l’insomnie, des visions (64), des hallucinations diverses (65), la tristesse avec tendance à la colère, la crainte (66), une sérénité inaccoutumée de l’âme (67), la perte de
après, personne ne sachant pourquoi il s'était retiré. k
(58) Henke, Handb. d. speciell. pathol., 2 B., p. 558, $ 1175 (il se trompe cependant lorsqu'il affirme que le prodrôme manque le plus souvent).
(59) Pour ne rien dire des enfants épileptiques qui rendent difficilement compte de leurs sensations, Je ne parlerai que des adultes, dont cinq parmi mes malades ne prévoyaient jamais l’arrivée du paroxysme, de sorte qu'ils ne jouissaient d'aucun moment de sécurité, soit chez eux, soit dehors. Terrible condition !!
(60) En janvier 1816, un juif de vingtcinq ans, affecté de plique, me demandait conseil contre une épilepsie dont il était affecté depuis huit ans sans cause connue, et dont le paroxysme était annoncé chaque mois par l'apparition de petites taches blanches qui couvraient tout le corps. Le paroxysme terminé, l’impetigo disparaissait pour trois semaines,
(61) Locher, Obs. pract., p. 41.
(62) Portal, Cours d’anatomie médicale.
(63) Tels que la friction des lèvres.
(Dreyssig, L. e., p. 192.)
(64) Godart dans le Journ. de méd., t. Xi, p. 595 (objets apparaissant plus grands qu'ils ne le sont). Portius, Med.
consider. (une femme pensait voir son image dans un miroir).
(65) Peiroux, Obs. med., p. 90.
(66) En 1816, à la clinique de Vilna, l'approche du paroxysme était annoncée chez une jeune fille de treize ans par une timidité particulière.
(67) Paullini, Obs. phys. med., cent, in, 0hs, 43.
la mémoire, un sentiment d'ivresse , des scintillements, les couleurs dé l'iris devant les yeux(68),couverts par un brouillard, brillants ; la cécité (69), le larmoiement, le strabisme, le bourdonnement des oreilles (70), la perception morbide des odeurs, unê saveur douce (71), l’éternuement, un flux de salive (72), la langue privée de sa volubilité habituelle, pesante, le bâillément (73); les pandiculations, les sanglots (74), anxiété, lé cauchemar (75), les palpitations de cœur, la constriction de la gorge, de la poitrine, de l’abdomen, les nausées, les vomissements (76), les borborygmes, les fèces d’une fétidité particulière, l'urine abondante, aqueuse, sanguinolente, et surtout l’aura dite épileptique, c’est-à-dire la sensation d’une vapeur froide où chaude montant d’un point quelconque du corps vers la tête, quelquefois en descendant de la tête (77), on se terminant à l’égigastre. Les points d’où l’aura tire le plus souvent $on crigine sont, d’après les observations des autres et les miennes : les extrémités supérieures (78), inférieures (79), les doigts de la main (80),
(68) Aræteus, De çaus. et sig. morb.
Abd Lil duo
(69) Eph. nat. cur., dec. u, an. 7, obs.
4614 ; dec. nr, an: 5, 6, obs. 28,
(70) Dreyssig, 1. c., p. 197.
(71) En 1815, à la clinique dé Vilna, un enfant de douze ans, sujet autrefois à la teigñe et aux épistaxis, était sans cause évidente affecté d’épilepsie ; les paroxysmes étaient annoncés par un sentiment de vertige, de l’anxiété et la perception d’une saveur douce.
(72) Le même enfant.
(75) Chez un grand nombre.
(74) Chez une servante malade, en 1798, à l'hôpital de Vienne,
(15) Forestus, 1. x, obs. 55. Cfr. P. 11, vol: 3, sect. 1, ©. x, $ xLv1, 1.
(76) Sur vingt-un épileptiques traités à la clinique de Vilna, le vomissement annonçait chez sept l'approche du paroxysme.
(77) L’aura épileptique descendant des parties supérieures avait été observée par Schelhammer in M. N.c., dec, 1, an.7, p. 974.
(78) Eph. nat. cur., cent. 4, obs. 88.
(79) Rademacher in Loder’s Journ, f.
d. chirurg., 4 B.; 1 st., p. 53.
(80) Lamotte, Chirurgic., obs. 177.
MALADIES
des pieds (81), les aines (82), les hypochondres (83), l'abdomen (84),l1es lombes (85), la colonne vertébrale (86), le sommet de la tête (87). Quel que soit le point d’où naisse l’aura épileptique, aussitôt qu’elle cesse, le paroxysme commence.
4. Paroxysme.— 1 commence , disje, le plus souvent par des plaintes, quelquefois par une exclamation (88), dont cependant le malade n’a pas conscience. La plus grande partie des ma lades est tout-à-coup renversée en ar+ rière sur le sol. Quelques-uns, cependant, font auparavant encore quelques pas (89), tournent sur eux-mêmes (90),tournent en rond (91), dansent (92), ou supportent le paroxysme entier dans la position verticale (93). Dans tous les cas, pendant la
(81) Eph. nat. cur., dec. 11, an. 1, 6bs.
(82) Bonetus, Sepulchr. anat., 1. 1, sect.
x, obs. 44.
(83) Eph, nat. cur., dec. î, an. 1; obs. 81.
(84) Godart, Journ. de méd.; t. xvint,
(85) Hellwig, Obs. phys. med, aug.
Wind., 1680, n. 56.
(86) Chez une servante de dix-sept ans malade en 1816 à la clinique de Vilna, l’aura froide montait par la colonne vertébrale. |
(87) Fernelius, Patholog., lib. v, ce. 5.
(88) En 1816, à la clinique de Vilna, une jeune fille de quinze ans, dont nous avons parlé plus haut, s’écriait : Jésus!
au commencement du paroxysme.
(89) Boot, De affect. omiss.;,. €. 6.
Schenk, Obs. med., 1. i, n. 202 (j'ai vu plusieurs fois).
(90) Kriegel, Diss. dé epilepsia rotatoria. L. Bat., 1722. Chez un enfant de 11 ans, malade en 1808 à la clinique de Vilna, et dont par hasard je n'ai point parlé dans mes actes cliniques, le paroxysme commençait comme il se mous chait ; il tournait alors en rond et pouvait presque toujours, avant de tomber à terre, être conduit dans son lit par ses gardiens.
Cfr, Valentin in Prax. med. infall., p.