Wedel in Welschii, Diss. de epilep
sia. Jenæ, 1719, p. 26.
(91) Bang, Prax. med. Hafn., 1789, p.
(92) Fabricius, Diss. de epilepsia salvator, Giess., 1788. Eph. ac. nat. çur., dec. 1, an. 4, obs. 68; an. 9, 10, app.
(95) En 4816, à la clinique de Vilna, un enfant de quatorze ans, outre de grands açcès d’épilepsie pendant lesquels
DO SYSTÈME RERVEUXS
durée du paroxisme, ils peuvent être frappés ou brûlés sans manifester le moindre signe de douleur. Si on excepte quelques cas d’épilepsie dans lesquels les mouvements anormaux sont partiels (94) ou d'un seul côté(95),tout le corps est agité et convulsé d’une manière si horrible, « ut » Si Se mutuo in accessionibus spectantes » ægroti, quæcunque patiuntur, cerne- » rent, non ultra vitam ducere tolera- » rent (96). » La tête est tournée de tous côtés et fléchie avec une grande rapidité et une grande force, et si les assistants n'apportent secours, elle frappe tour à tour Le sol avec l’occiput, et les murailles avec les tempes. Queiquefois le col est inflexible; quelquefois il est tellement fléchi en avant, que la mâchoire appuie contre la poitrine; dans d’autres cas la tête est en quelque sorte rentrée entre les épaules, comme chez ceux qu’on traine par les cheveux. Le front et le cuir chevelu sont quelquefois agités d’une manière remarquable, les poils s’érigent, les sourcils se meuvent, sont déprimés et se rapprochent l’un de l’autre, comme chez les hommes indignés; les yeux sont fixes , tendus, saillants comme chez les hommes en colère; les paupières sont agitées et presque toujours fermées, mais , agitées et tremblantes, elles sont rarement complètement fermées, et en-
äl était couché à terre, en éprouvait de moindres pendant lesquels, comme s’il méditait, la tête portée en arrière, les yeux tournés en haut, les sens internes et externes dans le silence, il se tenait debout. La durée du paroxysme était de quelques minutes.
(94) Ballonius, Paradigmata, n. 184.
Marcellus Donatus, De hist. med. mirabili. Fref., 1615, 1. 11, c. 4, p. 156.
(95) Amelunken, De epilepsia e sinis- 1ro latere. Misc. acad. nat. cur., dec. 11, an. 4, p.194. Merclin, De epilepsia so- Lius sinistri lateris eaque period. feliciter curata, (Ibid., dec. ur, ann. 5 et 6, p.
(96) Ge sont les paroles d’Aretée, 1. e., c. 1Y, de curatione morbi comitialis. Suivent celles de Swieten, I. c., $ 1075, avec addition de quelques observations, J’avoue, en effet, avec Tissot (1, c., p. 3, art, 1) que l'interprète de Boerhaave a si exactement décrit la marche de la maladie, qu'il ne reste qu’à se servir de ses paroles. Toutefois, cet homme remarquable avoue avec candeur que la description de l'épilepsie de Swieten est en grande partie extraite d'Aretée,
Frank, vom 1,
tre l'écartement des paupières on apercoit le limbe blanc de l’æil; souvent, derrière les paupières fermées, les yeux tournent avec une grande rapidité, mais cependant de manière que la cornée transparente soit toujours cachée par la paupière supérieure. Aussi, n'est-ce pas sans dificulté qu’on parvient à examiner l'œil, et surtout la pupille. Cependant nous avons trouvé chez quelques malades la cornée terne, presque rugueuse, comme cadavéreuse, et quelquefois la pupille tantôt normale, tantôt dilatée, tantôt rétrécie, avec dés mouvements de l'iris, tantôt continuels, tantôt nuls, et jamais semblables dans les deux yeux (97).
Toutefois, rien n’annonce que les malades perçoivent la Iumière ou en soient péniblement affectés (98). La face est gonflée, pâle, souvent livide, et exprime rapidement toutes les affections de l’âme ; les lèvres contractées et allongées prennent la forme d’un museau ; bientôt portées en arrière, elles étendent l'ouverture de la bouche presque jusqu’aux oreilles (99). Une écume tenace, ductile, blanche, souvent sanguinolente, est chassée de la bouche, et recouvre les lèvres et les narines. Chez quelques-uns la salive a une odeur cadavéreuse (100), et le sang coule des oreilles (1). Souvent on observe le grincement des dents, dont quelques
morceaux sont brisés (2). La mâchoire
Lens sense EEE"
(97) J'ai vu la pupille droite normale, la pupille gauche dilatée chez une femme de 28 ans que l’épilepsie retenait à la clinique de Vilna en 1814.
(98) Aussi est-il facile de concilier les observations variées des auteurs sur l’état de la pupille pendant Ie paroxysme épileptique. Sprengel, Ins. med., t. 1v, path. spec., p. 610, $ 526; Henke, Handb.
d. speciell. therapie, 2 B., Pp. 358, pré tendent qu’elle est rétrécie, Le contraire est affirmé par Metzger, Syst. d. gerichil.
arzncyw. Ausg., 1814, p. 383, 384. — Schmidtmüller, Handb. d. Staatsarzneyk, Landsh., 1804, p. 238. Schmalz, Vers. e, med. chir. diaguostik in tabellen, 2 auft.
Dresd., 1819, p. 115, n. 9. fr. Dreyssig, 1. c., p. 200 et suivy.
(99) Ce que Boerhaave vit s’exécuter avec une telle rapidité que les témoins en avaient le vertige,
(100) Tissot, 1. c., p. 5.
(4) Machride, System. einl. in dietheoret. u. prakt. Arzneyk., 2 th., p.896,
(2) Swieten, 1. c., Eph. nat. eur., dec.
nn, an. 7, obs. 110, Cfr, [ist mirabil,, ë LV, N, 4 (69),
inférieure est quelquefois éloignée de la supérieure avec une telle force, qu’elle est luxée en avant (3). Dans d’autres cas eile adhère à la mâchoire supérieure, comme dans le trismus. Tres-souvent, lorsque les mâchoires se rapprochent Vi vement, la langue pendante hors de la bouche ‘est gravement blessée par les dents (4), ou une partie est entièrement séparée (5). Le ventre et la poitrine se gouflent: La respiration est troublée de différentes manières; chez les uns il se produit un grand effort de respiration, comme chez les personnes menacées de suffocation, et ils font entendre un bruit semblable à celui que produisent les hommes robustes qui veulent soulever un fardeau pesant ou éloigner un obstacle quelconque. Un grand nombre pris de ronflement et de râle paraissent suffo quer. Les uns murmurent des paroles entrecoupées et incohérentes, font entendre des mugissements (6), imitent les cris des animaux, rient (7) et chantent (8). Dans les bras, les mains et les doigts, s'exécutent tous les mouvements d'extension, de flegion , de rotation, de pronation et de supination. Quelquefois la violence de la convulsion esttelle, que les malades ne peuvent nullement être maintenus (9), où sion parvient à les maintenir, leurs osse cassent (10). Les mains surtout sont contractées , le pouce en dedans. Îls se frappent cruellement Ja poitrine avec Le poing. Dans les cuisses, les jambes et les
ieds, des mouvements semblables se manifestent, et les malades, comme des tau-
ei — = —
(3) Swieten, 1. c.
(4) J'ai vu plusieurs glossites en TÉ<
sulter.
(5) Aretée, Turner art. of surg., t. d2 obs. 54, p.556.
(6) Cfr. $ zvin, n. 4 (89).
(7) Roesler, De risu involunt. in paroxysmo epilept. Misc. acad. nat. cur., * dec. 1, an. 5, p. 526; dec. in, an. 0, opp., p. 132. À
(8) Commerce, lit, Norimb., 4744, p.71, v, $ vi, n. 6.
(9) Robbertus Sibbald, dans Scotia illustrata, cite l'exemple d’une jeune fille épileptique qui enlevait avec elle, à trois pieds au-dessus du sol, son père, homme robuste, qui:s’efforçait de la maintenir.
(10) 3. Smith in The Lond. med. re-
os., vol. 1v, 1815, sent. On rapporte dans Gœtting. Anzeig., 1771, 8 st., qu'un ‘nègre eut les deux cuisses fracturées,
MALADIES
reaux égorgés (11), trépignent violemment. Les doigts du pied sont quelquefois tellement incurvés, que l'extrémité du gros orteil atteint le calcanéum. Au commencement du paroxysme, le pouls est rapide et petit, à la finil est fort, mais languissant ét lent; dans toute la durée il est déréglé. Le cœur bat souvent vivement (12), le sang s’échappe par les narines (13), des sanglots se font entendre (t4). Chez un grand nombre, des borborygmes (15) parcourent l'abdomen tuméfié; des flatuosités (16), les fèces , chez quelques-uns, l'urine et le sperme s'échappent (17) involontairement et avec force (18) , et l’anus devient saillant (19). On a vu des femmes enceintes accoucher pendant le paroxysme (20). Les testicules sont souvent rétractées jusqu’à l'anneau inguinal, avec ou sans érection du pénis. Souvent il y a vomissement et rejet d'abondantes flatuosités (21). Le sommeil, ou plutôt l’assoupissement (22); une sueur copieuse et quelquefois fétide (23), surtout à la tête, au col et à la poi=
Te
(14) Comparaison d’Aretée, |. :e.
(42) Pechlin, L c., 1. n, obs. 29, p« 285. Je l’ai observé plusieurs fois.
(15) Stahl, Ther. med. ver., p. 1555.
(14) Weiss, De.singultu epileptico in Act. acad. nat. eur., vol, 111, p. 225. Je l'ai vu-plusieurs fois.
(15) Et du bruit. V. Hagedorn, cent, 15.
obs..10...: po
(16) Surtout à la fin du paroxysme. V.
Ephem. nat. cur., dec. n, an.8, obs.
(17) Wepfer, Hist. eicut. aquat. Bas.; 1716, p. 6, et Schenk, Obs. med. C., p.
1149, disent avec raison que ces symptômes constituent souvent le commence:
ment du paroxysme. té
(18) L’urine d’un enfant épileptique s'élevait à dix pieds de haut. V. Baumes, V. d. konvuls. d. kinder. A. d. fr. Leipz.
(19) Salmuth, cent. 1, obs. 51. F
(20) Amelunken. Une femme épileptique mettant au monde deux jumeaux pendant le paroxysme. Misc. açad, nat.
cur., dec. 11, an. 4, p. 215.
(21) On lit dans Misc. nat. eur., dec. 11, an. 4, 1682, p. 516, un exemple d'épis lepsie avec rejet par la bouche de scara« bées, (es
(22) Ciliano, De epilepsia ‘somnifera (Act. acad. nat. cur., vol. 1x, p. 361).
(23) De Haen, Ratio medendi, P. v, c.
DÜ SYSTEMS NERVEUX.
trine, la dyspnée (24), l’aphonie (25), et la détente du pouce (26), annoncent la fin du paroxysme. Le malade ignore complètement ce qui lui est arrivé. La durée du paroxysme varie de quelques minutes à une ou deux heures (27). Souvent un paroxysme dure long-temps, composé qu'il est d’autres paroxysmes courts, séparés par de courts intervalles de repos.
Les paroxysmes reviennent chaque année (28), chaque mois (29), chaque se-
maine (30), ou une (31), deux, trois (32),
(24) Chez une femme de trente ans à la clinique de Vilna en 1811.
(25) Chez un enfant de douze ans à la clinique de Vilna en 1815,
(26) Wedel.
(27) Barbette, Praxis medicinæ et chirurgiæ, p. 44. Voyage de la Pérouse, t.
(28) J'ai maintenant un exemple semblable sous les yeux. Cfr. Testa, Bemerk.
üb. d. period. Veründ. u. Erschein in Krank. u. gesund, Zustande d. menschl.
Kærpers. Leipz., 1790 ; p. 293 (revenant chaque année à la St-Jean). Amelunken, Misc. nat. cur., dec. 15, an. 4, p. 195 (le jour de la naissance des parents). Szymkiewicz, médecin de Vilna, me rapporta en 1815 qu'il traitait un épileptique dont les paroxysmes revenaient régulièrement depuis cinq ans une fois par an le jour de l’équinoxe d'automne.
(29) J'en ai observé plusieurs exemples, et entre autres celui de ce chanteuritalien, Angiolini, chez qui le paroxysme se manifestait à chaque mois lunaire , comme les règles chez les femmes, On trouve des cas semblables dans Eph, nat. cur., dec.
1, 40.2. :0Ds. "148,
(50) Un enfant de quatorze ans, à la clinique de Vilna en 1816, éprouvait un paroxysme épileptique tous les vendredis.
(31) St-George, Mention of a person having a regular epileptik fit every day of a cert. hour (Phil. trans., t. 1696, p.
(52) Une Jeune fille de dix-sept ans, traitée en 1816 à la clinique de Vilna, éprouvait trois fois le jour, à six heures du matin, à midi et à six heures du soir, un paroxysme épileptique qui se prolongeait d’une demi-heure à une heure. Cfr.
Lewenheim, De epileps. period. ter singulis dieb. invadente, cum addend.
George Detharding in Misc. acad. cur.
nat., dec. 1, an, 2; dec, ur, an, 78, app,, p- 74.
six fois (33)et au-delà (34)en vingt-quatre heures, tantôt le jour seulement, tantôt la nuit, tantôt indistinctementet sans ordre.
b. Intervalles libres. — « Superato paroxysmo ægri ab initio membris segnes sunt, caput grave sentiunt, dissoluti, languidi, pallentes, pusillanimes, ob lassitudinem et morbi verecundiam (35) contristati (36). » Après le paroxysme, tout le corps est douloureux, comme s’il avait été frappé avec des bâtons. Un grand nombre souffrent des résultats du parexysme, c'est-à-dire de l'affection de la langue, de lésions de la tête, des extrémités, d’ecchymoses de la face (37), de vomissements et de diarrhée sanglante (38), et d’autres accidents dont nous parlerons en traitant du pronostic. Quelques épileptiques, le paroxysme passé, nonseulement ne souffrent d'aucun mal, mais se sentent récréés et jouissent d’une grande sérénité d'esprit, d’une grande agilité du corps, d’un excellent sommeil et d’un excellent appétit, jusqu'à l’approche d’un nouveau paroxysme. D'autres mangent avec délices des mets étranges (39). Ceux qui sont depuis long-temps affectés d’épilepsie contractent une physionomie particulière (40).
S IIT. Autopsie des cadavres.
1. En général. — La pathologie anatomique des épileptiques a été faite spé-
(53) Tulpius, Obs. med. Amstel., 4672, #4, Ci.
(54) Trincavelli, Consil., 1. 1, cons. 25.
V.Merc. compilat., p.167 (cent cinquante par jour). J’ai observé chez un enfant d'innombrables petits paroxysmes.
(55) Ainsi, nous avons encore honte de notre misère !
(56) Aretée, De caus. et sign. morb, aout. "LAON, D. 9.
(57) Tissot, I. c., p. 12. « Il est surtout très-fréquent que le visage reste parsemé de petitestachesrouges, suites du sang extrayasé, qui se dissipent quelquefois au bout de quelques heures, mais que j'ai vu durer plusieurs jours. »,
(38) Swieten, 1. c., S 1077.
(39) Lentilius in Mise, acad. nat. cur. “ dec. 11, a. 2, 1685, p. 327.
(40) Dumas, Observ. sur la physionomie propre à quelques maladies chroniques, el en particulier à l’épilepsie. Dans Nouv. bulletin de la société philomatie que,.t. 11, an. 3 (1816), p. 165, et Sédillot Recueil périodique de la société de mé decine de Paris, {, xxx1x, p. 880,
cialement par Wepfer (41), Crell (42), La Roche (43), Poupart (44), Greding (45), Rhaet (46), Esquirol (47), Wenzel (‘) et autres. , -
9. J'ices de l’encephale. — Les têtes des épileptiques ont présenté des crânes petits (48), conformés d’une manière particulière (49), épais (50), avec un front aplati (51), des sutures mul placées (52), le diploé interne incurvé (53), la lame criblée déprimée (54), des traces d’anciennes violences supportées (55), le synciput aplati et comprimé (56), Pintu-
oo
(A1) De epilepsiæ anatome. Misc. nat.
cur., dec. ur, an. 2, 1694, p. 196.
(42) Digne de remarque et donnant avec soin la description du cadavre d’une femme qui boitait et était affectée d’épilepsie depuis son enfance. Acta acad. nat. cur., vol. 1x, p. 233.
(45) À case of epilepsy, with an account of the appearances upon dissect.
Med. and phil. comment. by a soc. in Edimb., vol. 5, p. 200.
(44) Ouverture et description d’un garcon de dix-sépt ans mort de l’épilepsie.
Mém“de l’ac. roy. de Paris, a. 1705,
(45) Sammitl. med. schriften. Greiz,
(46) Quædam notabilia in cerebris trium ex epilepsia mortuorum observata.
Phil. trans., t. 1727, p. 515.
(47) V. infra (45).
(‘) V. infra (18).
(48) Otto seltene betrachtungen zur anatomie, physiologie und pathologie gehœrig. Breslau, 1816.
(49) Bonet, Sepulchr. anat., |. 1, sect.
xn, add. obs, 4, surtout à la base. V.
Wenzel, Op. c.
(50) Fantonius, Obs. med. sel.
(51) Hinze in Baldinger’s N. Magazin, 44 B., p. 172.
(52) Bartholin, Anatom. reform., . 1v; c. 5. Bonet, 1. c., append.
(53) Eph. nat. cur., dec. 1, ann, 2, obs. 55.
(54) Otto, 1. c. |
(55) Boret, Diss. de epilepsia ex depresso cran. Regiomont, 1754. Halleri , Coll. diss. pr., vol. 1, n. 5, $ 19. Gréding, L. c., 1 B., p. 290. Une dépression à l'extérieur, et à l’intérieur une saillie de la grosseur d’une noix vers la suture coronale et sagittale, par suite d’un coup reçu dans la jeunesse. Clossy, Observ. taken of morbid bodies, sect. 1 (tumeur à l'os frontal, résultat d’un coup).
(56) Paldingers, N. Magazin, 14 B,, 6 Step P: 472,
MALADIES
mescence de cartilagés anormaux externes (7), des concrétions tophacées (58), l’exostose (59), la carie (60), une balle de plomb fixée dans les os du crâne (61); — la dure-mère fortement adhérente au crâne (62) par une lame osseuse, irritée (63), érodée (64), dense et en partie cartilagineuse (65), présentant des aspérités (66), des tumeurs (67), des excroïssances squirrheuses (68), fongueuses (69), des abcès (70), des concrétions calculeuses (71), une petite ossification dans la faulx du cerveau (72) et dans la tente (73),une
(57) Wepfer, De morbis capitis, p. 35,
(58) Locher, Obs. pract., p. 81.
(59) Loehrl, De morbis ossium in genere, p. 22. Quarin, Animadyersiones, p. 19, 22.
(60) Bonet, I. c., obs. 3. Zecchius, Consil., n.9. Leveling, Diss. de carie cranii militis quondam venerei, postea epi= leptici. Ingolst., 1774. Veirac in Verhandelingen van Haarlem., x1v, p. 49.
(61) Didier, Pathol., p. 316.
(62) Bertram, Diss. de spasmo ab inanitione conjecturæ. Hal., 4781.
(65) Meckel, Recherch. sur les causes de la folie, obs. 14.
(64) Rumler, Obs., n. 53.
(65) Anderson, Transact. of the r. soc.
of Edimb., t. 11, 4790. V. Abh, f. pr.
Aerzte, 135 B., p. 711. Metzger,Verm. med.
schriften., 1 B., p. 193.
(66) Lieutaud, Hist. anat. med., IL. ar, obs. 18.
(67) Scheler, De epileps. et dol. cap. ex tumore duræ matris seirrhoso in advers.
med. pract., vol. 11, P, m1, p. 493. Baldinger, Diss. de epilepsia ex tumore duræ
matris scirrhoso et carie cranii. Jen.,
FTAL.
(68) Journal de médecine , t. xiv, p.
(69) Larrey, Bulletin de la faculté de médecine de Paris, 4811, n. 1.
(70) Fernel ,,;Pathol:..F1v,"c.3:
(71) Bonet, 1. c., addit., obs. 9, p. 276.
ne Anat. pract., cent. 1, obs. A1,
à (72) Eph. nat. cur., dec. 1, an. 4, obs.
55. Henkel, Samml. med. chir. Anmerk., 5 B., n. 25. Bonet, 1. c., obs. 27. Conradi Handb. d, pathol. anat., p. 552. La Motte, Chir., obs. 174. Istor. med. concern. la descriz. di una malattia accompagn. da una ossificazione della falce mes:
soria, di T. Manotti, V. Atti di Siena, t.
(73) Boerhaave, 1. c., p. 53. Fasch, Diss. c., p. 45. Willisius, Anim. brut, Oxon., 1672, ç, x, p. 107; ç, x, Pr ATY
DU SYSTÈMÈ NERŸEUX.
production gélatimiforme sous la tente ‘+ des polypes dans le sinus longitudinal (75), dans ses parois une ossifñcation armée de pointes aiguës (76); — la pie-mère plus épaisse, muqueuse, de couleur azurée (77), contenant des tumeurs spongieuses (78), des vaisseaux remplis de sang (79), des calculs (80), des vésicules entre les méninges (81), l’ossification des méninges (82) et leur union avec le cerveau(83);— le cerveau fétide (84), sec (85), mou, pultacé, aqueux (86), en partie converti en gélatine (87), lâche et tenace en même temps (88), tuberculeux (89), dur (90) et élastique (91), avec squirrhe de ia substance corticale (92),
©. xl, p. 487. Greding, I. cz, p. 295.
(74) Poupart dans Ilist. de l’ac. roy.
des sciences à Paris, 1705. Drelincourt in Bonet Sepulc., 1. c., additis,,.obs. 8 (ayant de hauteur la moitié de l’épaisseur du petit doigt).
(75) Wagner, Epist. de morb. insonabil. curat. Lips., 1792.
(76) Hunauld dans Mémoires de l’acad.
roy. des sciences à Paris, 1751, hist., P. 44.
(77) Greding, I. c., p. 296.
(78) Greding, L c., p. 298. Gunz, prolusio 11, de cerebro, Lips., 1744.
(79) Johnstone, Account of an epilepsy. in med. observ. by a soc. of phys.
in Lond., vol. 11, p. 115.
(80) Michaelis v. Siebold’s Beobacht, n'Eriabr., 5h, p.98.
(81) Hist. de l’Ac. roy. des sciences, 4711, p. 55.
(82) Kortum in Hufeland’s Journ., 1812.
April.
(83) Morgagni, De sede et caus. morb., ep. 1x, 25.
(84) Greding, 1. e., p. 506 (sur cinq épileptiques , il a été observé trois fois).
(85) Salzmann, Obs. anat., p. 49.
(86) Greding, 1. .c., p. 308 (sur vingt épileptiques, trois présentèrent cet élat du cerveau).
(87) Schmidt, Observ. chir., obs. 5.
(88) Soemmering in Nota ad opus Baillie, p. 278.
(89) Bader, obs. 25, 51.
(90) Anderson, 1. ce. Rudolphi, Resultate d. obduct. eines am schlagfluss verstorb. epileptischen, in Horns Archiv., 14813, mai, dec.
(91) Morgagnai, Op. c., epist. vin, 4, 6, 259 ,T1TS 19,240 prime rép:%, 7.
Meckel in Hist. de l’ac. roy. de Berlin, 1700, t. x
(92) Pacchioni apud Morgagni, 1, cç., ep. 1x, 24
contenant des concrétions (93), des callosités (94) et nodosités (95) squirrheuses, stéatomeuses (96), un os (97), une balle de plomb (98), une tumeur cystique (99); — la substance cérébrale érodée, remplie d’une sérosité brunâtre (100) ou de pus (1), nageant au milieu d'une certaine quantité d’eau (2), ulcérée (3), sphacélée (4), de la sérosité dans les ventricules antérieurs (5) et dans le troisième ventricule (6), la commissure antérieure déchirée (7), les ventricules desséchés(8), étroits (9), remplis d’une matière adipeuse (10) et de pus (11), des hydatides
(93) Fantoni, Animadv. in opusc. Pac= chioni, anim. 22. — Idem, Opusc. med.
phys. Genev., 1758, p. 57.
(94) Plater, Obs., L. 1, p. 169.
(95) Kaau Boerhaave in Nov. comment.
ac. scient. Petrop., t. 1, Obs. anat. 3.
Morgagni, ep. 1x, 24.
(96) Rhodius, Obs., cent. 1, obs. 55.
(97) Bonet, 1. c., obs. 115. Anat. de Pozzi in Miscel. nat. cur., dec. 1, an. 4, obs. 34. Vieussens, Hist. des malad. internes.
(98) Didier, Pathol., p. 316. (un soldat portait une balle de plomb dans la partie antérieure du cerveau sans que sa santé en fût troublée ; toutes les fois qu'il se couchait sur le dos, ii éprouvait à l'in-
‘stant un accès épileptique).
(99) Rudolphi, 1. c.
(100) Morgagni, 1. c., epist. 1x, 20.
(1) Borrichius in Bonet Sepulc., 1. €., sect. xv, obs. 18, p. 371 (de la grosseur d’un œuf de poule.
{2) Bartholinus, Hist. anat., cent. ur, n. 80. Bonet, 1. c., sect. x11, obs. 4, 2 (toute la substance du cerveau, du ventricule , de la moelle épinière était pleine d’eau chez une femme épileptique. Bang in Act. soc. roy. Havn., vol. 1, p. 283.
(5) Musell, Wahrnehm, 2 B., n. 21.
(4) Salmuth, Obs., cent. nr, n. 22, Cfr.
Schmidt, 1.6, n. 5.
(5) Riverii, Opp. Genev., 1737, p. 475.
Morgagni, ep. 1x, 3. Greding, 1. c., p. 511, 512, 513, 517. Mejerin Baldinger’s N. Magaz., 4 B., 4 st., p. 1. La Roche in Med, comment, v. Edimb., 1 B., p. 229.
(6) Greding, 1. c., pe 317.
(1) Greding, Op. c., 2 th., p. 322 (sur trois cadavres).
(8) Idem, 1. c., p. 312.
(9)Schultz in Misc. açad, nat, cur., dec, 1, an. 2, 4671, p. 120. :
(10) Borelli, Obs, med, phys., cent. 17# obs. 78.
(41) Misc, nat. çur., dec, 11, an. 3, pe
dans le plexus choroïde (12), le corps strié d’une couleur brune (13), les vaisseaux sanguins de l’'encéphale turgescents (14), ossiñés en plusieurs points vers la base du crâne (15), un stéatome mou de la grosseur d’une noix dans le
uatrième ventricule (16), la glande pinéale (17) et la glande pituitaire dans un état anormal (18); — le cervelet tuméfié (19), ossifié (20) ; — la moelle allongée, dure, presque cartilagineuse (21).
3. Vices de la colonne vertébrale. — La moelle épinière est tantôt d’une consistance plus molle, tantôt d’une consistance plus ferme, ses membranes vasculaires sont d’une couleur brune, et l’arachnoïde entourée de lamelles osseuses (22).
4. Vices des nerfs. — Le nerf phrénique a présenté dans son trajet, et près du diaphragme, des tumeurs squirrheuses (23) ; le nerf vague a présenté une tumeur semblable (24); le nerfsciatique(25),
(19) Greding, 1. c., p. 514 (très-souvent). Johnston in Med. observ. and inquir., vol. 11, 0.6.
(43) Morgagni, 1. e., epist. 1x, 20.
(14) Rudolphi, L €.
(45) Esquirol, Observ. sur les altérat.
trouvéés chez plusieurs individus morts d’épilepsie. V. Leroux, Journ. de méd., t. 30, 59, 1817, p. 424-429,
(16) Horn, E c. ;
(47) Desportes in Hist. de mal. de St- Dominique, vol. 1, p. 209.
(48) Jos. Wenzel, Beobacht. üb. d. hirmanhang fallsücht. pers. Krankf. a. M., 1810. Kelch , Beytr. z. pathol. anatomie, Berlin, 1813.
(19) Meier, L. c.
(20) Observ. anat. sur un Corps osseux trouvé dans le cervelet d’un jeune homme épileptique , p. Lieutaud dans les Mém.
dé l’ac. roy. de Paris, an. 1737, hist., p.
91, ed. oct., an. 1757, p. 71.
(21) Autenrieth, Physiol., 6 1041.
(22) Esquirot, L. c. Cfr. Reid in Transact. of the associat. of the King's and Queen's College of physicians in Ireland, vol. 1. Dublin, 1817.
(23) Haen, Rat. med., P. v, p. 128.
Lieutaud, Hist. anat. med., lib. 11, sect.
vi, Obs. 787, t. 11, p. 251.
(24) Cappel, Diss. de epilepsia etumore, nervo vago inhærente, orta. Helmst., 41781. à « (25) Mason et Covercelli, Épilepsie déterminée par une concrét. sur le trajet du nérf seiat. V. Bulletin des sciences méd,, LH, pe 187. |
MALADIES
le crural (26), des concrétions. On a trouvé chez un épileptique les nerfs olfactifs très-fermes (26).
5. Wices d'autres parties. — On à trouvé les poumons des épileptiques, flasques, comme privés d’humeurs (27), le cœur grand et Le péricarde adhérent (28), ses parois plus épaisses et le diamètre de la cavité diminué (29), contenant des polypes(30) ; — l’estomac petit (31), tenace (32), enflammé (33), érodé (34); — les intestins contenant une pièce de monnaie avalée depuis long-temps et adhérente à la valvule du colon (35), présentant de petites concrétions charnues (36), de petits globules ädhérant à leurs parois (37), érodés (38).
G. Avertissement. — On prétend enfin qu’on a ouvert des cadavres d’épileptiques dans lesquels on n’a pu rien trouver de morbide (39). Sans révoquer en doute les observations des autres, il nous sera permis de faire remarquer que parmi ies nombreuses autopsies que nous avons eu occasion de faire il ne s’est pas présenté un seul cas semblable à notre observation. Nous pourrions même ajouter que pour qu'un cadavre épileptique n'ait présenté rien de morbide, il faut que le cerveau, la moelle épinière, les nerfs, leurs plexus et les ganglions n'aient pas été examinés avec un soin suffisant. Toute-
(26) Ploucquet, Diss. triga obs, med.
Tub., 1787.
(26) Rudolphi, I. c.
(27) Swieten, L. c. Greding, 1. c., 4 B., p. 341. Cfr. Bonet, L. c., sect. xir, obs. 34.
(28) Warren v. Brera giorn. di med.
prat., vol. r1v.
(29) Esquirol, I. c.
(50) Gould, An account of à polup.
found in the heart of a person died epilept. phil. trans. 1, 1684, p. 587.
(51) Mise. nat. cur., dec. 1, an. 7, obs.
477 ; dec. ur, an. 7, 8, obs. 159. Eph. nat, cur., cent. II IV» app. p. 9; cent. vi,
(32) Eph. nat. cur., dec: 3,5 an. 63 7, obs. 187.
(33) Morgagni, Op. c., epist. 62, art. 2.
(34) Sorbalt, Univers. medicina theoret. et pract.
(35) Breslauer, Sammlung, 1724, 1 th., p. 415.
(36) 1bid., 1795, p. 421.
(37) Eph. nat. eur., dec. ir, an. 2, obs.
152, schol.
(38) Harder, Apiar., obs. 99.
(39) Willisius, Pathol. cerebri, Cap, 1, p. 49, Tissot, L, c., art, x} p. 147,
DU SYSDÉME. NERVEUX.
fois, nous concédons que, parmi les eauses d’épilepsie, il en est un certain nombre sur lesquelles on ne doit attendre aucun éclaircissement de l’examen des cadavres : aussi Van-Swieten a-t-il dit sagement (40): « Dum viso epileptico » territus, homo corripitur eodem morbo, » quis definire audebit, quid tunc muta- » tum fuerit in corpore? » Et quelques lignes plus bas : « Quis dabit rationem , » quare nobilis fæmina toto gravidilatis » tempore epileptica esset, dum marem » utero gestaret, minime vero sisequioris » sexus fœtum ? »
$ IV. Causes.
1. Causes prédisposantes.— Les causes qui prédisposent à l’épilepsie sont :
l'hérédité (41), un vice congénial (42), l'idiosynerasie (43) , la jeunesse, l'en-
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(41) On trouve des faits de ce genrè dans Stahl, Diss. de heredit. dispositione ad var. affect. Halæ, 1706, p. 48. Elbenfeld , Diss. epilepsiæ hæredit. cas. exhibens. Duisbourg, 1705. Baumes, V. d.
convulsion. d. Kinder. A. d. Fr. Leipz., $ 6,p. 7. Rougermont, Abhandl. üb. d.
erbl. Krankh. À. d. Fr. Fraukf., 1794, p.