V. Dœring, vol. 1, p
(24) Lib. x, obs. 84, sq. 90, 91,121.
(25) Cent. 1, obs. 74; cent. 11, obs. 98; cent. 1v, abs. 4, 29.
(26) Obs., p. 686.
(27) P. un, vol. 1, sect. 1, cap. 1, S1, 2.
(28) Cap. 1, $ 4, 5.
(29) Exercit. de apoplex, et paralysi.
Bas. 1662.
(30) Select. cases of the discorders commouly termed of paralysis of the lower extremities. London, 1782.
(531) Comment. of apoplectic and paralyt. affect. Lond., 14792, v
(32) Op. c. ( V. cap. 1, 1, n.3 (57)).
(33) Paralytici novitestamenti medico etphilos. çcommentari illust, Hafn., 1655.
MALADIES
tion des hommes, Et en effet, parmi le infirmités de notre corps, à peine en existe-t-il une plus à plaindre et plus horrible que la paralysie, Aussi, Wedel dit-il avec raison (34): « Miserum est » torlores experiri dolores, horumque » facibus accensis noctu diuque ingemis- » cere.... Ast nec sentire, nec ad impe- » riüm moveri posse non punctam sec- » tamve retrahere manum, omni trisli » sensatione est miserius. » Aussi, rien n'est-il plus agréable au médecin que la vue d’an malade, autrefois paralytique, marchant librement: Dieu veuille que l’histoire de cette maladie , que nous allons décrire, soit de quelque utilité.
3. Division. — Afin de procéder avec ordre dans la description des symptômes de la paralysie, nous diviserons cette maladie en interne et externe, en générale et partielle. Déjà avec raison Arétée avait rangé (85) dans la paralysie interne la paralysie de la langue, du larynx, de l'œsophage, des poumons, du cœur, du diaphragme, de l’estomac, des intestins, de la vessie et de leurs sphincters , des reins et de l’utérus; nous y rangerons aussi l’aphonie, la dysphagie, l’asthme, l’angine de poitrine, l’asphyxie, la boulimie (36), la lienterie, l'hydropisie, l'ischurie, l’énurésie et les maladies des femmes en couche. Bien plus, il est vraisemblable (37) qu’outre le système musculaire les autres systèmes du corps humain peuvent être frappés de paralysie.
— La paralysie générale externe est nommée paraplexie ou paraplégie. La paralysie externe partielle, ou affecte un seul et même côté du corps, et prend alors le nom d’hémiplégie, ou affecte le bras d’un côté et le pied de l’autre , et prend le nom de paralysie ou hémiplégie transverse, ou altaque spécialement les muscles de la face, du cou, du thorax, de l'abdomen, du bras et de ja cuisse. En-
— Richter, Progr. paralvsis alio sensu priscis, alio recentioribus sumta ad paralyticos novi testamenti accommod, Geætt., 1789.
(54) Dis., an. 1777, proœmium.
(56) Lisez Ruysch (Obs. med. chir.
cent., obs. 74, p. 68.) sur un cas de faim conise et de lienterie, dû à Ja laxité du pylore qui pouvait admettre les doigts de la main réunis.
(37) Haase, Ub. d. erkenntniss u. cssr.
d. chronischen Krankheïten, Leipz,., 4817, 1 B., p. 85,
DU SYSTEME NERVEUX
fin, on rattache à la paralysie une maladie particulière de l'Inde, nommée beriberi.
$ II. Symptômes. Autopsie cadaverique.
1. Prodrômes. — La paralysie frappe comme la foudre ou s'établit lentement.
Dans le premier cas, elle est précédée ou suivie de l’apoplexie encéphalique (38), rachialgique (39),névralgique (40). Dans le second cas la maladie est annoncée par la douleur, la formication, la torpeur, la stupeur, le tremblement, les concussions involontaires, l’anasthésie , l’atrophie et la dificulté des mouvements des parties disposées à la paralysie.
2. Symptômes généraux. — Lorsque la paralysie s’est manifestée et qu'elle est complète , tout mouvement est aboli, la partie affectée ne peut ni s’étendre, ni se contracter, ni conserver un mouvement tonique, ni se transporter de son propre mouvement dans un autre lieu.
Les organes sont dans le repos, les muscles sont flasques, relâchés et comme énervés; d’autres fois, au contraire, ils sont dans un état de rigidité (41). Le sentiment manque souvent comme le mouvement. Quelquefois il persiste, mais diminué , ou normal, ou, comme nous l'avons vu avec d’autres (42), tellement délicat, que la partie malade ne peut non-seulement supporter les frictions, mais même le plus léger contact. Quelquefois les stimulants mécaniques sont perçus plus facilement que les stimulants chimiques, et vice versa. La chaleur animale dans Île lieu affecté est souvent moindre que dans l’état sain, quelquefois plus forte, avec augmentation du mouvement des artères et turgescence des veines. Toutefois, les pulsations artérielles
(58 Pon;vamisect, ec: viS xxv; 2; éd. de Leyps.
(39) Séct. 11, cap. m1, $ x1v, 5, 6, éd.
de Leyps.
(40) Cap. v, $ xxn, éd. de Leyps.
(41) Hais, Diss. de hemiplegia, p. 31.
Il suit de là, de l'avis de Wardrop (De paralysi in Websteri syst. prax.,t. 11, p.
186), quel’immobilité lâche des muscles, établie dans la définition de la paralysie de Boerhaave (aph. 1057), ne peut être admise.
(42) Senac, De la structure du cœur, t, n, p. 291. (Un bras était paralytique, mais jouissait d’un sentiment exquis; l’autre bras manquait de sentiment, mais jouissait d'un mouvement normal. )
ont paru manquer dans le membre paralytique (43). La nutrition souvent se maintient, du moins pour un temps; en effet, lorsque la maladie-se prolonge, l’atrophie est dificilement évitée. Elle est quelquefois masquée par l’œdème.
3. Paraplégie(44).— Dansla paraplégie, il y a résolution de toutes les parties situées au-dessous de la tête (le tronc et les extrémités) (45), avec persistance des fonctions du cœur et des poumons. Bien plus, dans un cas très-grave de cette ma= ladie (46), nous avons trouvé la langue
(43) Stover, in Transact. of a soc. for the improvement of med. and chir. Knowledge, vol. 11, n. 32.
(44) Du grec raparAncow, je frappe.
Hippocrate entend par ce mot la paralysie d’un membre quelconque, précédée ou suivie de l’apoplexie ; Aretée, la perte du sentiment et du mouvement dans la partie; Galien, la paralysie de la langue seule.
(45) Boerhaave, De morb.nervor.,t.1, p. 559.
(46) Au mois de mai 1818, je fus promptement appelé auprès d’un homme de vingt-sept ans pris, disait-on, d’une maladie inconnue, dans laquelle le malade, conservant l'intégrité de son intelligence et de ses sens, n2 pouvait mouvoir ni les extrémités supérieures ni les extrémités inférieures (dans lesquelles restait cependant, bien qu’à un degré moindre, la faculté de sentir); sa voix balbutiait, la déglutition était impossible, la respiration anhélante, l'urine coulait sans cesse, le pouls battait cent fois par minute et avec force. Les commémoralifs m'apprirent que le malade était rachitique et bilieux, qu'il avait éprouvé une syphilis sous forme de céphalée, et que l'hiver précédent il avait souffert d'une fièvre rhumatismale caractérisée par une violente douleur de tête, et qu'il en était resté jusqu’à ce moment une grande douleur de l’occiput et du cou. de déclarai que la maladie était une paraplégie due à une affection du cervelet, de la moelle allongée et de la partie cervicale de la moelle épinière, et regardant la maladie comme non absolument mortelle, Dieu aidant, non-seulement je sauvai le malade après avoir employé les saignées, les sangsucs à la tête et à l’anus et les cautères à la base du crâne; mais, dans l’éspace de six mois, je rétablis à un tel point sa santé, qu'il pouvait parler clairement, avaler facilement, se servir de ses bras, respirer librement et garder ses urines, Bien plus, il pouvait
‘et une partie des muscles de la face paralysées, le malade dans un état de résolution depuis les pieds jusqu’à la tête, les facultés de l’âme restant intactes. Dans un second cas de paraplégie (47), nous avons trouvé les extrémités inférieures , les sphincters de la vessie et de l'anus paralysés et privés de tout sentiment, le bras droit affecté de parésie, le bras gau-
marcher assez bien; mais il perdit de nouveau cette faculté à la suite d’un lumbago rebelle aux sangsues, au cautère et au séton. Il ne marchaïr plus qu'avec un bâton et en traînant la jambe. Dès que la déglutition avait pu se faire, il avait pris à l’intérieur du tartre émétique, de légers évacuants salins et de la digitale.
(47) Un paysan, âgé de trente-huit ans, avait été quatre ans auparavant frappé violemment sur le dos et obligé de rester couché plusieurs jours. Il guérit, mais il Jui resta un sentiment de douleur vers l'épine, manifeste surtout après un grand travail. Le 18 avril 4819 il fit, dans un état d'ivresse, quatre milles dans un chariot le dos exposé au vent. Il se rappelait avoir alors éprouvé un sentiment d'horreur et avoir été trouvé par des paysans étendu sur le sol, tout le corps dans un état de résolution. Porté à sa maison, et quelques moyens ayant été inutilement tentés, il fut amené à ma clinique le 23 avril. Nous trouvâmes les facultés de l'âme et les sens dans un état tout-à-fait normal, les bras rapprochés dela poitrine, dans la torpeur, et le droit affecté de parésie , l’inspiration profonde impossible, une plaque gangréneuse sur le testicuie droit, l'abdomen tendu, de l'ischurie, de la constipation, le pouls régulier à quatre-vingt-quatre, et lesextrémités inférieures privées de tout mouvement et de sentiment.La maladie fut déclaréeune paraplégie due à une apoplexie spinale traumatico-rhumatismale, nous eûmes recours aux saignées, aux Sangsues, aux ventouses scarifiées appliquées sur les côtés de la colonne vertébrale, aux cautères établis avec le feu, au mercure, à l'arnica, au chenopodium ambrosioides et à la noix vomique. Sous l’influence de ce dernier médicament, lesextrémités supérieures et la respiration devinrent libres, l'urine coula sans le secours du cathéter, les selles devinrent assez normales, les extrémités furent agitées par de nombreux mouvements involontaires et purent être mues par la volonté. Dans cet état, le malade fut porté chez lui, el là, ne suivant plus auçun traitement, il mourut, ji
MALADIES
che sain, et là aussi les fonctions du cerveau et des sens conservées. Chez un troisième malade (48), affecté de parésie de tout le corps, toute syllabe ne pouvait être prononcée qu’isolément. On trouve d’autres exemples remarquables de paraplégie dans Galien (49), Boerhaave (50), Duverger (51). On peut lire Zimmermann sur la paralysie des bras et des cuisses après la dysenterie (52).
4. Hémiplégie. — L'hémiplégie (53) est la paralysie d'un côté, le plus souvent du côté gauche (54). La maladie affecte le plus grand nombre des malades depuis la tête jusqu'aux pieds. Alors la vue, l'audition sont ordinairement affectés du côté malade (55); bien plus, il y a
(48) Un jeune homme de Vilna, âgé de dix-huit ans, après une fièvre typhoide, dit-on, fut affecté d’une paralysie de tout le corps avec perte de la parole, de sorte que le malade, quoique ayant toute Sa connaissance, ne put, pendant six mois, que pousser des gémissements comme une bête. La parole revenue, il ne pouvait prononcer les mots qu’en articulant isolément les syllabes. Il se plaignait de douleur entre les épaules. :
(52) Von. d.ruhr. unter d. Volke, p.
145 (deux exemples).
(53) Dugrec Huutov, la moitié, r\noow, je frappe. RE
(54) Sur dix hémiplégies, j'en rencontre habituellement à peine deux du côté droit. Mes observations s'accordent avec
- le calcul de Caldani, qui affirme que les
hémiplégies du côté gauche sont à celles du côté droit comme 11 est à 5. ( Animadversa in Caldani experimenta et obs.
adillam cerebri partem attinentes, in qua fibræ medullosæ ejusdem præcipue decussantur). À l'hôpital de Saint-Louis de Paris, sur 65 hémiplégiques, 56 étaient affectés du côté gauche, 27 du côté droit.
(Bourdon, Essai sur l’infl, de la pesanteur sur quelques phénomènes de la vie. Voy.
Journ, génér. de méd., t. £xvin de la seconde série, n. 273, août 1819, p. 155.) De la diss. inaug. du docteur Cabard (Paris, 1815), il résulte que sur45 paralysies on rencontra 24 hémiplégies du côté gauche.
(55) Je m'étonne que Yeloly affirme que, dans l’hémiplégie, le sentiment soit peu affecté. V. Med. chir. Abh. d. med.
chir. geseltsch, in Lond., À, d, E. Voy.
Osann, Berl., 14814,
DU SYSTÈME NERVEUX
diastrophie ou distorsion de la bouche et de la langue du côté sain avec impossibilité de parler. En outre, il existe une grande irritabilité de l’esprit et on observe une mobilité presque infantile; d'ou il résulte qu’à la moindre occasion le malade, bien qu'avancé en âge, se répand en pleurs où en rires. Si la tête est intacte, la partie droite ou gauche du corps est paralysée, de telle sorte, cependant, que le plus souvent le bras est plus gravement affecté que le membre inférieur.
Dans l’hémiplégie, de même que dans les autres formes de paralysie, tantôt le tact manque, tantôt il persévère, tantôt il devient plus vif, et tantôt 1l est accompagné de prurit. Quelquefois le bras ou la cuisse n’est point également paralysé dans toutes ses parties, et, lorsque cela arrive, la partie affectée est portée dans les efforts de mouvement, en dedans, en dehors, en avant, en arrière. Le malade, excité à faire mouvoir la partie affectée, fait mouvoir le plus souvent la partie saine. On dit qu’un malade a obtenu du soulagement par la vue (56). De temps en temps le côté hémiplégique est frappé de mouvements involontaires, convulsifs, de rigidité (*). Dans d’autres circonstances , les convulsions agitent le côté opposé à l'hémiplégie. Les sphincters de la vessie et de l'anus, tantôt participent au mal, et tantôt restent sains. Les cheveux et les ongles du côté paralysé croissent plus lentement ou ne croissent pas du tout (57). Le pouls, le plus souvent, mais non toujours, est plus faible, quelquelois irrégulier. Or, le côté hémiplégique est souvent sujet à l’éphidrose, au décubitus latéral, à l’atrophie et à l'œdème.
5. Paralysie transverse. — Dans la paralysie transverse, la résolution se raanifeste dans le bras d’un côté et dans le pied de l’autre côté. Cette forme rare de paralysie, accompagnée de douleurs en quelque sorte arthritiques, a élé décrite par Conrad Fabricius (58), et observée après les dysenteries malignes épidémi-
(56) Haldat, Bulletin de la faculté de méd. de Paris, 1809, p. 146.
(*) J'ai sousles yeux un malade affecté d'hémiplégie, dont la cuisse affectée d'hémiplégie est tellement rigide qu’elle paraît être de bois. Les doigts du pied sont tout-à-coup étendus et fléchis. On ne peut même, en employant de la force, détendre la main paralytique,
(57) Act. nat. cur., vol. 1v, ob. 111.
(58) Diss, de paralysi brachii unius et
ques supprimées trop 1ôt par les astringents et les opiacés. Nous l’avons observée à la suite de l’apoplexie (59).
6. Paralysie de la face. — La paralysie des muscles de la face dont Friederich (60), Verschuir (61), Powell (64), Schœnemann (63), Labonnardière (64) ont recueilli des exemples, et que nous avons observée un grand nombre de fois (65), occupe le plus souvent un seul côté (hémiplégie faciale), très-souvent le côté droit. La maladie se manifeste ordinairement tout-à-coup (66), quelquefois elle est précédée par un rhumatisme aigu de la face (67) ou plutôt par une névralgie faciale rhumatismale (68). La face est ti-
pedis alterius lateris, dysentericis familiari. Helmst., 1750. V. Haller, Samml, ac. Streitschr. Crell’s Auszüg., 1 B.
Helmst,, 1779, p. 117.
(59) Le 25 avril 1817, je fus appelé auprès d’un homme d’une constitution
‘herculéenne, d’une famille sujette à la
plique, affecté souvent d'hémorrhoïdes et de spasmes qui, trois semaines auparavant, sans cause connue, avait été frappé d’apaplexie, et à qui it était resté une paralysie ou hémiplégie transverse. La paralysie affectait le bras gauche et la cuisse droite. La lange entière était dans un éiat de résolution et le malade balbutiait.
(60) De paralysi mus. faciei rheumat.
Würceb., 1797,
(61) Diss. de paralysi musc. faciei, sic dicta rheumat. Grœning. 1804.
(62) In medical transactions publ. by the coll. of physic., in London, 1815, vol. 5. FT
(65) In Hufeland journ., 21 B., 2 st., p. 149.
(64) Journ. général de médecine, t.
XXVH, p. 22,
(65) Cette maladie est si commune dans les régions septentrionales que j'en ai observé 22 exemples en quinze ans.
(66) Sept de mes malades, jouissant d’une bonne santé, furent pris instantanément de paralysie de la face après s’être mis le matin à la fenêtre. Un jeune homme souffrant des dents du côté gauche, tint tout le jour sa tête enveloppée d’un mouchoir. Le soir il alla au théâtre, prit un punch, sortit ayant chaud, découvrit uninstant sa tête et fut frappé de paralysie. Un autre fut frappé de la même maladie à la nouvelle de la mort de sa femme. Le chagrinetla colère produisirent la même chose chez une femme âgée.
(67) Cap. vi, $ xxx, n. 8.
(68) On cite l’exemple mémorable d’une femme chez laquelle la douleur
rée du côté sain et souvent exprime un rire sardonique. En outre, d’autres ne peuvent froncer le front ou les sourcils (69), ou fermer exactement les paupières (70), ou les ouvrir (71), ou élever la 1èvre supérieure et l'aile du nez (72), ou dilater la narine (73), ou élever la commissure des lèvres (74), ou clore la bouche et empêcher la sortie de la salive et le retour des aliments (76), ou remplir la cavité de la bouche d’air ou d’eau (77).
On a vu la face suivre les phases de la lune (78). En général, tous ceux qui sont affectés de paralysie de la face, se plaignent d’anesthésie, surtout de la lèvre supérieure. Rarement la mastication est empêchée. D'un autre côté, il est vraisemblable que chez les vieillards les muscles adducteurs de la mâchoire inférieure sont affectés de parésie (79); du moins, on peut à peine expliquer le mouvement continue] de mastication de leur mâchoire
occupait successivement les différents points de la tête, et la paralysie des différentes parties du corps suivait le changement de lieu de la douleur. (Acad. des sc., 1742, p. 52.)
(69) Par la paralysie du muscle frontal et sourcilier.
(70) Par la paralysie du muscle orbiculaire des paupières.
(71) Par la paralysie du musc. élévateur de la paupière supérieure.
(72) Par la paralysie du muscle élévateur de la lèvre supérieure et de l'aile du nez.
(15) Par la paralysie du muscle compresseur du nez.
(74) Par la paralysie du muscle canin et du muscle zygomatique.
(76) Par la paralysie du musele orbiculaire ou sphincter de la bouche.
(77) Par la paralysie du muscle buccinateur.
(78) Traité médico -philosophique sur lerire, par Denis-Prudent Roy. Paris, 1814. ( Kerringius a vu une femme dont la physionomie n’était régulière que pendant la pleine lune. Le visage changeait avec la décroissance de la lune: alors, en effet, les yeux, le nez, la bouche, se tournaient de côté, et la malade, tant que durait cet état, fuyait la vue des hommes. )
(719) Muscles temporal, masséter, ptérygoidien interne.
(80) Brückmann, Untersuch. d. Ursachen, woher d. bestandige Beweg. der untern Kinnlade'bey alten Leuten rübre.
Braunschw., 1752,
autrement que par des efforts répétés
MALADIES
pour élever la mâchoire tombant par son propre poids (80).
7.Paralysie du cou. La paralysie (80 b) des muscles du cou soutenant la tête a été parfaitement décrite par Quelmalz (81) et Rust (82). La tète tombe en avant comme dans un sommeil profond sur une chaise.
On rapporte qu’un enfant fut après une chute paralysé des mains , des bras et de quelques muscles de la tête, de telle sorte que la tête était fléchie tantôt en avant, tantôt en arrière , et qu’en même temps le tronc était fléchi d’un côté ou de l’autre (83). Dans d’autres cas, les malades ne peuvent donner à leur tête la siluation qu'ils désirent sans s’aider de leurs mains ou des mains des autres , ou d’un artifice quelconque. Quelques-uns peuvent parler , d’autres ne peuvent que pousser des gémissements. Le sentiment est habituellement conservé dans les muscles alfectés.
8. Paralysie des muscles du thorax et de l'abdomen.— Déjà nous avons fait mention (84) de la paralysie des muscles du thorax et de l'abdomen (85), et nous en parlerons encore ailleurs (86).
9. Paralysie des extrémités supérieures. — La paralysie des extrémités supérieures présente des phénomènes variés suivant que tous les muscles ou quelques-uns seulement sont frappés de résolution. Souvent, en effet, le bras ne peut être étendu et fléchi sur le thorax (87), porté en arrière (88), en haut (89), en dedans (90), en dehors (91); quelquefois l'avant-bras ne peut être fléchi (92),
(80 b) Musclesdigastriqueetcomplexus, musc. splenius de la tête et trachélomastoidien. |
(81) Prog. de musc. capitis extensorum paralysi. Lips., 41754. V. Halier, Samml. acad. streitschr. crell’s auszüg, 4 B., Helmst., 1779, p. 154.
(82): Lies, p-1781etsuir.
(85) Acad. des sciences, 1741, Hist,
(84) Cap. 1, S 11, 4, 5.
(85) Copeland, 1. c., p. 12, 15.
(86) P. ru, vol. 11.
(87) Par la paralysie du grand pectoral,
(88) Par la paralysie du grand dorsal.
(89) Par la paralvsie des muscles deltoïde et coraco-brachial.
(90) Par la paralysie du sous-scapulaire.
(91) Par la paralysie des musc. susépineux, sous-épineux et pelit-rond.
(92) Par la paralysie des musc, biceps-
DU SYSTÈME NERVEUX
é‘endu (93), porté en supination (94), en
pronation (95). La même impuissance de mouvement se rencontre également dans le carpe (96). Tantôt les doigts ne peuvent être étendus (97), tantôt ils ne peuvent être fléchis(98),tantôtilsne peuvent être mus latéralement (99). Il en est ainsi du pouce (100), de l'indicateur (1) et de l'auriculaire (2). Queiquefois les ligaments qui ont des rapports avec les muscles paralysés sont relàchés, d’où résulte la formation de luxations spontanées (3).
10. Paralysie des extremites inferieures. — La paralysie des extrémités inférieures, à moins qu’elle ne soit complète, n'empêche que partiellement les mouvements; ainsi, quelquefois Le malade ne peut élever la cuisse (4), ou lorsqu'elle est élevée l’étendre en arrière (5) ou la porter en dehors (6), ou rapprocher les deux cuisses l’une de l'autre (7), ou les éloigner (8), ou placer une cuisse sur
brachial ou coraco-brachial et brachial interne.
(95) Par la paralysie du musc. triceps ou des musc. grand anconé et petit an- £coné.
(94) Par la paralysie des musc. long et court supinateurs.
(95) Parla paralysie des musc. rond et carré pronateurs.
(96) Par la paralysie des musc. fléchisseurs du carpe radiaux et cubitaux.
(97) Par la paralysie du musc. extenseur commun des doigts.
(98) Parla paralysie des musc. fléchisseurs sublime et profond des doigts et des musc. lombricaux.
(99) Par la paralysie des musc. interosseux internes et externes,
(100) Par la paralysie des musc. long et court extenseurs du pouce, — long et court fléchisseurs du pouce, — long et court abducteurs du pouce, —adducteur et opposant du pouce.
(4) Par la paralysie de l’extenseur propre de l'indicateur; par la paralysie de l’abducteur de l'index.
(2) Par la paralysie des musc. court fléchisseur, abducteur et adducteur,
(3) Cap. $, vi.
(4) Par la paralysie des musc. psoas et iliaque interne.
(3) Par la paralvsie des musc. fessiers.
(6) Par la paralysie des muse. fessiers, pyramidal, jumeaux, obturateurs interne et externe, carré crural,
(7) Par la paralysie des musc, biceps fémoral et pectiné,
(8) Par la paralysie des muse. fessiers et surtout du grand et du moyen,
l'autre (9), ou étendre la cuisse (10), ou la fléchir (11), ou fléchir le pied (12), ou l'étendre (13), ou le tourner en dedans (14), en dehors (15), ou fléchir les doigts du pied (16), ou les étendre (17), ou les éloigner ou les rapprocher les uns des autres (18), ou étendre le gros orteil (19), ou le fléchir (20), ou lPéloigner des autres doigts (21), ou l’en rapprocher (22).
Les ligaments relâächés amènent les mèmes résultats dont nous avons parlé plus haut.
11. Symptômes du beriberi. —Les malades affectés de beriberi (maladie sur laquelle on peut lire Jac. Bontius (23), Manget (24), Tulpius (25), Sauvages (26), et Thomas (27)), marchent les genoux rétractés, en élevant les cuisses comme les brebis. Outre la débilité universelle , le sentiment et le mouvement des extrémités sont diminués, la voix de-
(9) Par la paralysie du droit interne et du couturier.
(10) Par la paralysie des musc. droit antérieur, vaste interne, vaste externe, crural.
(41) Par la paralysie des musc. bicepsfémoral, demi-tendineux, demi-membraneux, poplité.
. (42) Par la paralysie des muse. tibial antérieur, second et troisième péroniers.
(13) Par la paralysie des musc. gastrocnémoniens, soléaire, plantaire grêle.
(44) Par la paralysie du musc. tibia] postérieur.
(15) Par la paralysie du long péronier.
(16) Par la paralysie des muse. long et court fléchisseurs communs des doigts, lcmbricaux.
(17) Par la paralysie des musc. long et court extenseurs des doigts.
(18) Par la paralysie des musc. interosseux internes et externes.
(19) Par la paralysie des muse. long et court extenseurs du gros orteil.
(20) Par la paralysie des musc. long et court fléchisseurs du gros orteil.
(21) Par la paralysie du musc. abducteur du gros orteil.
(22) Par la paralysie du musc. adducteur du gros orteil,
(23) Medic. Indiæ Oriental, lib. 11, cap. I.
(24) Biblioth. pract. (On affirme que cette maladie était connue d’Erasistrate.)
(25) Obs., lib. 1v, cap. v.
(26) Nosolog. method., clussis 1v, gen.
(27) The modern practice of phys.
New-York, 1817,
vient grêle et s'enroue ; bien plus, il survient souvent des crampes des museèles de la poitrine qui empêchent la respiration et la voix.
12. Autopsie des cadavres. — Les cadavres des paralytiques ont offert dans l'encéphale, si on en excepte un petit nombre d'exemples (28), du côté opposé à la paralysie (29) : la carie du crâne (30), des productions morbides comprimant le cerveau (31), l'induration d'une portion du cerveau (32), de la sérosité dans les ventricules (33), le corps strié dégénéré (34), entièrement séparé du cerveau (35), du pus renfermé dans une poche (36), un stéatôme de Ia grosseur du poing entre le cerveau et le cervelet (37), ane tumeur dans le pont de Varole (38), dans la colonne vertébrale, et à quelques ex céptions près (39) dans le côté correspondant à la paralysie (40) ; des gibbo-
Le en
(28) Schlichting, Traumatologia. Bianchi, Storia medica d'un apostema nel lobo destro cerebello che produsse la paralisia della parte destra in una giovinetta. Ri- Mini, 1772. —Reil, Mém. clin., fase, Iv, n. 4.
(29) Da Pui, Diss. de homine dextro et sinistro. — Caldani in Saggi scientif. e letterar dell” acad, di Padova, t. 1, 1786.
— Monteggia, Fase. pathol. — Bichat, Anatomie générale, t. 1, p. 121.—Mehlis, Commentat. de morb, hom. dextri et sinistri. Gœtt.; 1818.
(50) Eph. n. c., cent. 1x, obs. 14. — Rhodius, cent, 1, obs, 54.
(51) Heister, Wahrmehmungen, 2 B.
(52) Æsculap. V. Weber u.— Ruland, 1 B., p. 285.
(35) Pezold, Obs, med. chir., n. 60.
(Je l'ai vu souvent).
(54) Wenzel, op. ce. (Dans le chapitre précédent.)
(55) Morgagni, De sedibus et caus.
morb., epist. X1, 1.
(56) Prochaska, Annotationes acadeice. Prao., 1784; fase. mu, sect. 11, ©. 11.
(57) Drelincourt in Boneti, Sepulchr.
anat., lib. 1, Seèt. 1, p. 125.
(58) Yelloly in Medico-chir, transact., vol. 1, n. 16.
(39) Nous coneluons d’après les paroles de Sœæmmering : « Læso vero spinæ medullæ latere, plerumque idem corporis latus afficitur. » (De corporis hum, fabrica, t. 1v, K 85, p. 67.)
(40) Saliceto, Chirurg., lib. v, p. 550.
— Kiolan, p. 549. — Morgagni, Epist.
anatom., xiu, art. 20, 21.—Dupui, 1, c., Seet, n, cap.t, $ 5.—Amderson, Medical journ., vol, nu, — Haller, Physiol., 1. 1v,
MALADIES
sités variées que nous décrirons plus bas avec soin, des tumeurs pénétrant entre les apophyses épineuses dans le canal vertébral (41), le spina bifida (42), le ramollissement des vertèbres (43), leur carie (44), leur destruction (45), leurs luxations (46), leurs fractures (47), l'os sification des cartilages intervertébraux (48), l'intumescence des corps des vertèbres (49), le dépôt de matière osseuse à leur surface (50), du sérum (51), de l'ichor (52), du sang (53) extravasé * dans le canal vértébral (54), les méninges épaissies (65), vasculeuses (56), la moelle
p. 154, disant : « In medulla spinali.., id latus Corporis resolvitur, in quo ea medulla vulnus passa est, aut pressionem. »
Rachettis 1. e., p: 270.
He Jopeland, op. e., p. 7.
42) Cap. 1v, $ 17, n.5.
(45) Frank, Orat. acad. de vertebr.
columnæ in morbis dignitate.—Ludwig, De distorta spina dorsi, V. Adversar.
med. pract., vol. 1. — Rocchetti, I. c., p. 292. — Bostock in Medico-chirurg.
trans. published by the med, and chir.
soc, of Lond., vol. 1v, 1815. (L'analyse chimique des vertèbres dorsales ramollies montre que les os, dans cette maladie, possèdent moitié moins de matière terreuse). À
(44) Cowper, Anatomy of human body. V. Hallér, Bibl. chir., vol. 1, p. 519.
(Ma pratiqué m'a fourni d'innombrables exemples de paralysies dues à la carie des vertèbres).
(45) Ludw. Frank, Storia d'una paralisia. V. Nuovo giorn. medico-chir. di
Milano, t. 1v. — Killian apud Copeland,
(46) Celse, 1. vins, €. 1v. — Collomb, Medic. chir.— Werke, obs. 49. Cfr, c. 1,
Ù (47) At. n. cur., vol. 11, obs. 51,
(48) Copeland, I. ce.
(49) Pott, op. c.
(50) Copeland, 1. c., p. 5, affirme que cela arrive rarement. — Gœtz, De morb, ligamentorum. Berol,, 1790, affirme la même chose.
(51) Copeland, I. e., p. 7.
(52) Home, Clinische versuche, p: 267.
(*) Duverney, V. Duhamel, Reg. scient.
acad. hist., an. 1685, sect. v, c. 11, p. 264. —Rahn, Museum d. Heilk. 4 B., p. 567.
—Copeland, p. 5. (Un grand nombre de mes observations enseignent la même chose).
(54) Cowper, 1. c.
(55) Copéland, L. e., p. 4.
(56) -Fteèm, 1. €; p. 26.
DU SYSTÈME NERVEUX
pinière indurée (57), détruite (58), omme divisée (59), desséchée (60), son pngus (61), Ses excroissances (62), sa égénérescence (63), l’épaississement de à gaine du nerf dur (64), l'aorte liée 5), les muscles des membres paralysés acomplètement développés(66), de coueur blanche (67), dégénérés en une sublance informe semblable à celle qui se encontre dans les stéatômes (68).
$ III. Causes.
1. Causes preédisposantes. —Les caues qui disposent à la paralysie sont :
hérédité (69), l'enfance et la vieillesse, > sexe masculin, le tempérament sanuin et bilieux, le repos trop prolongé es muscles (70), l'obésité (11), diverses rofessions, l’affaissement du système
(57) Maty, In medical obs. and inquies, vol. nr, p: 25.
(58) Copeland, 1. c., p. 26.
(59) Ploucquet, Hist. morbi singularis aralytici. Tubing., 1806.
(60) Salzmann, Act. nat.
bs. 182.
(61) Philips, in The new Lond, med, urn. 1792, vol, 1, P, nu. Cfr. Richter, hir. bibl., 45 B., p. 77.
(62) Act. nat. cur., vol. 1, obs. 102.
(65) Harless u : Ritter, Journ. d. ausmd. med. chir. Liter. 8 B., 1 st., p. 59.
(64) Friederich, 1, ce.
(65) Vieussens, Neurographia universa.
(66) Salzmann, 1, c., Journal des saants, 1755.
(67) Morgagni, op. c., epist. LxIX, 11.
(68) Salzmann, 1. c., Journal des saints, 1755.
(69) Lentin, Beytræge., ‘opres observations.
(70) « Videmus hoc evidenter in muliebus, quæ ‘pessimo more loricis, ex bamarum ossibus factis, corpus stringunt, u sæpe noctuque : in illis totus trun- 1S Covporis sustineétur hæc lorica. Hinc usculi dorsi validissimi, qui truncum rporis erectum firmant, oriantur, Unde iseræ mulierés, quæ a prima juventute s loricis usæ fuerunt, illas postea denere neéqueunt, quin antrorsum collaitur lotus truncus corporis. » Swieten, €., $ 1060.
(71) « In nimis obesis sæpe languent usculi compressi ab abundante pinguene, non tantum incumbente musculis, d'et interposita ubique inter musculo.
Mi fibræ, » Swicten, 1. c., S 1059,
cur.s ft. 1%
p. 165, et mes
nerveux , Ja constitution scrofuleuse
(72), rachitique, disposée à la plique, et
enfin les circonstances qui disposent à
. lPapoplexie, la rachialgi- , l'hydrorachie et les névralgies.
12. Causes excitantes. — La paralysie est excitée par les violences externes (73), telles que les chutes, surtout sur la tête (74) et la colonne vertébrale (75), les concussions de ces parties (76), Les efforts, les blessures de l’orbite (78), la contusion du périnée (79), les lésions des
nerfs (80), etc., par la saignée du bras (81), la pression (82), la morsure d’un
chien (83), les scarifications entre les
(72) L'illustre Paletta admet à peine cette observation vraie de Pott.
(73) Plater, Obs., L.r, p. 132. — Forest, 1. x, obs. 95, et l'expérience de tous les jours.
(74) Gabrliep, Diss. viri ex lapsu lente deficientis easus. Lugd. Bat., 1662. — Haller, Coll. diss, pract. , vol. vi, N.
(75) Pott, Paletta, Copeland, Rust, et un grand nombre de mes observations.
(76) Quelquefois sans lésion tombant sous les sens. Nysten, Journal de médecine continué, vol. x1v, p. 267.
(77} Nebel, A laboribus durioribus gibber et mors. V, Acta acad, nat, cur., VOIS V; D. 981:
(78) Journal de médecine, t.
(79) Koch, Vom Gesundbrunnen in Lauchstædt, p. 35.
(80) Levesque-Lasource, Journal de médecine continué. 1810, juin, p. 124,
(81) Eph. nat. cur., dec. 11, an. 9 et 10, obs. 247.
(82) Craffman, 1758, déc. V. Hamb., Mag. ., 22B.,2st., n. 5. j'ai vu un homme qui, dans un état d'ivresse, avait passé toute la nuit dans un profond sommeil, la tête recouverte du bras et de la main droite, se réveiller avec la paralysie de ces parties.
(85) Un enfant de quatorze ans est mordu, en mars 1819, par un chien non en ragé, à la partie ‘inférieure de l’avantbras. Il en résulta trois blessures d’où du sang s’écoula. Elles furent recouvertes de linge. Les plaies étaient presque guéries lorsque l'enfant tomba de haut sur la partie malade. Les deux plaiïés s’ouvrirent de nouveau et fournirent du pus; une douleur se manifesta, s'étendant de l’articulation du coude aux doigts; cette douleur, les plaies étant fermées apré deux mois, se changea en torpeur, puis peu après survint l'impuissance de léver le
épaules (84), un stéatôme (85), une tumeur des glandes (86), la distension de la vessie (87), la grossesse (88), l’accouchement (89), la pléthore (90), la suppression des hémorrhoïdes (91), des
EEE one
bras, de le porter en pronation ou en supination. Le malade étant entré au mois d'octobre à la clinique, nous vimes les cicatrices des ulcères à la partie postérieure et inférieure de l’avant-bras, le bras étant en quelque sorte émacié. La peau du coude aux doigts était froide, livide, comme macérée, et tellement privée de sentiment, que le malade ne sentait pas la piqûre d'une aiguille. Les muscles sous-jacents étaient flasques. D'ailleurs les mouvements de l’avant-bras n'étaient pas entièrement abolis. La paralysie n’affectait complètement que les doigts auriculaire et annulaire. La maladie ayant été déclarée une parésie de l’avant-bras due à la lésion du nerf cubital, le malade fut guéri en conservant seulement de la torpeur dans la partie affectée, par l’emploi des bains sulfureux, d’un linge enduit de cérat couvrant continuellement le bras, de frictions diverses , et surtout par un cautère établi, au moyen de la potasse caustique, dans le lieu primitivement blessé.
(84) Fabricius Hildanus, cent. v, obs.
HT à (85) Salmuth, cent. n, obs. 76.
(86) « Vidi sic tumentes et scirrhosas glandulas subaxillares paralysin brachii fecisse. » Swieten, 1. c., $ 1059.
(87) Wichmann, Ideen z. diagnostik., 3 th., p. 18. (Paralysie des extrémités inférieures).
(88) Percival, Essays, vol. 11, p. 220.