‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 172 sur 261 · V. Abb. f. pr. Aerzte, 2 B., 2 st., p · texte numérisé non relu

V. Abb. f. pr. Aerzte, 2 B., 2 st., p

(89) Zacutus Lusitanus, Prax. admirab., 1.1, obs. 35.

(90) Nov. act. nat. cur., vol. v, obs. 7.

Swieten, Comment., $ 4060. — Autenrieth, Physiologie, $ 589.

(91) Fabricius de Hilden, cent. 11, obs. 11. — Hoffmann, De nervorum resolutionibus, obs. 7. Opp., vol. 11, p.

205. Déjà Hippocrate connaissait la puissance des hémorrhoïdes dans la production de la paralysie lorsqu'il disait: « Ex hemorrhoïde parum apparente vertigines obortæ parvam sideralionem brevi futuram significant. » (Coacar. prænot., n. 546. Charter, t. vin, p. 871).

« Tunc enim, dit Swieten, 1. c., $ 1000, p. 355, natura evacuationem superflui molitur quidem, sed non perlicit, et sanguis, per inferiora bæc vasa exire non potens, superiora vasa urgetet distendit.»

MALADIES

menstrues (92), du lait (93), du flux dy-sentérique (94); la chaleur trop grande (95), le froid (96), surtout le refroidisse-. ment le corps étant en sueur (97), l’hu-.

midité (98), le catarrhe (99), les exan-

oo

Ainsi l’homme dont j'ai parlé ailleurs, en 1818, fut frappé, au printemps; d’une diarrhée hémorrhoïdale sanguinolente. Quoique je l’eusse sollicitée , elles cessacependant plus tôt que jene l'aurais voulu, et fut suivie d’un accès d’apoplexie avec paralysie de la langue. Il guérit. Eni 1819, dans la même saison, survint une nouvelle diarrhée hémorrhoïdale sanguinolente. Me rappelant que l’année précédente elle avait annoncé une attaque d'a:

poplexie, je fis pratiquer immédiatement une saignée du pied. Cette fois, il ne sur vint pas d’apoplexie.

(92, J’ai observé de nombreux exem4 ples de paralysie dus aux menstrues cou:

lant abondamment vers la période cri tique, et imprudemment arrêtées.

(93) Puzos, Traité du dépôt laiteux ov lait répandu. V. Abh. f. pr. Aerzte. 1 B., 1'St., pd.

(9%) $ 60, n. 5. Ed. de Leyps.

(95) Hippocrate avertit que les homme:

deviennent paralytiques, si leur tête es:

subitement exposée aux ardeurs du s0:

leil ou au froid. (De aere, locis et aquis text. 44. Charter, t. vi, p. 191.)

(96) Hippocrates, De liquidorum usu:

cap. 11. Charter, t. vi, p. 144. « Cerebrum quæque ex eo oriuntur, frigido quidem offenduntur, calido vero delectantur.

Ainsi Galien observa la résolution d4 l’anus et de la vessie chez des homme:

restés long-temps assis sur une pierr!

froide, ou ayant tenu Jong-temps ce parties dans l’eau en pêchant; il ajout que la même maladie a affecté plusieur personnes nageant dans l’eau froide. (D! locis affect., 1. +, ce. vi). Martini parl d’une paralysie à la suite d'une chut dans la mer, l’eau étant à une bass:

température, Ein dutzend Beob., n. @

(97) V. Écrivains des maladies des cli mats chauds cités, P. 1, vol.1, S9, n.4 J'ai vu dans les climats froids un gran:

nombre de paralysies dues à un refro:

dissement, le corps étant en sueur à | suite d’un bain de vapeur, d’ingestion d liqueurs fermentées, ou à la suite d

eines de l’âme.

(98) Hippocrate a remarqué qu’'aprë un vent du midi violent et pluvieux, ils développait des paralysies d’une manièr épidémique (Epid. 1. Charter, t. 1x, 63).

(99) On trouve dans Burgrave l’exem ple d’une paralysie du bras à la suite d

DU SYSTÈME NERVEUX

thèmes mal à propos guéris (100), tels que la scarlatine (1), les affections morbilleuses (2), la variole (3), la teigne (4), a plique, surtout coupée (5), la métatase laiteuse (6), les fièvres intermittenes supprimées (7), les écarts de régime 8), les vers (9), les vents (10), les vices lu foie et d’autres viscères abdominaux 11), l'hypercatharsis (12), la goutte ren-

a suppression d’un catarrhe. Medicin.

'ælle, p. 72.

(100) Kortum in Hufeland, Journ., 20

(1) Delius, Diss, de paralysi utriusque rachii post scarlatinam orta. Erl., 1755.

Ma propre pratique m'en a offert pluieurs exemples.

(2) Lucas, in Lond, medical journ.

290, vol.1v,n. 1. Cfr. P,,1, vol. nu, cap.

(5) Eph. nat. cur., dec. 1, an. 4 et 5, bs. 9; dec. in, an. 4, obs. 1. Cfr, op. c., ui, S 68, 5.

(4) De Haen, Ratio medendi, vol. 1, p.

(5) De La Fontaine, Med, chir. abh., p.

Op. CG: xxxVi,, S 144,2, p. 519, [ais les malades affectés de plique sont icilement atteints de paralysie, surtout la suite des affections de l’âme et de la ranspiration supprimée.

(6) Garn, Krankengeschichten, n, 6.

(7) Percival, 1. c.

(8) Cœl. Aurelianus, p. 342. — Percival, Essays, vol. n, p. 220; Philosoph.

ans., n. 277. Cfr. Trampel, Beob.,2B., . 439, et Marcard, Beschr. V. Pyrmont, D;pe169.

(9) Salmuth, cent. 1, obs. 44. — Paul-

Mycent..1v,,.obs., 47.: Eph. nat. cur., ec. 11, an. 5, app. 15. Journ. de méd., Xxx, p. 44; t. Lxxx, p. 844. — Moœnch, in Hufeland’s journ. 1817, sept., 1144. (J'ai moi-même observé une padysie du bras de quelques heures, dérminée par les vers).

(10) Helwig, obs. 84. (J'ai constaté 1e paralysie momentanée du bras gau- 1e due aux vents).

(ft) Percival, IL, c.

(12) Helwig, obs 85.

trée (13), la syphilis (14), les métaux (15), tels que le mercure (16), l’arsenic (17), mais surtout le plomb (18), les autres poisons (19), les poisons animaux non exceptés (20), les souffrances de l’âme (21), surtout la terreur (22), la colère (23) et le chagrin (24), la douleur (25),

(13) De Meza, in Act. soc. med. Havn., vol. 1. Au mois de juin 1819, un homme noble, âgé de 70 ans et plus, empêcha ua accès de goutte au pied gauche par des

frictions spiritueuses. Peu après il mar-

cha, et s'étant refroidi le corps étant en sueur, au moment où il prenait avec la main gauche de la poudre dans une boîte, il fut affecté d’une hémiplégie du même côté.

(14) Wepfer, Obs., p. 689.—Lange, in Schmuckers Vermischte schrift., 2 B., p. 252. — Hourtet, Mémoires de l’acad, de chir., f. 1v, p. 141. — Samml., Med.

Wabrnehm., 1 B., p. 84.

(15). Tuchlan, Diss. de paralysi metallariorum. Ultr., 1693.

(16) Thomann, Annalen ad 1800, p. 68.

(17) Forest, 1. vur, obs. 5.— Brandis, Ub. d. Wirkung d. Eisenmittel., p. 155,

(18) Borellus, cent. 1v, obs. 32,.—Fab, de Hilden, cent. v, obs. 71.—Stoll, Rat.

med., P. 11, p. 416. — Percival, Essays v. abh.f. pr. Aerzte,2 B., 2st., p. 70.— Bauer in Arzneyk. Abhandl, V. London, 5 B., p.509. Voy. les écrivains sur la çolique des peintres.

(19) Tels que l’infusion de baies de laurier-cerise dans du vin. (Commerce.

liter. Norimb., 1755, p. 390).

(20) Tels que la morsure de vipère (Fontana, Ub. d. Viperngift), la morsure des chameaux en sueur (Larrey, De l’expédition d'Egypte, p. 413).

(21) Les auteurs cités, P. un, vol, 1, SÉCUE, CAS 9, à

(22) De Haen, Rat. med., P.1, p.105.

— Jloffmann, De nervorum resolutionibus, obs. à ; Opp., vol. 111, p. 204; Eph.

nat. cur., dec. 1, an. 4 et 5, obs, 9. La guerre de Lithuanie, en 1812, a laissé plusieurs exemples de paralysie due à la terreur. RIT

(23) Wolff, Obs. med. chir., L. 11, n. 5, Cire Pt -vol 1, ©. xx, S 87, 2(02)

(24) Schenk, Obs., lib. 1, n. 176.—Vicat, Delect. obs. pract., n. 34.—Bartho- Jin, Act. Havn., vol. 11, obs. 59,

(25) Swieten, L. as $ 1060,

la foudre (26), la vapeur du charbon (27):

3. Causes prochaines. — Bocrhaave cherchait la cause prochaine de Ja para- Jysie dans un obstacle au cours du liquide nerveux du cerveau au muscle paralysé, ou du liquide artériel aa muscle paralysé (28). Ne nous arrêtant qu'aux choses certaines, cela seul nous est prouvé que la paralysie est déterminée par les causes qui compriment, dissolvent , déchirent, détruisent ou le cerveau ou la moelle épinière ou la pulpe des nerfs, ou qui cessent de donner ou épuisent le principe vital qui doitanimer ces parties.

$ IV. Diagnostic.

1. En général. — Wedel a dit avec raison (29): « Inter istos morbos, qui vivæ mortis imaginem sislunt, præcipue est paralysis, facile dignoscenda, et sensibus obvia. Cum enim vita censistat in sensu, consistat in motu, quid est mors viva, etiam hic, si hæc non est. »

2. Origine de la paralysie. — La paralysie tire son origine de l’encéphale, dé l’épine, des nerfs et de plusicurs lieux à la fois. Sa nature est traumatique, inflammatoire, rhumatismale, métastatique, gastrique, arthritique, scorbutique, nérVeuse et vénérienne.

5. Paratysie encéphalique.— La paralysie d’origine encéphalique est annoncée ou accompagnée par les maladies du cerveau, la douleur de tête, par exemple (30), l’encéphalite (31), l’hydrocéphale (32), l’apoplexie (33), les vertiges (34), etc. D'où résulte l'affection des sens, des facultés de l’âme, de la déglutition, de la respiration, du cours du sang (le plus souvent rendu plus lent), des muscles de la face, de la langue et de la moitié du

(26) Theden, Neue Bemerk., 5 B., p.

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