‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 176 sur 261 · Traitement de la paralysie ence · texte numérisé non relu

Traitement de la paralysie ence

(22) Recueil périodique de la société de médecine à Paris, n. 34.

(25) Genga, Anatomia chirurgica. V.

Haller, Bibl. chirurg., vol. à, p. 405,

-(Paralysie du moins diminuée.)

(24) Gilibert, Advers. pract., p. 271.— Gulbrand in Act. soc. R. Havn. , vol. I, p- 82.

(25) Gulbrand, Coll. soc. med. Hawn., vol. 11, p. 194.-—Callisen in ‘Act. R, soc.

med. Havn., vol. 1.

(26) Hufeland, Journ.,1812;mai, P. 54.

(27) Liboschitz, Beytræge z. neuern Heilk., 2 B., p. 155.

(28) Ranoë, in Act. reg. soc. med.

Havn., vol. 1, p. 50.

(29) Schenk, Obs., 1. 1, n.482.,— Paul.

lini, cent, im, obs. 89; Ephem. n. cur., dec. 11, an. 5; App., p. 95. LE

(30) Schenk, Obs., 1. 1,:n. 181.-—Marcellus Donatus, 1. vi, €. ‘1v, -p. 640. — Valleriola, 1. 11, obs. med. 4.—Pechlin, 1. n1, obs. med.?26.—Diemerbroeck, Obs.

et curat. med. c., n. 10. — Loœffler, Beytræge zur Wundarzneyk, 1 B.

(51) Gassendius, in vita Peyrescii , 4.

IV, p. 26. |

(32) Gazette de santé, 1814, mai,

(33) Pechlin, obs. 32, 1. ur.

(54) Lentin, lib. 1, obs. 21. Eller, Med. u. chir, anmerkungen, p. 47. —Hermann, App. ad Marquet, Traité de l’hydropisie, p. 169. Cfr, Journ. de méd., t.

VI, p. 148.

(55) Gazette sanitaire, 1781, août, Wilkinson, The case of M. Winder. Gœtt.,

(56) Morisset, Ergo paralysis repense ting folutio a natura, Paris, 1644,

phalique.— La paralysie d’origine encéphalique, surtout lorsqu'elle est récente, se traite comme l’apoplexie (37). Dans ce cas (si la maladie est inflammatoire), la saignée, conseillée par les anciens (58), mais plus tard négligée à cause des hypothèses diverses de paralysie de nature froide (39) ou asthénique, doit être recommandée comme une ancre sacrée (*).

uant aux hémiplégies, on a savamment discuté (40) s'il fallait tirer le sang du côté paralysé ou du côté opposé, sans doute de celui correspondant à la partie affectée du cerveau {41). Toutefois, si une fièvre de bon augure survenait avant que la phlébotomie n’eût élé employée, il faudrait en observer les effets, de peur de contrarier mal à propos un effort salutaire de la nature. La saignée convenant, si les symptômes d’une vraie pléthore se manifestent ou qu'une nouvelle attaque d’apoplexie soit imminente, il faut, au bout de quelque temps, y recourir une seconde et même une troisième fois. Ainsi, du moins, on pourra prolonger une misérable existence. S'il

(37) P. n, vol. 1, sect. 1, c. v, $ 29 (éd.

. de Leyps.). ;

(38) Celse, L. 111, c. xxvn. — Zacutus Lusitanus, Prax. admirab., 1. 1, obs. 58, 39. — Valleriola, 1. 1v, n. 4. — Duport, Ergo paralysi venæ sectio. Paris, 1588.

(39) Vedel, in Diss. Bieleri, an. 1719, p.19, l'usage de la saignée étant restreint à la seule paralysie avec apoplexie, dit :

a Est enim morbus potius frigidus et a torpore sanguinis et defectu spirituum oriundus. » Et Swieten recommande une méthode presque exclusivement irritante contre la paralysie. $ 1668.

(*) Je ne puis citer de cas d'hémiplégie |

dans lesquels la phlébotomie ait été utile.

Quant aux paralysies partielles, une femme de quarante ans et plus affectée,en mai 1817, d'une paralysie du côté gauche de ‘Ja face avec torpeur de la langue et céphalalgie cruelle, vint à Vilna après avoir employé vainement à la campagne Îles vésicatoires, l’arnica et autres médicaments. J'ordonnai une saignée du pied droit, et aussitôt la face reprit son aspect accoutumé. Cette femme jouit encore d’une parfaite santé.

(40) Detharding, Diss. de paralysi et hemiplegia subjuncta quæstione : utrum venæ sectio in parte sana vel affecta instituenda. Rostoch., 1739. — Gehler, Diss. de sanguinis ex parie siderata per venam eductione. Lips., 1778.

. (41) Cfr. Pur, vol. 1, sect. 1, Ç, WI, S

32, p.495 (*) (éd de Leyps-).

MALADIES

existait des signes de congestion vers l’encéphale, sans symptômes de pléthore générale, il faudrait recourir aux sang sues qu’on poserait autour de la tête. S'il existait un état hémorrhoïdal , il faudrait les placer près des veines de l’anus (42), mais non sans une urgente nécessité (43).

L'apoplexie étendant souvent ses effets jusqu’à la colonne vertébrale (44), et rien n’éloignant plus efficacement le sang de l’encéphale que les ventouses scarifiées placées sur les côtés de la colonne vertébrale, c’est un moyen qu’il ne faut pas négliger. Mais en même temps il faut faire attention à l’état des viscères abdominaux et surtout du foie, rarement parfaitement sain dans la maladie qui nous occupe, de peur d'attribuer à une pléthore réelle des congestions vers l’encéphale déterminées par un obstacle au cours du sang dans les viscères abdominaux. En général, on peut prendre pour règle , dans la paralysie encéphalique, de rendre le ventre libre une ou deux fois par jour, et même, si cela se peut, en évitant les lavements, qui excitent les hémorrhoïdes, et n’évacuent pas les intestins grèles. Si les sels doux, la rhubarbe ou un électuaire adoucissant donnés le soir à doses convenables, n’amènent pas de selles, le lendemain il faut recourir à la coloquinte et au jalap, sans cependant déterminer d’évacuations liquides, qui presque toujours diminuent les forces (45). Lorsque Ja maladie est déjà avancée, il faut s'occuper du système abdominal, et agir sur les évacuations alvines au moyen des eaux médicinales savonneuses et salines, qui, en raison de leur chaleur, de l’acide carbonique qu’elles contiennent, ou de toute autre cause ignorée, n’ont pas d’aclion funeste sur l’encéphale. Lorsque la maladie est récente, le mouvement inflammatoire étant modéré, on peut recourir au tartre stibié à petites doses

(42) En 1818, un homme de quarante ans et plus, affecté d’apoplexie et d’hémiplégie, ayant eu des sangsues posées à l'anus, put le lendemain marcher seul.

Mais trois mois après, un nouvel accès d’apoplexie, suivi de paraplégie, mit fin à ses Jours.

(45) Cfr. L. c., cap. v, $ 29, 1, p. 552 (56) (éd. de Leyps.).

(44) $ 62. Cfr. P, n,1sect. 1, cap. v,.6 29, 2, p. 554 (39) (éd. de Leyps.).!

. (45) Lisez, Je vous prie, Swieten, $ 1068, 5.

DU SYSTÈME NERVEUX

souvent répétées dans le but de soutenir la transpiration. Nous ne pouvons conseiller l'emploi des vomitifs (46), que nous n'avons jamais osé employer par crainte de congestions vers la tête, à moins que la maladie n'ait été précédée par une orgie. Les bains chauds et sulfuriques , en général recommandés dans la paralysie (47), ne conviennent, dans la paralysie encéphalique, que lorsque cette maladie est déjà ancienne; en effet, si on les emploie plus tôt, un nouvel accès de paralysie est inévitable. Au contraire, les embrocations, entourées surtout des suffrages des médecins de l’antiquité (48), peuvent être sûrement employées. Nous n'osons pas parler des bains froids, et surtout de la natation (49) conseillée par les anciens. Il ne faut pas recourir trop rapidement au vésicatoire à la nuque, qui hâte la congestion sanguine vers la tête. Il n’en est pas de même lorsque la violence de la maladie est calmée, surtout s’il y a quelque chose de rhumatismal ou d'arthritique. Toutefois, lorsqu'on ne désire pas un effet prompt, nous préférons de beaucoup aux vésicatoires les cautères établis à la base du crâne, soit au moyen du bistouri, soitau moyen de la potasse caustique. De plus, nous avons cette opinion que si, outre la méthode anti-phlogistique, il existe un remède sûr contre la paralysie d’origine encéphalique, c’est le cautère à la base du crâne. Mais il faut prendre garde aux liens dont on entoure le cou pour soutenir les vésicatoires et les cautères, car si les veines jugulaires sont comprimées, tous les bons effets qu’on se promettait sont détruits. Le séton établi à la nuque (50) détermine des douleurs trop

(46) Celse, 1. v, c. xxvir, pe 179. — Falconner, Memoirs of the medical soc.

of Lond., vol. 11, n. 420.—Swieten, 1. c., $ 1068.

(47) Summer’s account of success of warm bathing in paralitic discorders.

Lond., 1751. Narrative on the efticacy of Bathwaters in var. Kinds of paralitic discorders. Lond., 1787.

(48) Cæl. Aurel., p.561.—Paulus Æoineta, L. V.,c. zvr.—Bang, Act. roy. soc, med. Havn., vol. 1, p. 102. — Copeland, | AS

(49) Cæl. Aurelianus, Morb. chron., ur, ©. 1, p. 551 (disant : « Partibus passione vitiatis adjungendas esse vesicas, quo natandi laborem miauant »).

(50) Cramer, Diss, de paralysi et seta-

vives. Il est bon toutefois de provoquer la salivation au moyen des sialagogues.

On seconde l’action de ces auxiliaires externes par divers médicaments internes adaptés aux circonstances. Les fleurs d’arnica montana (51) sont indiquées, s’il est vraisemblable que la paralysie soit due à un épanchement surtout sanguin dans l’encéphale, si la maladie est ancienne, si elle est l’effet d’une seconde attaque d’apoplexie, si le malade est épuisé , si le pouls est mou et la face pâle. Nous soutenons très-bien l’action de l’arnica par les semences de coriandre et d'herbe de marjolaine (52). Dans les mêmes circonstances pour lesquelles nous avons conseillé larnica, surtout si les forces digestives languissent, si le malade présente destaches scorbutiques, on peut employer les semences de moutarde noire (53) en décoction dans du petit-lait, ou la racine de pyrèthre (54). La transfusion du sang a elle-même été tentée avec succès (55). Mais si on soupçonne qu’un épanchement de sérosité dans l’encéphale est la cause de la paralysie, la méthode

ne

ceorum adversus eam eximio usu. Gœtt., .

1760.V. Sandifort, Thesaurus,vol. 1, n. 7.

(51) Lisez sur l'usage de F’arnica dans la paralysie : Collin, Obs. circa morb.

acut. et chron., vol. iv, p. 5. V. p. 108.

—Plenk, in Morenheim Wiener beytræge, 2 B. — Aascow, in Collect. soc. med, Havn., vol. 11, p. 162. — De Meza, Act, roy. soc. med. Havn., vol. ur, n. 20. V.

Abh. f. pr. Aerzte, 15 B., p. 81. — Conradi, in Hufeland journ., 6 B., p. 463.— Angeli, Osserv. medico-prat. V. Weigel, Ital. bibl., 5 B., 1 st., p. 117-122. —Morelli, Lettera in nuovo giorn. di Milano, 1192 V. KGbn, HalFDibh, 25, 15€,

(52) Je me sers de la prescription suivante : Pr. Fleurs d’arnica, un gros; semences de coriandre ou d’herbe de marjolaine, deux gros. Faites infuser pendant un quart-d’heure, dans s. q. d’eau, pour obtenir huit onces de liquide; faites prendre trois fois par jour dans l’espace de vingt-quatre heures. J’ai guéri par cette formule plusieurs vieillards paralytiques.

(53) Une once et demie pour une livre d’eau.

(54) Oxley, in Kühn phys. med. journ.

(55) Denis, Lettre à M. Sorbière, touchant l’origine de la transfusion du sang, avec le récit d’une cure faite sur une personne paralytique, Paris, 1688,

indiquée (36) contre Phydrocéphale chronique peut être employée. Toutelois, nous avouons que le mercure nous a rarement été utile dans la paralysie d’origine encéphalique, et que ce médicament est très-nuisible dans l’hémiplégie des vieillards, le plus souvent plus ou moins affectés de diathèse scorbutique.

Nous ne ferons pas non plus ici l'éloge de la digitale poarprée. Nous avons tiré plus d'utilité des sommités de douceamère, des racines de bardane, de squine, de bois de gayac (57), végétaux dont les décoctions, employées pendant plusieurs semaines, provoquent la sécrétion de l'urine et rétablissent la constilution des paralytiques arthritiques. Ce rétablissement s'obtient en outre en donnant au printemps, à ce genre de malades, des sucs exprimés des herbes nouvelles, de lierre terrestre, de véronique , de beccabunga, d’orties, de cresson de fontaine, de cerfeuil, de fumeterre , isolés ou associés aux jus de viandes, aux bouillons de vipère, de grenouilles , de tortue, sans négliger l’habitation à la campagne, les voyages, les récréations de l'esprit. En effet, les mouvements du corps, si nuisiblesdans quelques espèces de paralysie, sont utiles ici, lorsqu'ils sont modérés (58); au contraire, l'électricité, si utile dans d’autres paralysies, devient dangereuse dans la paralysie d’origine encéphalique (59).

Page 1