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MALADIES
peler (76) le mode d'exploration de l'in-!
térieur de Fépine. Toutefois, le dia-v gnostic le plus certain se tire des commé-+ moratifs. | 5. Paralysie nerveuse. — Parmi lesi paralysies produites par les vices des dif férents nerfs, celle qui Lire son originef de l'affection des plexus nerveux abdos minaux, et surtout des plexus mésaraïques, occupe le premier rang. « Nervik enim mesenterii non tantum cum intestinis, stomacho, jecore aliisque visceribus communicant, sed etiam cum lum borum aliarumque partium nervis eh consequenter cum artuum (77) » Et em effet, les nerts intercostaux et vagues formant les plexus abdominaux, commu:
niquent, ainsi que les nerfs cervicaux et dorsaux qui constituent le plexus bra= chial, avec les plexus cervicaux. Je m’étonne que Swieten ait dit : « Lætus re“ cordor me aliquoties brachiorum resolutionem, colicæ pictorum succedaneam:
feliciter curasse, dum frictiones, empla stra aromatica, elc., soli abdomini appli:
carem, licet ex anatomica nervorum his:
toria fatear me non intelligere, quomode nervi, per abdominalia viscera dispersii molestissimo et diuturno dolore excrw ciali, paralysin brachii inducant eum atrophia musculorum (78). » L’affection des nerfs abdominaux donne lieu aux es pèces suivantes de paralysie : 1° La pas ralysie saturnine ou métallique, bien dé!
crite par Stockus (79), Langius (86).
Suchland (81), et autres cités (82) oui citer (83). Cette maladie attaque les ex:
trémités, surtout les extrémités supé:
rieures, et particulièrement les mains:
mais assez souvent les cuisses aussi son!
frappées de paralysie. Les extrémité:
sont tourmentées de douleurs vagues ei leurs muscles sont atrophiés, surtout ceu:
du pouce. On trouve aussi des traces du paralysie dans les organes internes, tell que l’œsophage, comme le prouve k dysphagie ; tels que les intestins, comme
(76) Cap. 1, $ 4, n. 2.
(77) Willis, De anima brutorum, P. if c. 40
(79) Tract. de Lethargyrii fumo noxi morbifice,
(S0) Epist., bb, 1, epist. 15, p. 189 sq
(Si) Diss. de paralysi metallariorumi Traj. ad Rhen., 1695.
(82) Cap. 1x, K 45, à. 2 (di.
(83) P, ru, vol,r, c. de colica pictorum
DU SYSTÈME NERVEUX
Xe prouve la constipation qui est habituelle dans cette maladie. L'origine de la paralysie abdominale métallique se reconnai: en ce qu’elle est accompagnée de nombreux signes arthritiques, eten ce que Je plus souvent elle succède à la colique .Saturnine. Déjà Suchland (84)s’était efforcé de prouver que cette maladie était ac- Compagnée designesarthritiques : « Quod tempore plu vioso dolorexacerbatur, quod tophis nodisque articuli perturbentur, ut €tquod dolor in articulis, quam in reliqua .membri parle major sit » (85). Mais le siége principal de l’arthrite est le ventre, comme nous l'avons démontré (86).Quant à la colique saturnine, elle présente des Signes, si ce n’est de névrite, du moins de névralgie des plexus nerveux abdominaux et surtout mésaraïques (87). Peuton s'étonner alors que de !a névrite ou de la névralgie sorte la paralysie ? « Sufficiebat mihi novisse, dit Swieten, in nervis abdominalibus morbum habuisse originem ; et in aliis morbis jam didiceram, nervos multos habere mirum imperium in alias corporis partes... » (88).
Mais toute paralysie des ouvriers en mélaux ne succédant pas à la colique saturniue (89), l’action du plomb n'étant pas Dbornée à quelques nerfs spéciaux, mais s'étendant à tout le système nerveux (90), l’origine abdominale de la paralysie sa- {urnine pourrait encore être l'objet de doutes. Mais ces doutes seront dissipés si l'on considère : « que toute paralysie des ouvriers en métaux ne peut être attribuée à l’action du plomb, puisque les ouvriers de ce genre pourraient devenir paralyti® ques par causes rhumatismales et autres (91); d que le plomb agit sur le corps sous diverses formes, et vraisemblablement surtout par son usage interne; que de son action iEne sur les nerfs abdominaux doit résulter la colique et ensuite la paralysie d’origine abdominale; (ainsi avant qu’on ne connüt la sophistication du vin par le plomb, on attribuait aux qualités du vin la colique saturnine, et Ja paralysie qui lui succédait (92) ; et c
Dm
(86) P. 1, vol.r, $ 12, 4 (éd. deLeyps.).
(87) L. c., cap. de colica.
(89) Suchland, 1. c.
(90). P. u,v.4, sect..1, ©. 8 34n4175.
(91) Suchland, |, c., p. 10.
(92) Wepfer, Misc. ac, nat, cur., an. ft, obs, 39,
Frank, Tom. nr.
que les paralysies succèdent non-seulement à la colique saturnine, mais à des coliques d'un autre genre et à de nombreuses maladies abdominales. Par ces raisons, nous établirons d'une manière générale, Ics paralysies dues aux coliques et aux dysenteries. Des exemples de paralysie après des coliques non saturnines ont été recueillis par d’autres (93) et par nous-même (94). Nous avons déjà parlé du passage de la dysenterie à la paralysie (95). Nous n’osons expliquer pourquoi cette paralysie est presque toujours transversale (96). En effet, les opinions émises sur ce sujet ne nous ont nullement satisfait (97). 3° Paralysie due aux vers et aux gaz intestinaux. Cette paralysie est habituellement passagère et affecte surtout lesextrémités inférieures.
(98). 4° Paralysie due aux fièvres intermittentes. Elle est attestée par Rivière (99), qui accuse la bile. II serait plus près de la vérité d'admettre pour cause de ce grand phénomène la compression des plexus abdominaux par les viscères voisins engorgés (100) ou par les saburres.
Cependant, comme la moelle épinière parait jouer un grand rôie dans les fièvres intermittentes (1), il se pourrait que la paralysie qui succède à ces fièvres eût une origine spiuale. Quant aux autres nerfs , il est constaté par d'innombrables observations que la paralysie peut naître
(95) Epiphanus, Hist., n. 55. — Cramer, Diss. de colico dolore et iilius symptomate paresi. Basil., 1614. — Klopfinger, Diss. de colica passione ejusque symptomateillustriori paresi.Basil., 1618.
(94) Un médecin lithuanien, après avoir éprouvé plusieurs accès de colique, fut pris de paralysie des mains et de faiblesse des jambes. On ne pouvait nullement accuser pour lui le plomb. Une dame de Vienne, madame R., de la famille de C., portait plusieurs tumeurs, dont une de la grosseur de la tête d’un enfant, vraisemblablement dans le mésentère; elle était sujette aux coliques, et fut enfin pas ralysée du bras droit,
(95) V. plus haut.
(96) Zimmermann (Von d. Rubr. unter d. Volke, p. 135) rapporte deux exemples de paralysie succédant à la dysenterie, dans laquelle les: mains et leg bras furent en même temps affectés,
(97) Fabricius, 1. c.
(98) Monch, I. c.
(99) Prax., 1. 1, de paralysi, p, 106
(100) Percival, 1, ç.
(4) Cap. 1, $ 12, 2.
de Téur lésion. « Sic præciso brachn mervo, qui ab illo actuäatur, digitus riget. Sic præcisis digitorum nervis, non semel vidinmus hinc ad motus genera exercenda ineptos digitos, sive contracti maneant, sive rigidi et contractioni inepti » (2).
On peut rattacher ici l'exemple de paralysie du bras par lésion du nerf brachial que nousavons cité plus haut (3), etun autre de Van Swieten, de paralysie du bras déterminée par des glandessous-axillaires squirrheuses (4). La résolution due aux névralgies et aux névrites {b) confirme amplement l’origine de la paralysie par affection traumatique, rhumatismale, arthritique, etc., des différents nerfs.
Plusieurs paralysies de la face dont nous avons parlé (6) furent de caractère rhumatisma!.
6. Paralysies composees. —Le cerveau, la moelle épinière et les nerfs composant un seul et même système, on comprend que la paralysie soit déterminée par l'affection simultanée de plusieurs de ces parties (paralysies d’origine composée). Ce n’est pas tout. L'étiologie montre que les paralysies reconnaissent quelquefois pour cause les vices des vaisseaux sanguins (7) el des muscles eux-mêmes (8); d’où il résulte que celui qui Chercheraït uniquement dans le système nerveux la source des paralysies se tromperait étrangement.
$ V. Pronostic.
1. Danger.—-Le danger dela paralysie vient de-plusieurs sources, du point affecté du système nerveux et du muscle paralysé. La paralysie encéphalique et spinale est d'autant plus grave (9), que Ja cause attaque plus directement la moelle allongée et la moelle cervicale.
En effet, ces points étant affectés, les musclesles plus nobles, tels que le cœur et les autres muscles de la respiration et
(2) Wedel, Diss., ‘an. 1677, p. 15.
(5) $ 61, 2 (85) (éd. de Leyps.).
(4) Ibid. (86).
(5) Cap. vn, $ 55.
(7) $ 64 (65). Cfr. Swieten, EL. e., $1059.
(8) Ibid. (66).
(9) Rolfink (Method. cogn. et curand.
affect., €. 1) dit : « Quo' cerebro sunt propiores spinæ affectus, eo magis sunt periculosiores, quo vero remotiores, 60 tutiores, »
MALADIES
des sens sont frappés de résolution. Il résulte de là qu'il y a surtout du danger dans la paraplégie. Puis vient l’hémiplégie, surtout si elle précède l’apoplexie, car, lorsqu'elle la suit, l'espérance est plus grande, «quia tunc novimus morbi causam minui et quasdam encephali partes liberari » (10). Où peut dire la même chose de la paraplégie qui succède à l’apoplexie spinale (11), Les paralysies qui tirent leur origine de Pabdomen, toutes choses égales d’ailleurs, sont plus facilement guéries, du moins lorsqu'elles ne sont pas accompagnées d’atrophie. Cette atrophie, accompagnant ordinairement la paralysie saturnine, en indique Île pronostic. Si la paralysie des muscles de la face provient du cerveau lui-même (ce qui est indiqué par d’autres signes, tels que la lésion des sens et des facultés de l’âme), elle présente de grands dan-
gers , etentre autres celui de l’apoplexié;
il en est tout autrement si la paralysie réside dans les nerfs mêmes de la face,
ce qu'Hippocrate a très-bien enseigné
par les parotes suivantes (12) : « Distorsiones autem'in facie , si nulli alteri parti corporis communicant, cito sedantur, vel sponte, vel per necessitatem ; reliqui vero ‘apoplecti fiunt. » Les paralysies partielles qui tirent leur origine des vicés de la colonne vertébrale reconnaissent le pronostic de ces vices. Les paralysies dues à la carie des vertèbres sont
“de mauvais augure, surtout la maladie
étant avancée et le malade épuisé.
2. Signes funestes. — C'est mauvais sigue si l’action des sphincters est anéan-
tie, si la paralysie est compliquée de
maladies aiguës, si la partie paralysée est en même temps privée de sentiment ; Si elle est froide, œdémateuse, flasque, pesante ; si elle se gangrène (13); sielle s’atrophie. Aussi Hippocrate a-t-il dit
ns
(10) Swieten, $ 1062. Tels deux apoplectiques dont j'ai parlé ailleurs furent complètement guéris de l’hémiplégie dont ils étaient affectés, et aujourd'hui jouissent encore d'une bonne santé. Nous avons vu une femme hémiplégique qui guérit parfaitement , après avoir mis au monde un enfant ‘sain.
(14) $ 60, 5 (46) (éd. de Leéyps.).
(12) Prorrhet, Lin, é"xvir;"Chart;, t.
vi, p. 826.
(45) Reier, dans Hufeland, Journ., 1814, p.40. (Sphacèle spontané des doigts de la main),
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avec raison (14) : « Quibus una cum hoc, quod movere non possunt, morbosa pars corporis attenuatur, hi in sanitatem restitui non possunt : quibus autem colliquationes non accesserint, hi sani evadent, » — et Celse (15) : « Quacunque vero corporis parte membrum aliquod resolutum est, si neque movetur et emacrescit, in pristinum habitum non revertitur ; coque minus, quo vetustius id vitium est (16), et quo magis in corpore senili est; » — ou, pour nous servir des paroles de Wedel (17) : « Si paralysis seni alterum pedem in cymba Charontis jam habenti accidat. » La paralysie est plus difficile à guérir en hiver, plus facile au printemps.
3. Bons signes. — C'est bon signe, si la fièvre, surtout celle qui commence par le frisson (18), survient dans une paralysie récente; si la partie paralysée est affectée de tremblements convulsifs ; si le malade perçoit en elle comme un sentiment de piqûre d’aiguille {19); s’il survient une diarrhée qui n’affaiblisse pas ; si la paralysie descend, si elle laisse les parties supérieures libres, et si les premiers médicaments administrés obtiennent quelque succès.
4, Guérisons spontanées et accidentelles. — On a vu l'apoplexie disparaître à la suite de récidives de l’apoplexie (20), d'un abcès sous l'oreille (21), à la partie
oo
(15), L. u,.c..vna, p. 75.
(16) « Hæc est ratio, quare prudentes medici non multum sperent de curanda paralysi, quæ per plures jam annos perstitit; quia jure metuunt, nervosam fabricam vel destructam esse, vel jam concretam adeo ut nil transmittere possit.
Hinc in tali casu membrorum paralyticorum motus emendatur quandoque utcunque, sed raro vel nunquam in inte- Srum restituitur, ut quotidianæ observationes practicæ docent, » Swieten, 1. és $ 1065.
(17) Diss. cit., p. 20.
(18) Cette condition paraît être nécessaire pour qu’on puisse espérer quelque chose de bon de la fièvre qui survient dans la paralysie,
(19) Clifton Witringham, De morb. quibusdam commentarii. Lond., 4752, V. Abh. f. pr. Aerzte, 8 B., 25t., p. 228, n. 91.
(20) Russel, Med. obs. and inquiries, vol, 1, n. 24.
(21) Journal de médegine, t, LXxxI, pe
postérieure du ‘bassin (22), d’une fistule à l'anus (23), de l’éruption des menstrues (24), du rétablissement d’une blennorrhée (25), d’un apostème aux lombes (26), au trochanter (27), d'un flux par l'anus (28), d'un accès de colère (29), de terreur (30), de joie (31), de rire (32), d’un écart d'imagination (33), d’un accès de fièvre (34), d’un coup de foudre (35), et spontanément (36). Ces circonstances indiquent souvent la route à suivre au médecin qui suit les avertissements dela nature.
$ VI. Traitement.
1. En général. — TI faut agir avec prudence et patience, et adapter le traitement au siége et au caractère de la maladie.