‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 178 sur 261 · V. Mém. de l’ac. de chir., t. 1v, M. p · texte numérisé non relu

V. Mém. de l’ac. de chir., t. 1v, M. p

(63) Cfr. Zacwitz, Ub d. glückl. kur ausgewachs Personen. V. OEkon. Nachr.

der besellsch. in Schlesien, 4 B., p. 415, et cap..1,.$r5, m2 5 (29)

(64) Gordon, De morbo vertebrarum, Edinb., 1815. ;

(65) Jeffris, Cammerer, Mercurialis, qui dans le livre des maladies desenfants, chapitre de la paralysie et de la torpeur, dit: « Quoad chirurgiam, remedia quædam sunt quæ accomodantur, ut sunt cauleria, etc. »

qu'elle ait de notre lemps trouvé un si grand nombre de détracteurs. D'ailleurs nous ne nions pas que les vertèbres étant en partie détruites par la carie, les cuisses tout-à-fait paralysées et le malade dans la consomption , la méthode de Pott ne soit non-seulement nuisible, mais capable de faire souffrir inutilement le malade et de hâter sa mort (68). Nous établissons les caulères sur les parties latérales de l’épine , chez les enfants avec le caustique (69), chez les adultes avec le feu. L’ustion était recommandée par Hippocrate (70) et Albucasis (71). Quelques médecins préfèrent ici les sétons (72) et les vésicatoires (73) aux caulères.

En tous cas, l’action des ulcères artifñiciels doit être soutenue par une nourriture substantielle, un air pur et des médicaments convenables. Parmi ces médicaments, s’il s’agit d'un malade scrofuleux, le muriate de chaux est surtout indiqué (74); à moins qu'il n’y ait constipation, on fait prendre une infusion de glands de chêne torréfñés et préparés comme le café. S'il existe du rachitisme, on fait prendre au malade de l'extrait de pampres de vigne, ou de la décoction de racine de garance , et s’il n'existe qu'une simple atonie, on lui oppose l'infusion froide d’écorce de quinquina, ou le carbonate de fer (75). S'il y avait quelque vice vénérien caché, il faudrait recourir à l’éthiops antimonial à petite dose (76), ei pendant long-temps, ce qui en général doit être fait pour tous les médicaments. Dans la paralysie due à Pin-

(68) Rachetti dit : « Io posso attestare d’aver conosciuto per esperienza, che ne’ fanciulli deboli, macitenti, estenuati di forze, il lungo insistere in questo rimedio, invece di recar giovamento, ha condotto più presto il malato ad una çconsunzione morlifera. » L. c., p. 517.

(69) Carl. Bell, Systera d. operat. chirurgie. À. d. E. Berlin, 1815. ;

(70) Op. c. De articulis, sect. 14,

(74). Chir., P, 1, ©. x.

(72) Kramer, I. ce.

(73) Plenck, in Mohbrenheim’s Wiener Beytræge, 2 B.—Dikson, in Med. obs.and inquiries, vol, 11, pe 27.

(74) Pr. Muriate de chaux, deux gros; eau distillée, une once. M. D.S. trois fois par jour de dix à vingt gouttes (pour un enfant de quatre ans).

(75) Trois grains deux ou trois fois par jour, à un enfant de huit ans.

(76) Telle qu’un grain par jour.

flammation chronique mélastalique des parties contenues dans le canal vertébral, si elle est récente et accompagnee de signes de phlogose (71), si en même temps elle parait venir dù cou, du dos, du pied, des lombes et du sacrum, elle demande la saignée du bras. Viennent ensuite les ventouses scariñées et les sangsues, les unes placées sur les côtés de la colonne vertébrale, les autres à l'anus, sans négliger le reste du régime anti-phlogistique. Si la maladie est plus avancée, surtout si elle est rhumatismale ou arthritique, nous plaçons sur la colonne vertébrale elle-même (78), ou du moins sur ses côtés, des bandes d’emplâtre-vésicatoire de trois pouces de long (79). Pour l’usage interne, nous donnons alternativement les sudorifiques et les diurétiques. Si le mal était rebelle aux médications que nous venons d'indiquer, et si le malade, ne présentant aucun signe scorbutique, était jeune et vigoureux , il y aurait lieu de soupconner un épanchement de sérosité dans le canal vertébral, et on devrait donner le mercure sous forme d’onguent en frictions sur les côtés de l’épine , ou sous forme de calomel à l’intérieur jusqu’à salivation légère. On soutient l’action du mercure par la décoction de fleurs d’arnica. Et si tout ce qui précède avait été employéen vain, il y aurait lieu à appliquer des moxas (80) sur les parties latérales de l'épine. Plusieurs fois nous en avons admiré les merveilleux effets, bien que quelquefois ils n'aient élé que temporaires (81). Si le malade redoute le feu, le moxa pourrait être suppléé par Les cautères ou les sétons. On ne peut ici rien attendre des bains. Au contraire , 3° dans la paralysie due à l'ossification des cartilages intervertébraux, outre les ulcères artificiels près du point affecté, les bains chauds, surtout sulfureux, l'extrait d’aconit napel, de gayac aqueux, la teinture volatile de gayac (82), et autres re-

(77) Cap. m1, $ 12, n. 1.

(78) Schmidt, Commentalio de nerv.

lumbalibus, p. 94.

(79) Cfr. Percival, Essays, vol. 1, p.

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