‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 179 sur 261 · V. Abh. f, pr. Aerzte, 2 B., 2st., p · texte numérisé non relu

V. Abh. f, pr. Aerzte, 2 B., 2st., p

(80) Methodus Ægyptiaca. V. Alpinus, Med. Ægypt., 1. in, c. xn, p. 211.

(81) Acta med, instituti clin. Vilnens., an. 2, p- 91.

(82) Fothergill, in Med. obs. and inquiries, vol. v, p. 504.

mèdes anti-arthritiques sont indiqués,

ourvu qu'il n'existe rien de vénérien.

ans ce cas, en effet, les ulcères artificiels ne seraient d'aucune utilité, et le soufre serait nuisible. 4° Dans la paralysie due à une apoplexie vertébrale, à moins que la maladie ne soit à son début, époque à laquelle elle est attaquée avec succès par la méthode anti-phlogistique, et surtout par les évacuations sanguines, tant générales que locales, elle résiste à tous les efforts de l’art. Toutefois, rien n'empêche d'essayer l'emploi des médicaments qui peuvent favoriser l’absorp.

tion du liquide épanché dans le canal vertébral. On pourrait soumettre à des tentatives ultérieures le rhus radicans (83) et le piment (84). 5° La paralysie due à l’atrophie de la moelle épinière demande un régime tonique et l’usage des médicaments recommandés contre la paralysie d’origine encéphalique avec signes d’atonie. On peut y ajouter le camphre et le chenopodium ambrosioides (85). La vertu anti-paralytique de la noix vomique (86) parait devoir être attribuée

(85) Alderson, Essay on the rhus toxicodendron. Hal., 1794. Medic. comm. V.

Edinb., 2 dec., 10 B., p. 156; Abb. f, pr.

Aerzte, 17 B., p. 194. — Van Mons, Actes de la soc. de méd. de Bruxelles, t. 1, P. ar, p: 156. Abh. f. pr. Aerzte, 20 B., p. 298.

—Brera, Prospetto dirisultamenti ottenuti nella clinica med. di Padova, 1812-15 (jusqu'à16 grains dans l’espace de 24 heures).

—De Mattheis, Ratio inst. clin. Romani, 1816,tab. xvir. Cfr. Hufeland journ.,1816, octob., p. 127.

(84) Horn’s Archiv f. med. Erfahr., 1815, 2 Heft., p. 501.

(85) Baldinger, N. Magazin, 5 B., p.

496.—Rudolph, ib., 8 B., p. 2355.—Lentin, Beytræge, 2 B., p. 212.

(86) « Dans les expériences cliniques que M. Fouquier a faites sur l'emploi de la noix vomique dans la paralysie, il a constamment vu que l'extrait alcoolique de cette substance, donné de 6 à 24 grains par jour, déterminait de légères contractions dans les parties paralysées et une améhioration remarquable dans l'exercice des mouvements volontaires. »

(Gazette de santé, 1814, mai). Cfr. Fouquier, dans Journ. de méd.chir. ct pharmacie par Leroux, t. xxxvini. (On y prétend que la noix vomique rend tétaniques les muscles antérieurement paralysés), et Lescure, Observations sur l'emploi thérapeutique de la noix vomique dans la jaralysie. V. Bibl. méèd. Paris, 1818, oct.,

MALADIES

à l’action de ce médicament sur la moelle épinière (87), mais il faut ne se servir qu'avec une extrême prudence de ce médicament (88). Nous ne pensons pas qu’il faille exclure entièrement l'électricité du traitement de la paralysie par atrophie de la moelle épinière; quoique, d'après mes propres observations, je n’aie trouvé utile ce mode de médication, tant vanté par un grand nombre d'auteurs (89), que dans la paralysie due à l'affection des différents nerfs.

4. Traitement de la paralysie nerveuse.— Nous commencerons la thérapeutique de ce genre de paralysie par la paralysie qui naît de l'affection des muscles abdominaux, et 1° par le traitement de la paralysie saturnine. A peine la thérapeutique de celte paralysie peut-elle être séparée de celle de la colique saturnine. Outre lesremèdes indiqués ailleurs, la paralysie, effet de la colique, reconnaît trois remèdes principaux : l'électricité, le mercure et les bains sulfureux. L'éleciricité, recommandée par les auteurs cités plus haut (90), l’est en outre spécialement par Bang (91) et Vatervliet

p. 81 (avertit que l’ischurie est souvent.

produite par ce médicament, ce que j'ai moi-même observé sur un malade af.

fecté de paraplégie dont j'ai parlé plus haut. Je fus conduit par là à soupçonner l’action spécifique de la noix vomique sur la vessie, et pour cette raison je l'employai dans une ischurie paralytique, sénile et rebelle, avec un succès étonnant, comme nous le dirons en son lieu.

(87) Cfr. cap. xnr, $ 66, n. 2,

(88) Sur le danger de l'emploi de la noix vomique, lisez Bibl, med., 1818, février, p. 196. |

(89) Sigaud Lafond, De l'électricité médicale, p.311.—Jallabert, Expériences sur l’électricité, Genève, 1749. — Tresken, Tagregister üb d. Wirkung d. Elektricitæt, welche sich an e. Gelxhmten gezeigt hat. Kœnigsh., 1752, Sans guérison de Ia paralysie par l'électricité, Paris, 1778. — Nebel, De paralysi electricitatis ope sanata. Heidelb., 1753. — Van der Belen, Diss. de usu elcctricitatis in curatione paralysis. V. Coll., Diss. Lovan.

—Mauduyt, Mém. de la soc. roy. de méd., 1777 et 1778, p. 201; 1782 et 1783, vol. ï P. 66. — Mertens, Observ. med., vol. n, C. 1. — Deshais, Diss, de hemiplegia per electricitatem curanda. Montesp., 1749.

(91) Act. soc, roy. Havn., *. HN 40.

DU SYSTÈME NERVEUX

(92). Nous ne l'avons jamais employée dans celte maladie. Le mercure réunit beaucoup de suffrage, tant sous la forme de calomel (93) que sous celle d’onguent (94). Quant à nous, lorsque la maladie est récente et non à son plus haut degré, nous avons surtout recours aux bains sulfureux (95), sans négliger l’alimentation nutritive et l’air pur. Le nitrate d’argent est aussi vanté dans la paralysie, suite de la colique des peintres (96).

20 La paralysie due à la colique et à la dysenterie, accompagnée de symptômes inflammatoires, demande, comme on le conseille(97),la saignée du bras et du pied sains. Et si on soupconnait l'existence de saburresencore cachées, on provoquerait les selles avec la rhubarbe : au contraire, sile malade était débilité par une dysenterie ancienne, et s'iloffraittousles signes de la consomption , 1l faudrait recourir à l'esprit de corne de cerf, à la teinture de succin et à la liqueur minérale d'Hoffmann, ainsi qu'au vin et à la diète nutritive (98). Icitrouvent leur place les bains martiaux et les boissons d’eau acidulée martiale (99). La paralysie due aux vers et aux vents est combattue par les anthelmintiques et les carminatifs accoutumés. En général, les paralys'es abdominales demandent à être traitées par les purgatifs, et on fera bien de lire sur ce sujet Abernethy (100). Ces remèdes pa-

(92) Auserl. Abh. f. pr. Aerzte, 8 B., p. 6354.

(93) Burger, in HMorn's med. Erfahr., 2 B., p. 546.

(94) Mon père a guéri ainsi plusieurs malades affectés de paralysie saturnine.

(95; À Vienne, parmi les nombreux ouvriers qui travaillent Ie plomb, [a paralysie saturnine se rencontre souvent, et j'ai eu plusieurs fois occasion d'observer le remarquable effet des eaux de Bade. Cfr. Stoll, Rat. med., P. n, p.

(96) Roberts, in The Lond. med. repository, vol. v, 1816, january.

(97) Chevalier, Animadversiones criicæ in tract. de usu diversar. venæsecionum spec. in nov. act. Erud., an 1732, p. 229.—Morgagni, Epist. anat., Ç 24. — Fabricius, L. €.

(98) Fabricius, 1. €.

(99) Lentin, Beob. epidem. Krankh., p. 65, 90. Beytræge, p. 67. — Marcard, Vom Pyrmenter brunnen, vol. 11, p. 169.

Hufeland, Journ., 27B., 2 st,, p. 22,

(100) Surgical observations on the >onstitutional origin and treatment of 10-

Archiv. f,

raissent convenir, à la paralysie qui succède aux fièvres intermittentes, à moins qu'il n'existe des signes d’atonie et d'inanition, à moins que la paralysie ne soit l’effet d’une diathèse périodique durant encore (1h cas dans lequel il faudrait recourir à l'écorce de quinquina.

— Ees paralysies déterminées par un vice local des différents nerfs qui parcourent la face et les extrémités, demandent un traitement varié. Plus la maladie est récente, plus les signes de névralgie et de névrite sont évidents, plus la méthode anti-phlogistique et surtout les émissions

- sanguines locales promettent de succès.

Nous avons ainsi guériune paralysie rhumatismale des muscles de la face en placant des sangsues aux tempes et derrière les oreilies, et par l'usage des sudorifiques. Lorsqu'il n’y a pas de fièvre, les sudorifiques, tels que la teinture volatile de gayac (2), sont indiqués; si ces secours ne suffisent pas, on pose un vésicatoire près de la partie malade, et, si le bras ou la cuisse étaient affectés, sur le membre paralysé lui-même. Si on désire une action plus durable que celle du vésicatoire , on peut employer les cautères, les sétons, l'écorce de garou, avec les moxas et autres irritants locaux. Déjà, en effet, Celse (3) avait ordonné : « tor-

pentis membri sammam cutim exasperare

vel urticis cœsam (4), vel imposito sinapi, sic ut ubi rubere cœperit corpus, hæc removeautur. » Cependant il ne faut pas suivre aveuglément ces paroles, car, ainsi que nous l’avons observé, les irritants placés indistinctement sur les parties paralysées déterminent souvent les ulcérations et l’œdème des parties para-

cal diseases, and on aneurismes. 3e édit., Lond. 1814.

(1) Je n'ose déterminer si les paralysies périodiques dont font mention les fastes médicaux (Musgrave, in Philosoph.

transact., n. 24%.—Remer, in Hufeland’s journ., 20 B., 3 st., p. 88, et Seiler, Pr, de paralysi periodica. Viteb., 1805) appartiennent aux fièvres intermittentes.

(2) Johnston, in Med. comment., vol.

IX, p. 588. V. Abh. f. pr. Aerzte, 19 B., p- 418.

(5) Lib. im, ©. xxvii, p. 179.

(4) On peut lire sur l’action de l’urtication dans la paralysie : Aretée, De curat. morb, acut., 1. 1, c. 11, p. £0. Eph, nat. cur., dec. 111, an. 4, obs 34; Hist.

de l’acad, des sciences, 1741, p. 1403. — Hufeland, Journ.,11B.,3st., p. 115, eto.

lysées. Aussi, quoique dans le traitement de la paralysie due à l'affection locale des nerfs externes, nous ne biàmions ni les ulcères artificiels indiqués plus haut, ni les frictions avec le liniment volalil (5), le camphre dissous dans l'huile de térébenthine (6), la solution de phosphore (1), l'huile de cajeput (8), l’onguent de tartre émétique (9), l'esprit de fourmi (10), la teinture de cantharides (11) et autres irritants (12); cependant, nous employons habituellement un traitement plus doux. Il consiste surtout à maintenir chaudes les parties paralysées en les enveloppant d’un morceau de laine sec et chauffé , ou d’une toile mince enduite de cérat, ou d’une peau de lièvre, ou d’un emplâtre de galbanum, de savon de Barbet, de poix de Bourgogne, etc. Il consiste surtout en frictions douces (13), avec des morceaux de laine imbibés de fumigations aromatiques (14), dans la fus-

(5) Desault, Auserl. chir. Wahrnehm., 1 B., n. 251.

(6) Schumacher, Med. chir, Bemerk., 4 B., p. 65.

(7) Formule de Remer : Pr. phosphore, dix grains; huile d'olives, une once et demie. Chauffez jusqu’à dissolution du phosphore. Ajoutez, axonge, une once et demie. Laissez refroidir et ajoutez, cam-

“phre, un scrupule. D. S. (Ce liniment brûlant facilement le malade et déterminant des ulcérations, je diminuerais beaucoup la dose du phosphore. Et si l'usage externe du phosphore est dangereux, que dirai-je de l’usage interne? On trouve réponse à cette question dans Brera, Riflessioni medico prat. sull uso interno del fosforo, particolamente nell” emiplegia. Pavia, 1798. Cfr. Hufeland, Journ., 1811, jan., p. 78, 80.)

(8) Pereboom, Nouv. mém. de Berlin, 4774, p. 591. — Thunberg, Diss. de oleo cajeputi. Upsal, 4797.

(9) Salzb. Med, chir. Zeitung, 1797, p.

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