Eph. nat. cur., dec. 1, an. 4 et
obs. 128. |
. (14) Andry et Carrère, Hist. de la soc.
de méd. V. Abh. f. pr. Aerzte, 6 B., p.
(12) Rademacher, in Hufeland’s Journ.,
4 B.,2st., p. 150, rapporte un exemple de paralysie de la face, guérie par les irritants.
(15) Aussi Celse a-t-il dit avec raison :
« Membrum aliquod resolutum ipsius frictione confirmatur.» (L.1r, €. x1V, p.39.) (44) P. mn, vol. à, sect. 1, ©. 1, $ 6, n.
47 (85) (éd. de Leyps.).
MALADIES
tigation ou la percution (15), et la titillation avec une plume d’oie (16), dans, les bains de vapeur (17), de sable (18), de soufre, et dans la chaleur des animaux récemment tués ; nous avons l’habitude de choisir ces médicaments de mas nière à ce qu'ils soient en rapport avec la rigidité ou la laxité des muscles paralysés, afin de ne pas placer sur les premiers des astringents et sur les autres des émollients. Si on objectait que le corps humain vivant est autrement affecté par les choses extérieuresque les corps privés de la vie, nous répondrions que les organes paralysés, offrant l’image de la mort, jouissent moins du privilége des parties vivantes. Ce queSwieten comprenait depuis long-temps lorsqu'il dit (19):
« Interim tamen hæc (unguenta aromatica), cum pinguibus et oleosis constent, forte laxabunt partes jam inde nimis flaccidas; hinc spirituosa et vapores illi aromatici videntur præferendi : pulchrum tamen usum et hæc habent, si debito modo applicantur. Solent enim in membris paralylicis flexores musculi, semper
validiores musculis extensoribus, propria
contractilitate bre viores reddi,etarticulos in continua flexione retinere, dum simul ligamenta articulorum diuturna quiete fiunt magisrigida: ideounguenta talia post frictionem , si illiniantur musculis flexoribus et articulis, proderunt ; dum simui spirituosis et vaporibus aromaticis emendatur laxitas extensorum, a prævaiente contractilitate flexorum, per longum tempus distractorum.» Nous sommes loin cependant de préférer ces principes de thérapeutique mécanique aux notions qu'à une époque plus rapprochée de nous,
RER RS ET Re
(15) « Utebantur ad hanc rem veteres ferulis parvis levibus, mediocriter junetis, quibus percutichaut partem atrophicam, donec rubere et tumescere inciperet. » Swicten, LE c., $ 1069.
(16) Case of palsy cured by titillation with some obs. on the effects of titillation on the nervous system. by J. Wardrop. V. The Edinb. med. and. chir. journ., vol. var. (Guérison d'une paraly= sie du bras et de la main gauche.)
(17) Tels que la vapeur d’esprit-de-vin brûlé. V. Wepfer, Obs. med. pr., obs.
52, p. 12.—Svwicten, $ 1068, 4.— Powell, Lei
(18) « Et arenæ calidæ, et laconici, et olibani, et quarumdarum naturalium su:
dationum, ubi a terra profusus calidus vapor ædificio includitur. » Celse, À. 11.
(19) L, çc., $ 1069.
DU SYSTÈME NERVEUX
nous avons acquises par l'anatomie pa- Hhologique ou par les lois du principe vital. On doit regarder comme imporante la connaissance de vices qui, soit lans la pulpe nerveuse, le névrilème ou a gaine externe des nerfs, sont produits ar une inflammation antérieure. Nous Jarlons surtout des humeurs épanchées ntre ces parties et de leurs adhérences norbides. Et si elles paraissent être la zause de la paralysie, le mercure se présente comme le principal remède. Ainsi ’enseignept les observations des autres 20)et les miennes propres (21). Si le dé:
faut de sensibilité d’un nerf quelconque paraît être la cause de la paralysie, comme cela arrive après des violences extérieures, il ne faut pas oublier que les Icalis peuvent rappeler la sensibilité teinte (22). Et en effet, les onguents ontenant de l’ammoniaque, peut-être es alcalis fixes (23), peut-être Les bains ivec le foie de soufre, peuvent, par cette propriété , remédier à la paralysie. Par e même principe, on pourrait expliquer e pouvoir de l'électricité (24), du galvanisme (25), et du magnétisme animal (26) ‘encore douteux). Nous accoräons voloniers que toutes ces médications rentrent dans le champ des hypothèses. Des préseples plus réels sont ceux de rappeler les ulcères et les dartres dont Ia guérison à amené la paralysie (27).
(20) Friderich, Pr. de paralysi musculorum faciei rheumatica.
(21) J'ai guéri plusieurs malades aflectés de paralysie des muscles de Ia face, par le mercure, en y ajoutant quelquefois de l’antimoine. Ainsi : Pr. calomel, sulfure doré d’antimoine, de chaque un rain; sucre, six grains. M, Prenez une Ju deux fois par jour.
CAE. I, vol 5 SÉCt. 1, ©. 1, S 0, 24, p. 128 (éd. de Leyps.).
(23) Stütz, in Hufeland's Journ., 10 B., B., p. 49.
(24) Steinruck a guéri par l'électricité ane hémiplégie et une paralysie de la ace d’un côté. V. Hufeland, Journ., [816, jan., p. 147.
(25) De paralysi musculorum faciei ‘um visus debilitate galvanismo sanata loquitur Thilenius, Med. chir., Bemerk., 2 th. Frankf., 4814.
(26) Weinhold, Heilkraft d. thier, Magnetism., n. 5, A9.
(27) Cfr. $ 61, 2 (100). — Schlegel, Maerial f. d. Staatsarzneywissenschaft, 4, samml., n, 8.
5. Traitement de la paralysie compliquée. — La paralysie due à l'affection de plusieurs parties du système nerveux demande une méthode composée. Nous avons recours à cette méthode souvent, même pour tempérer l’impatience des malades et de leur famille, lorsqu'elle n’est pas absolument nécessaire. En effet, ignorant les choses médicales, ils ne peuvent comprendre pourquoi, dans la paralysie de la face et des extrémités d’origine encéphalique et spinale, on appiique les secours à la tête et à la colonne vertébrale, et non aux parties frappées
de résolution , et accusent souvent le
médecin d’incurie, accusation qu'on évite en appliquant prudemment des médicaments sur les parties paralysées elles-mêmes.
CHAP, XXXIX. — DU TÉTANOS ET DU TRISMUSS $ I. Définition. Bibliographie.
i. Definition. — La rigidité permanente et l’immobilité des muscles externes soumis à la volonté constituent le tétanos (28). La même maladie, limitée aux muscles de la màchoire inférieure et empêchant l’ouveriure de la bouche, prend le nom de trismus (29).