V. Villermay, 1 ç., p
DU SYSTÈME NERVEUX
» patis, lienis, pulmonum observantur :
» vesicula fellis, admodum turgida , et » ipsa bilis ad aliquot cochlearia in ven- » triculum effusa adparet (6). » Mais nous doutons beaucoup que ces phénomènes aient quelque rapport avec les affections spasmodiques vagues ; nous croyons platôt qu’il faut les attribuer aux maladies accidentelles dont les affections hystériques ne sont pointexemptes. Nous avons au contraire observé quelque rapport entre les mouvements spasmodiques vagues et les vices des ovaires, viscères qu'on a trouvés sur les cadavres des hyÿstériques ou stéatomateux (7), ou contenant des vésicules remplies d’un liquide quelconque (8).
$ IT. Causes.
1. Causes prédisposantes. — On peut ranger parmi les causes prédisposantes du spasme, l'hérédité (9), l'état des femmes pendant la grossesse (10), les climats chauds et humides (11), la gracilité du corps(12?),le sexe féminin(13), l'époque
(6) Fr. Hoffmann, 1. c., $ 7. Cfr. Bonneli, Sepulchr. anat. et opera de motibus convulsivis, p. 120, et Eph. nat. cur., cent. 111, obs. 84.
(7) Binniger, cent. r1, obs. 90.
(8) Vesale, lib. v, De humani corporis fabricä, ec. xv.—Riolanus, Anthropographia.—Villermay, 1. c., p. 143.
(9) Fr. Hoffmann, 1. c., $ 9, et l’expérience de chaque jour.
(10) Les femmes les plus saines, lorsqu'elles sont pendant leur grossesse frap= pées de terreur ou par une affection pénible de l'âme, donnent souvent le jour à des enfants sujets aux affections spasmodiques vagues. Aussi les enfants naturels sont-ils doués d’une plus grande mobilité nerveuse et d’un plus grand esprit que les autres.
(11) Mes propres observations enseignent que quoiqu’on observe souvent les spasmes dans les régions septentrionales, on les rencontre cependant bien plus fréquemment en Italie.
(12) « There is often an uncommun weakness or delicacy or an unnatural or depraved feeling in various parts of the body which exposes certain persons to violent, and sometimes very extraordinary affections from causes which would scarce produce any dis'urbance in people of sound constitution, » Wahyit, L c., p.
(15) Quoique, de notre temps, les hommes soient souvent affectés de spas-
Frank. rou. ui,
de la puberté (14), celle du temps critique chez les femmes (15), le célibat (16), le mariage prématuré, l'avortement, l'accouchement rapide , l'éducation voluptueuse, efféminée surtout, avec l'habitude contractée de voir tous ses désirs immédiatement satisfaits (17), l'amour de soimême, la vie luxurieuse, l’oisiveté , les veilles , le sommeil prolongé pendant le jour (18), le trop long séjour au lit QXDE l'application continuelle à la poésie et à Ja musique, les lectures lascives, la faim, la perte des humeurs, surtout du sang (20), de la semence, du lait, les flueurs blanches, la diarrhée, ete.
2. Causes excilantes. — Les spasmes etleurs accès répétés sont excités par les affections de l'âme, surlout par la colère, l'envie, la jalousie, amour (surtout caché) (21), l'ennui (22), le chagrin (23), HR Re NA ER nn ne mes, cependant les femmes en sont bien plus fréquemment atteintes.
(14) Les spasmes, excepté ceux qui sont excités par les vers, se manifestent rarementavant ]a puberté, dans l’un et l’autre sexe.
(15) L'époque critique est encore une condition favorable au développement de cette maladie, et nous verrons parfois les effets de cette révolution se prolonger long-temps après la cessation du tribut périodique. » Villermay, 1. c., p. 43.
(16) Les vierges âgées et les religieuses sont souvent sujeltes aux spasmes.
(17) « Quand la susceptibilité des femmes aura élé trop ménagée, lorsqu'elles auront été entourées de soins trop recherchés, ou prévenues jusque dans leurs moindres désirs, elles éprouvcront souvent une forte commotion, par suite d’une contrariété légère. » Villermay, I.