C;» DS
(18) On trouvera peu d'hommes non sujets aux Spasmes parmi ceux qui tra vaillent la nuit ét dorment le jour jusqu’à midi.
(19) « Lying 10 long in bed will weaken and relax. » Whytt, L. e., p. 645.
(20) Personne n’ignore que les saignées habituelles finissent par abattre le système nerveux,
(21) Fr. Hoffmann, 1. ç., c. v. Exam.
morb., obs. 4.
(22) Ainsi, les riches, dont les vœux sont remplis aussitôt que formés, sont souvent affectés de spasmes, dont ils ne sont délivrés que par l’adversité, Ainsi, un grand nombre de médecins de Paris m'ont raconté que les spasmes, si communs avant Ja révolution française , avaient presque disparu pendant sa durée.
(25) J'ai vu des hommes très-bien POr=
la terreur (24), l’attente trop prolongée, les efforts d'imitation (25), les contrariétés, les mouvements violents du corps, les odeurs agréables (26) , les odeurs fortes et désagréables (27), les sons intenses (28), très-agréables (29), la vue d’un objet agité d’un mouvement rotaloire ou d’un autre mouvement continuel, nauséeux ou autipathique, tels que des grenouilles, des sangsues (30), des souris , des chats, et les exhalalions de ces animaux (31), les narcotiques, surtout l’opium, la jusquiame, la digitale, la belladone et autres poisons, le mercure (32), les douleurs, telles que celles de l’enfantement, des opérations chirurgicales, de dents, d’un panaris, d'un calcul rénal ; de plus, les contusions , la compression, surtout du thorax par des vêtements trop étroits, les titillations, les manipulations exercées pour déterminer le magnétisme animal (33), le toucher et les regards voluptueux , la réfrigération du corps et la transpiration supprimée (34), la chaleur
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tants être pris de spasmes perpétuels après la mort d’une personne chère.
(24) H est remarquable que les accès spasmodiques revicnnent souvent à la même heure à laquelle ils ont paru, et enfin toutes les vingt-quatre heures.
(25) S'il peut déterminer l’épilepsie, à plus forte raison peut-il déterminer les simples spasmes.
(26) Telles aue celles du muse, de J'huile essentielle de roses.
(27) Telles que la fumée de tabac, qui de nos jours affecte les hommes, et souvent les femmes.
(28) J'ai vu une princesse hysférique
tomber en lipothymie au son des trom-.
pettes. J'ai observé d’autres genres de spasmes dus à l'explosion des feux d’artifice et des pièces d'artillerie, à moins qu’ils n’aient été déterminés par la peur.
(29) Tels que le son d’un instrument de verre vulgairement nommé harmonica.
(50) Une femme de Vilna fut prise de spasmes en voyant des sangsues.
(51) Cfr. P. n, vol. 1, sect. 1, app. ad., c. xiv, p. 504, et Kaau Boerhaave impetum facieus, $ 409.
(32) Les accès de spasmes ne sont pas rares dans le traitement des plaies. Cfr.
P. ur, vol. 1, sect. 1, ©. xvin, 6 74, 4 (82). (Edit. de Leyps.)
(33) Hbid., e. xn, Ç 52, p. 458.
(54) Les spasmes sont souvent dus à Ja légèreté des vêtements el au refroidissement des seins et de J'utérus.
atmosphérique , les changements brusques de température, le vent scirocco, l'air renfermé , l'électricité (35), les aliments insuffisants et de mauvaise quelité, surlont le miel, le sucre , les agents qui exercent une action particulière sur le système nerveux, et surtout sur les organes génitaux (36), tels que la vesce de loup, l'écrevisse, la fraise, le chocolat aromatisé, le café (37), le thé (38), la crème, le vin, l'acidité des premières voies, les vents, les vers, la bile épaisse, l'abus des lavements irritants, les congestions hémorrhoïdales, l'approche des règles, leur suppression, leur irrégularité, le coït (39), les désirs vénériens non accomplis (40), la grossesse (41), le travait
(55) J’ai connu un grand nombre de fenimes qui présagent long-temps d’avance la tempête et le tonnerre, par les spasmes variés dont elles sont affectées, par une somanolence particulière, des, sueurs abondantes, des palpitations de cœur.
(36) Je lis dans Villermay (1. c.. p. 32) lorsqu'il parle des causes des affections spasmodiques : « En première ligne nous indiquerons encore les pastilles dans lesquelles on fait entrer quelquefois la teinture, ou une très-petite dose de cantharides!! »
(57) Il y a trois ans, une jeune fille me fut confiée afin que je la guérisse de spasmes, de palpitations de cœur et d’anxiété. Les accès survenaient tous les jours à huit heures. Comme elle avait l'habitude de prendre auparavant une tasse de café, je ic lui défendis. Dès-lors aucun accès ne se manifesta, et cette jeune fille, qui jusque-là avait pris tant de médicaments, guérir par la seule abstinence du café. e . :
(58) « I once imagined to be in a great measure injustly accused; but experience has, since taught me the contrary. »
Whytt, L. c., p. 642.
(39) Non-seulement pendant le coît, plusieurs symptômes de spasmes se manifestent, mais encore il existe quelques femmes qui ne l’exercent jamais sans être ensuite tourmentées de maux de nerfs pendant un jour ou deux.
(40) Un grand nombre de femmes supportent le célibat sans en souffrir, mais il est difficile d’en rencontrer une qui puisse coucher impunément à côté d’un mari impuissant. Îl en est de même des femmes négligées par leurs maris. |
(41) Cfr. le chap. de la Grossesse.
DU SYSTÈME NERVEUX
de l’enfantement et l’accouchement, les impetigos (42), surtout l’urtication, les flueurs blanches dissipées trop vite (43).
3. Causes prochaines. — Il semble qu’on doive chercher la cause prochaine des spasmes dans la sensibilité augmentée ou pervertie de tout le corps ou d’une partie du corps, d’où il résulte que les stimulants internes ou externes, sans excéder les limites ordinaires, font relativement une impression trop forte ou anormale. D'ailleurs, qui pourrait déterminer la nature intime des spasmes, surtout l’âme y jouant son rôle ? IL n’y a point d’issue à un tel labyrinthe.
$ IV. Diagnostic.
1. Difficulté. — Si le diagnostic des maladies étudiées jusqu'ici a présenté des difficultés par cette raison que chacune de ces maladies offrait de la ressemblance avec d’autres affections , combien les difficultés seront-elles plus grandes relativement au diagnostic des affections spasmodiques vagues qui affectent de la ressemblance avec presque toutes les maladies du corps humain ? Et ce n’est point tout ! Les affections spasmodiques vagues simulant souvent des maladies très-graves et très-rebelles sans être elles-mêmes dangereuses, il en résulte que les erreurs du diagnostic ne sont nulle part plus palpables et plus honteuses.
Ces erreurs sont quelquefois cruelles pour les malades lorsqu’une maladie grave est prise pour un spasme et traitée comme spasme, ou lorsque le malade est plaisanté et sa maladie déclarée imaginaire. Les fautes criantes de cette espèce sont surtout familières aux médecins qui, manquant d'instruction ou de soin, ne peuvent déterminer le diagnostic des maladies cachées ou négligent de le faire et tâchent de cacher leur ignorance ou leur légèreté sous le nom magique de spasmes.
2. Avertissement. — Toutefois, il faut prendre garde, en évitant Caryhde, de tomber en Scylla ! Nous savons, en effet, que de jeunes médecins plus prudents qu’expérimentés , ambitionnant l’honneur d'établir le diagnostic de maladies cachées , ont présenté comme affectés
(42) Hoffmann, Med. rat. syst. , 1. €.,
(43) Ibid., çap. v. Enarrat. morb., obs. 12,
d’un vice organique grave, des viscères qui n’éprouvaient que des mouvements anormaux transitoires, et ont ainsi porté la terreur dans les familles et nui à leur propre réputation. *
3. Précautions. — On peut éviter ces deux sortes d'erreurs en connaissant bien les signes, les formes et le caractère des spasmes. |
4. Signes. — Les signes essentiels des affections spasmodiques ressortent de leur définition (43) et même du titre de ce chapitre. Ils sont vagues, en effet, fugaces, instantanément mobiles, et rémiltents. Aussi, plus la maladie qu’on à à reconnaitre présente des symptômes fixes, constants , persévérants, moins on peut la rapporter aux affections spasmodiques vagues, et vice versa.
5. Formes. — Or, quoique les formes desspasmes, comme nous l'avons dit (44), soient infinies, cependant chacune d’elles se rattache assez constamment à une époque déterminée de la vie ou se développe sous l'influence de circonstances données. De là, croissent ou décroissent les motifs de ranger des maladies problématiques parmi les affections spasmodiques vagues suivant qu’elles se rapprochent ou s’éloignent de la forme générale. L'examen auquel nous allons nous livrer rendra cette opinion plus claire.
6. Spasmes des nouveau-nés, — En admettant l’excès de sensibilité comme cause prochaine des affections spasmodiques vagues (45), qui pourra y être plus sujet que le corps délicat des nouveaunés exposé à tant de stimulants inaccoutumés? Les nouveau-nés sont surtout exposés aux coliques, aux crampes , aux hoquets, aux bâillements, au rire (46) et à l’assoupissement. Les causes de ces maux doivent être cherchées dans le méconium, dans la mauvaise qualité du lait (la nourrice ayant ses règles, se le vrant au Coit, abusant des boissons chaudes ou du vin , agitée par les peines de l’âme, surtout par la colère), dans le refroidissement, dans les exhalations narcotiques (47), et dans les obstacles ee
(45) Ch. xz, 61,1,
(46) L'enfant ne rit jamais d’un rire naturel avant le quarantième jour de sa vie (Lanzoni, Act. nat. cur., dec. 1I1, An.
4, obs. 45, p. 62); aussi tout rire survenant plus tôt est-il morbide et convulsif.
(47) Storçh rapporte qu’un enfant de
que le sang peut rencontrer à son Cours, dans les poumons et dans le cœur. Ii faut prendre garde, cependant, d’attribuer aux spasmes les effets des violences exercées pendant l'accouchement sur l’encéphale ou la colonne vertébrale, ou les effets de l’hydrorachis congéniale, des inflammations de l'estomac et des intestins, des vices organiques du système artériel ou veineux, du trismus ou du tétanos. L'examen de tout le corps du nouveau-né et l'absence de symptômes constants facilitent le diagnostic.
7. Spasmes des jeunes enfants. — Bien que le corps des jeunes enfants s'affermissant , la tendance aux spasmes semble devoir décroilre ; cependant, on observe plutôt le contraire lorsque l’enfant entre dans la période de la dentition (48), source abondante d’affections nerveuses de tous genres parmi lesquelles on peut surtout ranger les peurs pendant le sommeil (49), et les convulsions qui, lorsqu'elles constituent une maladie primitive, doivent être distinguées d'accidents semblables , symptômes d’encéphalite, d’hydrocéphale, de rachialgite et d'hydrorachis. Nous croyons, en effet, que si le vulgaire des médecins accordait trop aux spasmes avant que le diagnostic des inflammations du cerveau et. de la moelle épinière fût bien connu, de nos jours il accorde trop à l’inflammation de ces parties. Cependant, nos observations sur le caractère des spasmes rendront évident qu'il n’exisle pas toujours entre eux et les inflammations une si grande distance qu’on le croit d’habitude ; que les mêmes causes, c’est-à-dire les congestions sanguines autour du cer-
veau et de la moelle épinière, les métas-
tases vers ces parties du système nerveux, produisent tantôt de simples mouvements Spasmodiques, et tantôt l’inflammation de la moelle nerveuse ei des méninges. [l existe seulement celte différence que les causes des mouvements spasmodiques produisent des effets lransitoires sans résultats graves, et que Îles causes d’inflammation produisent des ef-
six semaines fut assoupi par l'odeur des lis (Kinderkrankheiten, 1 B., p. 266). Je re doute pas que la fumée de tabac puisse produire le même effet.
(48) Cfr. le chapitre de la Dentition difficile.
(49) P. 11, vol. 1, sect. 1, Cap. var, $ 59. (Edit. de Leyps.)
MALADIES
fets constants avec épanchement de liquide et autres résultats de l’inflammation ; d’où il suit que les mouvements spasmodiques sont souvent précurseurs des inflammations dont l’arrivée est souvent hâtée par l'usage des remèdes antispasmodiques échauffants. D'ailleurs, les convulsions dues à un simple spasme se distinguent de celles qui sont les symptômes de l’inflammation, en ce que dans les premières l’état fébrile caractérisé par la chaleur, la soif, la fréquence du pouls, la sueur, l’état de l’urine, manque, et que le contraire a lieu dans les convulsions déterminées par les inflammations.
8. Spasmes des enfants. — Les accidents que la première dentition détermine chez les jeunes enfants sont reproduits, mais à un degré moindre, chez les enfants par la seconde dentition. En ouire, les enfants sont sujets aux convulsions sous l'influence de la variole, des indigestions, et surtout des vers. Les éclampsies de celte espèce sont distinguées des épilepsies par la durée, le retour, et l'état de la mémoire. Il est utile ici d'examiner l’étiologie; si elle se rapporte à des violences extérieures, à la terreur, à la répercussion d’une dartre, elle prouve que la maladie spasmodique problématique appartient plutôt aux épilepsies qu'aux simples convulsions. Enfin, il ne faut pas oublier que les glandes mésaraiques affectées de scrofules, lorsqu'elles sont indurées , agissent sur Îles piexus nerveux mésaraiques qui communiquent avec le plexus solaire, et peuvent par les nerfs intercostaux et vagues exciter un grand nombre de symptômes nerveux.
9. Spasmes des jeunes gens. — La période de puberté dans les deux sexes excite des désordres non moins grands que les deux dentitions. Les jeunes gens, outre les convulsions de différents genres, sont souvent sujets aux spasmes sous forme d’hémicränie, de palpitations de cœur, de petite toux. Mais une longue pratique nous a appris que ces symptomes sont dus le plus souvent à des tubercules pulmonaires à l’état latent. En effet, la première période de la phthisie pulmonaire produit des symptômes spasmodiques (qu’on doit bien, assurément, distinguer des spasmes simples) toutes les fois que les gardes lymphatiques pulmonaires indurées irritent les rameaux des nerfs vagues, vu que le sang, parvenant dificilement des veines jugulaires à la veine sous-clavière gauche ou à la veine cave descendante, stagne dans l'encé-
phale et affecte le cerveau et les nerfs qui en naissent, ou que le sang, trouvant obslacle à son cours à lravers les poumons, distendant le cœur outre mesure, affecte le plexus des nerfs cardiaques. Les médecins ignorant ces choses se conduisent comme s'ils avaient des spasmes simples à traiter, ont recours aux remèdes anlispasmodiques échauffants, remèdes qui, en ajoutant l'huile au feu, excitent l’inflammation des tubercules pulmonaires et hâtent l’évolution de la phthisie, mais que par un traitement bien entendu on pourrait, sinon entièrement éviter, du moins en quelque sorte éloigner. Quant aux fonctions sexuelles, comme elles exer:
cent un grand empire dans les affections spasmodiques vagues, elles doivent être examinées séparément dans les deux sexes.
10. Spasmes des hommes. — Entre vingt et quarante ans , ies hommes sont quelquefois sujets à une maladie nerveuse, l’'hypochondrie, déterminée par les excès vévériens, et surtout l’onanisme exercé vers l’époque de la puberté, très-souvent par les peines de l’âme, les études et la vie sédentaire : cette maladie ayant été décrite ailleurs (50), nous la passesons sous silence ; seulement, il sera utile derappeler ici queles spasmes hypochondriaques doivent être soigneusement distingués des symplômes nerveux qui proviennent surtout des affections organiques du cœur, de l'estomac, du foie, de la rate, du pancréas, des intestins, des reins et des testicules.