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Traitement des spasmes primitifs

— Îl consiste dans l’administration de remèdes spécialement anti-spasmodiques et dans un régime approprié. Parmi ces médicaments, on choisit ceux qui sont accommodés à la sensibilité des malades, au lieu affecté, aux symptômes, surtout à ceux qui se manifestent pendant le paroxysme. Le plus haut degré de sensibilité n’admet quelquefois que les émulsions, parmi lesquelles l’émulsion des quatre semences, froides, majeures et mineures, mérite la préférence. Si l'utérus surtout est souffrant, nous ajoutons aux semences indiquées celles d’hyoscyamus niger (5). Lorsque les spasmes présentent plutôt des signes de débilité que d’extrême sensibilité, surtout s'ils sont accompagnés de lipothymie, de renvois, de constrictions de la gorge, la liqueur minérale anodine d’Hoffmann est surtout indiquée , médicament que nous préférons de beaucoup à toutes les espèces d’éthers dont la chimie moderne se glorife , lorsqu'il a été préparé avec soin et selon l’esprit de l'inventeur ; et, si nous devions faire un choix entre les éthers, nous emploierions l’éther acétique etmuriatique.

Les femmes enceintes supportent trèsbien l'esprit doux de nitre. Dans les Spasmes des femmes âgées, nous faisons grand cas de la teinture de castoreum ou desa poudre, si l’alcool ne peut être supporté. Nous dirons la même chose de la teinture de castoreum avec la liqueur minérale d'Hoffmann, mélange connu de nos élèves sous le nom de gouttes antihystériques (6). Un remède efficace du même genre résulte dé l'union de la teinture de racine de valériane, d’écorces d’oranges, de castoreum, et d’éther sulfurique (7). Le musc, ancre sacrée dans les spasmes des enfants, convient rarement

(5) D'un grain à trente, pour une livre d’émulsion.

(6) En parties égales, dont la malade

rend quinze gouttes pendant le spasme.

(7; Pr. Teinture de valériane, écorce

MALADIES

aux hystériques. Les médicaments féti des, tels que l’esprit de corne de cer brûlée, et l’assa-fœtida, dont nous parle:

rons plus bas, leur conviennent mieux:

Nous nous servons du camphre, mais.

petites doses, surtout dans les spasmes délerminés par l’affection du système nerveux des parties génitales. Toutes les fois qu’il s’agit de comprimer un symps tôme terrible, telle qu’une douleur intos lérable, un vomissement ou une diarrhét intense, des convulsions, l’opium, en gé:

néral nuisible aux hystériques (8), es:

notre refuge , du moins pour un temp (9). Mais on observe de grandes diffés rences entre les diverses préparations de ce médicament, de telle sorte que quel:

ques maladies se trouvent mieux de l’o:

pium pur, d’autres de l'extrait aqueux

d’autres du laudanum liquide de Syden:

ham , et d’autres, mais en petit nombre:

de la thériaque de Veni:e (10). Dans un état de choses fâcheux, tel que la somnoë lence, les lipothymies, la vertu des fumil gations fétides est quelquefois merveilleuse(11). L'infusion de fleurs de matri:

caire, de camomille, d'herbe de menthe:

de mélisse, de rhue, et leurs eaux distili lées, suffisent souvent pour combattre les paroxysmes des spasmes légers. Si le plexus nerveux cardiaque est vivement affecté , comme nous l'avons dit (12), les feuilles de digitale pourprée et de lauriercerise , et quelquefois l’extrait de laitue vireuse sont fort utiles. Il en est de même

de l’oxide de bismuth, de l’oxide de zino

d'oranger, de chaque demi-once; castoh réum, deux gros ; éther sulfurique, demigros. M. D. $S. Faites prendre une cuil= lerée à café pendant le spasme.

(8) « Yet we often meet with patients who receive more hurt than benefit fromi it, >, Wbyit,°1. 'e., p, O44.

(9) « But as the pain, vomiting andl purging are sometimes so violent, that they cannot safely be neglected....we are to disregard the cause for a time, and!

begin the cure by quicting the symptoms,.

for that purpose exhibiting an opiate. »:

Sydenham, [. c., p. 495. |

(48) « Is an excellent remedy in this!

disease.— How much sœver'’tis common!

and of ancient date. » Sydenham, L. c.,.

p- 440. (Dose, d’un scrupule à un demi-!

gros en une seule fois.) | : (11) Hoffmann, L, c. Theses therapeut.,

(12) P. x, vol. r, sect. 1, c.1, S 6, 32!

(68). (Edit. de Leyps.) |

DU SYSTÈME NERVEUX

de cuivre ammoniacal, lorsque Île exus cœliaque est affecté. Toutelois, les édicaments de ce genre ne peuvent ir qu'avec le temps, et par conséquent nviennent moins aux paroxysimes x’aux intervalles libres. Ici, en effet, uvre un nouveau champ de médicaps, à moins que les malades ne soient igués par la variété des médicaments ; \ peut, dans le but d’afaiblir la sensilité des nerfs et les fortifier, ainsi que corps épuisé par un accouchement, s hémorrhagies, des pertes blanches, nployer avec prudence des médicaents variés et en continuer long-temps isage. Parmi eux nous citerons la teinre stomachique de Whytt (13), leir balsamique, stomachique, tempént d'Hoffmann (14), le fer et ses prérations (15), le carbonale de fer (16), teinture de Mars (17), la teinture de estuscheff (18), la teinture de fer acéque éthérée de Klaproth (19), le vin alybé de Fuller (20), et surtout les ux chalybées (21), en outre les vins édicamenteux (22), le guy de chène,

(43) Pr. Extrait d’absinthe, de chardoninit, de petite centaurée, de gentiane, : chaque une once; écorces d’oranges unes et amères bien pures, de chaque atre onces. Versez deux livres de bon n de Hongrie; esprit d’écorces d’orans rectifié, deux onces. Faites digérer ndant trois heures, puis filtrez et laissez poser. Dose d’un à deux gros.

(45) Sydenham préfère le fer à tous les tres médicaments, ce qui résulte des roles suivantes : « For officious cheists rather lessen than improve the vires of this and other excellent medecine y their method of preparing them.»

(16) De trois à six grains, trois fois par ur.

(17) Trois fois par jour, de dix à trente juttes. On pourra faire boire ensuite 1e tasse d’eau de Seltz.

(48) Je l'ai vu réussir dans des cas où s autres préparations de fer n'avaient | aucun succès. Dose de dix à vingt juttes, deux et trois fois par jour.

(49) Mème dose que pour la teinture > Bestuscheff.

(20) Pr. Limaille de fer, une once; e de quatre oranges acides; ajoutez n blanc, deux livres.

(24) P. 1, vol. 11, c. 1, $ 6, 35 (28) (Ed.

> Leyps.)

(22) P, nu, vol. 1, sect. 1, c. 1,6, n.

les nèfles et l'écorce dequinquina. Cette écorce convient surtout en infusion froide lorsqu'il n’y a pas complication d'hémorrhoïdes. Sydenham (23) donnait l'écorce en poudre matin æt soir à la dose d’un scrupule, surtout aux malades sujets à des convulsions pendant lesquelles ils se frappent la poitrine. Puis vient Fréd. Hoffmann qui, dans les mêmes circonstances, loue un médicament qu’on rougirait de prescrire dans notre siècle philosophe, c’est-à-dire des lombrics terrestres donnés soit en poudre, soit dans du sucre, disant : « quippe qui specifi- » cam fore in sopiendis motibus hisce » spasmodicis vagis obtinent virtulem » (24) ». Les gommes résines sont d’un usage familier et entrent dans la composition de pilules anti-hystériques recommaudées (25). À ces divers médicaments, administrés soit pendant les paroxysmes, soit hors des paroxysmes , si on peut ajouter des bains aromatiques ou ferrugineux, des lavements d'assa-fœtida, des injections anodines dans le vagin (26), des pessaires (27), des odeurs et des fumigations (28), des épithèmes (29), des onctions (30), des frictions (31), des em-

EEE)

Formez une masse pilulaire, et faites des pilules de trois grains. Roulez-les dans de la poudre d’iris de Florence. Faites prendre deux fois par jour. N, 5.

Coupon vol FeSECt.1,.C.-vi, SO, n. 45. (Edit. de Leyps.)

(27) Lorsque le prolapsus de l'utérus détermine des spasmes.

(30) « Sæœpius, dit Fr. Hoffmann (op.

c., ©. Hi, $ 8), etiam mali vehementia requirit, ut externis linimentis anodynis atroces motus paulo consopiamus; quo reliquorum remediorum vis eo melior evadat, Inter ea deprehendi præstantissimum, quod sic se habet. R. Axungiæ bumanæ (!), olei nucis, àà unciam semis; olei hyoscyami, drachmam unam; balsami peruviani, croci, âà drachmam semis; olei ligni Rhodii, lavendulæ, rulæ, majoranæ, âà gutt. decem. M. D.

Hoc linimentum ad tempora, cervicem, spinam dorsi applicare convenit.

plâtres (32), on aura une matière médicale anti-hystérique assez fournie. Nous ne parlerons point de l'électricité et du magoétisme animal dont nous n’avons aucune expérience. Peut-être, grâce au magnélisme animal, les objets suspendus au corps (33) préviennent-ils quelquefois des spasmes? Toutefois, il ne faut pas avoir trop de confiance dans l'emploi de ces moyens, dont l’action est encore douteuse, et recourir au régime diététique. À ux spasmes dus à un vice primitif du système nerveux conviennent, outre l'éloignement des causes, la diète lactée{34), le vin (35),

nee EE ee

(S2)Pb-C. 0 04,

(54) « Some women (which may seem Stranger at first view) have been cured of long and obstinate hysteric disorders, which had baffled all the endeavours of the physicians, by living on milk only for some lime. » L. c., p. 442.

(55) Celse dit (De med., 1. 1, c. 8) :

« Si quis vero stomacho laborat, non aquam, sed vinum calidum bibere jeju-

MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX

l'équitation (46), les voyages (37), 1 mariage (38), et autres médications indi quées ailleurs (39). Enfin , il faut préve nir les hystériques de ne pas prêter lc reille aux vieilles femmes et aux charla Lans qui vantent des secrets et des élixirs

nus debct. » Nos hystériques supportent difficilement le vin lorsqu'elles sont jeun; elles le supportent mieux à lafi du repas et au dessert, et préfèrent sun tout les vins de Lunel, de Muscat, etc.

(56) Sydenham, I. e., p. 424. Les fem mes habituées à la vie sédentaire doi vent se livrer peu à peu à l’équitation.

(57) Fr. Hoffmann, 1. c., 9. — Gil christ, Treatise on the use of voyages i:

medicine.

(38) Hippocrates, Libro de virgin morbis. C. S. Valescus, De Tarant. phi lon. pharm., 1. vr, c. x.—Duret, in Enan ratione ad €. rix.—Haller.—Zacutus Lu sitanus, Prax, med, admirand., obs. 91!

—Fr. Iloffmann, op. cit., c. v, $ 9.

(59).Paur, vol:a, Sect, 1, c:.xvn;, 67m 2, 5. (Edit. de Leyps.)

MALADIES

DES YEUX, DES OREILLES ET DES NARINES

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