‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 20 sur 261 · Définition. — L'incube (1) est con · texte numérisé non relu

Définition. — L'incube (1) est con

fut prise de leucophlegmasie. L’accouchement survint. Après la sortie d’un enfant, l’accoucheur dit à la mère de la malade qu'il y en avait encore un dans l'utérus.

Que ma fille ne le sache pas, s’écria la mère prudente. Mais on ne put pasle lui cacher, etelle dit : « Mon songe s’accomplit. » En effet, la fièvre puerpérale vint bientôt l'enlever.

(7) Ch. F. Paullini, Febris quartana insomnio curata. Miscell. acad, nat. cur., dec. 11, a. 6, 1687, p. 21. —S,. Squire, The case of Henry Axford, who recovered the use of his tongue, after having been four years dumb, by means of a frightful dream. Philos. transact., y.1748, p. 148.

(8) Touchant l'influence des choses extérieures sur Îles personnes qui dorment, lisez : Weinhold, Kraft d, thierisch. Magnetismus, 5 B., 1 Abth., p. 233. — Nasse, |. c., p. 450. — Battie, Dissertations crit. and moral, p. 27. (Il raconte qu'un homme raconta dans l’oreille à son ami endormi toute l’histoire d’un combat singulier, et que celui-ci rêva la chose à la lettre.)

(4) Synonymes. Ephialte (de éwa}loat, je saute sur). Pnigalion, dans Swc-

diaur (de mviyeuw, suffoquer). Emt6ohn, oppréession, compression. Hviyp06 évb-

PU SYSTÈME NERVEUX, 47

stitué par une perception de suffocation ou de pesanteur et d’oppression sur la poitrine pendant le sommeil, avec un désir ardent de changer de place, sans qu'il soit possible au malade de le faire.

2. Bibliographie.—Cette maladie, qui p’a pas été inconnue aux poètes (2), et qui a fourni un sujet pour beaucoup de dissertations inaugurales (3), a été dé-

mvt0s Dioscoridis. Oneirodynia gravans Cullen. Succubus. Asthma nocturnum (dénomination fausse). En allemand, Nacht- Maare, Alp, Alpdrücken, die Trute, das Nachtmænnchen; en français, Incube, ephialte, cauchemar; en anglais, Nightmare: en italien, incubo, pesarolo; en espagnol, incubo, pesadilla, mampesado, mampesadilla; en portugais, pesadelo, pezadello ; en polonais, mara; en danois, maren, mareriden,; en suédois, mara; en belge, alp. Nagtmerrie.

(2) Virgile, Enéide, liv. x.

(3) Bordingi, Diss. de incubo. Jen., 4602. — Bachmann, Diss. de ephialte.

Sedan, 4607. — Hettenbach, Diss, de ephialte seu incubo. Wittemb., 4607.— Mackowsky, Diss. de ephialte. Basil., 1618.—Scheidt, De incubo. Basil., 1618.

—Ahasverus, Diss. de incubo. Rostoch., 1625.—Stockmann, Diss. de Ssomno, ecstasi et ephialte. Rost., 1625. — Weber, Diss. de incubo. Basil., 1626. — Fabricius, Diss. de cphialte s. incubone.

Rost., 1627.—Sennert, Diss. de incubo.

Jen., 1630. — Kepler, Diss. de incubo.

Fegiomont., 1654.— Ræthelius, Diss. de ephialte, s. incubo. Erford., 16354. — Zeidler, Diss. de incubo. Lips., 1645.— Schelhammer (Hasselt), Diss. de incubo.

Jen., 4646. — Banzer, Diss. de incubo.

Witeb., 1651. — Rollink, Method. cognosc. et curand, affect. particul. disp.

vu, de incubo. Jen., 1653. — Ejusdem (Georgi?), Diss. de incubo seu ephialte.

1658.—Dreyer, Diss. de incubo. Ultraj., 1660.—Frankenstein, Diss. de ephialte.

Lips., 1660.—Tappius, Diss. de incubo.

Helmst., 1661.—Bium, Diss. de incubo.

‘Argent., 4662.—Menjot, Diss. de incubo.

V. Diss. patholog. Parisien, 1662. — ‘Ruttæœrfer (Friderici?), Diss. de incubo.

Jen., 14665.— Grojean, Diss. de incubo.

Basil., 4665. — Arsen, Diss. de incubo, Argent., 4666.—Brothbeck, Diss. de incubo. Tub., 1666.—Hullekens, Diss. de incubo. Leid., 14675. — Oheim, Diss. de incubo. Altd., 1678.—Wedel, Diss. æger incubo laborans. Jen., 1678. Ejusd. De incubo ex epitome praxeos med. Jen., 4708. — Meinecke (Craussius?), Diss. de inçubo, Jen,, 1685, — Petermann (Mül«

crite par Cœlius Aurelianus { 4), Paul d'Egine (5), Oribase (6), Willis (7), Bonet (8), Henri Regius (9), Paracelse (10), Dolæus (11), Horstius (12), Schenk (13), Forestus (14), Stoll (15), Darwin (16), Reil (17), Waller (18), Dony (19).

$ IT. Symptômes. Autopsie.

1. Symptômes.— L’incube est ordinairement précédé d’insomnie, de frayeurs, de sursauts , de crampes et de songes effrayants. Puis il se manifeste une sensation désagréable dans les cuisses, la

ler?), Diss. de ephialte. Lips., 1688. — Albinus (Wenzlovius), Diss. de incubo.

Francf., 1691. — Mævius, Diss. de incubo. Lugd. Bat., 1692.— Petri ab Hartenfels, Diss. de ephialte. Erf., 1694.— Corvent, Diss. de ephialte. Leid., 14698.

—Crollus, Diss. de incubo. Marb., 1707.

— Varus, Diss. de oppressione seu incubo. Jen., 1709.—Crüger, Diss. epicrisis de menstrui obstructione et ephialte infantum. 4712. — Fischer, Diss. de ephialte s. incubo. Erf., 1728. — Schibowski, Diss. de incubo.—Luther, Diss, de incubo. Kiel., 1730. — Chardulliet, Diss. de incubo. Argent., 1734. — Huisinga, Diss. de incubo. Lugd. Bat., 1754. — Juch (Noeiler?), Diss. sistens casum de incubo. Erf,, 14736. — Teichmeyer, Diss. de incubo. Jen., 1740. — Josa, Diss. de ephialte. Budæ, 1778.— Küffner, Diss. de incubo. Pragæ, 1778.

— Van der Belen, Diss. de incubo. Lam van., 4782.— Tournay, Diss. de incubo.

Nanceji, 1785. — Forber, Diss. de incubo. Edinb., 4788.— Eyselius. Diss. de incubo. Erf., 1798. — Wæchter, Diss. de cphialte. Hal., 1800.

(4) Morb. chron., lib. r, cap, 1.

(5) Lib. nr, ©. xv.

(6) Synopsis, lib. vur, c. 11,

(7) De anima brutorum.

(8) Sepulch., t. 1, sect. v.

(9) Praxeos, Lib. r.

(10) De morbis amentium, cap. 1v, p.

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