‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 203 sur 261 · Pronostic. — L’'orgeolet idiopathi · texte numérisé non relu

Pronostic. — L’'orgeolet idiopathi

que , convenablement lraité, peut non-:

seulement se résoudre dès son début; mais même lorsqu'il passe à l’état de :

suppuration, c’est une maladie passagère :

qui ne laisse point de traces. S'il est négligé, au contraire, ou s’il provient du vice scrofuleux, le chalazion , com-:

me nous l'avons déjà dit, est inévi=:

table, ou du moins l'orgeolct devient!

habituel. On a des exemples d’orgeolet!| dépénéré en gangrène, ou en charbon ÿ!

quelquefois les cartilages tarses se dé:

truisent, ou d'autres difformilés apparais- : sent.

5. Traitement. — Lorsque l’orgeolet | commence à peine à se montrer, on peut!

fort bien, souvent, en obtenir la résolu-:

tion à l'aide de lingesimbibés d'eau froi :

de, mais nous préférons le laisser supe:

purer (31); c'est pourquoi il faut plutôt!

CNET Le EE — 1|

(28) Demours, 1. c., p. 118.

(29) Demours, I. c., p. 119, sous Î@?

nom de grain de grèle. V. 1ab.' xvre!

ES 2 | (50) Demours, 1. c., tab. xvr, fig. 5. \ (31) Je n'ai rien à craindre de cett@!

pratique, tandis qu’au contraite plusieurs!

inconvénients sont ordinairement atta#) chés à celle d'arrêter la marche de la!

suppuration. On fera bien de lire à ce su-} jet: Zach. Platner, De noxis ex cohibita!

suppuratione in nonnullis morbis oculo-=|

DES YEUX, DES OBEILLES ET LES NARINES

chercher à favoriser la suppuration, but auquel on parvient (32) au moyen de cataplasmes faits avec du pain blanc, du lait et du safran , ou bien avec la pulpe de pommes (33). On doit insister sur l'emploi de ces moyens, même après l'ouverture de labcès, jusqu'a ce que loute induration ait disparu. Pour com battre celle-ci, dans les cas rebelles, il faut quelquefois employer des cataplasmes de ciguëe maculée et de saponaire vec ie camphre , ou des ognons cuis.

Si, l'induratieon ayant disparu , la cicatriation tardait à s'opérer, il faudrait recouvrir le lieu affecté avec un emplätie le dyachilon composé. On traite l’orgeolet, passé à l'état gaugréneux, par Îles moyens en usage contre le sphacèle. Ga puvre avec la peinte d’une lancelte les lumeurs sébacées et les Hyéatides, qui lisparaissent ensuile avec le temps et ans autre secours de l'art.

ÿ Will. Des produits de la blépharite.

1. En general. — À cette classe d’alération appartiennent : l'œdème, l’enphysème, le prurit , la chute des paupières, le madarosis, le tykiis, Pentropion, le trichiasis, le distichiasis, l’ancylo-blépharon, lesymblépharon, ectropion sarcomateux, le sarcome des paupières , le halazion , le squirrhe et le cancer.

2. OEdème des pa:pières.— La jeu coflesmasie , ou l'œdème de; paupières, e présente sous l'aspect d’une tuméfacion päle, molle, conservent l'impression lu doigt, indolente, afèct:nt surtou: la paupière supérieure. Cet œdème se mon-

re, le plus souvent, à l: site dela bléphaee érysipélateuse ou de lascarlaline, surlout si les veux ont êté lavésavec de l'eau

ram. Panesvr. in Med. Lips. indic

(52) Les personnes pléthoriques sujettes aux hémorrhoïdes ne peuvent quelquefois supporter ces cataplasmes sans qu'al se fasse vers les yeux un a2fflux d'humeurs plus considérable ei inquiétant. I} couvient alors d'appliquer des sangsues éerrière les oreilles, de tenir le ventre libre par le moyen d’un électuaire adoucissant, et de recourir aux pédiluvres tièdes.

(55) « Il faut eufermer la pulpe de pomme dans un linge, et, au moment de appliquer, enlever avec une paire de cieaux un très-petit morceau de l’enveloppe, pour que la pulpe se porte à au sur la tumeur, » Démours, 1. ç., p. 117.

an.

froide. Il n’est point rare qu’il soit produit par l’atonie. En général c’est une maladie opiniätre, que l’on parvient à peine à dissiper avec beaucoup de difficullé. Le traitement consiste dans l’application de sachets remplis de plantes aromatiques , avec du campbre, ou de livges pénélrés de fumée de sucre, de mastic, d’encens. Il faut s'abstenir des irritants, et il est même quelquefois néceseare de recourir aux anti-phlogistiques (34

ë- ER e des paupières. — L’emphysème des paupières devrait être trailé comme l’ædème. On trouve des observations de cette maladie dans Wepfer (35) ei Loder (36).

4. Prurit des paupières. — Le prurit des pauyières est une maladie fort désagréable dont Forestus à fait mention (37). Quoique cette affection appartienne, le plus souvent, aux prodromes de la blépharite dartreuse, nous l'avons cependaut observée aussi.

. Alonie des paupières — L’atonie ou le relächement des paupières (arovix rwy Gz2zscy), est ordinairement bornée à la paupière supérieure; alors le malade,

ralgré tous ses efforls, ne peut la relever, €t la cornée demeure en grande partie couverte (38). Lorsque les deux paupières sont affectées à la fois, leur ouverture ne peut jamais se fermer exac- ; tement et leurs bords sont constamment renversés en dehors. Il faut attribuer ce phénomène à l'atoaie du muscle vrbiculäire des paupières. L’atonie de la paupière supérieure tient au relâchement ou a la paralysie de son muscle releveur.

Un zbcès de la paupière supérieure nézhgé, l'abus des cataplasmes , l’inflammation scrofulcuse , surlout quaud elle cst accompagnée d'un blépharo-spasme qui dure depuis loug temps; les blessures du muscle releveur de la paupière (39), sa compression long-temps

(54) V. Abbh. f. pr. Aerzie, 14 B., p, >

QI

(53) Obs., p. 84.

(56) Journ. f. d. Chirurgie, 1 B., p, 356. Post, elc.

(57) L. x1, obs. 42. Cfr. Gmelin (Reisen, 2B., p. 169), parlant du prurit des sourcils comme d'un symplôme de la maladie de Crimée, espèce de lèpre.

(58) Demours, ouv. C., lab. xvn, fig. 3.

Ne) Richter, Comment, Goett., vol, in,

continuée (40), et principalement les af-

fections rhumatismales du premier rameau de la cinquième paire, dit nerf lacrymal; un abcès dans le sinus#frontal (41), peuvent donner lieu à ces sortes de maladies, et cela d'autant mieux que le malade est plus âgé. Car, à part la circonstance de l’âge avancé , l’atonie des paupières se dissipe ordinairement d’ellemême, et cède facilement aux secours de l'art. Or, ces secours consistent dans une bonne nourriture, l’usage modéré du vin, l’air sec, une température chaude, de préférence, les frictions répétées, soit sur la paupière supérieure avec la flanelle , soit sur la région sourcilière avec l’éther sulfurique, le baume - devie d'Hoffmann pour l’usage externe, ou même l’emploi du galvanisme sagement administré.

6. Chute de la paupière supérieure.— La chute de la paupière supérieure (blépharoptosis, ptosis), sur laqueile on doit consulter OEttinger (42) et A.-G. Richter (43), consiste en un pli de la membrane externe de la paupière supérieure qui pend sur la fissure des paupières, tandis que celles-ci sont fermées tantôt dans toute leur étendue, tantôt seulement vers l’angle externe de l'œil, et qui donne souvent lieu au renversement en dedans des paupières, ou du moins des cartilages tarses ou des cils. Le muscle élévateur de la paupière supérieure devient incapable de soulever la peau chargée d’un pli aussi considérable. Mais si le médecin, saisissant ce pli cutané, le tient soulevé avec les doigts, le muscle, dont il s’agit, ne tarde point à remplir ses fonctions. L'œil est alors désagréablement affecté par la lumière à laquelle il n’est point habitué. Les causes de la chute de la paupière supérieure sont analogues à celles de l’atonie des paupières: il faut noter principalement une ophthalmie traumatique antérieure. La chute de la paupière supérieure se guérit sans difficulté par l’excision de ce pli cutané, pratiquée suivant les règles de l’art (44), sur un ma-

p. 35. — Siebold, Lucina, 14 B., 1 st., p. 81.

(40) Joerdens, in Arnemanns Magazin, 9 B., p. 144.

(41) Cellier, dans le Journal de méd.

continué, vol. x1, p. 516.

(42) Ouv. c.

(44) Beer, ouv. c., 2 B., p. 114, $ 100.

MALADIES

lade d’ailleurs sain. Chez les individus & affectés de quelque vice constitutionnel, | celte opération donne facilemeut lieu à k une inflammation qui se termine par® suppuration avec perte de substance ; de à là la lagophthalmie (45), maladie oppoz :

sée à la chute de la paupière. |

7. Madarosis. — Nous avons déjà dit L que le madarosis (ptilosis, psilosis, alo=k pécie), ou chute des cils, était un résul-k tat de la blépharite, surtout de la vario-+ leuse et de la dartreuse. La blépharite :

varioleuse donne lieu au madarosis en!

détruisant les bulbes des cils; la ca-!

.tarrhale et la scrofuleuse ne font que ?

provoquer la chute des cils, ce qui arrive: d'autant plus aisément que les cils ontl été agglutinés davantage entre eux, etl que le malade à employé des procédés!

plus rudes pour les débarrasser de la!

chassie qui les encroûtait. Le madarosis, | outre la difformité qu’il entraîne , prive!

l'œil d’un moyen protecteur qui lui est} nécessaire surtout quand il est saillant..

Le madarosis qui reconnaît pour cause:

la perte des bulbes des cils est incurable:!

à moins , toutefois, que l’on ne veuille!

tenter la restauration des cils. Celui qui!

est le résultat de la simple chute des cils!

guérit tout naturellement, pourvu qu’il!

n’y ail pas tylosis, L’art ne saurait d’ail-: ‘leurs aider la nature en pareil cas.

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