‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 213 sur 261 · V. Edinb, med. chir. journ., 1807, vol · texte numérisé non relu

V. Edinb, med. chir. journ., 1807, vol

ur, p. 159.

(90) An account of the ophthalmia, which has appeared in England since the return of the british army form Egypt.

Lond., 4807, A.-D.-E, ubers. v, Michaëlis. Berlin, 1817.

(91) Relation d’une ophthalmie inflam-

Ware (92), Thomas (93), Farrel (94), Lang (95), Reil (96), Schæffer (97), M. Gregor (98), Edmonstone (99), Balz 1100), Weinhold (1), Lechmann (2), Omodei (3), Mongiardini (*), Cimba (*), Vasani (*”), Kluysken (*1), Rust ("2), Gunther (3), Valentin (*4). Dans le cas où l’ophthalmo-blennorrhée est la suite de la blépharite catarrhale (blépharoophthalmo-blennorrhée), celle-ci étant

matoire épidémique et contagieuse qui a régué à Vienne pendant le cours de 1808.

(92) Remarks on the purulent ophthalmia. Lond., 1809.

(93) Observations on the Egyptian ophthalmia and ophthalmia purulenta.Lond., 1809. |

(94) Observations on the ophthalmia and its consequences. Lond., 1811.

(95) Diss. de blepharophthalmia recens natorum, Vilnæ, 1812.

(96) Memorabilia elinica, vol. 1, fase.

(97) Von der Eyterung d. Augenliederdrusen. v. Samml. auserl. Abhandl. f.

pr. Aerzte, 14 B., p.75.

(98) Transactions of a society for the improvement of medical and chirurgical knowledge, vol. 111.

(99) Treatise on the varieties and consequences of ophthalmia.

(100) Die Augenentzundung unter den Truppen in d. Kriegsjahren 1815, 1815 oder Ophthalmia catarrhalis bellica. Ber- Jin, 1816.

(1) Ueber eine der Ægyptischen Ophthalmie ahnliche epidemische Augenkrankheit. Dresd., 1815.

(2) Behandlung der Augentzundung in den Feldzugen, 1815. Leipz , 1816.

(3) Cenni sull” ottalmia d'Egitto, e sulla propagazione in Italia. Milano, 14816.

(‘) Memorie della soc. d’emuiazione di Genova, vol. x, 11, 4802.

(") Discorsi ed osservaz. pratiche, P.1.

Genova, 1816.

(**) Storia dell” ottalmia contagiosa dello spedale militare d’Ancona. Verona,

(*4) Diss. sur l’ophthalmie contagieuse qui règne dans quelques bataillons de l'armée des Pays-Bas, à Gand, 1819.

(‘2) Die Æsyptische Augenentzundung unter d. K. Preuss. Besaizung in Mainz.

Berlin, 1820.

(5) Hilmy, Bibl. f. Ophthalmologie, 1 B., 1 st., p.39; 2st., p. 207.

(4) Notice sur l’ophthalmie épidémique dans la garnison prussienne à Mayence, dans le Journ. de médecine frangaise et étrangère, 1820, janvier, p, 152,

MALADIES

parvenue à son dernier terme, l’inflammation £e communique de la conjonctive palpébrale à la conjonctive oculaire , et de là à la cornée et à la sclérotique.

Mais quand l’ophthalmo - blennorrhée provient des ophthalmies érysipélateuse et rhumatismale, il n'y a de plus que l'extension de la maladie à la cornée , et un plus haut degré d’inflammation dans Ja conjonctive oculaire et la sclérotique.

Ce violent degré d’inflammation de toutes les membranes qui entrent dans la composition de l'œil, peut surgir aussi tout d'un coup. Dans tous les cas, l’ophthalmo-blennorrhée commence par une tumeur , de l’un des yeux d'abord , ensuite de l'autre, molle et légèrement élastique en même temps, lisseet saignant avec facilité ; bientôt après cette tumeur revêt le caractère sarcomaleux. En même temps un mucusblanchâtre, clair d’abord, puis une lÿmphe coagulable , marquée quelquefois de stries de sang, ou même un ichor semblable à de la lavure de chair, jaillit avec violence pendant qu’on s'efforce d'ouvrir les paupières, et inonde souvent les joues. À moins que la maladie n'ait commencé par les paupières, elle se propage dès-lors à la conjonctive qui les tapisse ; c’est pourquoi la partie interne de la paupière offre ordinairementi une substance villeuse et fongueuse presque semblable à la tunique villeuse de l'intestin rectum ; quelquefois, pendant que les enfants crient ou qu’on fait des efforts imprudents pour ouvrir l’œil, les paupières se renversent en dehors (eclropion) et restent fixées dans celte position, si l’on ne se hâte de les replacer. Lorsque les enfants pleurent, la surface externe des paupières prend en même temps une teinte d’un rouge foncé livide ; les joues, le sac lacrymal et le nez sont souvent gonflés. Il n’est point rare qu'une hémorrhagie survienne par les yeux, dans la plupart des cas avec soulagement ; cependant, quand la maladie est ou négligée ou mal traitée, la conjonctive se gonfle tellement tout autour de la cornée, dans l’espace de deux ou trois jours, que celle-ci présente un enfoncement tantôt rempli de lymphe ceagulable, tantôt recouvert d’une fausse membrane. Les choses étant arrivées à ce point, la sécrétion de iymphe coagulable cesse peu à peu et est remplacée par du mucus, La tuméfaction des parties diminue aussi, en laissant l’épiphora.

Lorsque l’inflammation a disparu, ses résultats deviennent apparents, c’est-à-

DES YEUX, DES OREILLES ÆT DES NARINES

dire dans les cas heureux la séparation

de la conjonctive cornéale d’avec les lamelles qui composent la cornée, ainsi que l'obscurcissement de ces lamelles ; d’autres fois, la suppuration de la cornée elle-même s'élevant sous forme de tourbillon d’un enfoncement circonscril par la conjonctive , comme nous l'avons dit.

Enfin la cornée se rompt, soit lentement, soit tout-à coup, avec douleur et en laissant une ouverture ovale au fond de laquelle on apercoit le cristallin renfermé dans sa capsule restée intacte; alors, quelques malades recouvrent ja pour un temps, et les adultes ne manquent pas de s’en féliciter beaucoup.

Courte jubilation ! car la suppuration détruit bientôt la cornée dans toute son étendue, et l'iris se précipite à travers ses ouvertures corrodées (staphylôme) en forme de grappe (#), après quoi la suppuration atteint la capsule cristaihne, laquelle étant rompue, le cristallin est souvent éliminé avec une partie du corps vitré à travers l'ouverture de la cornée par l'action des muscles moteurs de l'œil.

Si la suppuration vient à se tarir, la cornée se forme quelquefois avec une cicatrice brune ou bleue; autrement, il faut s'attendre à l'entière fonte de l'œil.

Cbez les adultes, la fièvre accompagne ordinairement toute la période inflammatoire de la maladie. Ii y cn a à peine des traces dans les premiers jours de la maladie chez les enfants ; mais le petit malade se lamente, est tourmenté par des insomnies et la diarrhée, et enfin tombe souvent dans un état cachectique.

3. Cheémosis. — Le chémosis débute par la sécheresse de l’œil, et une sensation telle que l’œil semble comprimé de toutes paris. La sclérotique apparaïitavec une teinte rouge au-dessous de la corjonclive, parcourue par un réseau de vaisseaux sanguins. Le mouvement de l'œil, s’il n’est empêché, devient au moins douloureux. En général, la douleur angmentant sans cesse atteint bientôt son plus haut degré d'intensité, et s'étend jusqu'à l’encéphale. En même temps que la douleur augmente, on voit s’accroitre aussi la tumeur sèche, soit de la conjonclive, soit de la sclérotique sous-jacente , tandis qu'il se forme de nouveau un enfoncement qui recouvre la cornée déja enflammée : on ne peut plus apercevoir ni Piris, ni la pupille, et

(4) Beer, ouv. c., 1 (h,, tab 1, fig. 4,

vue.

le malade conserve à peine la faculté d’ètre sensible à la lumière. Lorsqu'il y à fièvre ardente , la douleur de l'œil devient pulsative, et les paupières, alteintes aussi par l’inflammation , ne peuvent plus recouvrir l'œil (5). La conjonctive oculaire commence à rougir p'us profondément, et à présenter une tuméfaction plus molle , dans l'endroit où elle forme comme un rempart autour de la cornée.

De petits abcès ne manquent point de survenir aussi sur la conjonctive ellemême. La fièvre de suppuration ayant acquis toute son intensité, gigne en même temps la tête. Enfin, il arrive par suite de tout cela que le bulbe de l'œil perd sa structure et présente une mas:e déformée, inégale ( phthisie ou consomption purulente de l’œil). Quelquelois fa suppuration ne porte atteinte qu'à un seul endroit de l'œil; et lorsque cela à lieu, il se forme, en cet endroit sculement, une cavilé infundibuliforme, 1e reste de l'organe conservant sa structure normale. |

4. Ophthalmie interne et iritis. — L'ophthalmie interne, ou flegmon de l'œil, comprend l'inflammation del’iris, de la capsule cristalline, du corps vitré, de la membrane de Ruysch, de la choroïde et de la rétine. Nous ne devons exposer d'une manière spéciale que les symptômes de l'iritis, nous bornant à indiquer sommairement ceux de l’inflammation des autres parties de l'œil. Nous commencerons par ces derniers. L'oplthalmie interne s'annonce par un seuliment pénible de tension de tout le globe oculaire, dégénérant en une douleur oscillatoire qui se propage jusqu'a l'encéphale. La pupille, perdant sa teinte d'un noir brillant, devient tellement étroite, que l'iris semble quelquelois imperloré (6). La vision, déjà troublée dès le commencement, se perdtout-à-fait, et l'œilest affecté d’éblouissements. L'iris revêt une couleuranormale,etse gonfle, ce qui fuit que la chambre antérieure de l'œæilde vient plus étroite. La cornée perd de son brillant, la sclérotique rougit au loin, et les vaisseaux de fa conjonctive se dessinent en réseau. Dès que la maladie est arrivée à son terme d’acuité, il paraît dans la chambre antérieure une matière puriforme (hydropisie purulente de l’œil)

qui, quand elle est très-abondaute, pousse

oo

(5) Beer, I. c., tab. 1, fig. 4.

(G) Beer, oùv. ©, 4 th., tab. r, fig, 5.

en avant la cornée, devenue conique. Si les secours de l’art n’inlerviennent, la cornée se rompt, l’œil se vide, et la douleur cesse. Quand l'iris n’est pas entièrement fermé, un pus grumeleux, formé quelquefois dans la chambre postérieure, bouche l'ouverture de la pupille (fausse calaracte purulente), et adhère souvent intimement à la marge pupillaire de l’iris. Dès que l’inflammation attaque l'iris lui-même, le malade percoit d’abord la sensation d’un doigt qui presserait sur l'œil ; bientôt l'iris devient immobile, la pupille conservant cependant sa forme ronde et sa position. La couleur de l'iris s’altère d’abord dans le petit cercle artériel, ensuite dans le grand; elle devient verte et rouge (7), suivant qu’elle était auparavant grise et bleue, ou brune et noire. En outre, l'iris se gonfle et se porte vers la cornée. La vue est presque entièrement abolie, et les éblouissements fatiguent le malade. En examinant l’œil avec attention, on voit la capsule cristalline , enflammée (8), laquelle, vu son état de tuméfaclion, se rapproche de l’uvée, ce qui donne fréquemment lieu à une adhérence morbide entre la capsule et l’uvée (synéchie postérieure).

Lorsqu'il y a fièvre céphalique continue, l'iris présente ordinairement , entre son grand et son pelit cercle, des points proéminents qui se transforment en de petits abcès fort apparents, après la rupture desquels le pus vient nager dans l'humeur de la chambre antérieure (hypopion). La même chose parait avoir lieu dans la chambre postérieure relativement à l’uvée , et c’est pour cette rai-

son que, malgré l'absorption du pus dans -

la chambreantérieure, la vue ne se rétablit pas toujours. En outre il se répand du sang de toutes parts dans les chambres de l'œil.

Pour comble de maux, l'iris contracte quelquefois des adhérences avec la cornée, soit immédiatement, soit par l’intermédiaire d’une fausse membrane. Si l’adhérence immédiate a lieu, il survient un staphylôme complet de la cornée ; si c'est au moyen d’une fausse membrane, Ja cornée est plus tôl aplatie, et l'iris peut à peine, ou même pas du tout, être apercu. Dans ce cas, il arrive aussi que les soui'ces de l'humeur aqueuse se tarissent.

(7) Beer, 1. c., fig. 6.

(8) Walther, Abhandlungen aus d.Gebiete d. prakt. Medicin, besond, d. Chir.

u, Augenheilk., 4 B., 1816,

MALADIES

b. Causes. = Les causes de la blépharo-ophihalmo-blennorrhée, prineipalement chez les enfants nouveau-nés, les femmes en couches (9) et les nourrices, sont : l’air corrompu des hospices (par les exhalaisons des lochies , du lait aigre, de l’urine, par le dessèchement du linge, et le rassemblement de plusieurs individus malsains, la suppression du lait (10) ), Pexposition des nouveau-nés à une lumière trop vive, le travail de l'accouchement, pendant lequel la tête de l'enfant reste long-temps au passage, surtout si la mère a des flueurs blanches (11), les lotions trop rudes sur les yeux du nouveau-né, le refroidissement de la tête pendant le baptème (12). Chez les:

adultes, la maladie provient surtout de la blépharite catarrhale négligée , si les.

malades habitent dans des chambres humides remplies de fumée, ou dans des élables, et qu'ils soient mal nourris; s’ils travaillent auprès du feu, ou s'ils passent le jour et la nuit sur des terrasses exposées à un vent froid. Le chémosis et l’ophthalmie interne, outre les lésions traumatiques (13), reconnaissent pour cause la blépharite érysipélateuse, l’ophthalmie rhumatismale, quand elles sont négligées ou mal traitées, la pléthore hémorrhoïidale surtout (14), ou produite

(9 Démoutshl.€., Lo1,1D. 201:

(10) « Pituitæ fluxiones ex mammis trahunt oculi. » Hippocrates, De morbis popularibus, 1. 11, sect. v, 13.

(14) Hegewisch in Horn’s Archiv., 3 B., p. 208. — Gibson, 1. c. Au surplus, j'avoue qu'en Lithuanie les flueurs blanches sont plus fréquentes que dans les autres pays qui me sont connus, sans que cependant je puisse affirmer qu’on y observe plus fréquemment l'ophthalmoblennorrhée des nouveau-nés.

(12) Schaeffer in Hufelaud’s Journ., 1816, decemb., p. 15. Cfr. Salzb. med.

chir. Zeitung , 1814, 6 octobr., n. 80. — Kupfer pense que la blépharo-ophthalmoblennorrhée des nouveau-nés à de l’analogie avec l’ictère. (Zweiter Jahresbericht d. Heilungsanstalt fur arme Augenkranke in Nurnberg, 1816.)

(15) Relativement au chémosis, ce sont surtout les piqûres d'insectes lorsque l'ai.

guillon reste implanté dans la sclérotique ou la cornée; et quant à l’iritis, l’opéra-

- tion de la cataracte.

(14) Fr. Hoffmann, Med. rat. syst., t.

1V, P.1v, c. v, obs. 4. — Bourdan prétend que les congestions sanguines sont plus.fréquentes dans l'œil droit que dans

DES YEUX, DES OREILLES ET DES NARINES

par la suppression d'un épistaxis habituel, des menstrues (15); la fatigue de l'œil, principalement par suite de travaux microscopiques, l'usage des boissons fermentées (16), et la réverbération vive de la lumière, surtout par la neige (17). On met encore au nombre des causes de l'ophthalmie inflammatoire certaines espèces de vents (18), principalement ceux qui transportent du sable (*), quand surtout il est mêlé de particules salines (19), les habits militaires trop serrés, les cols principalement, les casques métalliques,

enfin la négligence de se laver les yeux,

la fumée des camps et la contagion (20).

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