‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 236 sur 261 · Kite in Lond. med. journ., vol · texte numérisé non relu

Kite in Lond. med. journ., vol

vu. V. Abb. f. pr. Acrzte, 12 B., p. 45.

(63) De la Fontaine in Loder’s Journ, f. d. Chir., 4B., 4 st., p. 56. Cfr. Weinbold, Evmpfehl. d. Anwend, galvan,

Reise durch Russland, 5

DES YEUX, DES OREILLES ET DES NARINES

ar l'usage de ces sortes de moyens, d’afiblir la conslitution du sujet, ou de erdre un temps précieux pour l’opéraon ; car si l’on excepte un petit nombre exemples de cataractes guéries, soit par >» moyens indiqués, soit par la desente spontanée (64) ou accidentelle (65) u corps opaque au-dessous de l'axe viuel, il ne reste d'autre espoir, de l’aveu e tous les praticiens, que dans l'epéraon chirurgicale. Mais l'opération de la ataracte n'est pas indiquée dans tous les as , et lors mème qu’elle l’est, et qu’en 1ème temps elle est pratiquée par une ain habile et d’après le procédé le plus pproprié à la circonstance, elle ne réusit pas toujours. En général, on peut bien ugurer du succès de l'opération si le al est purement local et exempt de toute omplication ; sile malade a dépassé l’âge e puberté, ou, lorsqu'il s’agit d’une "mme, celui de la cessation des regles; i la position de l'œil dans l'orbite et sa ructure, ainsi que celle des paupières, e présentent aucun obstacle à un opéiteur exercé, muni des instruments néessaires et en bon état ; si le malade a jin de suivre les prescriptionsindiquées, fit pendant, soit après l'opération ; siles onditions domestiques permettent de ivre un régime convenable, et si le énie des maladies régnantes ne laisse oint craindre des dangers particuliers our les yeux. Parmi les quatre modes "opération de la cataracte, savoir : l’exaction , l’abaissement, le renversement 6) et le kératonyxis (67), on choisit, ins opinion préconçue , celui qui s’ac-

romungen, etc. V. Leipz. Literaturzeiing, 1816, n, 155.

(64) Gachenholz, Diss. de visione per itaractam impedita. V. Haller, Biblioiek. chir.,2B., p. 28. — Ludolf in isc. Berol., t. 1v, p. 258. — St-Yves, I.

(65) Guyon, Leçons diverses, 1. 1, p.

353. — Beer, dans ses Prælectiones, a té deux cas de cataractes qui , à la suite ur effort fait par les malades, descenirent au-dessous de l’axe visuel, ce qui mena la guérison de la cécité.

(66) On appelle ainsi le mode d’opétion à l’aide duquel la cataracte est isie avec une aiguille par sa surface anrieure et repoussée dans le corps vitré, tre le müsele droit inférieur de l'œil et externe, de telle sorte que la face antéeure de la cataracte devienne supérieure réciproquement, | (67) On donne ce nom à l'opération

commode le mieux au cas particulier qui se présente. On préfère à l’extraction, méthode la plus radicale d'opérer la cataracte, l’abaissement ou le renversement, qui ne sont que des moyens palliatifs , dans tous les cas où le premier mode d’opération ne peut être employé sans dangers. Or, cette dernière circonstance a lieu lorsque l'iris a contracté une adhérence intime avec la cornée, quand celleci est aplatie, et que dès-lors il y a rétrécissement de la chambre antérieure de l'œil, quand larcade orbitaire est trèsdéveloppée, que l’œil est profondément

enfoncé dans l’orbite, toujours en mou-

vement, recouvert par des paupières clignotantes, que la pupille n’est point

ssez dilatée, que le cataracte adhère en partie avec l’uvée, que le malade est morose, dans un élat de stupeur , ou affecté de quelque vice arthritique, syphilitiqué, etc. En pareil cas, l’œil supporte difficilement l’accès de l'air, et lintroduction des instruments nécessaires pour l'opération ; en outre, on choisit l’abaissement toutes lés fois que Îa cataracte n’est pas fort étendue (par exemple la cataracte capsulo - lenticulaire sèche, siliqueuse des enfants), et qu’elle est exempte de toute adhérence'avec l'uvée, ou bien lorsqu'il s’agit de plusieurs restes de cataracte. On aura recours à la réclinaison, dans le cas où l'extraction étant contreindiquée, une cataracte, soit lenticulaire, soit capsulo-lenticulaire, est dure ou plàtreuse, et quand on a lieu de soupconner un état variqueux des vaisseaux de l'œil.

Le kératonyxis n’est indiqué que lorsqu’on a affaire à une cataracte fluide, et qu’en même temps la capsule est à peine ou n'est même pas du tout altérée. IL n'entre point dans notre plan de présenter ici la manière dont on doit procéder aux différentes opérations de la cataracte (68); il nous sufära de parler de quelques accidents qui, dans certains cas, résultent de l'opération, et réclament les secours du médecin : tels sont le vomissement et l’'ophthalmie interne. Le premier

par laquelle, après avoir incisé la cornée, on introduit l'instrument à travers la pupille, préalablement dilatée à l’aide de la belladone, et on-broïe la cataracte en plusieurs fragments dont on abandonne l'absorption à Ia nature,

(68) Lisez sur ce sujet : Beer, op. c., 2 B., p. 547, 402, qui, depuis 1817, a opéré en ma présence 4815 fois la cataracte par extraction.

est occasionné par la lésion des nerfs ciliaires ou de la rétine, et cède à l’opium administré de bonne heure. Mais on doit s'abstenir des narcotiques et recourir à la méthode anti-phlogistique aussitôt qu’il survient des indices d’inflammation, car il est évident que l’inflammation qui provient des lésions faites à l’œil pendant l'opération de la cataracte doit être rapportée à l’ophthalmie traumatique interne, ophthalmie interne qu’il faut bien distinguer toutefois desinflammations arthritiques , syphilitiques et autres, qui viennent seulement se surajouter à la lésion de l'œil. On parvient à faire cette distinction en ayant égard au procédé opératoire et à la constitution du malade.

33. Des restes de la cataracte. — De quelque manière que la cataracte ait été opérée , elle peut apporter obstacle à la vision par des reliquats de différentes espèces(69). Sans parler des cataractes opérées par abaissement ou par réclinaison , qui, sans cause connue, ou à la suite d’un ébranlement de la tête, viennent se placer de nouveau sur l’axe de la pupille, qu’il nous suflise de parler de ces restes de cataracte qui proviennent, soit de flocons résultant de la capsule cristalline réduite en lambeaux, soit de pseudo-membranes engendrées par une inflammation précédente, restes qui (à moins qu'ils ne soient ahsorbés spontanément ou à l’aide de l'application sur l’œil de sachets remplis d'herbes aromotiques), lorsqu’ils empêchent la vision, doivent être refoulés, soit par abaissement, soit par réclinaison, et en suivant les règles de l’art (70), dans la partie de l’organe qu’une première opération aura du reste déjà disposée à cet effet.

34. Des lunettes. — Lorsqu’après l’opération de la cataracte l’œil est rétabli autant que possible (71), et qu’il est incapable de distinguer les petits objets, on peut faire usage de lunettes convexes pour remplacer le cristallin; mais il faut avoir grand soin de ne pas y recourir trop tôt, ou de ne point employer des verres mal construits (73).

(69) En allem., Nachstaare.

(70) Beer, L. c., p. 405, 412.

(74) Il est nécessaire d'attendre pour cela au moins deux mois après l’extraction de la cataracte.

(72) En allemand, Staarbrille.

(73) Lisez à ce sujet l'ouvrage de Beer :

« Das Auger. Wien, 1815,

MALADIES

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