‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 24 sur 261 · Gr. Horst, t. ur, p · texte numérisé non relu

Gr. Horst, t. ur, p

(4) Bohn, I. c., $ 51.

MALADIES

fection disparaît d'elle-même (5). D'autrefois elle se change en mélancolie (6), en épilepsie (7) et en apoplexie. (8).

2. Traitement. — Le traitement est double, celui des paroxysmes et celui de l'intervalle qui les sépare. Ce dernier, suivant les différentes indications qu'on tirera facilement des préceptes généraux (9), consiste dans la saignée, dans les poudres tempérantes et autres compositions contenant du nitrate de potasse et de la magnésie; dans les vomitifs, comme le tartrate antimonié de potasse (11); dans les purgatifs, parmi lesquels la rhubarbe et l’aloès ont obtenu le plus grand nombre de suffrages; dans les décoctions dites dépuratives (12) ; dans les toniques, surtout le fer (13); dans ceux des antispasmodiques que l’on nomme céphaliques, comme l’éther sulfurique alcoolisé, le succinate d'ammoniaque empyreumatique (14), la racine de pivoine, la bétoine (15), le castoreum, l’ambre, le camphre; dans les

(5) Jac. Horst, p. 232. — Tandler. — Sennert, ], c.

(6) Sylvius, 1. c.

(7) Sennert, |. c.

(8) Horst, I. ce.

(9) Cap. 7, $ vr.

(10) Regius, Prax., cas. 10, p. 97, et obs. mea No. 1.

(11) I mérite surtout d’être tenté, puisqu'il est si utile dans les autres maladies du cerveau. Schloezer, 1. c., p. 92.

(12) R. Racine d’asperge, de schine, de bardane, une once et demie de chaque; semence de fenouil, deux gros. Faites un nouet à faire bouillir dans du petit-lait.

(15) Bohn, $ xxxr1. Lisez le cas d’un somnambule guéri par les médicaments martiaux, par l’essence volatile de castoréum, et par le sel volatil huileux de

succin, dans Miscell, nat. cur, dec, 11.

obs. 189, p. 380.

(14) Fr. Hoffmann (I. c.) affirme que son maître traita un somnambule qui, presque toutes les semaines faisait quel que excursion nocturne ; et il réussit si bien par l’emploi de la liqueur de corne de cerf succinée , avec l’essence d’opium de Langelotti et l'essence de castoréum (surtout tartarisée) , que bientôt le malade fut entièrement délivré de cette affection.

(15) Majol. , 1. c., la recommande d’après Antoine Musa et Tiraquello,

DU SYSTÈME NERVEUX

parcoliques, comme l’opium (16); dans l'ellebore noir (17); dans l'électricité (18); dans les bains (19); dans les pédiluves avec les fleurs de tilleul,de coquelicot, de mauve, de rose, de sureau (20); dans les vésicatoires (21) et dans l’infusion des plantes balsamiques et céphaliques, avec laquelle on lave ou on frotte la tète (22). Les soins hygiéniques consistent à respirer un air pur, à éviter les rayons lunaires, à reposer l'esprit, à empè-

cher l'imagination de s’arrèter trop long-

temps sur un seul objet (23), à prendre de l'exercice et à jouir des plaisirs de l'amour, en général, avec modération, quelquefois jusqu'a la fatigue (24). Les repas doivent êlre modestes et il faut y peu boire, prendre pour boisson une bière légère , s'abstenir de chàtaignes, de fèves, de lentilles, etc. Il faut éviter le décubitus dorsal, et se coucher la tête élevée. En outre, le malade doit être gardé dans une chambre dont les fenêtres seront grillées, ou bien il doit être attaché dans son lit (25).

On recommande d'appliquer une lame de plomb sur les lombes (26), nous ne savons à quel dessein. On a aussi conseillé de mettre devant le lit un vase plein d'eau froide, afin que le malade, en voulant sortir, soit averti de son erreur par l’immersion de ses pieds dans celte eau. Mais Jac-Horst a vu l’apoplexie résulter de cette pratique (27).

On rapporte que le souffle de l’air (28) et

(16) Darwin recommande une forte

dose d’opium avant le sommeil, I. c.

(17) D’après le conseil d'Hoffmann, R. Racine d’ellébore noir, une once; limaille de fer, trois gros ; tartre tartarisé, une demi-once; cubèbe, cardamome, scœænanthe , deux gros de chaque : faites macérer dans une mesure de vin du Rhin, et faites-en boire au malade au moins six onces chaque jour.

: (18) Pogani, L. ce.

(19) Zacut Portugais, 1. c:, p. 188,

(20) Fr. Hoffmann, 1. c.

(21) Bohn, L c.

(22) Theisner, 1. €.

(25) Sylvius, 1. c., $ 39, p. 477.

(24) L'usage du jeu de paume est conscillé aux somnambules par Nenter (fund,.

med. , P.n, p. 807), comme un exercice violent et pénible,

(25) Bohn, 1. €.,

(26) Caballis, 1, ce.

(28) Davidson, über den Schlaf, p. 201-

le chatouillement des lèvres (29) avec une plume arrêle le désir de courir pendant le sommeil. Chez les enfants, il est bon quelquefois d'employer de douces remontrances (30), ou même une légère fustigation (31). Greg. Horst (32) et Félix Plater (33) ont longuement disserté pour faire rejeter ce dernier moyen, Il est quelquelois dangereux de crier et de réveiller avec violence, et on ne doit jamais le conseiller. L'expérience nous apprendra ce que nous aurons, dans ce cas, à attendre da magnétisme animal,

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