LA
(2) J’ai observé quatre exemples de catalepsie : une fois dans l’hospice de Milan, a. 1791 ; deux fois dans la clinique de Vienne, savoir chez un enfant dans l’année 1799, et ensuite chez un étudiant en droit, et à Vilna en 1816. Les exemples en sont si rares, que Tissot, dans un passage que nous citerons plus tard, avoue que sur mille médecins à peine peut-on en citer un qui ait observé cette maladie ; et lui-même, qui a exercé pendant tant d'années, n’en a pas vu.
Pendant les années 1802 et 1805, je parcourus la plus grande partie de l'Europe, êl parmi des milliers de malades que je vis dans les grands hôpitaux de l’Allemagne , de la France, de l’Angleterre, je n'ai trouvé aucun cataleptique.
(3) Prælectiones praticæ. Il a soumis à la critique avec beaucoup de talent les observations de Fernel.
(4) Dans les notes au $ 572 de morb.
cognosc. et curand. cap. de catalepsi, p. 475.
(6) Institut. med. clinicæ. Vol. 1, (5, p. 114.
(6) OEuvres t. x. Traité des nerfs et de leurs maladies, chap. 24.
(7) Lib. v, epid. c: 12.
(8) Prorrhet. comm. t. 11, 56, lib. 1v, de locis affectis, 2. Voyez Brotbequius, Diss. de catalepsi a Galeno descripta.Tub.,
(9) In acut. morb., lib. 11, cap. x.
(10) De morb. cognoscend. et curand., Bb. r, cap. xitr.
(14) Obs. cap. rv-vr.
(42) Pathol., lib, v, éap. 5. ‘
(43) Lib. x, obs. 41-42.
(14) De rebus scoticis, Hb. vr.
(15) Diss. de catalepsi. Helmst., 1660.
(16) Medicin. septentrionalis, lib. 7, sect. XVI, CAP. VI.
(47 a) Observat. de affection. capitis.
obs. 124-195.
(17 b) Diss. de catalepsi. Frcf., 1690.
Ge) Diss. de çatalepsi epileptiça. Tub.,
(19), Marcellus Donatus (20), Rondelet (21), Reynell (22), Fr. Hoffmanu (23), Vedel{24), Brendelius (25), Dionis (26), Rœder (27), Sauvages (28), Hirschel (29), Delius (30), Cosnier (31), Baumer (32), Lamberger (33), Latour (34), Schilling (35), Frank de Frankenau (36), Targioni (37), Vandermonde (38), Weber (39), Grundamm (40), Schraff (41), Borsieri
(19) Lib. x, obs. 53.
(20) Lib. 11, cap. vi.
(21) Meth. curand. omn. morbor. Ed.
Lugd., lib. 1, cap. xx.
(22) Phil. trans. No. Æ57T, pe 495 ét Avuserl. Abhandl. prakt. und chirurg.
Inhalts. v. Leske. 2. th. , p. 307.
(23) De affectu cataleptico rarissimo.
Frf., 1692. Med. rat. syst., lib. iv, P. ur.
(24) Diss. (sous le nom de Schomburg) de catalepsi, rarissimo affectu. Jen., 1690. Diss. de affectibus soporis et catalepsi. Jen. , 1708.
(25) Diss. de catalepsi. Witteb. , 4700.
(26) Sur la mort subiteet lacatalepsie..
Paris, 1718.
(27) Diss. de raro affectu cataleptico:
præsid. de Pré. Erford, 1721.
(28) Mém. de l’acad. R. des sciences.
1742, p. 409 (II s’agit de la malade dont! nous avons déjà parlé au chap. x1r à pro:
pos du magnétisme, & 52, n° 1 (2)).
(29) Gedanken von der Starrsucht. Ber-.
lin , 4769.
(350) De catalepsi diatrib. medic. Berg...
4752, sec. edit.
(31) Rapport sur les avantages de l'é-.
lectricité dans la catalepsie. Paris, 4773..
(52) De ecstaseos et catalepseos diffe-rentia et de vera catalepseos notione ;, etc. Giessæ, 1776. |
(55) Diss. puellæ catalepticæ historia eti sanatio. Lugd. Bat., 1776.
(54). Journal de médecine, T. Lu, p..
(55) Diss. ægrum ex amore cataleptis<cum factum exhibens. Giess., 1776.
(56) Dans les suppléments aux ques-tions médico-légales de Paul Zacchias; Hib. 11, tit. 1, quest. 15, p. 487.
(57) Raccolta prima d’osservazioni mes ŒCRS, Dore 7
(58) Recueil périod. d'observat. méd.
E 0. Ov De A
(539) Observat. med. Fasc. 1, an. 1764.
‘(40) Diss. de catalepsi. Helrastad. , 1776. |
(A) Diss. de vera catalepseos notion et rationali Guratione, Giessæ, 4776.
(42), Fabri (43), Dreyssig (44), La Lan (45), Gerson (46), Osius (47), llgner (48), Behrends (49), Henry (50), Petetin (51), Baude (52), Laurent (53), Sarlandière (54), Stearns (55), Meckel (56), Renard (57), et Mattersdorf (58).
$ IF. Symptômes. Nécroscopie.
1. Symptômes. — Si la catalepsie, ce qui est très-rare, est annoncée par des prodromes, voici quels ils sont : l’anxiété (1), le tintement des oreilles, des songes inquiétants, des vertiges (2), la douleur de tête (3), les bâillements (4), la rougeur de la face (5), la rigidité du cou (6), la stupidité (7), un aura, s’élevant de la région précordiale vers la tête (8), des douleurs d’abdumen (9) et des lipothymies. Lorsque le paroxysme com-
mence, le malade garde absolument ja.
même posilion qu’il avait au moment de
(42) Institut. med. pract. T. 11, cap. v.
(43) Tract. pathol. de Catalepsi. Hal.,
(44) Handwærterb. der med. Klinik.
Dub. 1. Lh.;, D. 90.
(45) Diss. de morbo cataleptico. Lugd, Bat., 1781.
(46) De catalepsi. Goett., 1797.
(47) De catalepsi. Marburg., 1799.
‘ (48) Diss. de catalepsi. Fref., 1800.
(49) Dans Baldinger’s n. Magazin. 9. B.
(50) Recherches sur Ia catalepsie. Paris, 1805.
(51) L'électricité animale. Lyon, 4805.
(52) Diss. medica de catalepsi. Paris,
(53) Diss. med. pract. de catalepsi, Paris, 1808.
(54) Le Roux, etc. Journ. de médecine.
T. xxx VI.
(55) American medical register. Vol.
hat. 8.
(56) Diss. de catalepsi ejusque speciebus et modis, sect. 1. Erlang., 1814.i (57) Hufeland’s Journ. der pr. Heïlk., 4815, Juni.
(58) Diss. de catalepsi. Berol., 1823.
(1) Appendix à ce chapitre.
(2) La Metirie.
(5) Forestus, lib. x, obs. 42.
(4) Dolæus, encyclop. med. dogm. lib.
1, C.. VI, p. 107.
(5) Dolæus, I. c.
(6) Heers, obs. 3, p. 48.
(7) Chez un étudiant en droit de Vienne,
(8) Dolæus, |. c.
(9) Helvig, Obs, phys, med. , obs. 64,
l'invasion. Ainsi, un des malades de Fernel, occupé à lire et à écrire au moment de l'attaque, semblait encore lire, et avait gardé sa plume à la main ; un autre, qui s'était déjà couché, resta tellement immobile , qu’il paraissait mort. On le sortit du lit, puis on le mit sur ses pieds, et il se tint comme une statue. Ces malades peuvent-ils marcher si on les pousse (10)? Nous en doutons avec Tissot (11) ; ils semblent bien plutôt glisser en avant (12). Le capucin dont parle Heer(13)était fixe comme une statue de marbre, un genou en terre et l’autre courbé, comme s’il allait le fléchir. Le bras gauche pendait le long de son genou ; le droit était élevé en l'air, les doigts écartés. Parmi les histoires de cataleptiques qui ont gardé la position qu’ils avaient au moment de l’attaque,on cite : celle d’un comédien qui Ôtait de sa tête, pour la placer ailleurs, une couronne qu’on lui avait décernée (14) ; un second jouait aux cartes (15); un troisième montait sur une échelle (16); un quatrième suspendait un sac à la muraille (17); un cinquième mangeait (18); un sixième faisait rôtir des châtaignes(19); et un septième saluait Son médecin qui s’en allait (20). La dernière phrase que le inalade a prononcée avant l'accès, est la première qu’il prononce lorsque celui-ci est passé. Que si le paroxysme commence lorsqu'un mot est commencé, le malade l’achève lorsque le paroxysme est fini.
Les membres acquièrent une étonnante souplesse, comme s'ils étaient en cire, et gardent , jusqu’à la fin du paroxysme, quelque situation qu'on leur donne, pourvu qu’elle ne détruise pas le centre de gravité (21). Quelquefois le pouls est lent (22); plus souvent il est petit et
(10) Fr. Hoffmann, Il. c.—Didier, dans Act. nat. C.
CET Le ep. FE,
(12) Sauvages, I. c.
(14) Pline, Hist. nat., lib. vit, ©. cri,
(45) Gounin, dans Tissot, 1. c.
(16) Buchananus. — Sauvages, 1. c.
(17) De Ia Tour, I. c.
(18) Jacot, dans Coacas., p. 68.
(19) Van Swieten, I. c.
(20) Boerhaave, Prax. med, ad aphor.
(21) Un cataleptique de l’hospice de Vienne restait dans des positions théàtrales qu’on aurait pu apprendre seulement à force d'art.
(22) Sauvages, E. €, a compté 50 pulsation$ par minute.
d’une fréquence normale. La respiration est à peine sensible, quelquefois elle ne diffère en rien de l’état sain (23); parfois il ya une constipation opiniâtre (24).
Les muscles de l’abdomen (25), et quelquefois la mâchoire inférieure (26), sont dans un état convulsif. La température du corps est froide (27), la face est rouge, au moins dans Je commencement du paroxysme (28). Les yeux sont presque toujours ouverts, et la pupille ne se contracte point du tout à la lumière. On a cependant vu des cataleptiques avec les yeux fermés (29), et, dans ce cas, lorsqu’on élevait les paupières, elles retombaient d’elles-mêmes. Dans tous les cas, les yeux sont immobiles, fixes, et privés de la faculté de voir. Nous avons observé une pupille contractile (30). On a beau crier dans les oreilles des malades, faire du. bruit, les brûler (31), on ne les réveille pas. Lorsqu'on leur met quelque chose dans la bouche, ils finisseni, quoique lentement (32), par l’avaler (33); quelquefois ils le rejettent (34). Quelquefois l'odorat est très-développé (35). On a beau irriter la peau , la piquer avec une aiguille, il n’en résulte aucun indice de perception (36). Au contraire, de douces impressions, surtout si elles ont lieu à la région épisgastrique, à la pulpe des doigts et des orteils, ou au sommet de la tête sont, dit-on, perçues par les malades (37).
a nm D
(235) Appendix à ce chapitre.
(24; Heers, I. c.
(25) Forest, Dolæus et autres,
(26) Tissot, L. e., p. 25.
(27) I est fait mention d'un froid de marbre dans les Eph. nat. cur. dec. un, ann. 1, obs. 1.
(28) Wedel, I. c., No, 1.
(29) Piso, 1. c., p. 150.—Van-Swieten, lib. in, $ 1056, p. 312.
(50) Appendix. ;
(51) Dans l’Histoire de l'académie des sciences de Paris, a. 1738, on lit le cas d’une femme cataleptique qui ne pouvait pas être éveillée même lorsqu'on lui mettait du feu sous les pieds.
(32) Appendix.
(33) Forest. Un enfant de l’hospice de Vienne.
(54) Nova acta med. physica. T. 1, obs. 99.
(55) La Mettrie.
(56) Appendix.
(37) Petetin-Renard, 1. c. Voyez appendix,
MALADIES
Quant à la durée des paroxysmes ; onena observé depuis quelques minutes (38) jusqu’à dix-huit heures (39). Le plus ordinairement ils durent de trois à quinze minutes. L'accès se termine, en général, par un soupir, un bâillement, l’extension du bras, une loquacité qui finit par le délire {40). Il ne reste au malade aucun souvenir de tout ce qui s’est fait pendant le paroxysme, soit sur lui, soit autour de lui, et quelquefois il paraît bien portant. Les paroxysmes reviennent tantôt à des jours (41) ou à des heures déterminés (42), tantôt à l'occasion de la cause la plus légère; par exemple, d’une odeur désagréable, d’un geste particulier (43), d’un lavement irritant (44). On a vu dix paroxysmes se montrer dans un jour.
Dans l'intervalle du paroxysme, les évacuutions sont à peine différentes de l’état normal(4b); tantôt le désir desalimentsest languissant, tantôt il est normal (46), tantôt il dégénère en voracité (47).
2. Necroscopie. — Les cadavres des cataleptiques ont présenté un sang noir
. distendant les vaisseaux du cerveau et
du cervelet, ainsi que du sang extravasé (48), des concrétions polypeuses dans le sinus longitudinal, avec lésion du pou-
(38) Gounin parle d’une catalepsie mo-
mentanée. Il est cité par Tissot, 1. c., ss 0 7,
(39) Van Swieten, I. c.
(49) Une malade d’Attalin, dans Tissot (i. c., p. 16), ne cessait de parler d’un procès qu’elle avait avec un autre. Voyez appendix.
(41) Ainsi tous les vendredis ou les sa medis, dans Van-Swieten, 1. c.
(42) Voyez Appendix.
(45) Une jeune fille, que j'ai vue à l'hôpital de Milan en 4791, tombait dans le paroxysme toutes les fois qu’elle faisait le signe de la croix ou qu’elle le voyait faire par d’autres. Il en résulta qu'elle devint toujours cataleptique toutes les fois que l’on apportait le Saint- Sacrement dans la salle, parce que les autres malades faisaient le signe de la croix.
(44) Kuehn dans Schriften der berlinischen Gesellschaft naturforschender Freunde, 1. B., p. 3567.
(45) Hoffmann, I. c.
(46) Vogel, Prælect. de cognoscend. et curand. morb., 6 569.
(47) Eph. nat. cur., dec. v, p. 195.
(48) Holier, De morbis internis. Cap. 1, , c, 9 dans Schol,
DU SYSTEME NERVEUX. 27
mon et du foie,des ulcères du cerveau(49); ce viscère, plus dur à la partie antérieure, plus mou à la partie postérieure (50); les nerfs grèles et secs à leur origine (51).
$ IIT. Causes, Diagnostic.
1. Causes. — La catalepsie est plus commune chez les femmes, elle attaque surtout celles d’un âge moyen; quelquefois aussi elle se montre chez les enfants (1) ; elle n’est particulière à aucun temps de l’année (2), à aucune nation (3); elle est ordinairement produite par une longue méditation sur un seul et même sujet, principalement sur un sujet religieux (4), par l'application de l'esprit (5),
(49) Lieutaud, Précis de médecine, maladies internes de la tête, lib. 1, p.212.
Voyez Ab Heers, I. c.
(50) Hoven, Handbuch der pr. Heilk.
EDP 49,1. 49.
(51) Schenk, De caussis catalepseos, Méca, 0bs. ?, 2 3.
(1) Voy. sur une jeune fille cataleptique de cinq ans, Act. nat. cur. dec. u, an. 1, et sur une jeune fille de treize ans
. de la même maladie; de la Tour,
(2) Tout le monde est d’accord sur la
fausseté de l'opinion de Fr. Hoffmann,
qui regarde la catalepsie comme une ma-
ladie de l'hiver.
(3) Dreyssig (1. c., p.67) prétend que les Juifs sont surtout sujets à la catalepsie, et il soupçonne avec Sprengel (Handb. d.
Pathol., 3. Th. $ 507, p. 503) qu’il faut surtout l’attribuer à l’onanisme auquel, dit-on, ils sont très-adonnés. Pour ma part, je n’ai jamais observé de catalepsie chez des Juifs, et j'ai trouvé l’onanisme beaucoup plus rare parmi eux que parmi les autres nations.
(4) Les observations de Ab Heers, de Capo deVacca, cité par Forestus (Obs., t.1, ©bs. 42, notes) démontrent que la catalepsie est une maladie des cloîtres. Cela résulte aussi de la célèbre histoire des religieuses de Loudun ( dans vol, xx du Mercure de France). L'image d’un prêtre nommé Urbain Grandier apparut à ces religieuses dans leurs paroxysmes de catalepsie extatique, sous une forme horrible; on regarda cela comme un maléfice opéré par ce prêtre, et l’infortuné fut brûlé vifle 48 août 1654. Dans l’année 1815, comme j'étais à Minsk, je fus ap-
pelé en consultation pour une jeune reli- :
$ieuse cataleptique; mais je ne la vis pas dans le paroxysme, Voyez Zimmermann
par de longues souffrances nuit et jour (6), par l'attente du résultat d'une chose douteuse (7), par un long chagrin, comme celui qui résulte d’une maladie grave d’un époux (8), de la crainte de la prison (9), de l’espérance décue d’un prochain mariage (10), d’un voyage qu'un frère chéri allait entreprendre (11), d’une triste nouvelle arrivant tout-à-coup (12), de la terreur provoquée par un incendie (13), de la colère (14), d’une antipathie (15), de l’amour (16), de l’imagination {17), de l'abus des liqueurs fermentées (18), des vers (19), du défaut ou du cours irrégulier des menstrues (20), de lésions des ovaires (21), de l’onanisme (22) , et
von der Erfahr. 14. B. 42. C. et Lieutaud, Synops. P.1, p. 153.
(5) Cas de Galien., — Plater, obs., lib.
(6) Appendix.
(7) La malade d’Attalin dans Tissot, |.
Cp: 44. Ware
(8) Wedel, !. c.
(9) Idem, ibid.—Bonet, 1. c. (un déserteur polonais qu’on avait repris).
(10) Tulpius, Obs. med., lib. 1.
(11) Marx, De spasmis. Halæ, 1765, $
(12) Dans les Actes de l'académie de Paris, on parle d’un menuisier qui, en apprenant qu’un autre qu'il avait battu était mort, fut pris de catalepsie.
(13) Marx, L. c.
(14) Dodoneus, encyclop. med., lib. x, ©. 8. Act. nat. cur., dec. n, an. 1.
(15) Rondelet (lib.:, cap. xx, p. 98)
rapporte le cas d’une femme qui tombait
en catalepsie lorsqu'on prononçait devant elle le nom de son mari, et lorsqu'il arrivait à la maison, même avant de l’avoir vu ou de l'avoir entendu.
(16) Schilling, E c.
(17) Un prêtre devenait cataleptique chaque fois que, dans l’histoire de la passion, il arrivait à ces paroles : Tout est consommé. La jeune fille de l’hospice de Milan dont nous avons parlé plus haut (43) éprouvait un paroxysme de catalepsie er entendant le nom de Jésus.
(48) Schraff, 1. c.
(19) Alex. Benedictus Veronensis, lib.
1, Cap. xxvi.—Van-Swieten, I. c., $ 1040.
— Weaver dans The London medical repository, 1817, No. 4.
(20) Fonseca, lib. n.
Mettrie et Reynell, 1. c.
(21) Renard, L. c.
(22) Un étudiant en droit de Ia clinique de Vienne,
Consultat. La
enfin d’une blessure à la tête (23). Quant aux hypothèses sur la cause prochaine de la catalepsie , on peut les trouver dans Plater (24), Rivière (25), Forestus (26), Thonerus (27), de la Tour (28), Home (29), et Petetin (30).
2, Diagnostic. — La catalepsie a été :
uelquefois simulée (31) ou volontaire (32). Elle se distingue facilement de l’apoplexie (33), de la congélation (34), de la sidération (35), de la lipothymie (36),
(23) Stark, Handb. zur Kenntniss und Heilung innerer Krankh, 2, Th. p. 150.
(24) Prax, t. 7, c. 2.
(25) Prax, c. 4.
(26) De cerebri morbis, lib. x, obs. 50.
dans Schol.
(27) Lib. 11, obs. de catalepsi.
(28) Recueil périodique d'observations de médecine, par Vandermonde, 1.5,
. (29) Principia medicinæ. P, mn.
(31) Marx, 1. c., $ 19, parle d’une femme de Londres dont la fraude fut découverte, parce qu’elle gardait son bras étendu après qu'on y eut suspendu un poids, ce qui ne fût pas arrivé dans une catalepsie.
(52) Un prêtre, nommé Restitutus, pouvait à volonté s’arracher tellement à l’empire deses sens, et devenir tellement semblable à un mort, que non-seulement il ne sentait pas ceux qui le piquaient et le pinçaient, mais même quelquefois il ne témoignait pas le moindre sentiment de douleur lorsqu'on le brûlait avec du feu, à moins qu'on ne l’eût d’abord coupé (saint Augustin, lib. xrv, De civitate Dei, C. XXIV, p. 158).
(55) La malade d’Attalin dont parle Tissot (1. c., p. 42) passait pour apoplectique.
(34) Au retour de l’armée de Napoléon par Vilna, en 1812, les Juifs, pour s'amuser sur les places publiques, donnaient différentes positions militaires aux soldats gelés, positions que retenaient longtemps les cadavres. Déjà Sennert avait remarqué que la rigidité provenant du froid est tout-à-fait différente de la catalepsie (1. c., p. 721).
(55; Cardarni parle de huit moissonneurs qui étaient assis et mangeaient sous un chêne, lorsqu'ils furent frappés de la foudre. Ils restèrent dans la même posisition où ils avaient été surpris : l’un paraissait manger, l’autre rapprocher son verre de ses lèvres (lib. de fulgur., c. 7, t. 11, opp. p- 726).
(36) Voyez Reynell, 1. c.
MALADIES
de l’asphyxie (37) et de l’anasthésie. Il n’en est pas ainsi de la somniation, de l'extase.