Reil, Memorah. clinica, fasc. 1v, No
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virons de la couche optique gauche ramollis, liquéfés , infiltrés d’une tumeur sanguinolente (75), sphacélé (76), sa substance médullaire rouge (77), un ahcès (78), une ulcération (79), des tubercules dans le corps strié (80); des cavités morbides dans la substance médullaire des hémisphères contenant de la sérosité (81), du sang (82), quelquelois comprimant, rétrécissant les ventricules voisins du cerveau (83), les ventricules cérébraux eux - mêmes remplis d’une matière puriforme (84), laiteuse (85), de sé-
(75) Morgagni, epist. v, vi. — L. F.
Bravais, Sur l’hémorrhagie de la couche corticale du cerveau. Revue médicale, mars 1827, p. 402.
(76) Lyser, De sphacelo cerebri. Lips.,
(77) Authenrieth, Physiol., $ 4048. — Cheyne, L.c. J’ai souvent trouvé sur les cadavres cet état inflammatoire du cerveau.
(78) Wepfer, I. c., p. 398. — Laube, Eph. nat. cur., cent. 11, obs. 59.—Nebel, Program. de apoplexia et abscessu cerebri lethali. Heidelberg, 1791. Il faut se garder de prendre pour des abeès les cavités morbides du cerveau dont nous parlerons plus bas, et qui sont produites par l’irruption du sang dans ce viscère.
(79) Morgagni, epist. xr, 17, — Caldani, Saggi scientif. di Padova, 1786. — Bang, 1. c., et vol. 1, p. 92. — Cfr. Kühn, und Weigel'sItal. med. chir.Bibl.1,St., p.172.
(80) Morgagni, epist. xr, 1,—Rochoux,
Ce
(81) Baillie, Neue Bemerk. über die Anatomie des krankhaften Baues, dans Samml. auserles. Abh. für pr. Aerzte 20, B., p. 470. be:
(82) Morgagni, epist. II, VI, VI, epist.
IX, xx. — Cheyne, |. c. — Rochoux, I. c.
— Ribes, Considérations physiologiques sur un kyste contenant du sang coagulé et placé entre l’hémisphère gauche du cerveau et la dure-mère. Revue médicale, janvier 1892, p. 54-57.
(83) Stoll, fHeilungsmethode, 8 B., N'D1420:
(84) Morgagni, epist. v, 1v.—Kühn et Weigel, lc. 2 St., p. 173.
(85) Van Royen, Diss. de apoplexia lactea. Lugd, Bat., 1771.—Puzos, dans Samml. auserl. Abbandl. 4 B., p. 85. — Levret, L’art des accouchements, $ 874.
(86) Morgagni, epist. zx, vi. — Lieutaud, lib. ur, obs, 156, — Bang, 1. c. — Bell, De apoplexia hydrocephalica.
Edimb., 1796. Mes observations tendent à confirmer celles d’Autenrieth sur ce point, qu'on trouve plutôt de la sérosité
rosité (86) ou de sang (87), déchirés (88). Les plexus choroïdes rouges, comme enflammés , gonflés par le sang , variqueux (89), érodés (90), rompus (91), renfermant des concrétions pisiformes (92), des hydatides (93), dans les environs du corps calleux surtout (94), mais aussi dans d’autres points du cerveau, des osselets (95), des calculs (96), des poils (97), des tumeurs (98), des excroissances (99), des stéatômes (100), des hydatides
dans le ventricule gauche, et du sang dans le ventricule droit.
(87) Act. nat. cur., vol. ni, obs. 7. — Lieutaud, lib. i, obs. 14249, lib. ur, obs, 254, 294, 296. — Portal, Mémoires de Paris, 1781.
(88) Wepfer, 1. c., p. h. — Morgagni, epist. 11, 2, 4, 6, 9, 11, 46, 18; epist.
2x, 2, 4, 6; epist. zxvir, 14.— Stoll, Rat.
med., P. vu, p. 302.—Cheyne, I. c.
(89) Morgagni, epist. 11, 19; epist. ur, 14,
(90) Ibid., epist. 11, 45, 16.
(91) Hufeland’s Journ. der pr. Heilk.
48, B. 1, St., p. 416.
(92) R. Wade, dans The London medical and physical journal. March., 1816, p. 190.
(95) Un homme de quarante ans mourut à la clinique de Vilna, le 17 novembre 1821. À l’ouverture du crâne, les hémisphères du cerveau parurent œdématiés.
Les ventricules latéraux contenaient deux
drachmes de sérosité transparente. Près de Îa moelle allongée, il existait une once de cette sérosité. Au plexus choroide du côté droit, adhéraïit une hydatide du volume d’ue amande.
- (94) Sammi. auserl. Wahrnehmung aus der Arzneywiss. À. de Franzæs.
Frankf., 1757, 1, B. 5, St., p. 3543.
(95) Scheid, Diss. de duob. ossiculis in cerebro mulieris apoplexia extinctæ repertis. Argent., 1687. — Dans Halleri Coll. disp. pract., vol. 1, No. 14.
(96) Meckel, voy. Adam, I. c., et Histoire de l’Académie des sciences de Berlin, 1754.
(97) 3, Veratti, Obs. pilos in cerebro mulieris apoplexia mortuæ in Comment.
Bononiens, t. 11, P,1, C., p. 184.
(88) Blane, L. c.
(99) Act. med. Berolin, dec. r, vol. 1, p. 40. — Sandifort, Exercitat. academ., bit gun.
(100) Bonet, lib. 1, sect, 11, obs. 55.— Stoll, Rat. med., P. vu, p. 163.— Engel, dans Schmucker’s Vermischten Schriftenz 1, B., p. 274. — Schæffer, dans Hufeland’s und Himly’s Journ. der pr. Heilk,
(101); le cervelet liquéfié (102), occupé par du sang épanché (103), par un àbcès (104); la turgescence de l'artère et dé la veine qui séparent les branches de la huitième paire, l’une de Pautre, c’està-dire le giosso-pharyngien du nerf vague , ou un épanchement de sang autour de la moelle allongée dans ce point (105) ; la glande pinéale ayant le volume d’une noix, compacte (106), renfermant du pus (107), l’engorgement des carotides (108), leur ossification (109), leur anévrisme (110), l’atrophie des vaisseaux
1809. Decemb., p. 114. Cap. nostr. 11, $ 10, 12 (54).
(101) Bonet, 1. c., obs. 51. — Lancisi, 1. c., p. 56. — Morgagni, epist. nr, 18, epist. 1v, 2, 11, 19, 24; epist. v, 6; epist. x1, 6; epist. Lx, 8. —Monteggia, Fasc.
patholog.
. (102) Delamare, dans le Journal de médecine , t. xxx1r. V. Sammi. auserl.
Abh. für pr. Aerzte. 1, B. 5, St., p. 127.
(103) Morgagni, epist. 11, 20, 22; epist.
ft, 2%
(104) Stoll, Rat. med., P. 1.
(105) J’ai souvent renconiré et souvent annoncé que je rencontrerais ce phénomène chez des sujets morts d’apoplexie foudroyante. La mort, si subite dans ce cas, paraît tenir à la paralysie des poumons, par la compression du nerf vague. La compression de ce nerf permettrait aussi d'expliquer la lividité de la face et des extrémités chez les apoplectiques, comme l’a fait Dupuytren.
(Nouveau bulletin des sciences médicales, t. 1, No. 2, p. 28.)
(106) Lieutaud, lib. 117, sect. 11, obs.
(107) Ibid.
(108) Gaurionius, Consil. No. 452.
(109) Bonet, 1. e., lib. 1, sect. 11, add.
obs. 8.
(110) Comme les artères du cerveau sont dépourvues de la membrane externe celluleuse qui appartient à toutes les autres artères, excepté l'aorte à son origine, les anévrismes de l’encéphale doivent être et sont en effet très-différents de ceux des autres régions, Ils consistent effectivement en de simples dilatations artérielles, dont la description a été donnée en parlant des carotides internes, par Blane (Sarmml. auserl., Abh. für pr.
Aerzte. 20, B., p. 565) et Baillie (ibid., p. 451). Il résulte de 1à que ces artères étant dilatées et rompues, le sang fait irruption dans le cerveau, comme il se répand dans le péricarde quand l'aorte est lésée à son origine. (Hodgson, A trea-
MALADIES
cérébraux (111), l'introduction de l'air dans les vaisseaux (112), leur rupture (113), leur ossification (114) ; lengorgement des sinus par du sang coagulé (115), les vertèbres du cou quelquefois au nombre seulement de six (116), un épanchement de sang dans le canal vertébral (117), des lésions de l’aorte (118), la compression de la veine cave dans ia poitrine par des tumeurs (119), les maladies du cœur (120), des poumons (121),
EE En comen À
tise on the diseases of arter. and veins.
Lond., 1815.) V. Fr. Erdmann Schilbach, Diss. sistens casum anevrysmatis in capite virginis sexagenariæ rarioreme Jen., 1895.
(411) Pezold, Diss. de inanitione vasorum cerebri. Gœtt., 1783.
(112) Morgagni, epist. v, 17, 19; epist.
XIV, p. 99.
(115) Lancisi, 1. c., p. 20. — Ferro, Med. ephem , p. 126. — Je suis étonné que l'illusire Cheyne (1. c.) ait pu révoquer en doute la rupture des grands vaisseaux du cerveau. V. Serres, Observations sur la rupture des artères du cerveau. Journal de physiologie, t. #1. Janv.
(114) Toutes les artères cérébrales étaient plus ou moins ossifiées chez le commandant en chef de l’armée autrichienne, le prince de Schwarzenberg.
(Clarus, dans Hufeland’s Journal der pr.
Heilk,, 14820. Octobre, p. 114.)
(145) Morgagni, epist. 1V, 23.
(116) Swieten, I. c., $ 1010.
(417) Pechlinus, 1. c.—Morgagni, epist.
it, 2, 5; epist. zx, 4. Cfr. Observationem meam, $ seq.
(118) Act. nat. cur., vol. 11, obs. 109.
(119) De la Motte, 1. c,, p. 186.
(120) Bonet, 1. c., lib. 1, sect. 11, obs.
57 ;: add. obs. 10.—Baader, obs.r.—[I. B:
M. Schrœder, Diss. de apoplexia ex præcordiorum vitiis origine. Gœætting., 1767, — L'influcnèe des maladies du cœur sur le cerveau, est traitée ailleurs (P. 11, vol. 11.) On peut aussi lire Kreyssig (die Krankh, des Herzens, systemat. bearbeit.
1, Th., p. 348). Cet auteur a rassemblé avec soin les observations de ses prédécesseurs Corvisart, Testa et d’autres.
Rappelons aussi l’histoire de la maladie qui, de notre temps, a emporté le prince d’Augustembourg (Rossi, dans Horn’s Arch. 1812, 9, B., p. 27), ainsi qu’un cas rapporté par le docteur Cayrel, dans le Journal de Toulouse. Mai 1826. (Froriep, Notizen aus dem Gebiete der Natur-und Heïlk. B. 18, No. 8, p. 124.)
(121) Bonet, 1, c., obs. 57. V, ch. 11,
DU SYSTÈME NERVEUX. 11
du foie (122) et des reins (123). Dans quelques circonstances, les cadavres des sujets apoplectiques n’ont présenté rien de morbide (124).
$ III. Causes.
1. Causes preédisposantes. — Parmi les causes prédisposantes de l’apoplexie on trouve : l’hérédité (1), le sexe masculin (2), la cessation des menstrues lorsqu'auparavant elles coulaient en abondance (3), un corps robuste, musculeux, pléthorique, doué d’embonpoint, avec une tête volumineuse et un cou court(4), sans exclure pourtant les autres consti-
$ x, 9 (40), où l'influence des vaisseaux pulmonaires sur le cerveau est amplement démontrée.
(122) V. $ 26, No. 1 (14).
(425) Bonet, I. c., obs. 61. — Littre, dans l'Histoire de l’Académie royale des sciences de Paris, 1702, p. 34. — Morgagni, epist. 117, 18. V. 6 suiv.
(124) Willis, De anima brutorum. P.
1, ©. vit. ou Wepfer, Hist. apoplect., p.
624.—Kirkland, 1. c. (« Without any derangement in the evident structure of brain ») et Abercromby, On apoplexia, dans The Edinburgh med. and surgical journ. Novembre 1818. No. 57.
(1) Blane (1. c.) rapporte un exemple des plus remarquables d’äpoplexie héréditaire. On en trouve d’autres dans R.
A. Vogel, De cognosc. et cur. morbis, K 569. — Morgagni, 1. ec. epit. 1v, art. 2.
J’en fournirai un nouvel exemple dans ma personne, à moins que Dieu ne veuille me réserver pour une maladie plus cruelle.
(2) D’après Falret, Tableau général des apoplexies qui ont eu lieu dans Paris depuis le 4er janvier 1794 jusqu’au 31 décembre 4823 (Revue médicale. Juin 18929, p: 59). IT paraît que sur 2,297 apoplectiques, il y a eu 1,670 hommes, et 627 femmes.
- (5) Fr. Hoffmann, 1. c., obs. 11, dans l’âge critique.
(4) Boerhaave (Institut. med., $ 774) assure que le cou chez les apoplectiques n’a souvent que six vertèbres, et qu'il a vu cette conformation persister pendant Plusieurs générations. Néanmoins les vices de conformation du cou et de la tête qui peuvent produire l’apoplexie, me paraissent être plutôt ceux qui, tenant au vice rachitique, apportent fréquemment des obstacles à la circulation, que le trop grand rapprochement de la tête et du cœur. (Van Swieten, 1,c., S 1010.)
tutions (5); la première enfance (6), l’époque intermédiaire entre quarante et soixante ans (7), la vieillesse également (8); une nourriture abondante, recherchée; l’usage des liqueurs fermentées, la vie sédentaire, les études (9), les soucis, le chagrin, surtout le désappointement; les embarras du tube intestinal(t0), la suppression d’hémorrhagies habituelles, telles que les épistaxis (11), les hémorrhoïdes (12), les menstrues (13), l’omission d’une saignée habituelle, les autres maladies de la tête, du foie (14) et
(5) Rochoux (1. ec.) avertit avec raison que l’apoplexie peut survenir dans toutes les constitutions, et il le prouve par un relevé de soixante-trois malades. Mais ce médecin distingué ne prouve pas que les sujets robustes, doués d’embonpoint, ayant la tête volumineuse, le cou court, périssent habituellement de toute autre mort que l’apoplexie. Il faut donc toujours admettre que c’est là la constitution apoplectique.
(6) Baader, Gœlis, passages cités dans notre chapitre précédent, $ xxr1. N.-L.
Hachman», Bemerkungen über apoplexia venosa bei Kindern., (Hecker’s Liter. Annalen der gesammt. Heilk., 1830 , Mai.)
(7) Van Swieten, I. c.
(8) Hippocrates, Aphor. 51, sect. 11.— Charter., t. 1x, p. 128.-— Sur soixantetrois malades, dix-sept seulement avaient de quarante à soixante ans, mais trentecinq avaient de soixante à quatre-vingts ans. — Rochoux, E. c.
(9) Alberti, Diss. de majori frequentia apoplexiæ in eruditis. Hal., 1755.
(10) 3. Kæmpf, De infarctu vasorum ventriculi. Basil., 4751.
(11) Commerc. liter. Norimb., vol. 5, 1752, p. 324. — Ephem. nat. cur., dec.
111, an. V, V1, Obs. 248.— Fabr. ilildan, Cent. 111, obs. 11. — Morgagni, Epist.