C., $ 3: — Loew de Ersfeld, Diss. Pro
teus medicus, varias morborum facies:
efformans, seu affectio hopochondriaca..
Prag., 1708.
(45) Naumburg, Sections-Geschichte:
eines Hypochondristen. Museüm der:
Heiïlk., B, 4. p. 47. — Lindt, Krank-.
beits-Geschichte, Tod und Leichénæff:
nung eines Hypochondristen. Ibid., B. 5, | p. 215.
(44) Pauilini dans Miscell. acad. nat.
cur., dec. 11, ann. 6, append., p. 57.
(45) Strauss; Diss. de ægro affectu hy= pochondriaco capitisque steatomate laborante. Giess., 1683. ne.
(46) Zacchias, lib. nr, c. 15. — Lieu taud, Hist. anat. med., lib. ir, observ.
(47) Hochstederus, dec. V, p. 502, 588.
— Bonet, Sepulchr., lib.1,s.9, obs. 18.
(48) Lieutaud , 1. c., lib. t, p. 135.
(49) Hartmann, Diss, de liené'in lie=.
nosis sæpe insonte. Francf., 4794,
(50) Blasius in Comment. in Veslingium, p. 67.
(51) Swalwe, Pancrene. Amst., 1668,, p. 194.
(52) Eph. nat. cur., dec. 1, ann. 4 5, obs. 192, dec. 11, ann. 6, obs. 152, cent, 1, 0bs. 20:
(55) Bonet, 1, c., obs. 20:
(54) Lieutaud, Synop. prax. med,»
DU SYSTÈME NERVEUX
ommeunintestin (5), variqueuses (56), t pleines d'un sang visqueux (57).
$ HIT. Causes.
4.Predisposantes etoccasionnelles.— Jhypochondrie est produite par un vice éréditaire (1), âge de vingt à cinquante ns, une éducation dans laquelle on s’est rop occupé de la santé (2), la vue d’une ffection hypochondriaque chez d'aures (3), un très-long séjour dans les hôitaux (4), des maladies chroniques (5),
es fièvres intermittentes (6), la dysen-.
erie (7), des maladies de la peau négliées où mal traitées{8), surtout l'abus du
(55) Gaurinonius, consil. 484. — Kupjer, Diss de volvulo sanguinac. Dans lalleri, Collect. disp. med. pract., vol.
(56) Lud. Mercatus, t.
ap. 17.
(57) Rhodius, cent. 11, obs. 76. — Boetus, Sepulchr., t. 1, p. 226.
(4) Ckr. M. Adolphi, De malo hypohondriaco hæreditorio. Ephem., acad.
at. curios., cent. 5 et 6, p. 171. — Fr.
foffmann, Med. rat. syst., I. c., 19. — ‘ai observé aussi que les enfants des mèes hystériques ont une disposition à l'hyochondrie.
(2) Lorsque des parents, pour le plus iger mal de leurs enfants, s’inquiétent, es forcent à £e plaindre , et dirigent coninuellément leur attention vers leur sané, il est rare que ces enfants ne soient as hypochondriaques.
(3) J'ai connu des jeunes gens disposés l'hypochondrie qui ont perdu cette disosition en changeant un précepteur hyochondriaque pour un autre enjoué. !
(4) J'ai vu plus d’une fois des paysans, les soldats, des ouvriers et autres, dont es occupations se faisaient en plein air, evenir hypochondriaques pour avoir sésurné trop long-temps dans les hôpitaux ; ar exemple, pour des blessures, des frachres, la gale, etc.
(5) L’habitude d'observer long-temps a maladie exerce même, lorsqu'elle a té chassée , son empire sur le corps relevenu sain.
(6) Lisez sur ce sujet remarquable :
Jethaeus dans Schenk, lib. 1, obs. 6. — ttmüller, De abusu præcipit., c. 5, 5.
— Horst, lib, x, obs, 26, p. 189. — Fr.
Joffmann , 1. €., obs. 1.
(7) Lorsque des épidémies de dysenteies se sont fait sentir, l’hypochondrie © montre en général plus fréquemment,
(8) « Ex causis præternaturalibus con-
15 ENS : | : NS à
quinquina (9), de l’opium, des astringents (10), des purgatifs (11), du mercure (12), les poisons (13), lesbains froids (14), l'emploi de l’eau glacée pour boisson (15), les liqueurs fortes (16), les mets venteux (17), gras, en trop grande abondance, surtout dans la convalescence (18), la mauvaise habitude de manger vite, de ne pas assez mâcher les aliments, de lire durant les repas, et de dévorer
siderationem potissimum merentur præ+ gressi morbi incongruis medicaminibus adstringentibus, opiatis, narcoticis per peram ac præpostere curati., » Haller, 1.
(9) Donnez du quinquina à quelqu'un sujet aux hémorrhoïdes, et il deviendra facilernent hypochondriaque.
(10) P. ex. dans les diarrhées, les fleurs blanches.
(14) Schaeffer dans Hufeland’s Journ, der pr. Heïlk., 1816, Mai, p. 29.
(12) Après un traitement mercuriel, j'ai vu plusieurs personnes devenir hypochondriaques; peut-être à câuse de l’irrifation du foie par le stimulus spécifique du mercure? et quelquefois à cause de la perte de la salive. Voyez J..T.-W.
Dobrzensky de Negroponte, Hlustrissimi hypochondriaci mors misera ob inunctione mercuriali, cum observat. Ros.
Lentilii, Miscell. acad. nat. cur., dec. r, a. 4, 1670, dec.'1r, a. 10, 1691, append., p. 54. |
(15) Presque tous ceux que j'ai pu sauver, après des empoisonnements, par des substances minérales, sont devenus hypochondriaques. Voyez G.-N. Hill, Osservazioni sull” uso e effeiti dell” arsenico preso internamente. Giornale della soc.
med. chirurgica di Parma, vol. 1x, p.
(14) Au moins chez un sujet prédisposé, j'ai vu un bain de rivière exciter un paroxysme d’hypochondrie.
(15) Bohn, lib. 1, De affect. med, dupl., c. 7, p. 152.
(16) J'ai traité un capitaine qui, ayant été long-temps sobre, jouissait d’une bonne santé; mais dans l’année 1814, pendant qu’il célébrait à Carlsrhue la fête de son impératrice, il fut forcé par ses camarades d’avaler une grande quantité de punch chaud, et aussitôt tomba dans une hypochondrie rebelle,
(47) Blancard (P.1r, Prax., c. 61) ajoute des aliments acides; mais, instruit par expérience du contraîre, je né suis pas de son avis.
(18) Voyez une observation curieuse de Fr, Hoffmann, Diss, cit.; $ xe
à la fois les mets et les leltres, les excitants mielleux (19), les jeûnes (20), la vie sédentaire, surtout dans une position où le corps serait penché en avant (21), un repos subit après de l'exercice (22), un régime de couvent (23), le célibat (24), l'exercice de la médecine (25), la composilion (26) et la lecture des livres qui traitent de médecine (27), la tension de
(19) Cette douce tromperie est une tyrannie agréable au palais, mais nuisible à la santé, surtout si on en prend en grande quantité.
(20) Assez souvent les juifs de la Lithuanie sont, par cette cause, sujets à des atiaques d’hypochondrie.
(21) Fr. Hoffmann, 1. c., obs. 5. Il est constant que l’hypochondrie est la maladie des écrivains, des joueurs, des iailleurs , des cordonniers , etc. « Elle vient de la position du corps penché en avant, et des ceintures appliquées trop fortement sur l'abdomen, qui, par là-méme, se trouve très-resserré. Voilà la raison pour laquelle les hommes de lettres et les autres personnes qui, à cause de leurs affaires, affectent une situation penchée du corps, deviennent hypochondriaques.» Büchner. Diss. thérap., 3.
(22) Les soldats qui , durant la guerre, prennent des quartiers d'hiver, ou qui, d'un emploi militaire, passent à un civil ; les pauvres devenus tout-à-coup riches ; ceux qui reviennent de voyage, et enfin ceux qui, après de longs travaux, désirent jouir d’un honorable repos, tombent souvent dans l’hypochondrie.
(25) Depuis long-temps Le Pois a rangé l'hypochondrie parmi les maladies des prêtres (De serosa colluv., p. 241).
(24) Puisque l'hypochondrie se montre très-fréquemment chez les célibataires, elle pourrait être regardée comme une punition particulière de l’égoisme qui éloigne du mariage.
(25) Qu’y at-il d'étonnant, si la connaissance des maladies régnantes, si une sollicitude continuelle pour les maladies des autres, si l'observation des plus grands maux résultant quelquefois des moindres incommodités, si desexemples de mort subite, si peut-être la sympathie elle-même rend les médecins hypochondriaques?
(26) Assez souvent un médecin-auteur s'imagine avoir lui-même la maladie qu'il est occupé à décrire.
(27) Parmi le grand nombre d’inconvénienis que peut produire la médecine populaire, se trouve relui d’occasi nner l'hypockondrie,
MALADIES
l'esprit (28), lennui (29), l'amour -pro= pre et une vie sensuelle (30), les remords de la conscience, les scrupules (31), et autres affections de l'esprit long-temps prolongées (32), ou dont on a triomphé (33), les excès vénériens (34), l’onanisme (35), et enfin un état inconstant, froid (36), humide de l’atmosphère, comme
(28) Cette cause l’emporte sur beaucoup d’autres, surtout si l'attention se porte sur des objets abstraits. Ainsi, chez les juifs Lithuaniens , c’est très-soua vent de l'étude du Talmud, surtout de la Gemara, que résulte l'hypochondrie.
Aussi, Wenzel (Versuch einer Seelendiætetik. Grætz, 1801, p. 37) a-t-il raison de dire : « Nichts schadet der Seele und dem Leibe mehr als übermæssige , regellose Anstrengung der Geisteskræfte, zumal wenn sie mit andern schwæchenden Einflüssen verbunden ist, oder der Betreffende mit geringen Talenten versehen sich dadurch mit Gewalt zum Gelehrtem machen will. »
(29) Par exemple une vie champêtre pour des personnes habituées au séjour des villes.
(50) Lorsque les choses nécessaires à la vie se présentent comme d’elles-mèmes à!
une personne , ei lorsque toute espèce de:
plaisir a été épuisée, toute l'attention se porte sur soi-même, et la base de l'hypochondrie est pesée.
(51) « De ce nombre sont ceux qui, dès leurs plus jeunes années, imbus des préceptes d’une religion et d'une disci-.
pline sévère , et sans un jugement, sûr du bien et du mal, craignent tout, se tourmentent l'esprit par des scrupules perpétuels, fuient la société des hommes et se repaissent des seules idées de leur imagination et de la rigueur de leurs images, que même fes conseils d’un docteur en théologie ne sauraient détruire. » GattenhofF, 1. c., Ç 9.
(52) Les auteurs plus récents n'ont: point micux écrit sur ce sujet que Horst (lib. 1v, p. 4194) et Pechlin (obs. 34, p. 71). Parmi eux lisez Zimmermann, Von der Erfabrung, B. 2, p. 480.
(55) Celui qui revient d’un violent amour, sent ordinairement un vide que remplit facilement l'hypochondrie,
(34) Lisez, je vous prie, Marcard, Beschreibung von Pyrmont, B. 9, p. 234
(35) Cette cause surpasse toutes les autres quelles qu’elles soient.
(56) Cependant je n’ose adopter l'avis de Fr. Hoffmann, qui regarde l’hypochondrie comme une maladie plus fréquente en Allemagne et dans le Nord que
DU SYSTÈME NERVEUX
dans l'automne et le printemps, surtout si plusieurs des causes que nous avons énumérées viennent s’y joindre.
2. Causes prochaines. — On à cherché la cause prochaine de l’hypochondrie dans l’atrabile (38), dans un foie plus chaud qu'il ne convient, et dans la faiblesse de la rate (39), dans les lésions de la veine-porte, dans celles de l'artère cæliaque et des vaisseaux mésentériques (40), dans le tartre (41), dans l’ataxie des esprits animaux (42), dans un spasme du tube digestif (43), dans l’affaiblissement de l'estomac (44), dans une lésion des hypochondres (45), dans une phlogose de la membrane muqueuse intestinale (46), etc. Pour ce qui nous regarde, nous croyons que l’hypochondrie (47) est une maladie de tout le système nerveux, qui se développe principalement dans les ganglions de l’abdomen (48), dans les plexus cardiaques, et dans le cerveau (49), mais que l’on ne saurait
dans la France et l'Italie. Vovez Ludolff, Diss. de malo hypochondriaco-hysterico incolis Saxoniæ inferioris proprio. Erf.,
(37) « Instruit par l’expérience , je suis persuadé qu’une seule de ces causes ne produit pas facilement l’hypochondrie, mais qu'il est nécessaire que plusieurs concourent à sa formation. » Seyffert, |.