‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 57 sur 261 · DER DR · texte numérisé non relu

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(8) D'après l'éloge d'André Tiraquelli écrit par Scevola Sammarthanus (p. 3), il paraît que ce célèbre buveur d’eau mourut tout-à-fait vieux. Son âme fut toujours paisible et sereine ; pendant toute sa vie il fut constamment tranquille et eut des manières très-douces, et on ne le vit jamais troublé ni par la colère, ni par aucune autre passion violente; il donna le jour à quarante-cinq enfants et à autant de livres, ce qui a donné lieu de faire l’épigramme suivante :

« Fecundus facundus aquæ Tiraquellus amator, Ter quindecim librorum et liberum parens,

Qui nisi restinxisset aquis abstemius ignes, Emplesset orbem prole animi atque corporis. »

(9) Paul d’Egine (p. 9) et Aétius donnent le plaisir comme un secours certain contre la colère,

(10) Plutarque rapporte que Pythagore avait recours à la musique pour apaiser et calmer son esprit dans les émotions et les troubles violents ; et afin que son esprit fût toujours sous cetté douce influence, avant de se livrer au sommeil et en se levant, il avait coutume de chanter en s’accompagnant de la guitare. Voy. Senèque, lib. in, 1. c. Le musicien Thimothée embrasait tellement, quand il le

voulait, l’âme d'Alexandre par la musi-

que phrvgienne, qu’il courait tout furieux aux armes, et lorsqu'il voulait le contraire, en changeant de rhythme il cal- Mmait son emportement ,; et portait son

MALADIES

ments des amis ont à peine quelque pou voir. Qu'à mesure qu'il s’apaisera, ils:

livre aux jeux et à la gaîté, de sort que son esprit se calme insensiblemeni el que sa Colère ne soit pas apaisée subi tement, où que les autres contraires n:

se manifestent pas de suite. Mais comm:

les uns, par une inclination naturelle, ss fâchent et s’apaisent difficilement ou fa cilement; comme les autres se renden aux prières, et d'autres s’en exaspèrent!

comme d’autres se calment s'ils son:

frappés de terreur, s’apaisent par lo apostrophes et les reproches; comm:

d’autres, enfin, au milieu de leur colère ne doivent pas être troublés, il faut. pa conséquent, traiter chacun selon son ca!

ractère et ses mœurs, cuvertement ou e:

cachette, doucement ou âprement, et i ne faut pas moins s'occuper de traite l'esprit que Le corps (11).

3. Traïtement physique. — Ce trai tement doit être différent, selon la con:

stitution différente du malade. En géné:

ral il faut s’abstenir des moyens violents Cependant, lorsque la colère s’est apail sée, on peut recourir à la saignée, che:

les femmes enceintes, et chez les hom:

mes pléthoriques; ou bien, si le cœur & les artères battent avec force, si les vei nes sont gonflées , si le sang est forte:

ment poussé vers la tête, si les hypo:

chondres sont tendus et douloureux , 08 si les menslrues ou les lochies som supprimées. Il faut s'abstenir des éméti ques et des purgatifs (12). Au contrair:

il faut recommander les lavements anti phlogistiques et les eccoprotiques. L’ex périence nous apprend qu’on s’est serv avantageusement des terres et des écail les, telles que la magnésie, les yeux dé crevisse, et autres semblables, en y ajou:

tant quelques grains de cinabre faclice Il ne convient pas de boire pendant 1 colère, et cela nuit d'autant plus qu l'on boit plus chaud (13). Lorsque 1

rm men

humeur radoucie vers la bonne chère e les festins. » Ettmüller, Disp. de effect music. in hom., p. 7, parle de la mêm manière.

(11) Fick, I. c., $ 5.

*(12) Fr. Hoffmann , Diss. de medicin! emelica-et purgante post iram veneno Opp:;:t. wir.

(15) Nous avons vu plusieurs personne!

porter une atteinte sérieuse à leur sant.

en buvant du thé en abondance et très Chaud au milieu de leur çolère, » Fr

DU SYSTÈME NERVEUX

ralme s’est rétabli, diverses émulsions , l’eau (de Seliz) sucrée, ou quelque autre au mêlée à un suc végétal sont avantareuses. Il en est de même d’un bain tiède (14). L'opium ne doit être employé qu'autant qu’il y a une autre maladie qui le demande. Mais si la colère existe sans pléthore ni fièvre, et qu’elle soit accompagnée de spasmes, surtout chez les hysériques et les hypochondriaques, il faudra prescrire quelques gouttes d’éther sulfurique alcoolisé.

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