Secours physiques. — Les secours
physiques doivent être appropriés au!
tempérament des amants. La nourriture:
doit être facile à digérer; mais il ne faut] point, comme on Pa conseillé (9), se li-.
vrer au jeûne. Il faut éviter le vin et les:
autres liqueurs fermentées (10), et faire usage à leur place de limouade, d’eau de Seltz (11), de lait, de petit-lait et de cho-es semblables. IL faut recommander les exercices qui secouent fortement le corps (12), et la chasse poursuivie jusqu’à la fatigue; car on procure par là le sommeil qui est un moyen des plus utiles. Il ne faut pas nou plus éviter les autres fatigues (13), mais on doit dan:
Enemere
(8) « Amatoriis detentoram compedi bus aures obturandæ sunt, ne Sirenum cantus audiant et offendatur animus. >:
(9) Saint Jérome dans la Vie de l’abb4 Hillarion,
(10) « Sine Cerere et Baccho friget Venus. »
(14) I serait à désirer que l’eau di fleuve Selemne consolât encore. Pausa nias (Achaicis raconte que cette eau gué rissait les hommes et les femmes de leu amour réciproque, et que sa vertu étai telle, que ceux qui s'étaient baignés dan ce fleuve oubliaient leur amour.
(12) Peut-être y a-t-il quelque chose d vrai dans le saut de Leucade.
(15) « Lorsque les mains sont occupée
DU SYSTÈME NERVEUX
tous les cas éviter l’oisiveté. Que la température soit un peu froide. Chez les pléthoriques et chez ceux qui sont pleins d'humeurs , nous demandons à la chirurgie un remède très-efficace, la saignée (14). Beaucoup de médicaments , en partie absurdes {i 5), ont été proposés comme anti-éroliques ; Schæœnborn (16) et Macusius (17) en ont dressé un énorme catalogue. On vantait surtout la rue (18), les feuilles de saule (19) et l’acétate de saturne (20). En dernier lieu on recommande le mariage comme un spéci-
fique contre l'amour, d’après ce prover-
be : « Il vaut mieux se servir d’une épouse et se marier, que de brûler ; » et certes on a raison ! car en général rien n’exalte plus l'amour que la rétention uu sperme, etrien ne l’apaise davantage que le cours du temps (21).