‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 66 sur 261 · Chart., |. c., p · texte numérisé non relu

Chart., |. c., p

(3) « Se coucher sur le ventre, lorsqu'on n’en a pas l'habitude dans l’état de santé, annonce du délire ou une douleur des parties voisines du ventre. » Ibid., p- 605.

(4) « Grincer des dents, lorsau’on n'y

est point accoutumé dès l'enfance, est un présage de folie et de mort.» Ibid., p. 604

(5) Ibid., p. 607.

(6) « S'il y a ua battement dans l’hypochondre, il signifie trouble ou délire ; il convient alors de regarder fes yeux. »

(7) « Car s'ils (les yeux) sont dans une grande agitation, il faut s'attendre à la folie. » Ibid.

(8) « L’insomnie présage le délire. »

Ibid., p. 625.

(9) Ibid., p. 657.

(10) Ibid,, p. 670.

(11) Ibid., p. 715, et dans Coac, 254, où il propose cesigne sous forme de doute (p- 865). Je l’ai souvent vu sans qu'il fût suivi du délire.

(12) Ibid., p. 864. Coacis, No. 214.

(15) « Faire quelque chose à laquelle on n’est point habitué, ou y donner beaucoup plus de soin qu’on n’a coutume, ou le contraire, est quelque chose de mau<

MALADIES

homme modéré (14), par des gestes in” décents chez un malade honnête (15), par les mains portées devant la figure, par des mouvements comme pour chasser des mouches , ôter des duvets de dessus ses habits, ou la muraille (16), et par les pulsations inaccoutumées des artères carotides et temporales, elc. (17). Parmi les maladies fébriles qui ordinairement sont accompagnées de délire, nous trouvons les suivantes :

2. Fièvre intermittente. — Dans ce cas le délire peut venir, soit d’une encéphalite latente, soit d'une irritation vermineuse, soit d’une affection du foie, soit d'une sensibilité particulière du système nerveux, soit d’une constitution annuelle inconnue. Quelquelois le délire constitue le paroxysme tout entier de la fièvre intermittente ; c’est ce qu’on appelle fièvre intermittente larvée, pernicieuse, maniaque. On ne doit pas confondre avec cette maladie le délire passager qui se présente dans la période de chaleur, et qui est en général bénin ou accidentel. Le traitement des fièvres intermittentes accompagnées de délire doit être basé sur les préceptes généraux.

Mais il faut donner la plus grande attention aux complications. C’est pourquoi souvent pendant le paroxysme il convient d'appliquer des sangsues à la tête, d’administrer des lavements d'’assa-fœtida, de placer des ventouses scarifiées à l’hypochondre droit, ou de donner de l'opium , ou d’autres remèdes propres au Caraclère épidémique. -

3. Fièvres continues. — Nous avons déjà averli que le délire accompagnait souvent les fièvres continues, surtout les fièvres nerveuses, la peste etla fièvre jaune d'Amérique. Les circonstances qui favorisent le délire dans les fièvres intermittentes lui sont aussi favorables dans les fièvres continues. Dans ce cas, il faut s'occuper non-seulement du cerveau, mais encore de l’état des viscères de l'abdomen, comme l'ont enseigné avec raison Stoll (18) et Rahn (19).

CONS me eo

vais et annonce du délire. » Ibid., p. 855, No. 48.

(14) Prorrhet., lib. 1.— Charter, t, vin, p. 750.

(15) Prognost. Ibid., p. 630, 631.

(16) Ibid., p. 606.

(17) Sauvages , I. c., p. 371.

(18) Ratio medend., t. 117.

(17) Mirum çaput inter et viscera ab-

DU SYSTÈME NERVEUX

Combien de délires ne calme-t-on pas dans les fièvres continues par les lavements avec du vinaigre, par les fomentations tièdes, émollientes des hypochondres, par les légers évacuants et les anthelmintiques, sans revenir sur les préceptes que nous avons donnés contre le délire dans la fièvre nerveuse (20).

La convalescence a aussi son délire, quelquefois causé par l'inanition (21).

4. Maladies exanthematiques et autres. — Il s’agit ici surtout de la scar- Jatine, comme il a été dit déja (22). À peine avons nous traité du délire, symptôme de l'encéphalite, de l’hydrocéphale et de l’apoplexie. Dans le courant de cet ouvrage, il sera fait mention des autres délires, qui accompagnent l’ophthalmie, l'otite, les inflam- Mmalions du diaphragme, les maladies des poumons, soit aiguës (23), soit chroniques, les suppurations de viscères (24), les blessures (25), l'enfantement, les hémorrhoïdes, etc.

dominalia commercium.

Cap. 5.

(20) Seconde édition, P.1, vol.1, sect. n,chap. v, $ xxx1, No. 25. Il faut ajoutér la musique, sur l'efficacité de laquelle, pour arrêter le délire, il faut lire : Académie des sciences, l'an. 4707, hist., p: 8, l'an. 1708, hist., p. 27. — Swieten, Comment., t.n, 702, p. 354. — Etimüller, Disp. effect. mus. in hom. Lips.,

(21) « Après une pleurésie guérie, dit Gilibert, j'ai vu un homme tomber dans le délire par inanition, ce qui fut prouvé par le traitement du délire, qui consistait dans une nourriture appropriée. En effet, lorsqu'il mangeait, le délire cessait, et lorsque la digestion était faite, le délire recommençait ; en mangeant, il recouvrait son bon sens. » (Advers. med., obs. 5.)

(22) Seconde édition, P. 1, vol, 1m, sect, 1, cap. 1, Su, No. 2.

(23, Lanoix , Quels sont les moyens les plus propres à combattre le délire qui survient dans les maladies aiguës de la poitrine? Diss. inaug. Paris, 1818.

(24) Diss. de hecticorum deliriis, malo omine oriundis, Hal.,, 1765. Esquirol, be.

(25) Helis, Observations sur une espèce particulière de délire traumatique.

Répertoire d'anatomie, t, 1v, cah. 2. Bulletin des sciences médic.,, 1828, No, 9.

Gætt., 1771,

CHAPITRE XXIV. == DE L'IVRESSE ET DE L’I- VROGNERIE, ET DE LEUR EFFET LE DELI- RIUM TREMENS.

6 Ier. Définition. Bibliographie.

1. Definition. — Le délire, qui résulte de l’abus du vin, de l'alcool, et des autres liqueurs fermentées, s’appelle ivresse (1) ; quand les retours sont habituels et périodiques, its constituent l'ivrognerie (2), qui est la cause fréquente du delirium tremens (3).

2 Bibliographie. — Le reproche que l’on a long-temps fait aux médecins, d’avoir parlé avec prolixité des autres maladies, et d’avoir à peine dit un mot de l'ivresse, et qui admettait peu d’exception (4),a été abondamment lavé

(4) Synon., delirium temulentum , temulentia de Plater, paraphrosyne temulenta de Sauvages (temulentia, de l’ancien mot temulentum, qui est du vin). Allemand, der Rausch, die Trunkenheit; français, l'ivresse; anglais, drunkenness, intoxication; ’talien, ubbriacchezza, ebbrietà ; polonais, pijanstwo.

(2) Allemand, Trunksucht; français, ivrognerie,

(3) La synonymie sera donnée plus loin à différents endroits.

(A) Stromer, Decreta medica de ebrietate. Lips., 1531.- Willichius, Problem.

de ebrior. affect. et morib. Fr., 1545. — Seidel, De ebrietate. Lips., 1594. — Magirus, De vinolentia ejusque malis.Franc., 4618. — Wa!dschmidt, Diss. de ebrietate et insolentibus aliquot ejus affectibus. Gies., 1677. — Beck, Exper. circa natural. rerum princip, — Ettmüller, Diss. de temulentia. Lips , 4678. — Han.

nemann, Diss. de usu et abusu inebriantium. Kiel., 1679. — Rast, Ebrietas medice considerata. Regiom., 1682. — Rondelet, M. M., cap. 13. — Wedel, Diss, de vini dulcis plenis. Jen., 1692. — Mallinkrot, Diss. ebrietatis rxohoyia, Traj, ad Rh., 4725. — Pictor. Serm. convival.

ebrietatis in exilium relegatæ threnod'a, V. Haller, Bibl. med. pract., vol. n1, p.

89. — Juch, De ebrietate ejusque noxis præcavendis et tollendis. Erf., 1741. — itor, Abhandlung von der Trunkenheit.

Stralsund , 1747. — Darwin, Zoonomia, vol. 1, sect. 21. — Trotter, Essay medi« cal, philosophical and chemical en drunkenness and its effects on the human body. Lond., 1804. Version allemande d'après la quatrième édition : Mit physiologischen Bemerkungen verwandien

däns notre siècle, par Th. Satton (5), Ch. Perry (6), Pidwell (7), Brühl Cramer (8), Walter Channing (9), N. Payer (10), Bebr (11), Graif (12), J. Begbie (13), Salvatori (*), Tendering (14), Eichelberg (15), Kopp (16), J.-G. Lind (17), Witteveen (18), Heinecken (19),

Inhalts begleitet von 3: C. Hoffbauer, Lemgo, 4821. — R. Rush, Inquiry into the effects of ardent spirits upon the human body and mind.Philadelphia, 4805 (4e edit. exstat). Cfr. Rust, Repertorium, B. 16, Hefti, p. 117. — Szymkewicz, Dzielo o Pijanstwie. Wiln., 1817.— Renard , Der Brantwein in diætetischer und medicin. polizeilicher Hinsicht. Mainz, 1817.— Percy et Laurent, article [vresse dans Dictionnaire des sciences médicales, t. XXVI, p. 232 —957.— Friedlænder, articl. Ivrogne, Ivrognerie, ibid., p. 257

(5) On delirium tremens. Lond., 1815.

Vers. Alem. auct. Ph. Heinecken. Mit einer Vorrede von Dr. S. A. Albers. Bremen, 1820. | __(6) Dans The medical and physical journal. Lond., 1814.

(7) Dans The London medical repository, vol. 1v.

(8): Uéber die Trunksucht. Berlin,

(9) Dans The new England journal of med. surgery, vol. vin, 1819, No. 2.

(40) Mémoire sur le delirium tremens.

Paris, 1819.

(14) Dans Hufeland’s Journ. der pr.

Heilk., 4820, September.

(12) Dans Zeitschrift für psych. Aerzte von Nasse. 4 Viertrljahrs-Heft, 1820.

(43) Diss. de delirio tremente. Edinb., 13821.

(*) Commentatia pathologica et therapeutica de ebriosilate continua remittente et intermittente. Comment. societ.

phys. med. Mosquensis, p. 2, 1821.

(14) Dans Nasse, L. c., 4. Vierteljabr,

(15) Dans Huféland, 1. c., 1824, September.

(16) Beobachtungen im Gebicte der ausübenden Heilk. Frankf., 1821.

(17) De delirio tremente sic dicto observationum series. Cum epicrisi de morbi indole ac naïura. Havniæ, 4892.

(18) Diss. de delirio tremente. Grœning., 1822.

(49) Dans Hufeland, 1, ©, 1822, April,

MALADIES

Bérndt (20), Tœpken (21), E. Biake (29), J.-Ch.-A. Fitzschkau (23), Hufeland (24), Kriebel (25), Andreæ (26), C.-R.

Radeck de Radecki (27), L. Gustort (28), Fr.-G. Judersleben (29), C.-R:

Schmidt (30), N.-C. Mœhl (31), Herhoïd (32), Farenhost (33), Grœtzner {34), H.-A. Gœden (35), J.-R. Bischoff (36), Günther (37), Steinmig (38), J.-C. Weigel (39), C. Strempel (40), Ebermaier (41), Jacoby (42), G.-J. Bruberger (*),

(20) Dans Hufeland, 1. c., 1822, November.

(21) Dans Hufeland, 1. c., 1822, De:

cember.

(22) Dans London medical and physical journal, 4823, November.

(23) Diss. delirium tremens.

(24) L. c., 1824, April.

(25) Dans Hufeland, 1. c., 14824, April.

(25) Dans Hufeland, 1. c., 4824, Mai.

(27) Diss. de delirio tremente. Dorpat.,

(28) Diss. uonnulla ad delirii dicti trementis historiam momenta. Gœtt., 1824.

(29) Diss. de delirio tremente. Jen;

(50) Diss, dedelirio tremente, Wurceb.; 1825. |

(51) Behandiung des delirium tremens in dem Friedrichs-Hospital zu Kopenha:gen. Dans Froriep’'s Notizen aus dem Gebiete der Natur-und Heilk. 1825, Sept.

(32) Dans Froriep, 1. c.

35) Dans Rust’s Magazin für die ge:

sammte Heilk. B. 20, Heft 2, 4895.

(54) Dans Rust, 1. c., B. 20, Ileft 5.

. (35) Von dem delirium tremens. Berlin, 1895. |

(56) Grunds&tze der pr. Heilkunde durch Krankheiïtsfælle erlæutert. B. 5, Prag., 1825. Voy. Rust, Repertorium. B.

15, Heît 1, pb. 85.

(37) Dans Zeitschrift für Anthropologie, 1825, Heft 1.

(58) Dans Annalen für die gesammte Heiïlkunde unter der Redaction der Grossh. Badischen Sanitæts-Commission.

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