‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 78 sur 261 · AS · texte numérisé non relu

AS

(4) Fodéré, Discours sur l” also océ de l'air humide sur l’entendement humain.

— Th. Forster, Observations of the influence of atmosphère on human health particularly insanity. London, 1817. Du même , observations on insanity being a suppiement, etc. Lond., 1817. — J. Rehmann , Bemerkungen über die Ursaclien desendemischen Wahnsinn’s imSchwarzwalde.— Harless, Rheinisch-Westphælische Jahrbücher,1819, B.1, Heft 4, p.1.

N'allez cependant point attribuer sans raison au climat la trop grande fréquence de la manie dans un pays. Eu effet, elle peut dépendre de plusieurs causes accidentelles. Ainsi, on rapporte que la manie est endémique dans un bourg de la Belgique nommé Gheel (C.-M. Andrée.

Neuester Zustand der vorzügliehsten Spitæler und Armen-Anstalten einiger Hauptorte ue Inu-und Auslandes. Leipz., 4810, B. 2, p. 49. — Esquirol dans Omodei Annali universali di medicina, 1829 t. xx, p. 127, et Gerson, Magazin der ausiænd. Liter. der gesammtien Heiik., 1822, B. 4, p. 167), et en effet à peine

tion épidémique (3), l’âge (4), le sexe

trouve-t-on là une maison qui ne renferme pas un fou. Mais c'est seulement parce que l’on y apporte les maniaques pour les faire traiter. À Come et à Bergame, la manie se présente plus fréquemment que dans les autres villes de la Lombardie, eu égard au nombre des habitants. Mais, en cherchant les causes de ce triste phénoménes, on les trouve, non pas dans le climat, mais dans les mariages entre familles affligées d’une manie héréditaire. Ce qui le démontre, c’est que la maladie se présente plus fréquemment qu'ailleurs seulement dans les familles nobles, et nullement chez le peuple, qui n’a pas la même crainte des mésalliances. Je suis heureux de voir que mes observations en cela sont parfaitement d'accord avec celles de Burrows (Commentaries, etc.) et de Black (Uber das hæufge Vorkommen des Wahnsinnes und der erblichen Verrücktheit in England. V. Erhard, Med. chir. Zeitung, 1827. B. 5, No. 76, p. 415).

(2) L'été est surtout favorable aux manies, comme le démontre tous les jours l’expérience, et comme l'indique le proverbe : « Cum faba florescit, stultorum insania crescit. » Hippocrate accuse Île printemps et l’automne (aph. 20 et 22).

Cela paraît surtout vrai pour la manie périodique. Arété dit : « Ceux qui paraissaient presque entièrement délivrés de la manie en ont été repris à l'occasion, soit du printemps, soit d’une erreur de régime, soit de la colère. » Schulze rapporte deux exemples de manies qui duraient six mois. L'un de ces malades en était pris pendant l'hiver, et l’autre péudant l'été. Reil, 1 c., p. 385. —Esquirol, Dictionnaire, 1, c., p. 166, et della pazzia, Versione Galvetti, cap. 1, tav. 1.

(5) Eph. nat. cur., dec. 11, ann. 5 et 6, append., p. 121. — Quelmalz, Diss.

dé epidemica mentisalienatione. Lips., 4752. — R. Powell, Observations upon the comparative prevalence of insanity, at different periods. Medical transactions.

Vol. 1v, P. 451. Stegmann parle d'une fureur utérine épidémique dans Hist.

epid. Mansfeid., a. 1698.—V. Sydenham, Opp. , t. 1, 495.— Esquirol, Dict., p. 167.

J'ai dit que, dans certaines constitutions annuelles, le nombre des maniaques amcnés à l'hôpital de Vienne augmente.

(4) Au témoignage de Pinel (1. c., p.

456), dans l’hospice de Bicètre, sur 71 malades, il n’y en avait pas un seul qui eût contracté la maladie avant la puberté.

Mais trois l'avaient contractée de l’âge de 15 à 20 ans, vingt-trois de 20 à 50 ans, quinze de 30 à 40 ans, autant de 40

MA LADIES

(5), le développement imparfait soit des os de la tête (6), soit des sens, l’époque de la puberté (7), la menstruation (8), la grossesse (9), l'accouchement (10), la

à 50, neuf de 50 à 60, et six de 60 et au-

delà. — Esquirol parle d’un enfant ma-

niaque de huit ans (Dict.. p. 168, 470, et

Della pazzia, cap. 1, tavol. 2). J'ai ra-

conté l’histoire d'un enfant maniaque âgé

de dix ans (Jos. Frank's Reise nach Pa-

ris, Lond., etc. th. m. Wien, 1816, p.

253). Sur la manie des vieillards, voyez) Piatner, Progr. de mania senili occultaf

Lips., 4806.

(5) Dans tous les hôpitaux que j'ai vi<:

sités, le nombre des femmes maniaques dépassait celui des hommes. Esquirol a observé la même chose (Dict., p. 171—:

175, et Della pazzia, cap. 1, tavol. 3).

Quelquefois le contraire arrive, comrae on le voit dans The medical recorder of med. and surgery. Philadeiph., 4824, Jun.— Burrow's (1. c.) prétend. que les:

hommes sont plus fréquemment pris de:

folie que les femmes, excepté dans les:

grandes villes.

(6) Pinel, 1. c., p. 75 (principalement] dans l’idiotisme).

(7) J'ai éprouvé que dans cette période, surtout chez les femmes ; les causes!

excitantes des manies agissaientavec plus:

de force que dans toute autre. — Haly!

(Theor,, lib. ax, c. 7) soutenait la même!

chose sur la manie fantastique.

(8) Perfect , L.e., obs. 50. — Pinel,

x (9) J.-Ae. Euth , D'une femme ordinairement d’un esprit sain, et folle pendant sa grossesse. Miscell. acad, nat. cur., dec, 11, a. 2, 4694, p. 49. — F1. Caldani, Osservazioni anatomiche. Mem. 2, Osserv. 1, dans Memor. della Società Italiana., t. xvi, P.n,p. 449. — Hufeland, 7 B., 2 St., p. 466 (On rapporte un exemple de manie furieuse accompagnant constamment la grossesse). — Sahn, Klinik der chroniseh. Krankheiten. Erfunt, 41815, 2, Abschnitt.

(10) 3.-G. Hoyer, De delirio melancholico hæreditario post puerperium. Acta acad. nat. cur., vol. 5, p. 261.— Berger, Diss. de puerperarum mania ét melancholia. Gœtt., 4745, — Rascher, Diss. de mania et meélancholia puerperar. Erf,, 1794. — Bang, Act. R. soc. Havu,, vol.

1,1), 45, vod. mn, p. 62,2 Perfect , 1. €.:

p. 99. — Esquirol, Observations sur l'aliénation mentale à la suite des couches pendant et après l'allaitement, — Sédil:

lot, Recueil périod. de la soc. de méd de Paris, t, Lxn (série ar, 4, 1), p. 157.

145, 148, et Hufeland’s Journ. der pr!

DU SYSTÈME NERVEUX

cessation des lochies (11), des vices héréditaires (12) et de naissance (13), des affections des glandes (14), les tempéraments et les constitutions (15), l'éducation (16), et la culture de l'esprit (17),

Heiïlk., 1820, Mai, p. 410. — Gooch dans Medical transactions, vol. vi, 1820, et Omodei, Annali universali di medicina, vol. xxiv, 1822, p. 118. — Oosterloo, Diss. de mania puerperali. Grœning., 1822, — Berndt, Bemerkungen über die Natur und Behandlung der mania puerperalis u. von dem Gebïauche des Kampfers in derselben mit Beyfügung, einiger Krankengeschichten. — Hufeland, 1. c., 4828, Novembr., p. 1. — Barth, Lin Fall von plœtzlicher nach Entbindung entstandener mania transitoria.— Henke, Zeitschrift für die gerichtl. Arzneywissenschaft, 8 Jahrg., 1828, Heft 1, No, 7.

(11) Perfect, 1. c., obs. 20, 21, 35, 44, — Pinel, 1. c., p. 51.

(12) Greding, 1. c., No. 6. — Perfect, 1. c., No. 42, 54, 55, 64, 75, 76, 117, 95, 400, 104, 194, 105. Je connais un exemple de manie qui s'est contiaué pendant trois générations, seulement chez les femmes. — Esquirol, Dict., p.189. Della pazzia, cap. 1, Tavol. 7.

(13) Esquirol, Dict., p. 190.

(14) Scheuk, Obs., lib. 1, No. 969.

Une grande partie des maniaques dont j'ai entrepris le traitement était sujette dans la première jeunesse à des glandes tuméfiées, surtout autour du cou.

(15) Un tempérament quelconque dont le caractère est fortement exprimé, surtout s’il se rencontre avec une constitution qui soit en rapport avec lui, marque une certaine disposition aux manies, Ainsi, un tempérament sanguin chez les hommes pléthoriques et robustes dispose à la manic furieuse ; un tempérament cholérique chez des hommes peu sensibles, à la démence, etc. — Pinel a observé (L. c., p. 141) que les blondins sont disposés à la démence; ceux qui ont des cheveux châtains, à des manies douces, et ceux qui ont des cheveux noirs, Surtout Ics hommes, à la manie furieuse, Cfr. Esquirol, Dict.. p. 175.

(16) Les hemmes d’un esprit ordinaire,

& passions raodérées et d'inclinations saines, présentant des facultés de l’âine en harmonie avec leur corps, prospèrent en général, auelle que soit leur éducation. 11 n'en est pas ainsi des hommes chez lesquels une faculté quelconque du corps ou de l’âme est développée ou trop Ou trop peu. Dans ce cas, toutes les fois que, par une erreur commise dans l’é-

Frank. rou 1u

une imaginalion ardente (18), un état particulier à l’âme (19), la manière de vivre (20), l'attention concentrée sur un seul et même objet (21), les carrières que l'on embrasse et les devoirs (22) que l'on est obligé de remplir.

em EE

ducation, cette disposition n’est pas calmée ou excitée, suivant qu’elle est trop ou trop peu développée, la manie trouve la voie préparée. $i l'imagination domine, les contes de vieilles femmes sur les revenauts font un très-grand mal.

(17) Les Barbares sont peu sujets à la manie. C'est ce que nous apprennent :

Kant (Samml einiger bisher unbekannt gebliebener (kantischer) Schrifien, herausgeg. V. Rink., Kænigsb., 1800, p.

90), — Cox (1. c., p. vin), — Esquirol (Dict., p. 179), — et Madder, Travels in Turkey, Egypt, Nubia, etc., in The year 4824-27. Lond., 1829. Cfr. Hufeland’s Journ. der pr. Heilk., 1830, Mai, P- 4121. |

(18) Hautin, Ergo melancholia imaginationis effectus. Paris, 4610, — Probst, De phantasia ejusque per melancholiam adfectione. Berol., 1651. — Muratori, Della forza della fantasia umana. VenezZia, 1745. Parma, 1770.

(19) Les inclinations dépravées, soit physiques, soi! morales, lorsqu'on ne les comprime pas de bonne heure, deviennent des causes très-puissantes pour prédisposer aux manies. Je parle de la débauche, du pica, de la luxure, ainsi que de l'égoisme, de l’orgueil, de la vanité, de l'ostentation, de la défiance, de l’avarice, de la férocité, de la crédulité, du bavardage, de la timidité, de la colère, etc.

(20) Une vie irrégulière, telle que la dernière classe de la société la mène, surtout dans les grandes villes, au milieu de la débauche et des disputes, prédispose beaucoup aux manies. Il en est de mème chez les hommes d’un rang plus élevé, de l'habitude de manger sans règle, de se livrer au sommeil à des heures indéterminées, surtout le jour, veillant pendant des nuits entières, occupés au jeu de cartes, à la lecture de livres qui exaltent l'imagination ou de livres obscènes , et se livrant à autres choses semblables. Le passage d'une vie active à une vie passive est aussi dangereux, Esquirol, Dict., p. 180-182. Della pazzia, cap. 1, Tavol. 5.

(24) Cox, E. c., p. 47, — Esquirol, 1, C., p. 1476.

(22) Les occupations et les devoirs qui tendent l'imagination, fraient évidem rmeut la rou'e aux manies. Il n’est donc

9, Excitantes. — Parmi les causes excitantes, on comple : les remords de la conscience (23), les vœuxtéméraires (24), EEE mr M 7 À M SL D EG: “ pas étonnant que dans les hôpitaux de maniaques on trouve un très-grand nombre de prêtres, de peintres, de sculpteurs, de musiciens, de poètes, elc., el que l’état militaire, gouverné par le point d'honneur, et qui même est si souvent blessé, offre plusieurs exemples de manies. On peut lire sur ce sujet : Esquirol, Dict.; p: 177-178. Falret, Recherches statistiques dans le département de la Seine, depuis 4801 jusqu'au Aer janvier 1828, sur le nombre des aliénés, et depuis 1813 jusqu’à la même époque, sur les causes physiques et morales des maladies mentales, suivies de la statistique des suicides et des morts subites dans le département de la Seine, depuis 1794 jusqu’en 1824 inclusivement. Voyez Auszüge der Parisischen heiik. Statistik dans Gerson’s Magaz. der ausl. Literat. der gesammt. Heilk., 1827, Nov., Decembr., p. 406. — C. Vaisin, Des causes physiques et morales des maladies mentales et de quelques autres affections nerveuses, tel que l'hystérie, la nymphomanie et le satyriasis. Paris, 1826. — Chabrol, Recherches statistiques sur la ville de Paris et le département de la Seine, etc.

(l'article de cet ouvrage Sur les manies se trouve, d'après le Journal des Débats, dans l’Allgemeine Zeitung 1826 Beylage, No. 530, p. 1348)+

(23) Les moments les plus heureux de la vie, lorsqu'on les achète d'une manière illicite, sont empoisonnés par Île remords. Cette peine secrète et cruelle dés crimes et des vices donne principalement naissance aux méiancolies. La religion chrétienne, ct, comme je le pense, Ja religion catholique surtout, qui n'a pas perdu de vue la fragilité humaine, tend une main protectrice à celui qui se repent, et répand dans son âme une paix divine. Toutes les. fois donc qu'elle papait agir d'une manière contraire, ©’est Ja faute des ministres qui ne sont point imbus du génie de la religion, ou de l’imbécillité des pécheurs. Je parle des sermons et de la confession comme cause excitante des manies. Cfr. Pinel (1. €., p.

45), où il parle des mariagesrépublicains, et Cox (1. e., p. 27) sur les autres devoirs religieux.

(24) Quelquelois on fait des vœux dans un âge si tendre, que pius tard, lorsque l'état du corps est changé, on ne peul Les tenir qu’au détriment de sa sauté. Mais rien ne souffre plus dans ce cas que les

MALADIES

les tentations (25), le fanatisme (26), les révolutions politiques (27), la fortune (28), la joie (29), le souvenir des temps heureux (30), une espérance frustrée (31);

pars, 24 :

facultés de l’âme; lisez là-dessus Pinel, 1. c., p. 51.

(25) Le conflit entre les inclinations physiques et les passions d'un côté, ét l’'observance des devoirs religieux et civils de l’autre, pousse souvent à la manie ceux qui y sont prédisposés. Aussi, Machiavel dit avec raison : « Que le bonheur des hommes est détruit surtout, parce.

qu’ils ne savent être ni parfaitement honnêtes, ni parfaitement dépravés.

(28) Perfect, L. e., obs. 23, 58, 59, 66, 67, 68, 69-71, 92. — Justi, Elisabetit die Heilige, Landgræfin v. Thüringen.

Zürich, 4797. = Brissot, Reisen durch die nordamerikan. Staaten, 2 B., p. 245.

__ M. Hudtwalcker, Uber den Einiluss des sogenannten Mysticismus und der religiæsen Schwærmerey auf das Ueberhandnehmen der Geisteskrankheiten und des Selbstmordes, besonders in Ham burg. Hamb., 4827. Sur 50,000 quakers, que comptait l'Angleterre en 1805, il y avait 50 maniaques. V. mon ouvrage :

Reise nach Paris, London, etc., 2 th., p- 181. La lecture de la Bible, au témoi:

gnage de Cox (1. c., p. 73), mérite une place parmi ces causes, car si la Bible tombe entre les mains d'hommes qui né peuvent pas interpréter la parole de Dieu ; elle doit donner naissance, non-seulement à des sectes sans nombre, mais quelquefois aussi à l’aliénation mentale.

C'est ce que la sainte église romaine à compris, il y a déjà long-temps, lorsqu’elle n'a permis la lecture de la Bible :

qu'à ceux qui peuvent la comprendre: :

(Cfr. Regula quarta præfixa Indici ex de.

creto concil. Trident. peracto, et Bellar-.

minus, De verbo Dei, lib. 11,0. 15 et 16).

Que faut-il donc penser de la manie bi-.

blique qui s'empare de notre siècle?

(27) Esquirol, 1. c., p. 182-185. Il faut, aussi tenir compte de la dépravation des mœurs.

(28) Personne peut-être ne le croirait; puisque dans notre siècle on a vu des hommes du peuple monter sur le trône:

sans signes apparents de manie.

(29; Burrow’s (Comment., ete.) rap= porte deux exemples de manie produite par cette cause.

(30) — Nessun magaior dolore,

Che ricordarsi del tempo felice Nella miseria, Daxre.

(51) L'espérance, sorte de joie antici

pée, produit de la seule imagination!

DU SYSTÈME NERVEUX

le jeu (32), les infortunes (33), l’amour (34), la jalousie (35), les contrariétés de mariage et de ménage (36), le faste (37), la honte (38), la crainte (39), la terreur

En

surtout si elle a pour objet l’orgueil ou la vanité et qu’elle soit frustrée, excite trèssouvent la manie, et surtout la manie chimérique.

(32) Sans en excepter la loterie, comme nous en avertit Erhard dans Wagners, Beytræge , 4 B., p. 122.

(53) Comme les incendies ; les naufrages, les guerres, les vols, la ruine de fortune, etc., qui font tout-à-coup un Jrus de celui qui, uninstant auparavant, était un Crésus. Cfr. Perfect, 1. c., p. 1.

(54) Cæl. Aurelian, p. 326. — Bartholinus, 1. e., cert. 11, No. 69. -— Riedlin, 1. c., 1700 ann. p. 575.— Schenk, Obs., lib. 1, No. 268$. — Lanzoni, Miscell, acad, nat. cur., dec. 11, a. 10, 1691, p.

219, et plusieurs autres qui, comme Je le dirai plus bas, ne doivent pas être admis sans examen.

(35) Plater, Obs., lib. 4, p. 83: — Meyer dans Hufeland’s Journ. der pr.

Heilk., 19 B., 2 St., p. 60.— Pinel, I. c., p. 48:

(36) Perfect, 1. e., p. 6. — G. Roux, Histoire d’un idiotisme , produit par des affections morales. — Sédillot, Rec. périod. de la soc. de médec. de Paris, t.

LIV, p: 512, t. Lvii, p. 421.

(57) J.-G. Hoyer, De mania hæreditaria incurabili a fasta. Miscell. acad. nat.

cur., cent. 5 et 6, p. 329. — S$. Schultz, De amentia melancholica 6x fastu orta sipgularia aliquot exempla, cum addendis G. Detharding. Ibid., dec, 1, a.5, 1672, p. 284, dec. n1, a. 1 et 8, 1699 et 1700, append., p. 75.

(38) Riedlin, 1. c., p. 885. Une jeune fille innocente, introduite furtivement dans un mauvais lieu ; devint folle, au témoignage de Pinel, 1. e., p. 27. D’au:

tres jeunes filles, dans la première nuit de leur mariage, sont devenues folles:-— Esquirol, Dict., p. 191.

(59) La crainte de tomber bientôt dans fa manie est digne d’une attention particulière, Ceux qui en sont le plus tourmentés sont les personnes qui ont eu dans leur famille des exemples de cette cruelle maladie, et on ne serait peut-être pas très-loin de la vérité en soutenant que cetle crainte agit quelquefois plus que la disposition héréditaire elle-même,

(40), la colère (41), en un mot toutes les passions de l’âme (42), les études (43), les choses qui frappent l'imagination (44), les veilles (45), un trop grand exercice (46), le repos (47), la faim (48), la dé-

(40) G.-T. Dürr, Conditura caädaveris et subsequens mania. Miscell. acad. nat.

cur., dec. 1, a. 8, 1689, p. 422. —S, Ledel, De amentia a terrore. Ibil., dec.

ut, a. Set 10, 1701-1705, p. 131. — D. Crüger, De melancholia et febre intermittente ex terrore. Ibid., dec. nt, a.

2, 169%, D. 508. Cfr. PTatér, L'6.; p. 57.

— Frid. Hoffmannn, Consult., cent. 1, N. 57. — Pinel, 1. c., p. 185. J’aï soigné moi-même à Vienne le fils d’un préfet de Paris, B..., qui était devenu maniaque en voyant guillotiner son père.

J'ai assisté une juive polonaise qui, se regardant dans un miroir, aperçut son propre père nu qui lui tirait la langue pour s'amuser; elle en fut si effrayée, qu’elle tomba dans fa mélancolie. Les tristes effets que produisént des plaisanteries de ce genre sont encoré démontrés par un exemple contenu dans l’excéllent journal politique : Der œsterréich.

Beobachter, 1816, No. 40.

. (44) Chap. xx, $ zxxxvir, 2.— Galen.

6, aphor. 23. Ajax n'ayant pu obtenir les armes d'Achille, devint fou de colère.

(42) Ch. Laue, Drey verschiedene casus practici. Samml. der med. Societæt in Budissin,, p. 268. — Esquirol, Des passions considérées comme causes; symptômes et moyens curatifs de l'aliénation mentale. Paris, 1805. Della pazzia, cap.

4, Tavol. 6.

(43) Aristote (probl. 1, $ 45) range la mélancolie parmi les maladies des gens d’une grande érudition et d’un grañd jagement. V. Smetius, Miscellan., p. 548.

— Hoffmann, De delirio melancholico.

Obs. 8, opp. mt, p. 267. — Perfect, 1.

Page 1