‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 81 sur 261 · Perfect, 1. c., No · texte numérisé non relu

Perfect, 1. c., No

(77) Birnstiel, Uber die Ruhr., p. 218.

— Horn’s Archiv., 3 B., 1 Heft, p. 58.

(78) Perfect, 1. c., No. 84.

(79) G.-Ch. Winckler, De mania post variolas. Miscell. acad. nat. cur., dec. 1, ann. 6 et7, obs. 95.— Lentin, Beobacht, p. 105.

(80) C.-Ch. Eckner, De morbo melancholico, quem lichen in capite et facie primum obortus, deinde vero ad encephali nobiliores partes retrogressus, produxit, feliciter sanato. Nov. act. acad.

nat. cur., t. vit, p. 108. — V. Schad, De fœmina ex scabie in melancholiam desperatam incidente, lochiorum fluxu curata. Miscell. acad. nat. cur., dec. un, a. 2, 1685, p. 417.— Perfect, 1. c., No.

27, 85. — Thilenius, Med. chir. Bemerkung., p. 236. — Odier, Manuel de médecine pratique, p. 484. — Hufeland'’s Journ. der pr. Heilk., 15 B., 2 St., p.

58 , 26 B., 4 St., p. 110. — Sibbern dans Coll. soc. med. Havn., vol, 1, No. 41.

(81), la pellagre (82), la plique coupée (83), des colères intempestivement guéries (84), des violences portées à la tète (85), des blessures de main (86), les in-

(81) J'ai traité en 1815 à ma clinique une manie mélancolique résultant d'un épistaxis habituel supprimé. Vers le même temps, j'ai vu un jeune homme qui, après la suppression d'un épistaxis produit par.un polype des fosses nasales qui avait été heureusement opéré, devint mélancolique. Mais peut-être cctie excroissance polypeuse avait-elle sa racine dans l’encépbale lui-même, comme j'en lisun exemple rapporté par Schæffer dans Hufeland’sJourn. der pr. Heïlk., 1816, Jun, p. 19-22. L'influence de la suppression des hémorrhoïdes sur la production des manies m'est démontrée par des observations nombreuses qui me sont propres, et par celles de Bang (1. c., p. 25), Perfect (1. c., No. 5,45, 19, 80), et d’autres.

La suppression des lochies et des menstrues n’agit pas non plus toujours seulement comme causé prédisposante.

(82) S. Liberali, Lettera sulla natura flogistica (?) della mania pellagrosa. — Omodei, Annali universali di medicina fasc. 132, 137. Edit. 2, P. r, vol. nr, sect. 1, cap. de Pellagra.

(85) Ibid., cap. de Plica. — G.-Ch.-S.

ab Hartenfels, De mania ex plica polonica abscissa lethali. Ephem. acad. nat.

cur., cent. 1ct2, p. 102.

(84) Amatus Lusitanus, cent. 11, cur.

67. — Forest, lib. x, obs. 24. — Perfect, 1. c., No. 58, 68, 85, 282.

(85) Cæl. Aurelian, p. 326.— Hagendorn, cent. 1, obs. 56. — Ortlob, Perpetuæ infantiæ ex lapsu in caput notabile exemplum. Miscell. acad. nat. cur., dec. 1, a. 4 et 5,4675 et 1674, p. 268.— J. Lanzoni, Mania ex vulnere capilis curata. Acta acçad. nat. eur., voi. 1, p. 85.

‘— Willich dans Baldinger’s n. Magazin, 10 B., p. 407. L'expérience m'a appris nombre de fois que les violences externes portées à la tête constituent assez souvent la première cause des manies. Ainsi, j'ai eu à traiter une juive de vingt-quatre ans, qui, depuis deux ans, était affectée . de démence. On ne pouvait découvrir aucune cause; mais dès que j’eus demandé si elle n’était jamais tombée, aussitôt la chose devint claire. En effet, on me rapporta que la malade, à l’âge de dix ans, - était tombée en arrière sur la tête, et que depuis ce moment celle avait toujours éprouvé de la céphalie et de temps en temps des vomissements ; que, vers : J'époque de la menstruation, elle avat véçherghé la solitude, et enfin , qu'après

MALADIES

sectes (87), la convalescence (88), les médicaments (89), les philtres (90), le magnétisme animal (91), et un séjour habituel avec des maniaques (92).

3. Prochaine. — La cause prochaine des maladies, partout obscure, est ici des des plus cachées. On la cherchait dans une disposition vicieuse des esprits souillés par des vapeurs mélancoliques (93) ; dans une disposition opaque, épaisse et ténébreuse des esprits animaux avec dépravation des perceptions (94) ; dans une infection de l'esprit vital par le poison mereuriel (95); dans la lune privée de lumière, dans sa jonction avec Saturne,

ses premières couches, elle avait perdu l'usage de la raison. Cfr. Esquirol, Dict., p. 190.

(86) Riedlin, De desipientia ex fusi parte manui dextræ infixa , ejusque curalione. Miscell. acad. nat, cur., dec. 1H, a° 2, 1694,.p. 260.

(87) Boerhaave (De morb. nerv., vol. ft) nous apprend que des insectes faisant leur nid dans les oreilles ont parfois quelque liaison avec les manies.

(88) Sydenham, Opusc., p. 100 ,.122.

— Wendelstædt, Wahrnehmungen, 4 B., p.55. — Cfr, Edit. 2, P.:, vol. 1, sect. 1, Cap. v, $ xxxn.

(89) G.-Fr. Franc de Frankenau, De mania gravi et immodica, daturæ semi-

mis exhibitione. Mistell. acad. nat. cur.,

dec. nr, a. 3, 4695 et 4696, p. 302. — M.-B. Valentini, Mania ab esu belladon-.

næ pro myrtillis. Ibid., dec.ur, a. 4691, p. 215.

(90) Stalpart van der Wiel, Obs. rar.

cent. post. part. pr., obs. 19. — Wedel, Phys. med., sect. 3, c. 29, $ 2. — Fri-:

derici, De mania ex philtro. Jen. 1670...

(91) Chez quelques-unes, au moins SUr-:

tout de celles :qu’on nomme clairvoyantes, qui prédisent comme si elles siégeaient sur le trépied d’Apollon, et qui sont consultées par les malades, je crois.

voir des signes évidents de vésanies.

(92) Reil, Fieberl., 1. e., p. 410. — Michaelis (Med. pr. Bibl., 4 B., 1 St., Anbang) parle d’une manie occasionnée par la vue d’un maniaque. Dans plusieurs hôpitaux , à peine ai-je pu distinguer les gardes des malades eux-mêmes, et surtout un chirurgien qui, résidant autrefois dans l'hôpital de Vienne, avait pris La tenue et les gestes des maniaques. Cfr.

Esquirol, Dict., p. 187.

(93) Aristote, L. de insomniis, ç. 5.

(94) Galien ur, De loc. affect.

(95) Paragçelse, 1,7, €. be

surtout dans l'horoscope (96) ; dans l'influence du diable (97); dans une qualité brûlante etignée des esprits animaux(98); dans une trop grande élasticité des eaux du cerveau (99); dans la pléthore du cerveau (100); dans l’asthénie (101), etsurtout dans une exaltation nerveuse particulière (102). Quant à nous, rejetant toutes les hypothèses sur la nature intime de la maladie (103), nous soutenons seulement que ces maux constituent un genre de maladies qui ne diffère pas entièrement des autres maladies du cerveau.

Ce qui prouve qu'il en est ainsi, c’est la fréquence des manies à la suite de l'encéphalite, de l’apoplexie ; c'estleur complication fréquente avec l’épilepsie, la paralysie, et d'autres affections; c'est le passage commun des manies en d’autres maladies , sans anticiper sur d’autres arguments qui résulteront du paragraphe suivant. En effet, nous démontrerons que les manies naissent des mêmes conditions morbides qui donnent naissance aux autres maladies. Si nous le prouvons , l'opinion absurde , et aussi contraire à la religion qu’à la morale, qui fait naître les manies d'une condition morbide de l'âme elle-même (104) , s'écroulera aussi-

(96) La secte des astrologues.

(97) V. Wierus, chap. 25, lib. 1v, c.

9 et 10 et suiv., lib. im, De lamiis,

(98) Sennert dans Institut.et prax. libr.

(99) Erhard dans Hufeland’sJourn. der pr. Heilk., 14 B., 2 St., p. 85.

(100) Cox, L. c., p. 20 et 36.

(404) Elem. med. de Brown.

(102) Pinel, 1. «., p. 155.

(103) Don Pedro Garcia Brioso, Del mecanismo, como se causa la mania, Memor. acad. de la R. Soc. de Sevilla, t.inr, p. 561. — De Beausobre, Réflexions sur la nature et les causes de la folie.

Mém. de Berlin, 1759-1760. — Autenrieth, Diss. de natura maniæ. Tüb.- 1806.

(404) Qui lira, sans indignation, la proposition suivante de Reil (Rhaps., p.

9) : « Eine Faser im Gehirn erschlafft, und der in uns wohnende Gæœtterfunke ist zu einem Feen-Mæhrchen geworden. » — Broussais n’a pas enseigné de meilleures choses (op. c.).—3.-7.

Virey l’a fort bien rappelé à l'ordre :

Examen de la doctrine médico-philosophique du matérialisme. Revue médicale, Décembr. 18928, p. 465, Mars 4829, p. 421 (« Étrange contraste ! ceux qui, rendant l'homme une pure machine matérielle asservie à la fatalité, immolent notre libre arbitre et ençhai-

tôt. En éffet , on comprendra que, dans les manies, les instruments dont l’âme se sert pour exercer son action sur le corps ont seuls été ébranlés. Cela posé, lhistoire des manies perdra leé5 couleurs dont quelques modernes l'ont revêtue (105), et elle rentrera modestement dans la sphère des autres maladies, ce qui n'aura

as lieu sans un profit évident pour les malades (106).

$ V. Diagnostic.

Page 1