Excepté l’objet particulier, les idées sont justes
5. Le raisonnement paraît faux, seulement à cause des prémisses ,: qui sont fausses.
Mais qui ne voit pas que tous ces signes de diagnostic sont très-ambigus ?
Ainsi, dans la manie périodique, chaque peroxysme se présente: comme une maladie aiguë ; ainsi la fièvre n'accompagne pas absolument toute espèce de délire, et quelquefois elle existe dans les manies (19). En outre, il y a dés malades qui connaissent très-bien qu'ils ont du délire, et qui corrigent à l’instant ce qui leur arrive dans cet état. Dans la manie chaos, toutes les idées sont troublées , et, au contraire, il existe des délires qui n’ont lieu que sur certains objets. Enfin, il y a des malades qui, dans le délire, ont le génie beaucoup plus développé que dans l’état sain, et parlent d'une manière tout à-fait poétique.
Nous concluons de tout cela qu’entre le délire et la manie, il n’existe pas autant de différence qu'il a plu aux écoles d'en trouver. Cela posé, dans un cas douteux, nous avons coutume de préférer (20) le nom de délire ou d’encéphalite (21), comme étant plus doux, à celui de manie, si terrible même quand on le mitige par l’épithète de passagère.