‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 90 sur 261 · ÉE · texte numérisé non relu

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sipée , se renouvelle facilement, à moins qu'une autre maladie de même nature n’en prenne la place. Les manies rachitiques et scrofuleuses, qui durent depuis long-temps, se jouent presque toujours des efforts de Part. [1 faut en dire autant des manies de nature carcinomateuse. Dans celles-ci, la seule espérance qu’on puisse avoir est qu’une autre màladie vienne, pour ainsi dire, lui servir de crise. Les manies provenant des lésions organiques, dont l’origine est due à des causes traumatiques ou à des inflammations antérieures , sont très-dificilement mises.en fuite. Bien des obstacles s’opposent aussi aux efforts que l’on fait pour guérir les manies nerveuses. Le pronostic de la manie des femmes en couches est semblable à celui de la manie inflammatoire.

4. Bons signes, — Les avant-coureurs du retour à la raison sont plus ou moins sùrs; ce sont: la connaissance de son propre état, le désir d’en sortir, d'acquérir un ami, de revoir des parents, ses enfants; de fréquents changements de physionomie, une figure tantôt rouge tantôt pâle, la timidité, le retour à des babitudes et des inclinations anciennes, un sommeil réparateur , un changement dans la forme de la maladie (17), des accès de manie furieuse (18), une fièvre accompagnée d’un délire particulier (dans le courant duquel, assez souvent , la manie se termine (19) ), l'apparition d’un épislaxis (20), des hémorrhoiïdes (21),

(17) Alibert, Observation sur une ma-

nie avec un délire furieux transformé en

idiotisme le plus complet, lequel à son tour, après une durée de quinze ans environ, disparaît subitement pour être remplacé par le retour à la raison. Annales de la société de médecine pratique de Montpellier, t. xLur, p. 43. — Esquirol, Mémoire sur les crises de l'aliénation mentale. Journ. de médecine de Sédillot,

(18) J'ai vu quelquefois la manie hypochondriaque et mélancolique être dissipée par un paroxysme de manie furieuse.— Cox (1. c., p. 72) avoue la même chose sur la manie fantastique.

(19) Tuke, 1. c —Lindbergson, Svenska Lækare-Sællskapets Handlingar. Andra Bandet. Stockholm. 1815.

(20) D. Winkler, De bænorrhagia narium critica in delirio melancholico aphrodisio. Miscell. acad. nat. cur., dec.

x, a. 6et7, 1675 et 1676, p. 87.

(21) Merlet, Ergo melancholicis hæmorrhoides salutares? Paris, 1645,

MALADIES

des menstraes (22), des lochies et de la grossesse (23), de varices (24), d’exanthèmes (25), d’abcès (26), d'ulcération spontanée (27), de gangrène (28), de diarrhée (29), de dysenterie (30), de fièvre quarte (31), de flueurs blanches (32), de ptyalisme (33), de tétanos (34) et de l’obésité , le plus sûr de tous (35).

5. Mauvais signes. Les signes contraires à ceux que je viens d'indiquer sont mauvais. Ce qui est le plus fâcheux, c’est le changement des autres manies en démence et en idiotisme; la bonne santé d’ailleurs du malade, l'exercice normal des fonctions du corps, l’absence d'effets, soit bons, soit mauvais, à la suite des médicaments , surtout des émétiques et des drastiques , l’arrivée des grandes périodes de la vie, comme l’époque de la puberté, de la cessation des menstrues, etc., sans changement dans la maladie, une douleur continuelle à la tête , surtout autour du cervelet, le strabisme , l’impossibilité de supporter la lu-

(22) Paul d’Ægine, lib. 111, ©. 14. — Herwig, Obs., p. 39. — D'autres écoulements sanguins du vagin dans Stoerk, Vom. weissen Diptam , etc.

(25) Esquirol, dans le Traité cité sur la manie des femmes en couches.

(24) Hippocr. 6, aph. 11 et 21. — Schenk , Obs., lib. 1, No. 267.

(25) Riedlin, cent. 1, obs. 4. — Fischer dans Richter’s Chirurg. Biblioth., 7 B., p. 112.— Gardane, Gazette de santé, p. 269. — Chiarugi, I. c.

(26) Bogdan, Obs. anat. chirurg., No.

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