‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 92 sur 261 · Ferrus, Journal de méd., t, £Lxx, p · texte numérisé non relu

Ferrus, Journal de méd., t, £Lxx, p

(53) Perféct, 1.-c:, p. 442,

(54) Heinecke dans Hufeland’s Journ.

d, pr. Héïlk., 7 8,3 St., p.419.

(35) Esquirol, dans Journ, de méd., :

1814, Mai, à

Baldinger, N, Magazin, 8 B., p.

DU SYSTÈME NERVEUX

mière et les mouvements inordonnés de la tête.

6. Quel en est le terme? —Les maniaques atteignent rarement un âge avancé (36) ; ils périssent en général, soit par une altaque d'épilepsie , soit d'apoplexie (37), ou ils succombent dans le marasme, dans'une fièvre lente nerveuse, ou par l’hydropisie (38). Plusieurs, déjouant toute sollicitude et toute sorte de surveillance, mettent un terme à leur propre vie. Quelquefois, des efforts de ce

genre, sans résultat, leur rendent ino-

pinément la santé (39). D’autres fois, lorsque la guérison est presque survenue, des obstacles imprévus viennent la

(36) Tuke soutient, à la vérité, le con-

traire (1. c.), mais ses observations, prises seulement sur soixante-dix malades, appartiennent certainement aux exceptions , et ne détruisent pas l'expérience générale. En effet, parmi le nombre des maniaques que Tuke cite, il en a observé deux de 15 à 20 ans, huit entre 20 et 50, douze entre 50 et 40, vingt-quatre entre 50 et 60, onze entre 60.et 70, quatre entre 70 et 80, et deux entre 80 et 90. Lisez à ce sujet : Harmes, Diss. in causas morborum et mortis subjecti maniaci. Regiom., 1724.—V. Halleri, Coll.

Diss. pract., vol. 1, No. 15, et Esquirol, Dict., 215.

- (37) A. Brière de Boismont, Des congestions sanguines cérébrales avec symptômes épileptiformes qui surviennent chez les aliénés. Archives générales de médecine, février 1829. i

(38) Personne n’a écrit plus savamment que Burrows (Commentaries, etc.), sur les maladies auxquelles les maniaques sont sujets.

(59) Un maniaque, à l'hôpital de Vienne, se jeta par une fenêtre du premier étage, se cassa la cuisse et recouvra la raison. J’envoyai aux bains de Carlsbad une dame de Vilna affectée d’une manie melancolique; elle les prit sans qu'il en résultât un bien apparent. Elle était sur le point de retourner dans sa patrie, tout étant préparé par son compagnon de voyage, sans en excepter des armes, lorsqu'elle prit un pistolet et se fit une grave blessure à l'abdomen. La blessure guérit et la malade redevint en pleine santé.

Seulement, après plusieurs années, elle périt victime d’un typhus épidémique.

V. Observation sur une imbécillité guérie par une chute. Mém, de Paris, 1757, Hist., p. 29.—Reil, Rhapsod., p. 71. Repertorio di medicina, chirurgia et farmacia di Toyino. Serie seconda , No. 19, 26.

rejeter bien loin (40). En général on observe des blessures chez les maniaques d'un mauvais caractère, et quelquefois elles sont mortelles (41).Les manies aussi, parfois, présagent quelque chose d’avantageux. Il est constant qu’elles prémunissent contre les affections fébriles épidémiques (42), qu’elles combattent la hernie (43) et l’hydropisie (44), mais surtout la phthisie pulmonaire (45).

Nous avons déjà dit que les maniaques deviennent souvent dangereux pour les autres (46).

$S VII. Traitement.

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