ISA
ï«J On fait quelquefois des tableaux d'une grande longueur, qui ne sont pas destinés à être vus en entier, d’une seule station. Us représentent un ensemble de scènes enchaînées les unes avec les autres, ou une série d’épisodes d’un même événement. Nous citerons pour exemple la Prise de la Smala d Abd-el-Kader, de M. Horace Vernet.
Cette disposition ne peut être adoptée que quand on représente principalement des personnages, des animaux, et plus généralement des objets dont les formes n’ont pas entre elles une connexité géométrique certaine. Pour des édifices formant un ensemble, et qui devraient être assujettis à un même point de vue, l’obliquité des rayons extrêmes produirait dans les restitutions des déformations inacceptables.
Il est évident que dans ces tableaux la distance ne doit pas être fixée d’après la largeur de la toile. On peut la régler sur la grandeur des objets du premier plan, et la faire double, par exemple, de leur plus grande dimension, suivant une des deux règles de Léonard de Vinci.