CHAPITRE. II. APPAREILS D'OPTIQUE. - CHAMBRE CLAIRE
senté est une simple ligne; mais la disposition des images par réflexion est tellement connue, que nous croyons inutile d’insister sur ce point.
300 . Supposons maintenant que l’on emploie deux glaces mn et nr (fig. iïo). Si l'on détermine un point 0 ( symétrique par rapport à mn du centre 0 du cristallin, et un point 0 3 symétrique de Oi par rapport à nr, l’effet des deux réflexions successives sera de réunir au point 0 les rayons qui convergeaient vers 0,. Le cône perspectif de 1 image A|C ( vue de O t est symétrique des cônes perspectifs de l’objet A,C, t vu de O t , et de l'image AC vue de 0 : ces deux derniers sont donc identiques.
Considérons un rayon brisé C,eiO situé dans un plan perpendiculaire aux deux miroirs; nous aurons entre les angles des triangles nti, qei les relations
nie 4- nei = 180“ — ine qie 4- qei = 1 80* — iqe.
D'après la loi de la réflexion, les angles contenus dans le premier membre de la seconde équation sont doubles de ceux du membre correspondant de la première ; donc, si nous retranchons la seconde équation du double de la première, nous aurons
1 80“ — 2. ine. -1- tq e = 0.
L'angle iqe, qui mesure la déviation du rayon considéré, ne dépend donc que de l'angle «les miroirs; il est droit quand les miroirs soûl inclinés l'un sur l’autre de 135* : tous les rayons situés dans le plan de la ligure se trouvant alors déviés à angle droit, l'image calquée sur une planchette horizontale TT' sera exactement la perspective de l'objet, prise du point 0„ sur un plan vertical T, T',.
1,1 VKE Vil. — INSTRUMENTS DE PERSPECTIVE.
Iæs circonstances no sont pas lesmêmes dans le cas de la figure 224 ; le rayon d’un seul point Ki est dévié à angle droit, et le tableau fictif TiT, doit être supposé dans une position symétrique de la planchette par rapport à la glace.
301 . Dans les dispositions que nous venons d'indiquer, l’image manque généralement de netteté, parce qu’il se produit une réflexion à chaque face des lames de verre, et qu’il y a des réfractions qui affaiblissent la lumière. Le, moyen le meilleur et le plus employé de remédier à ces inconvénients, consiste à remplacer les glaces par un prisme ayant un angle de 135”, deux de 07" 31V, et le quatrième de 90* {lig. 225 bi*). Le cône perspectif rencontre les faces inclinées sous des incidences qui déterminent des réflexions totales, mais on ne peut plus voir la planchette par réfraction : il faut placer l'œil au-dessus de l’arôtc u, de manière qu’il reçoive des demi-faisceaux, les uns réfléchis venant de l’objet, les autres directs venant de la planchette. Ces demi-faisceaux suffisent pour faire voir distinctement l’objet et le dessin; mais il faut un peu d'habitude pour maintenir son œil exactement sur l’arète.
Les différents rayons qui forment le cône perspectif subissent deux réfractions : l’une, à la face d’incidence, l’autre, lorsqu’ils ont été déviés A angle droit, à la face d'émergence. Les choses se passent comme si le cône, sans éprouver de réflexion, traversait une glace dont les faces fussent parallèles, c'est-à-dire que les effets des deux réfractions se détruisent.
Le prisme est placé dans une monture qui forme diaphragme à la face supérieure, n’en laissant apparente qu’une très-petite partie voisine de l’arête. La position de l’œil dans le sens de la longueur du prisme, se trouve ainsi déterminée d’une manière précise.
30 *. L’image virtuelle AC (fig. 225). et la planchette TT' sont à des distances très-différentes du prisme ; il en résulte que l’œil éprouve de la fatigue à les regarder fixement à la fois, et que le plus petit dépla-