LIVRE VHI. — TABLEAUX COURBES
Ou trace ensuite les carreaux, comme nous l'avons vu à l’article 308, et ou craticule. L’esquisse est faite sur la toile tendue courbe par segments. Quand une droite n’est pas verticale, on détermine ses points extrêmes, on tend un cordeau de l’un à l’autre, et on fait marquer les points qu'il cache quand on fixe son œil au point de vue ou seulement dans le plan perspectif.
Il faut, pour réussir, des soins minutieux, une grande habitude des constructions graphiques, et un talent réel en peinture.
Puissant et M. Gavard ont inventé des instruments délinéateurs pour tracer directement des perspectives cylindriques rectifiées. Nous ne les décrirons pas, parce que nous croyons qu’ils n’ont jamais été employés.
3fll. Dans la perspective des panoramas, une droite indéfinie est représentée par une demi-ellipse; elle a deux points défaite déterminés par la rencontre d’une parallèle menée par l’œil avec le cylindre. Les points de fuite d’une droite horizontale sont aux petits sommets dp l’ellipse perspective. Les' droites parallèles à un plan ont toutes leurs points de fuite sur une même ellipse ligne de fuite du plan. Les plans horizontaux ont pour ligne de fuite le cercle d’horizon, intersection du cylindre par le plan horizontal qui contient l'œil.
31*. Le Panorama a été inventé en 1787 par Robert Barkcr. On trouve dans sa patente toutes les conditions essentielles de ce genre de tableau : donner à la toile la forme d'un cylindre entier, retenir le spectateur dans un pavillon central, et éclairer convenablement.
Barker établit une rotonde à Londres, et y montra en 179,'t une vue de l’ilede\Vight,qui eut un grand succès. C’est le plusancien panorama sur lequel ont ait des données précises , car nous n'avons rien pu trouver de certain sur un essai de ce genre, qui paraît avoir été fait à Edimbourg quelques années auparavant.
Fulton prit.cn l an VU et en l an IX, des brevets pour l importation •lu Panorama en France, et pour diverses modifications; mais il céda