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CHAPITRE I. — THÉORIE DE LA PERSPECTIVE RELIEF

Ainsi donc le plan et l’élévation de l'objet à représenter étant déterminés. on pourra tracer la projection du bas-relief sur le premier plan par les méthodes que nous avons développées duns cet ouvrage.

3*4. Il sera ensuite nécessaire, pour savoir à quelle profondeur la pierre devra être refouillée en chaque point, d'avoir la projection horizontale du bas-relief. On l'obtiendra en mettant le plan des objets en perspective relief (art. 320 à 322).

On opérera généralement à une échelle réduite; il sera utile de disposer d une étendue assez grande, pour pouvoir placer lu ligne de fuite CE {fig. 239). I.e point de vue sera indiqué par su distance à cette droite réduite dans la proportion nécessaire : ici c’est au dixiéme.

Un prendra les longueurs Pc et Pc égales aux dixièmes de PC et PK, et joignant ^ O aux points cet e, on aura deux droites dont les points de fuite seront C et E.

Pour avoir la perspective m d'un point M, on mènera par ce point des parallèles à ~0.c , ,'jhe, et on joindra les points a, et <*,, où cps droites rencontrent la ligne invariable, aux |voints (’. et K.

Si l’on a une série K de droites parallèles, pour déterminer leur point de fuite, on mènera par le point j- t O une parallèle qui rencontrera la ligne de fuite en f, et on décuplera P/'.

Nous ne donnerons pas plus de détails sur ces tracés; uous ferons seulement observer que les constructions déjà indiquées en divers passages pour les lignes homologiques sont applicables aux figures que nous considérons. On peut, par exemple, les regarder comme la perspective picturale d’un plan géométral, et son relèvement sur un plan de front: la ligne invariable AB est alors la trace du géométral, LE la ligne d'horizon, et l’œil le point de distance inférieure.

Hans les bas-reliefs qui ont beaucoup de saillie, le plan de fuite peut être tellement loin qu’on ne puisse placer le point principal sur l'épure qu'en la faisant à une échelle très-petite et à laquelle les tracés

m LIVRE l\. - BAS-RELIEFS.

n auraient pas d'exactitude. Nous nous contenterons d’indiquer, pour ee cas, les méthodes générales des articles lie! lo.

Si le bas-relief ne contient que des personnages, on pourra se contenter de partager la profondeur fictive par un certain nombre de plans de front équidistants, et de chercher la position des plans qui leur correspondent dans le bas-relief. Cette opération est représentée sur la figure 212. P est le point principal; les droites AB et de représentent le plan invariable, et le plan extrême, dont la position naturelle serait DC : le point d est ainsi la perspective de 0.

Lu profondeur apparente AI> a été divisée en quatre parties égales aux points N, N', N*. Joignant un point quelconque w du rayon principal, à D et à êi, on détermine sur la parallèle à AD, menée par le point d, un segment KK,, qui porté trois fois à partir de d donne les points Ni, N'„ Pi",. Les droites NNi.iYÎTi, N" Pi’,, convergent vers l'oeil, et font connaître les points a, perspectives de N, ,V, .V.

Pour connaître l'échelle de chaque plan de front, ou portera sur la ligne invariable AB une longueur Gg égale à l'unité. La ligne g P, dirigée vers le point principal, interceptera sur les traces des différents plans de front des longueurs égales en perspective il G g.

lit A. Les artistes ne suivent pas ces procédés. En général ils ne connaissent pas la perspective des bas-reliefs ; cependant ils représentent toujours les lignes droites par des lignes droites, et, par suite, ils se conformenten réalité, d une manière plus ou moins correcte, aux lois géométriques pour l'espacement des plans de front qui comprennent les objets où se trouvent des droites. En deçà et au delà ils échelonnent leurs plans suivant des lois différentes et fort incertaines. Cela n empêche pas qu'une composition ne puisse présenter des beautés réelles et être justement admirée, mais l'harmonie de l'œuvre serait plus grande si toutes les figures avaient été réduites en profondeur dàprès la même loi, et si des tracés rigoureux avaient dirigé le sculpteur pour la perspective des formes géométriques.

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