CHAPITRE III. — ÉTABLISSEMENT D’UNE DÉCORATION. «M
lu res les plus élevées de la corniche de la salle représentée. les diverses moulures sont indiquées par masses sur le profil s.
Si le plafond du second plan s’élevait jusqu’au rayon de découverte nT, sa hauteur serait très-grande, et il produirait un mauvais effet aux spectateurs voisins de la scène, par suite de la grande obliquité des rayons. On préfère placer une draperie tt' qui forme, dans la partie haute, un second manteau d'arlequin ; elle descend jusqu'au rayon visuel OT' . Le point le plus élevé V du plafond est alors donnée par le rayon de découverte n'L
SAS. Nous avons dit (art. 339) que les châssis étaient terminés à la perspective de la ligne de naissance de la corniche. D’après cela, si nous traçons une ligne c'g' (fig. 217) à celte hauteur, l’arête verticale C’C', commune au châssis de front et au châssis oblique, se terminera au point C' sur le rayon visuel du point & relevé de c. L’arête du point B étant sur le nu du mur s’étendra jusqu’à la droite c'g' en B'.
Les châssis obliques du premier au second plan des deux côtés de la scène seront ainsi représentés en élévation par le trapèze B'B'C'C.
(Flandre U.)
3A3. Tous les dessins de détail de la décoration sont à une échelle double de celle des figures 216 et 247, c est-à-dirc au cinquantième (*).
C) L'échelle <lu centième, que nous avons adoptée pour le* dcsitus d'ensemble, est appropriée à la grandeur de nos planches, mais un peu petite pour les tracés. Les peintres étudiant les questions de découverte sur des plans gravé» qui leur sont remis pal les administrations des théâtres. Celui de l'Opéra est au soiiantc-douiièuic; d’autres sont à une échelle un peu plus grande.
En général on double l’échelle pour les dessins de détail, quelquefois même on l’augmente Hans une plus grande proportion, quand on veut apporter beaucoup de précision dans les tracés.
25Î LIVRE X. — DECORATIONS THEATRALES.
Chaque châssis, ferme ou plafond, est considéré comme une ligure distincte, et porte un numéro spécial ; son périmètre est formé par un trait ressenti.
Les ligures 250, 251 et 252 sont les châssis et le plafond du second plan : ce sont trois parties d'un même tableau. Le plafond est un peu en arrière des châssis, comme il est indiqué sur le plan, mais l'écartement est tellement petit qu’on ne doit pas y avoir égard.
Les figures 253 et 254 représentent les châssis obliques ramenés de front par une rotation autour des verticales C'C, C’,C t .
Après avoir placé le point principal P, on trace le périmètre extérieur des châssis et du plafond d'après les données des figures d’ensemble de la planche 40. On procède ensuite à l'établissement de la perspective de 1a partie du plan qui doit être représentée.
344. La ligne de terre W', du géométral (fig. 248) est placée à
une hauteur suffisante pour que la figure sc développe en dehors du
plafond. Le point principal est élevé en F. En portant sur la ligne d’horizon la distance O p' mesurée sur le plan, on obtient le point d' de la distance réduite.
La longueur p'y' du pian portée deux fois sur la ligne d'horizon à partir de P' donne, le point Y que l’on élève en Y, ; on trace ensuite la droite P'Y, perspective de l’axe yy'y" du théâtre. Le point y', milieu de P'Y,, appartient à l’échelle des largeurs y"L, et peut être pris pour son origine.
L’établissement de la figure 248 ne présente plus de difficultés.
345 . Nous portons au delà de B, sur la ligue d’horizon PB, deux longueurs égales Ba et aA (fig. 249), et prenant la verticale al pour échelle des hauteurs, nous appuyons sur celte ligne le profil ï qui a déjà été tracé sur la figure 247. Le point A est le point de concours des divergentes qui représentent les horizontales échelonnées aux diverses hauteurs, dans le plan vertical dont la trace sur le géométral est A b'. lat droite B6' correspond au plan des châssis. Iæs échelles des