CHAPITRE III. — OBJETS ÉLOIGNÉS. — PONTCEAÜ — P. U. gS
Pour procéder avec plus de méthode, nous avons supposé que l'on conservait la ligne d’horizon TIH' et la ligne de terre AB, alors l’abaissement du géomélral a été égal à x,x (fig. 1(57); mais on peut très-bien remplacer les ligues de terre et d’horizon par d’autres droites parallèles, plus ou moins écartées, comme nous l’avons déjà fait. On rend ainsi tout à fait arbitraire l’abaissement du géométral et le développement, en perspective, des figures qu’il contient. L’exemple suivant lèvera toute incertitude à cet égard.
Pmprrtivc d'an pontfi'au.
( Planche Si.)
f 14. Le ponlceau à mettre en perspective est représenté sur les figures géométrales 139 et 1 40.
Les dimensions du tableau ab sont augmentées dans le rapport de 1 à 8. Le point de concours f des droites perpendiculaires aux plans des tètes est le point de fuite de la perspective.
Aucun objet ne se trouve sur la partie antérieure du plan; il y a donc tout avantage, pour faire la perspective du géométral, à avancer le tableau, puisque, sans rien faire disparailre et sans augmenter les dimensions de l’épure, nous aurons une figure plus développée. Le tableau est ainsi porté de ab en a'b' {fig. 139), à une distance double du point de vue, et alors ses dimensions ne doivent plus être que quadruples.
La ligne d'horizon de la perspective du géométral (fig. 141) est AB; la ligne de terre, A, B,. Nous plaçons le point de fuite F,, puis l’échelle des largeurs a'EC, en prenant F t a'i double de fa (fig. 139). La distance accidentelle réduite F f d est double de of. Afin d’éviter des recoupements trop obliques, nous avons employé pourcertaines lignes
les points id et 3 d qui correspondent à la distance réduite doublée et triplée.
Nous ne décrirons pas les opérations de la perspective du géométral ; ce serait reproduire des détails minutieux maintenant bien connus de nos lecteurs.
115 . Si l’on étendait les constructions à l’escalier qui est vu par l’arche du Pontceau, les arêtes des marches seraient trés-rapprochées les unes des autres, et ne pourraient pas être tracées d’une manière distincte. Il est nécessaire de supposer, pour cette partie, le tableau beaucoup plus éloigné du point de vue. Nous le transportons en aV (fig. 139) à une distance quintuple de l’œil.
La ligne de terre de la nouvelle figure 1 12 est la droite A'B' perspective de n“b " sur la figure 111. La ligne d’horizon peut être placée à une hauteur quelconque; nous avons choisi la ligne d’horizon HH' du tableau, située au-dessus de AB à huit fois la hauteur donnée sur l’élévation (fig. 140). Cette droite est assez élevée pour que la perspective de l’escalier sur le géométral ait un développement suffisant. Le même point F est ainsi le point de fuite des figures 142 et 144.
La ligne d’horizon s'élevant de AB en HH', et la droite A'B' restant fixe, la ligne F|A’ devient FA' et le point E monte en E'; l’échelle des largeurs devient E’C.
La distance accidentelle réduite, égale à cinq fois o/, est indiquée par le point d sur la ligne d’horizon.
lie. La perspective des deux parties du géométral est maintenant terminée. L'échelle des hauteurs est CCZ. Son origine serait différente suivant qu’on considérerait l'une ou l'autre des figures 111 et 142, mais pour ne pas avoir à nous occuper des abaissements du géométral qui résultent naturellement de la translation du tableau (art. 113), nous mesurerons les hauteurs à partir du plan d’horizon. Les traces, sur la nappe d'eau, du plan vertical des horizontales échelonnées sont BB, ' et H'F, sur les figures 141 et 142.